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mardi 26 février 2013

0,7% du PIB aux pays en développement

Le Royaume-Uni qui assure la Présidence du G8 en 2013 entend imprimer sa marque au groupe des pays les plus industrialisés au monde. Pour ce mandat, la Grande Bretagne veut «promouvoir des économies ouvertes, des gouvernements ouverts et des sociétés ouvertes afin d'appuyer les entreprises et de stimuler la croissance économique dans le monde entier». Pour parvenir à une prospérité partagée, David Cameron mise sur une coopération, un dialogue ouvert et une consultation en vue d'une copropriété des propositions avec les pays africains. La Grande Bretagne qui préside le G8 en 2013 compte partager avec les pays en développement pour l’élaboration d’un meilleur programme intégrant les priorités de ces pays. Pour cela, Ivan Rogers, Sherpa (Représentant spécial) du Premier ministre britannique pour le G8 a entamé une série de visites en Afrique qui l’amèneront tour à tour au Sénégal, au Nigéria et en Afrique du Sud. CE sera l’occasion d’échanger avec les autorités gouvernementales, les représentants du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales. Histoire, dans le cadre du programme pour le Sommet du G8 de juin prochain en Irlande du Nord, de recueillir la voix de l’Afrique, ses priorités pour les principales décisions qui en sortiront. A Dakar, première étape de cette tournée, Ivan Rogers a donné une conférence de presse hier, lundi 25 février, dans les jardins de la Résidence de l’Ambassadeur de Grande-Bretagne. Occasion pour le représentant du Premier ministre britannique au G8 de révéler que son pays s’est engagé à «consacrer 0,7% de son Produit intérieur brut (PIB) aux pays en développement en 2013», contre moins de 0,3% jusque-là. Selon lui, le budget de la Grande Bretagne a connu une «certaine protection, mais l’engagement d’octroyer 0,7% du PIB aux pays en développement est une constante. Nous souhaitons que les autres pays du G8 fassent autant en nous rejoignant dans cette voie». Les dix dernières années, le G8 a fait des progrès en ce qui concerne l’aide public au développement, a-t-il relevé. A l’en croire, contrairement au montant de cette aide qui s’élève à plusieurs millions d’euros, c’est son impact sur le développement des pays bénéficiaires qui intéresse son pays. «Notre objectif n’est pas le volume de l’aide, mais l’impact sur le développement des pays bénéficiaires» en termes d’éducation, d’accès à des soins de santé, de réduction de la pauvreté, etc. Présidence britannique en «3T»: Transparence, imposition et commerce Pour lui, l’ère David Cameron, le Premier ministre britannique, à la tête du G8, sera marquée par un programme «ambitieux» qui se résume en «3T» à savoir, «la transparence, l’imposition et le commerce», considérées comme une priorité absolue, conformément à son engagement à mettre à profit le G8 pour prêter main forte aux pays en développement. Il s’agit de «promouvoir des économies ouvertes, des gouvernements ouverts et des sociétés ouvertes afin d’appuyer les entreprises et de stimuler la croissance économique dans le monde entier». S’agissant de la «transparence», Ivan Rogers a expliqué les propositions du Royaume-Uni incluant le relèvement des normes mondiales afin que des informations additionnelles soient disponibles - que ce soit sur les transactions foncières ou les contrats d’extraction de pétrole, de gaz par exemple par le biais de la mise en œuvre de l’initiative afférente à la transparence des industries extractives. Il s’agit de déterminer «ensemble de quelle façon nous pouvons rendre l’ensemble des données relatives aux gouvernements plus disponibles et transparentes afin que les populations puissent avoir une idée du montant des recettes perçues par les pouvoirs publics et du pourcentage de ces fonds qui sont réinvestis dans l’économie», a-t-il dit. En ce qui concerne le volet «imposition», la Grande Bretagne, s’engage à susciter un débat sérieux sur l’évasion fiscale et les formes d’évasion fiscales les plus agressives et à appuyer la capacité des pays en développement à collecter les impôts et à les réinvestir dans l’économie. Et ce programme est en phase avec bon nombre d’initiatives en cours d’élaboration par les organisations africaines telles que la «Vision pour l’industrie minière», le groupe dirigé par Thabo Mbeki sur les Flux financiers illicites, l’Initiative de politique foncière de l’Union africaine et la Vision de l’Afrique pour une zone continentale de libre échange en brisant les barrières non tarifaires. Secteur minier africain: pousser les multinationales à payer la taxe qu’il faut A son avis pour ce qui est du minier, l’insistance du Premier ministre britannique à mettre l’accent sur ce secteur découle du fait que l’Afrique regorge d’énormes richesses et de réserves minières dont l’exploitation par les grandes multinationales ne profite pas réellement aux populations. C’est pourquoi ils vont insister à la mise en place de bons Codes (miniers) pour «pousser ces multinationales à payer le taux qu’il faut en matière de fiscalité. Ce n’est pas facile, mais il faut mettre en place des mécanismes pour arriver à payer les vraies taxes minières». D’ailleurs une rencontre de haut niveau sur la transparence et l’imposition sera organisé le 15 juin en Grande Bretagne, a-t-il informé. Quant au «commerce», la présidence britannique du G8, a-t-il assuré, va continuer à œuvrer par le biais de l’OMC pour parvenir à un accord visant à éliminer la «bureaucratie commerciale» lors de la conférence ministérielle prévue au mois de décembre à Bali. Toutefois, tout en œuvrant pour une couverture accrue dans le domaine du commerce à l’échelle mondiale, «nous souhaitons mettre à profit le G8 pour débloquer les couloirs commerciaux à travers l’Afrique, en misant sur les programmes de facilitation commerciale réussis administrés par Trademark East Africa». Aussi, a-t-il annoncé le lancement cette année d’une «Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition» coprésidée par l’Union africaine. Mieux, une coopération, un dialogue ouvert, une consultation et une copropriété des propositions avec les pays africains, est une condition pour parvenir à une prospérité partagée. Et «le fait de déterminer de manière plus honnête l’incidence de l’économie au sens large dans laquelle nous exerçons toutes nos activités et des règles et normes qui la façonnent sur développement des pays africains. Cela implique un engagement concerté avec les leaders, les organisations régionales, les Ong, et les entreprises en Afrique œuvrant de concert pour dégager des solutions qui engendrent des résultats d’intérêt commun et modernisent la façon dont le G8 et les pays africains collaborent», a-t-il souligné.

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