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mardi 19 mai 2015

Réhabilitation progressive d’un ancien Premier ministre : Idrissa Seck, un come-back qui intrigue au plus haut sommet de l’Etat

Idrissa seck. Ce nom avait fait chanceler en son temps, le pouvoir d’Abdoulaye Wade dont il a été l’ancien Premier ministre, un homme de confiance devenu ennemi public Numéro 1. Aujourd’hui, c’est le successeur de Wade que Idrissa Seck empêche de sommeiller. Retour sur une stratégie de reconquête du pouvoir que le président Macky Sall et ses proches surveillent comme du lait sur le feu. Un feu qu’il ne souhaiterait pas voir couver, au point de compromettre le fauteuil sur lequel il est installé, voilà trois années déjà. Idrissa Seck, un silence assourdissant ! «Emmuré depuis des mois dans un profond silence qui a fini par en intriguer plus d’un, Idrissa Seck est malgré tout, l’un des hommes politiques les plus surveillés et les plus épiés du pays. Ses moindres gestes et déplacements sont signalés et le pouvoir, par le biais de ses services de renseignements, lui a collé des barbouzes et des mouchards infiltrés qui le tracent et le filent à chaque instant», écrit le quotidien Rewmi qui revient sur le regain d’intérêt que suscite l’ancien maire de Thiès, Idrissa Seck qui a été le premier membre de la coalition Benno, à tourner le dos à Macky Sall. Depuis lors, ses sorties se font rares. Mais quand l’occasion lui en est donnée, il tire et atteint sa cible, laissant sur son passage des victimes qui ne sont autres que le président Macky Sall et son entourage qu’il discrédite auprès de l’opinion. «Quand je parle, il (Macky) m’entend», déclarait le président de Rewmi décrit comme «le politicien sénégalais le plus futé, mais aussi le plus sournois, après Senghor et Wade». Car ses coups, personne ne les voit venir, on s’y prend au dépourvu. Comme lorsqu’il met l’opinion devant le fait accompli, en s’invitant dans le Fouta, le fief de Macky Sall où sa dernière tournée politique a connu un succès ces dernières semaines, avec des ralliements que Macky Sall ne devrait pas sous-estimer. Alors, conscients des dangers que peut susciter un passage de l’ «ouragan» Seck chez les chefs religieux du Fouta dont certains ont exprimé leur déception du pouvoir actuel, Macky Sall et ses hommes ont riposté, par un marquage à la culotte destiné à réparer les «erreurs du premier mandat» et tenter de reconquérir des populations manifestement séduites par le discours actualisé d’un homme pas tout à fait nouveau dans le landernau politique. Un ancien Premier ministre dont le come-back intrigue au plus haut sommet de l’Etat. Réconciliation avec des foyers religieux jadis hostiles «A y regarder de très près, l’on ne peut s’empêcher de comprendre le bien fondé de la prudence voire de la peur du pouvoir envers Idrissa Seck. Qui continue de tisser sa toile à l’étranger et à travers tout le Sénégal, allant jusqu’à marcher sur les plates bandes de Macky Sall sur ses terres du Fouta. Et pour l’instant, cette méthode, qui allie communication in media et communication hors media, est en train de porter ses fruits. Car, il ne se passe un jour sans que la presse ne mentionne des ralliements à la cause de Idy, compte non tenu de l’entreprise de sape que ce dernier mène en sourdine, pour discréditer le successeur de Wade auprès des populations. Et là aussi, la stratégie de l’ancien Premier ministre est aussi efficace que subversive. L’homme tente (avec succès) de se réconcilier avec des entités sociologiques qu’il croyait lui être hostiles. C’est le cas des disciples mourides qui lui en veulent, à tort ou à raison, depuis la mort de Khadim Bousso en 2002. Les médias ont rapporté l’information jamais démentie et selon laquelle, M. Seck a fait allégeance (dieboulou) à Cheikh Sidy Mooukhtar Mbacké. Une nouvelle posture qui a fait grimper sa cote de popularité à la bourse des valeurs des disciples de Bamba, au point d’inquiéter au plus haut point le pouvoir qui n’ignore pas la force électorale, mais surtout financière de cette communauté», renchérit le journal, qui n’est pas loin de suspecter une connexion entre Idrissa Seck et l’opposition fédérée autour du Pds, pour le rendez-vous de 2017. «C’est l’éventualité d’une alliance entre Rewmi et les libéraux qui suscite le plus de crainte chez les militants et responsables de l’Apr. Et pour cause, dans l’impossibilité plus que probable de voir Karim Wade participer à la prochaine présidentielle, le parti de Wade pourrait se rabattre sur un autre candidat capable de battre Macky Sall. Et nul doute que, face au manque de charisme des autres responsables du Pds et à l’impréparation des autres leaders de l’opposition, le chantre des «grappes de convergence» aura le meilleur profil. 2017, la revanche sur Wade et Macky? Reste à savoir si d’ici à 2017 (ou 2019 ?), Idrissa Seck réussira à conserver tout le capital de sympathie dont il bénéficie de nos jours auprès de nombreux Sénégalais, consécutivement aux tâtonnements du pouvoir de Macky Sall et aux erreurs de stratégie de Me Abdoulaye Wade. Deux constats qui ont fini par écorner l’image du président de la République et celle de son prédécesseur auprès des électeurs», conclut le confrère.

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