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vendredi 6 janvier 2012

M. Moustapha Niasse

Integralité de l'Allocution de M. Moustapha Niasse candidat de l’unité et du rassemblement

Nous voici réunis pour sacrifier à un devoir patriotique dicté par un contexte chargé d’interrogations, d’incertitudes et de souffrances où les populations et notre pays sont les victimes d’une crise multidimensionnelle. Cette crise est multisectorielle.

Ses conséquences immédiates sur notre vécu commun sont l’illustration d’un mal vivre qui ne cesse de produire précarité, pauvreté et désespoir. La vie chère et les dysfonctionnements sociaux qui perturbent les familles portent la marque d’une incapacité des pouvoirs publics de prendre en charge la demande sociale. Des choix délibérés de gouvernants incompétents sont venus comme une menace répétée sur le climat de paix et de concorde nationale qui constituent une question centrale dans les aspirations du peuple.

Des plaintes et des complaintes fusent de toutes parts.

Aujourd’hui, à Dakar, 4 janvier de l’année 2012, se tient le Congrès de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, Congrès d’investiture du candidat de l’unité et du rassemblement, comme en avaient décidé les Séminaires du 28 mai et du 17 septembre 2011. Ainsi, ce Congrès est l’aboutissement d’un long processus démocratique, concerté, planifié et s’inspirant des recommandations et conclusions des Assises Nationales.

Un des repères essentiels de notre parcours solidaire se trouve dans cette réalité que le peuple sénégalais a été trahi, après sa victoire historique du 19 mars 2000.

Les forces qui avaient œuvré à la victoire ont été, pour l’essentiel, combattues par un clan qui a fait de la conservation du pouvoir à tout prix un programme aux horizons perçus à travers le goût du lucre, la corruption endémique rythmée par une avalanche continue de scandales et de régressions qui n’épargnent aucun recoin de la vie nationale.

C’est la raison pour laquelle, ensemble, nous avons, en temps utile, organisé les Assises Nationales avec toutes les forces vives de notre pays. Carrefour inédit d’échanges, de propositions, de recommandations et de conclusions issues du peuple profond, les Assises Nationales ont marqué d’une pierre blanche la lutte intelligente des forces patriotiques qui entendent mettre fin au douloureux épisode du régime pseudo libéral.

A l’équipe d’éminents hommes et femmes du Sénégal, qui, ensemble, pendant une année, ont conduit avec compétence, les travaux des Assises Nationales, je tiens, ici et solennellement, à rendre un hommage vibrant. A son Président, M. le Professeur Amadou Mahtar Mbow, nous voulons exprimer, pour tout le travail accompli, notre reconnaissance et nos souhaits de bonne santé et de longue vie. Il aura été, parmi les gens de sa génération, un exemple d’engagement citoyen et de sacrifice de soi au service de la nation.

Sous l’éclairage de toutes ces considérations, la Charte de gouvernance démocratique que nous avons signée, est un tournant qui ouvre des voies nouvelles et une espérance nouvelle. Cette Charte projette positivement les éléments déterminants d’un pacte nouveau qui donne corps à nos aspirations au progrès et au développement.

C’est précisément cette détermination au profit exclusif de l’intérêt général qui a conduit au Pacte d’Engagement Ethique et Politique que nous, membres de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, avons signé pour confirmer notre engagement pour une gouvernance collégiale fondée sur la vertu, la transparence et les principes de la morale publique.

Ce Pacte est un condensé éloquent et une référence qui fixe les tâches prioritaires qui nous incomberont, dès le lendemain de notre victoire.

Cette victoire, s’il plaît à Dieu, sera d’abord la victoire du peuple des Assises Nationales, celle de la résistance, tirant sa force et sa légitimité d’une longue tradition de lutte en faveur de la promotion de la justice, de la dignité humaine et de toutes les valeurs qui sont le ciment de notre société.

Au nom de ces valeurs, et en ma qualité de candidat de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, je signerai tout à l’heure, dans le cadre solennel de ce Congrès de patriotes, ce jour et ici rassemblés, le Serment d’Engagement Ethique et Politique, serment dont le texte a été écrit par la Coalition et qui est venu compléter le Pacte d’Engagement.

Je voudrais, ici et maintenant, adresser mes remerciements à tous les membres de notre Coalition.

Mes collègues ont bien voulu placer en moi leur confiance, pour conduire une équipe solidaire d’hommes et de femmes provenant de formations politiques, d’organisations de la société civile ou n’appartenant à aucune obédience, mais tous mus par une commune volonté d’apporter leur pierre à la construction de l’avenir de notre cher pays.

Je suis conscient que chacun de ces hommes, chacune de ces femmes, aurait pu être proposé et conduire l’équipe à la tête de laquelle votre confiance et votre générosité m’ont placée.

Je voudrais vous en remercier tous.

Ce Sénégal que nous aimons, nous n’avons jamais cessé de croire à son grand destin. Et nous demeurons convaincus que ce grand peuple du Sénégal porte en lui-même les capacités de relever les défis et tous les défis, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.

Notre vision est le point de rencontre, j’allais dire celui de la symbiose entre des ambitions convergentes et cristallisées au sein d’un large rassemblement.

Ce rassemblement a commencé depuis le 1er décembre 2011. Il se poursuit et s’élargit, jour après jour.

Face à l’ampleur et à la complexité des tâches, Dieu a doté notre Coalition d’une équipe de qualité composée de citoyennes et de citoyens compétents et honnêtes qui ont compris le sens de la mission qui nous est confiée et qui assimilent le comportement patriotique à une pratique cultuelle caractéristique des Gens du Livre, c’est-à-dire des hommes et des femmes de foi que nous sommes.

Dans ce pays qui est le nôtre, Chrétiens et Musulmans tendent, chaque jour, leurs mains, dans des prières ferventes vers le Seigneur-Dieu, le cœur palpitant de confiance en l’Eternel.

Cette communion spirituelle fait la force de la nation sénégalaise et il faut, à tout prix, en assurer la solidité et la pérennité.

En fondant nos offres sur les Assises Nationales, nous avons en même temps choisi une approche prospective avec des orientations novatrices et adaptées. C’est que nous voulons traiter avec réalisme et doigté les dossiers que nous déclinons dans notre programme. Nous le faisons sans démagogie et dans le seul souci de donner l’opportunité à chaque Sénégalaise et à chaque Sénégalais, de disposer des outils appropriés pour vivre une vie digne, dans un environnement économique, social et culturel intelligemment construit, à partir d’un constat lucide et d’un diagnostic précis de la situation qui prévaut, actuellement, dans notre pays.

Nos 12 engagements pour le Sénégal s’appuient sur des valeurs éternelles qui sont au cœur de la bonne gouvernance, c’est-à-dire :

• la justice et l’équité ;
• le culte de la République ;
• la mystique du travail ;
• la solidarité ;
• l’éthique ;
• l’organisation et la méthode ;
• la discipline ;
• le développement durable dans la démocratie.

Nos 12 engagements pour demain reposent, bien évidemment, sur le schéma institutionnel que nous avons élaboré dans le cadre des Assises Nationales.

Ce schéma institutionnel requiert des réformes en profondeur aux fins d’un rééquilibrage et d’une séparation effective et organisée des pouvoirs.

Ce sera ainsi la fin de tout pouvoir personnel ou patrimonialisé à la tête de l’Etat.

Ensemble nous entendons fonder une nouvelle République où l’Assemblée Nationale sera le lieu d’impulsion de la vie politique et où l’indépendance de la justice sera garantie.

Conformément aux recommandations des Assises Nationales, l’Exécutif ne pourra plus gérer la carrière des Magistrats. Et les Magistrats seront respectés dans la plénitude de leurs compétences.

Quant au Conseil Economique et social, il sera réformé dans le but de le rendre plus performant dans l’étude des questions liées au développement, aux investissements productifs et à la demande sociale. De même, le Conseil Economique et Social nouveau sera en mesure d’assurer un suivi rationnel et efficace, aux côtés de l’Assemblée Nationale qui, elle, a en charge le contrôle de l’action gouvernementale.

La construction d’un Etat décentralisé, par le renforcement des pouvoirs des Collectivités locales, constitue notre deuxième engagement. Des Assemblées régionales dotées de compétences larges seront créées, à la place des Conseils régionaux.

Dès 2013, les fonds de dotation seront portés à 10 % du budget général de l’Etat.

Pour notre troisième engagement, nous nous emploierons à assurer le redressement économique, à gérer une croissance durable et à conduire une véritable politique de l’emploi. Pour ce faire, nous valoriserons la production locale, organiserons la promotion d’un environnement juridique favorable aux investissements et procéderons à une réduction drastique du train de vie de l’Etat.

Toutes les niches de gaspillage seront supprimées, ces niches qui sont liées, présentement, à l’existence d’un Sénat inutile, d’Agences budgétivores et à la taille du Gouvernement.

Notre quatrième engagement est de rendre la filière agricole aux paysans, de promouvoir un élevage moderne et intégré, de protéger la pêche artisanale, de systématiser le repos biologique et de renégocier les accords de pêche. La corruption qui gangrène ce secteur devra prendre fin.

Dans le court terme, pour alléger le fardeau du monde rural et créer les conditions d’une relance des filières agricoles, nous allons procéder à la distribution gratuite de semences et d’engrais aux paysans pour la campagne agricole qui suivra immédiatement l’installation de notre gouvernement, en avril 2012.

La stabulation et la protection sanitaire du bétail seront le moyen de moderniser le secteur de l’élevage. Dans le même esprit, la consommation des produits de la pêche, dans des conditions optimales, contribuera à renforcer la ration protéinique des Sénégalais.

Notre cinquième engagement est de sécuriser l’approvisionnement en énergie, d’assurer le développement des énergies nouvelles et renouvelables et de garantir l’efficacité énergétique.
Dans ce cadre, nous allons permettre à la SENELEC d’assurer la maîtrise durable du dispositif d’approvisionnement en hydrocarbures, par une planification rigoureuse des stocks de sécurité.
Les prix à la consommation des hydrocarbures seront revus à la baisse par la réduction des taxes et surtaxes qui sont devenues une menace sur la stabilité du secteur et sur le budget des ménages.

Notre sixième engagement est, d’abord, de fournir aux populations du Sénégal des services de santé de qualité accessibles au plan financier, et dans leur environnement proche et, ensuite, d’assurer un enseignement de qualité dans un environnement scolaire et universitaire apaisé.

Le relèvement du budget de la santé à 15% du budget national, conformément à l’engagement pris à Abuja, au mois d’avril 2001, par les Etats africains, permettra le recrutement de personnels qualifiés, la transformation de tous les centres de santé des chefs-lieux de département en hôpitaux de niveau 1. Il s’y ajoutera la modernisation et l’équipement adéquat des hôpitaux régionaux, la création d’un centre hospitalier universitaire dans les villes de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor ainsi que le règlement définitif du problème de la dette des hôpitaux. La baisse des tarifs et l’établissement d’un système national de couverture du risque-maladie, en priorité au profit des couches les plus défavorisées, devront être pris en considération comme des priorités de nature sociale.

Evidemment, nous allons achever, sans délai, les travaux de construction des hôpitaux de Fatick et Ziguinchor, chantiers à l’arrêt, depuis de longues années, en raison d’actes de mauvaise gestion et de détournements.
Abordant la question de l’Education, je voudrais relever que les tenants actuels du pouvoir déclarent qu’ils allouent 40 % du budget de l’Etat à l’Education, alors que cette proportion n’a jamais atteint les 27 % du même budget national.
En effet, les ressources allouées au secteur de l’Education dans le budget de l’Etat n’étaient que de 25,2 % en 2000, 18 % en 2001, 21 % en 2002, 20,5 % en 2003, 24,2 % en 2004, 25,8 % en 2005, 26,3 % en 2006, 19,3 % en 2007, 24,35 % en 2008, 21,5 % en 2009 et 24,6 % en 2010.
Ces chiffres démentent, de manière concrète et incontestable, toutes les déclarations infondées sur le budget de l’Education Nationale. Cette question de 40 %.
Pour répondre aux interrogations légitimes des populations sénégalaises, nous allons convoquer les seconds Etats généraux de l’Education qui nous permettront, entre autres, d’établir un Pacte national sur l’Ecole qui sera l’expression d’un consensus entre tous les acteurs.

Nous allons commencer, au demeurant, par procéder au remplacement de tous les abris provisoires, qui représentent aujourd’hui plus de 15 % des salles de classe dans l’élémentaire, par des constructions durables.
Nous entendons relever la qualité de l’enseignement, par la formation des personnels enseignants, le recrutement de personnels qualifiés et la dotation en matériels pédagogiques. Nous comptons doter l’Ecole et les Universités de budgets conséquents en rapport avec les missions qui leur sont assignées.
Une gestion transparente des ressources permettra de mettre fin aux nombreux dysfonctionnements constatés dans ce domaine.
Notre septième engagement est de réaliser des infrastructures orientées vers le développement, pour résorber les déficits en infrastructures dans les différentes régions et pour ouvrir davantage notre pays vers ses voisins, dans tout l’espace CEDEAO et vice versa.

Dans ce cadre, nous allons revitaliser le chemin de fer.

Cette revitalisation conduira à la construction de nouvelles lignes de transport ferroviaire vers le Nord et sur l’axe Tambacounda-Kolda-Ziguinchor.

La réalisation de pistes de production, notamment dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kaffrine, Sédhiou et Matam, permettra de mettre en œuvre un vaste programme national de voirie urbaine et de réaliser l’Autoroute Diamniadio-Touba et l’autoroute Thiès-Tivaouane.

Ces pistes de production seront multipliées dans tout le Bassin arachidier, intégrant les régions de Louga, Thiès, Diourbel, Kaffrine, Kaolack et Fatick.
Notre huitième engagement est de développer le logement social, de réaménager les zones inondées et inondables et de procéder au relogement des populations sinistrées.
Nous allons créer une société publique d’aménagement et d’équipement des terrains urbains. L’Etat allouera à cette société des ressources significatives ainsi que des espaces fonciers nécessaires à l’aménagement de parcelles en nombre suffisant, au bénéfice des populations.

La Banque de l’habitat du Sénégal recevra un appui conséquent de l’Etat qui lui demandera, en contrepartie, de mettre en place un dispositif de prêts aux investisseurs et aux ménages à des taux d’intérêt inférieurs à 7 %.
Les études techniques déjà réalisées confirment qu’une gestion transparente de ce secteur permettra, effectivement, de fixer ce taux à moins de 7 %.

Enfin, un organisme public de réaménagement des zones inondables et de restructuration des bidonvilles, sera créé, pour reloger les populations sinistrées dans des sites viabilisés et équipés.

Ce relogement des populations sinistrées sera opéré au seul profit des ayants-droit, à l’exclusion de tout favoritisme et de tout détournement d’objectif.
Notre neuvième engagement est d’ancrer la pratique sportive et ses valeurs chez chacun et de faire du Sénégal une terre de sport et un creuset de champions et de promouvoir la culture.

Nous allons porter le budget alloué au sport à un taux significatif qui réponde aux nécessités de développer, les infrastructures dans ce secteur. Ainsi, il sera assuré un financement correct de la participation du Sénégal aux compétitions internationales. Des subventions conséquentes, allouées de manière transparente, régleront les difficultés actuelles que rencontrent les fédérations sportives, les équipes des différentes disciplines ainsi que les écuries de lutte. Dans ce cadre, il faut placer la construction d’une arène nationale et d’un Palais des sports répondant aux normes internationales.

La culture sera placée au cœur de la construction de la citoyenneté et le développement des industries culturelles sera promu.
Notre dixième engagement est de garantir l’égalité des chances et de réduire les inégalités entre les différentes catégories sociales.
Dans le même esprit, et pour répondre aux exigences d’une démocratisation des équipements du développement, dans toutes les régions du Sénégal, un programme cohérent dotera en infrastructures adaptées aux besoins, les régions les plus défavorisées.

Nous allons régler, dans les meilleurs délais, le douloureux problème des militaires invalides et victimes de guerre, notamment, par la revalorisation des pensions d’invalidité.

Nous prendrons des mesures de motivation salariales et non-salariales au profit des agents affectés dans les zones difficiles, en associant les collectivités locales aux efforts tendant à maintenir ces personnels dans les localités où ils travaillent.

L’institution d’une prime d’équipement pour les jeunes couples, sous forme d’exonération d’impôts sur le salaire pendant les 12 mois qui suivent leur premier mariage, contribuera à leur plein épanouissement.

Les textes d’application de la loi d’orientation sociale sur les personnes handicapées seront pris dès le mois de juin 2012.

Une Assemblée Consultative des Sénégalais de l’extérieur verra le jour, pour assurer la défense des intérêts des émigrés.

Notre onzième engagement est d’instaurer une paix définitive et durable en Casamance et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Cette tragédie douloureuse appelle des mesures pertinentes et responsables comme la sécurisation de toutes les zones de conflits, l’organisation d’une concertation nationale pour l’élaboration d’une feuille de route consensuelle vers la paix en Casamance, recréant, par un dialogue franc et sain, les conditions d’un processus de paix bâti dans un climat confiant et sincère entre tous les acteurs, en impliquant la Guinée-Bissau et la Gambie.

L’armée veillera à décourager toute velléité de particularisme régional, et continuera à préserver l’unité nationale. Elle continuera à jouer pleinement son rôle d’Armée Nation, notamment par le renforcement des corps du Génie militaire et de la Santé militaire et elle perpétuera sa vocation internationale dans la gestion des crises et foyers de tension à travers le monde, notamment sous l’égide de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ONU.

Notre douzième engagement est de renforcer l’ouverture du Sénégal en Afrique et dans le monde, par une diplomatie de dialogue, une diplomatie préventive et une diplomatie économique.

Notre politique étrangère visera principalement la défense des intérêts du Sénégal et l’accélération du processus d’intégration sous régionale et de l’unité africaine.

Evidemment, pour réaliser les éléments de ce programme que nous venons de décliner, il nous faudra sécuriser le processus électoral gangréné par la culture de fraude du pouvoir en place. Non seulement le fichier électoral n’est pas encore fiabilisé, mais le consensus sur le bulletin unique a été dénoncé par le Gouvernement qui, dans ses réflexes partisans, entend s’aménager d’importantes niches de fraudes. En plus, la distribution chaotique des cartes d’électeurs montre, à loisir, que les découpages intempestifs avaient d’abord pour but de priver l’électorat de la résistance de son droit de vote. Pour toutes ces raisons j’invite toutes les Coalitions, tous les candidats individuels et tous les démocrates à coordonner leurs efforts pour faire respecter la Constitution et la loi électorale, pour faire échec à la confiscation programmée de la souveraineté populaire.

Mes chers Compatriotes,

L’histoire s’écrit, dans le temps présent, avec les échos de l’espoir quand celui-ci a rendez vous avec l’action.

Le peuple souverain nous parle, chaque jour. Il nous parle de ses rêves, il nous parle de ses ambitions de grandeur. Il nous parle de sa soif de vertu. Il nous parle de l’histoire glorieuse des femmes de notre pays, celles qui, dans les moments les plus décisifs de l’évolution de notre société, se sont dressées, avec un courage remarquable, pour défendre leurs enfants, leur culture, leurs valeurs qui sont celles, en définitive, du peuple sénégalais.

Ce peuple fier, confiant en Dieu, a toujours su marquer, en lettres d’or, sa détermination à assumer son destin avec hauteur et avec détermination.

Aujourd’hui plus que jamais notre destin commun nous appelle. Il nous appelle et il nous interpelle, pour nous rappeler que ce que nous avons hérité de nos ancêtres mérite d’être géré avec rigueur et avec vigueur.

Le Sénégal, notre pays, a l’obligation de reconquérir la place et la considération qui étaient les siennes dans le concert des nations, sur le continent africain et dans le reste du monde.

Nous le pouvons, en vérité, si nous le voulons.

Nous devons le vouloir et nous avons les moyens, tous les moyens de relever les défis du présent et de l’avenir.

Mes chers Compatriotes,

L’espoir est permis. L’espoir est permis parce que le peuple du Sénégal a les capacités incontestables pour sortir le pays des menaces qui s’annoncent à l’horizon. Nous disons non à la fatalité.

Demain, avec l’aide de Dieu, quand la victoire sera survenue le 26 février 2012, ce pays commencera d’être reconstruit avec ses femmes, ses jeunes et avec toutes les forces vives de la nation.

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