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mercredi 8 octobre 2008

Vives remerciements

Le Bureau politique de l’AFP s’est réuni le mardi 07 octobre 2008, sous la présidence de M। Moustapha Niasse, Secrétaire général et a adressé ses « vives félicitations » à M। Niasse qui a rendu publique, le 29 septembre dernier, une déclaration de haute tenue intitulée : « FAIRE FACE ». Et a dénoncé « la menace du choléra dont le nombre de victimes croît dangereusement, notamment à Kaolack »


Concernant le premier point, les progressistes estiment que non seulement, « le texte procède à l’état des lieux, mais il propose des solutions responsables, réalistes et opportunes, aux nombreux maux qui frappent aujourd’hui notre pays, du fait de l’incurie des tenants du pouvoir »। Par ailleurs, le Bureau politique s’est penché sur la situation nationale en retenant essentiellement trois données relevant de questions économiques, financières, sociales et politiques. Revenant sur les inondations, l’Afp a dénoncé « l’inertie du gouvernement de Me Wade qui se réfugie derrière un silence incompréhensible et coupable, après avoir effectué des visites théâtrales sur quelques sites ». « Les populations continuent de faire les frais d’un plan Jaxaay dénaturé dès sa conception, plan qui était en fait une ruse de plus pour bouleverser le calendrier électoral, en saisissant l’occasion pour entretenir une clientèle insatiable. Aujourd’hui, les problèmes liés à l’assainissement demeurent entiers et les sinistrés continuent de subir l’insalubrité avec la menace du choléra dont le nombre de victimes croît dangereusement, notamment à Kaolack. Au lieu de s’amender pour améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques, le gouvernement de Me Wade s’emploie à contourner les contraintes du code des marchés publics » ; indiquent-ils. Et de soutenir que : « C’est dans ce contexte que le pouvoir actuel se livre systématiquement au sabotage de l’Education nationale et de la formation, à la veille de la rentrée scolaire et universitaire. Ce sabotage se traduit par le peu d’intérêt que les pouvoirs publics portent à ce secteur qui détermine tout à la fois la formation des citoyens, la qualité des élites de demain, l’adhésion de ces élites à la mystique du développement et à la valeur du travail. Cela compromet gravement la préservation des valeurs morales et des vertus cardinales qui ont toujours fait distinguer le Sénégal non seulement sur le continent africain, mais dans le monde. Il convient d’éviter de négliger le corps enseignant de tous ordres et de considérer ses composantes comme des populations de parias qui n’ont droit qu’à la portion congrue dans la répartition des ressources nationales. En effet, les pays qui sont sortis du lot comme le Japon après 1945, la Corée du sud après la partition de la Corée, la Thaïlande, le Laos, la Chine, l’Inde et, en Afrique, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont dépassé la notion de ressources et de richesses naturelles, pour se hisser au niveau de la priorité que représente la formation de leurs élites. Ce qui est ahurissant et décevant, c’est que le gouvernement ne semble nullement se préoccuper de créer les conditions d’une rentrée scolaire et universitaire apaisée, quand tous les voyants sont au rouge. Il est temps que le gouvernement se ressaisisse ». Dans le domaine économique et social, le Bureau politique de l’AFP « exprime sa vive préoccupation face au grand déficit que connait aujourd’hui le Sénégal, en matière d’infrastructures, notamment ferroviaires et routières. La liaison Dakar-Bamako est aujourd’hui inexistante. Il s’y ajoute les conséquences de la suppression des accès par voie ferrée à Saint-Louis et toutes les villes qui étaient desservies par cette ligne. Le Sénégal n’a pas le droit de renoncer à développer ses infrastructures ferroviaires. L’état des routes également, dans l’ensemble des départements du pays, a atteint un niveau de délabrement qui nuit à la santé des populations qui se déplacent, détruit les mécaniques des véhicules et décourage tout effort d’échanges commerciaux entre les contrées du pays. Le plus grave, c’est qu’il n’existe plus dans les régions de services d’entretien routier, sans compter les accidents mortels qui se multiplient à l’intérieur du pays ». Et de marteler que : « Toute cette morosité est accompagnée d’un réflexe totalitaire qui ne sauve même plus les apparences. Cinq ans après la tentative d’assassinat du leader du Jëf-Jël, M. Talla Sylla, les criminels, les commanditaires comme les exécutants, courent toujours, alors qu’ils ont été clairement identifiés. En plus, les persécutions contre la presse continuent de plus belle, notamment à travers l’incarcération du directeur de publication de 24 heures chrono, M. El Malick Seck, à qui il est reproché de faire son travail de journaliste ». L’Afp n’a pas été tendre avec le ministère de l’Intérieur. Car, selon les progressistes, « le coup de grâce contre notre démocratie est en train de s’organiser à travers le découpage administratif bassement politicien et la nouvelle mascarade électorale que préparent les fraudeurs zélés du Ministère de l’Intérieur ». Ils dénonceront avec la dernière énergie « la parodie de révision des listes électorales. En plus, la confection des cartes nationales d’identité est presque bloquée, alors que depuis la présidentielle de 2007, plus de 1.500.000 électeurs ont été privés de ce document indispensable, dans le cadre de la stratégie de fraude du pouvoir ». Alassane DIALLO

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