<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-549026707148850895</id><updated>2012-02-13T15:40:56.590+01:00</updated><title type='text'>Sunugal du futur</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://taf-pour-tous.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/549026707148850895/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://taf-pour-tous.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>TAF POUR TOUS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01694354447909572303</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>60</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-549026707148850895.post-6074775442161649234</id><published>2012-01-27T15:08:00.000+01:00</published><updated>2012-01-27T15:09:23.515+01:00</updated><title type='text'>« La Constitution, c’est moi qui l’ai rédigée ! » Il faut alors l’assumer ! Réponse à Abdoulaye Wade Par El Hadj Mbodj Professeur titulaire des univer</title><content type='html'>Dans une interview accordée au quotidien en ligne « Dakaractu », le Président Wade a, une fois de plus, étalé les micmacs des circonstances d’élaboration de la Constitution de l’alternance, censée apporter des solutions efficientes à l’omnipotence du pouvoir présidentiel. (http://www.dakaractu.com/A-deux-jours-de-la-decision-du-Conseil-constitutionnel-Abdoulaye-Wade-se-confie-a-dakaractu-au-sujet-de-sa-candidature_a11486.html)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il clamait à hue et à dia que la procédure d’élaboration de la nouvelle était la plus démocratique au monde, voilà qu’il vient d’avouer sans réserve : « La Constitution, c’est moi qui l’ai rédigée. Tout seul. » Allant même plus loin, il dénie toute existence au comité d’experts qu’il avait lui-même mis en place pour écrire de l’avant-projet de loi fondamentale : « Il n’y a pas eu de commission de rédaction. La Constitution est mon œuvre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette confession nous paraît d’une extrême gravité si l’on se réfère à la quintessence de la Constitution qu’il faut se garder de banaliser à tout bout de champ. « Expression d’un consensus national », selon la formule bien heureuse du Cardinal Théodore Adrien Sarr, la Constitution ne saurait s’accommoder d’une quelconque univocité. Elle n’est jamais, ou tout au moins, ne devrait jamais être la traduction institutionnelle d’une volonté unique. Dans les systèmes démocratiques, la constitution est élaborée selon une procédure inclusive ouverte à tous les segments de la population, contrairement aux procédés non démocratiques où l’œuvre constitutionnelle est confisquée par un individu ou un groupe restreint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avouant être l’auteur exclusif de la Constitution du 22 janvier 2001, le Président Wade est, une fois de plus, auteur d’un détournement de procédure qui lui a ainsi permis de se tailler un manteau constitutionnel à la hauteur de ses ambitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette interview, cavalière à un moment où le contentieux de la validité de sa candidature est pendant devant le juge des élections nationales, occulte une nouvelle ruse visant à ingurgiter l’amère pilule du troisième mandat présidentiel, là où « sa » constitution, qu’il avait bien interprétée au sortir de l’élection présidentielle de 2007, limite le nombre de mandats à deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout  « juriste aussi » (Wade dixit) qu’il est,  l’économiste qui, maintes fois, a déversé son aversion à tout ce qui touche au droit devrait, au nom de l’honnêteté intellectuelle, intégrer dans ses appréciations  les points de vue des spécialistes pointus de la science constitutionnelle. La fameuse parabole de mon jeune collègue Mouhamadou Mounir Sy de l’ophtalmologiste se substituant au stomatologue pour l’extraction d’une dent malade est illustrative des perversités qu’un « connait tout » peut inoculer dans une société saine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La volonté d’accaparement de l’œuvre constitutionnelle de 2001 a conduit le Président Wade à nier l’existence même de la commission d’experts qu’il avait instituée pour élaborer un avant-projet de Constitution. Pour lui, « il n’y a pas eu de commission de rédaction. La Constitution est mon (souligné par nous) œuvre. » Une telle posture lui donnerait ainsi le statut d’interprète privilégié de la  constitution, même s’il reconnait par ailleurs que « (sa) déclaration n’a pas de valeur juridique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les constitutionnalistes ne sauraient cependant rester indifférents à des contrevérités savamment distillées dans le dessein d’induire en erreur les citoyens. Le peuple sénégalais n’est pas amnésique. Il est au contraire reconnaissant du laborieux travail accompli par cette commission dont il me plait de recadrer les interactions informelles que j’entretenais indirectement avec les auteurs d’un projet de constitution dont j’avais dénoncé les dérives autoritaires depuis sa genèse. J’aborderai ensuite sur les points de droit soulevés par l’interview, avant de mettre en exergue la perche tendue par le Président Wade au Conseil constitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’existence de la commission de rédaction est irréfutable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être frappé d’une amnésie irréversible pour réfuter publiquement l’existence de la commission de rédaction instituée en vue d’élaborer un avant-projet de constitution commandé par le Président Wade. Placée sous l’autorité du Ministre de la justice, la dite commission était composée des professeurs Babacar Guèye et Demba Sy, de l’avocat Me Madické Niang représentant le Président de la République, du juge Taïfour Diop représentant le Premier ministre et du notaire Me Papa Ismail Ka représentant de la société civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les observateurs avaient relevé que les deux professeurs de droit constitutionnel sénégalais du moment étaient magistralement ignorés par le Président Wade: le professeur Serigne Diop et moi-même. Il est étonnant, dans ces conditions, que le professeur Serigne Diop, publiquement écarté du processus en raison de son soutien au candidat défait par Wade, puisse être en même temps associé à l’œuvre constitutionnelle. Tout comme le professeur Amsatou Sow Sidibé qui est une civiliste de renommée internationale et que le Président Wade avait publiquement humiliée lors de son show de présentation du projet de Constitution, ait pu apporter son concours à l’enrichissement de son texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le peuple sénégalais n’est pas atteint d’une cécité collective. Tous les téléspectateurs ont regardé la cérémonie solennelle et ultra médiatisée de remise de l’avant-projet de constitution au Président Wade qui, dix ans plus tard, nie l’existence même de cette commission qu’il avait mise sur pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’on ne saurait passer sous silence la forte prégnance de la volonté et du style du Président Wade dans les différentes moutures qui lui ont été présentées. C’est en connaissance de cause que j’avais qualifié l’avant-projet de constitution publié en octobre 2000 de « travail d‘amateur » car les incongruités et les incohérences du texte sont aux antipodes de l’ingénierie constitutionnelle. Il état évident que la main qui tripatouillait tout le travail constitutionnel dans le sens d’acclimater le césarisme démocratique au Sénégal ne pouvait être celle de la commission. Les membres de la commission n’étaient que de simples scribes  appelés à exécuter fidèlement un plan concocté par  le Président Wade qui était le véritable et l’unique maitre d’ouvrage du chantier constitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix ans, après l’histoire a réconforté cette conviction en dévoilant l’auteur réel de ce « travail d’amateur.»  Ce coin du voile levé est en même temps un cinglant démenti infligé aux « avocats de courte robe » -pour emprunter la formule à Tamsir Jupiter Ndiaye- qui m’accusaient de prendre « un malin plaisir à flinguer mes collègues ». Ces derniers ont fini par adhérer à la vision du solitaire qui s’était attelé à démontrer ce qui fut une véritable supercherie constitutionnelle. Je rappelle en passant à ces contempteurs que je n’ai jamais éprouvé le besoin de porter des cagoules ou des gants dénoncer tous les plans machiavéliques déroulés depuis 2000 pour asseoir ce hideux système patrimonial où les biens publics et privés se sont imbriquent au seul profit de l’oligarchie qui a sa mainmise sur l’appareil d’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, l’on ne saurait occulter les manœuvres dolosives visant à  légitimer un troisième mandat par la révision constitutionnelle de 2008 ou par la règle de la non rétroactivité des lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révision de  2008 concerne la durée et non le nombre de mandats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poussant plus loin son argumentaire, le Président Wade avance : « Depuis que l’article 27 instituant le septennat a été adopté en 2008, il n’y a pas eu d’élection. Mon premier mandat sous l’empire de ce nouveau texte est celui qui démarre en 2012. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stratégie confusionniste est sans équivoque. Le Président Wade confond durée et nombre de mandats qui sont deux notions juridiques fort différenciées. Le mandat est un contenant alors que la durée est un contenu. Les deux peuvent être soumis à des régimes juridiques qui ne se recoupent pas du tout. Il n’existe aucune détermination linéaire de l’un par l’autre. Au demeurant, certaines constitutions les distinguent clairement. Ainsi, l’article 220 de la Constitution de la République Démocratique du Congo – à l’élaboration de laquelle a pris part votre serviteur- interdit toute révision constitutionnelle portant sur « le nombre et la durée des mandats du Président de la République ».  Or, la très controversée révision constitutionnelle de 2008  n’a porté que sur la durée du mandat. Ses initiateurs avaient publiquement déclaré que la modification pouvait valablement porter sur la durée sans toucher au  nombre de mandats qui est intangible. La durée est variable dans le temps et dans l’espace. Elle court à compter de la date d’entrée en fonction d’un président élu jusqu’à l’investiture de son successeur. Cette durée peut être de 5 ans ou de 7 ans, mais elle ne préjuge en rien le nombre de mandats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’article 27 en ce qui concerne ses dispositions relatives à la durée du mandat a été modifié en 2008 sans préjudice du nombre de mandats qui est toujours limité à deux. Or, le Président Wade ne saurait contester qu’il a exercé un premier mandat de 6 ans (2001-2007) alors qu’il devrait être élu, conformément à la Constitution du 22 janvier 2001, pour un mandat de 5 ans. Il a bénéficié en quelque sorte d’un bonus d’un an du fait qu’il était le Président de la République en exercice au moment de la promulgation de la Constitution de la 3ème République. Il a épuisé un second mandat de 5 ans de 2007 à 2012.  Vouloir commencer son premier mandat en 2012 est une tentative d’arnaque constitutionnelle qui amène logiquement à se poser des questions sur le statut du pouvoir présidentiel de 2000 à 2012. Une présidence flottante dépourvue d’assise constitutionnelle du fait que la Constitution du 7 mars 1963 n’existe plus alors que la Constitution du 22 janvier 2001 n’est pas encore d’application ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on raisonnait par l‘absurde en suivant la logique du Président Wade, sans affecter le principe de la limitation du nombre de mandats, il est loisible de modifier autant que de besoin la durée du mandat pour bénéficier d’un nouveau décompte du nombre de mandats, renvoyant ainsi aux calendes grecques  la limitation du nombre de mandats !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’irrecevabilité de l’argument tiré de la non rétroactivité des lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’interviewé a semé une grande confusion autour de l’argument tiré de la règle de la non rétroactivité de la loi. A ce niveau également, le « juriste aussi » piétine le principe de la hiérarchie des actes juridiques en appliquant à la Constitution un principe d’ordre législatif. A moins de confondre, dans son for intérieur, la Constitution et la loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe de la non rétroactivité des lois n’est pas intangible. Il est soumis à de possibles réaménagements de la part du législateur. Il est un simple principe général du droit, sauf en matière pénale où il est érigé en principe de valeur constitutionnelle qui s’impose à la loi, tout en restant soumis à l’autorité de la Constitution. Ce principe ne vaut alors que pour la loi et les actes qui lui sont inférieurs dans la hiérarchie des normes juridiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe de la non rétroactivité des lois a été forgé pour résoudre les problèmes juridiques posés par les conflits de lois dans le temps. Or les conflits de lois dans le temps n’existent que dans le cadre d’un ordre constitutionnel existant. Le « conflit de constitutions dans le temps » n’existe nulle part au monde. A notre humble connaissance, il n’y a pas un seul pays au monde régi par deux Constitutions. Une nouvelle constitution naît généralement sur les cendres d’une ancienne. Le mandat du Président Wade entre 2001 et 2007 tire sa légitimité de la Constitution du 22 janvier 2001 et non de la Constitution du 7 mars 1963.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les esprits rusés rétorqueront toujours que « la Constitution est une loi au sens matériel.»  Cette myopie constitutionnelle ignore la dimension formelle de la Constitution qui l’a place au-dessus de toutes les normes qui existent au sein de l’Etat. Si on les suivait sur le terrain de l’absurdité, l’on pourrait péremptoirement affirmer : « l’arrêté règlementaire est une loi au sens matériel » ou « le décret règlementaire est une loi au sens matériel ». Pourtant « toutes ces lois au sens matériel » sont soumises à des régimes juridiques spécifiques. L’arrêté du Sous-préfet ne peut bénéficier du même traitement juridique que le décret ou l’ordonnance du Président de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conséquence, la Constitution du 22 janvier 2001 produit ses effets à compter de sa promulgation. C’est uniquement dans le but de faire l’économie d’une élection présidentielle anticipée ou de soumettre le Président Wade à un quinquennat alors qu’il lui restait un mandat de six ans, que l’article 104 de la nouvelle Constitution a procédé à cet arrangement constitutionnel qui ne porte pas préjudice à « toutes les autres dispositions de la Constitution », en particulier l’applicabilité immédiate de la limitation du nombre de mandats au premier Président de la 3ème République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perche du Président Wade tendue au Conseil constitutionnel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ne fut pas négatif dans cet entretien accordé par le Président Wade à « Dakaractu ». Le Président Wade a solennellement invité le Conseil constitutionnel à prendre ses responsabilités en statuant en toute indépendance sur le différend porté à son jugement. Il s’est engagé à respecter scrupuleusement le verdict du juge électoral sur le contentieux de son troisième mandat. « Si par extraordinaire cela arrivait, je m’y plierais …. Mais si les juges en décident ainsi, je vous laisserai tout ça entre les mains » , avec comme bonus le « rêve de rester chez moi, au Point E, ou sur mon terrain à Yoff, pour recevoir les gens qui viennent solliciter mes conseils ». Il aura surtout le temps « d’écrire (ses) Mémoires » et  de « rédiger des ouvrages qui remettent l’économie politique (pas le droit)  sur ses pieds ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul doute que le peuple sénégalais lui est reconnaissant de sa contribution à l’avènement et à la consolidation de la démocratie. Aussi, est-il temps qu’il se tourne vers la communauté scientifique en contribuant à l’essor de la science à travers ses expériences vécues et ses théories enrichies de son vécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien une vie après la présidence de la République, Président Wade. Les Présidents Senghor et Abdou Diouf ne nous démentiront pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre « constitutionnaliste de bazar »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Hadj Mbodj&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Professeur titulaire des universités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Major du 6ème concours d’agrégation de droit et de science politique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancien expert constitutionnel de l’ONU au Dialogue inter-congolais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancien Expert constitutionnel de l’UE au Parlement de la transition de la RDC&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Réponse à Abdoulaye Wade Par El Hadj Mbodj Professeur titulaire des univer'/><author><name>TAF POUR TOUS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01694354447909572303</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-549026707148850895.post-3738144244041133808</id><published>2012-01-06T15:49:00.000+01:00</published><updated>2012-01-06T15:50:16.113+01:00</updated><title type='text'>M. Moustapha Niasse</title><content type='html'>Integralité de l'Allocution de M. Moustapha Niasse candidat de l’unité et du rassemblement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici réunis pour sacrifier à un devoir patriotique dicté par un contexte chargé d’interrogations, d’incertitudes et de souffrances où les populations et notre pays sont les victimes d’une crise multidimensionnelle. Cette crise est multisectorielle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses conséquences immédiates sur notre vécu commun sont l’illustration d’un mal vivre qui ne cesse de produire précarité, pauvreté et désespoir. La vie chère et les dysfonctionnements sociaux qui perturbent les familles portent la marque d’une incapacité des pouvoirs publics de prendre en charge la demande sociale. Des choix délibérés de gouvernants incompétents sont venus comme une menace répétée sur le climat de paix et de concorde nationale qui constituent une question centrale dans les aspirations du peuple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des plaintes et des complaintes fusent de toutes parts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, à Dakar, 4 janvier de l’année 2012, se tient le Congrès de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, Congrès d’investiture du candidat de l’unité et du rassemblement, comme en avaient décidé les Séminaires du 28 mai et du 17 septembre 2011. Ainsi, ce Congrès est l’aboutissement d’un long processus démocratique, concerté, planifié et s’inspirant des recommandations et conclusions des Assises Nationales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des repères essentiels de notre parcours solidaire se trouve dans cette réalité que le peuple sénégalais a été trahi, après sa victoire historique du 19 mars 2000. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les forces qui avaient œuvré à la victoire ont été, pour l’essentiel, combattues par un clan qui a fait de la conservation du pouvoir à tout prix un programme aux horizons perçus à travers le goût du lucre, la corruption endémique rythmée par une avalanche continue de scandales et de régressions qui n’épargnent aucun recoin de la vie nationale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la raison pour laquelle, ensemble, nous avons, en temps utile, organisé les Assises Nationales avec toutes les forces vives de notre pays. Carrefour inédit d’échanges, de propositions, de recommandations et de conclusions issues du peuple profond, les Assises Nationales ont marqué d’une pierre blanche la lutte intelligente des forces patriotiques qui entendent mettre fin au douloureux épisode du régime pseudo libéral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’équipe d’éminents hommes et femmes du Sénégal, qui, ensemble, pendant une année, ont conduit avec compétence, les travaux des Assises Nationales, je tiens, ici et solennellement, à rendre un hommage vibrant. A son Président, M. le Professeur Amadou Mahtar Mbow, nous voulons exprimer, pour tout le travail accompli, notre reconnaissance et nos souhaits de bonne santé et de longue vie. Il aura été, parmi les gens de sa génération, un exemple d’engagement citoyen et de sacrifice de soi au service de la nation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous l’éclairage de toutes ces considérations, la Charte de gouvernance démocratique que nous avons signée, est un tournant qui ouvre des voies nouvelles et une espérance nouvelle. Cette Charte projette positivement les éléments déterminants d’un pacte nouveau qui donne corps à nos aspirations au progrès et au développement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est précisément cette détermination au profit exclusif de l’intérêt général qui a conduit au Pacte d’Engagement Ethique et Politique que nous, membres de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, avons signé pour confirmer notre engagement pour une gouvernance collégiale fondée sur la vertu, la transparence et les principes de la morale publique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Pacte est un condensé éloquent et une référence qui fixe les tâches prioritaires qui nous incomberont, dès le lendemain de notre victoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette victoire, s’il plaît à Dieu, sera d’abord la victoire du peuple des Assises Nationales, celle de la résistance, tirant sa force et sa légitimité d’une longue tradition de lutte en faveur de la promotion de la justice, de la dignité humaine et de toutes les valeurs qui sont le ciment de notre société. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nom de ces valeurs, et en ma qualité de candidat de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, je signerai tout à l’heure, dans le cadre solennel de ce Congrès de patriotes, ce jour et ici rassemblés, le Serment d’Engagement Ethique et Politique, serment dont le texte a été écrit par la Coalition et qui est venu compléter le Pacte d’Engagement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais, ici et maintenant, adresser mes remerciements à tous les membres de notre Coalition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes collègues ont bien voulu placer en moi leur confiance, pour conduire une équipe solidaire d’hommes et de femmes provenant de formations politiques, d’organisations de la société civile ou n’appartenant à aucune obédience, mais tous mus par une commune volonté d’apporter leur pierre à la construction de l’avenir de notre cher pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis conscient que chacun de ces hommes, chacune de ces femmes, aurait pu être proposé et conduire l’équipe à la tête de laquelle votre confiance et votre générosité m’ont placée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais vous en remercier tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Sénégal que nous aimons, nous n’avons jamais cessé de croire à son grand destin. Et nous demeurons convaincus que ce grand peuple du Sénégal porte en lui-même les capacités de relever les défis et tous les défis, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre vision est le point de rencontre, j’allais dire celui de la symbiose entre des ambitions convergentes et cristallisées au sein d’un large rassemblement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce rassemblement a commencé depuis le 1er décembre 2011. Il se poursuit et s’élargit, jour après jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’ampleur et à la complexité des tâches, Dieu a doté notre Coalition d’une équipe de qualité composée de citoyennes et de citoyens compétents et honnêtes qui ont compris le sens de la mission qui nous est confiée et qui assimilent le comportement patriotique à une pratique cultuelle caractéristique des Gens du Livre, c’est-à-dire des hommes et des femmes de foi que nous sommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce pays qui est le nôtre, Chrétiens et Musulmans tendent, chaque jour, leurs mains, dans des prières ferventes vers le Seigneur-Dieu, le cœur palpitant de confiance en l’Eternel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette communion spirituelle fait la force de la nation sénégalaise et il faut, à tout prix, en assurer la solidité et la pérennité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fondant nos offres sur les Assises Nationales, nous avons en même temps choisi une approche prospective avec des orientations novatrices et adaptées. C’est que nous voulons traiter avec réalisme et doigté les dossiers que nous déclinons dans notre programme. Nous le faisons sans démagogie et dans le seul souci de donner l’opportunité à chaque Sénégalaise et à chaque Sénégalais, de disposer des outils appropriés pour vivre une vie digne, dans un environnement économique, social et culturel intelligemment construit, à partir d’un constat lucide et d’un diagnostic précis de la situation qui prévaut, actuellement, dans notre pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos 12 engagements pour le Sénégal s’appuient sur des valeurs éternelles qui sont au cœur de la bonne gouvernance, c’est-à-dire : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• la justice et l’équité ; &lt;br /&gt;• le culte de la République ; &lt;br /&gt;• la mystique du travail ; &lt;br /&gt;• la solidarité ; &lt;br /&gt;• l’éthique ; &lt;br /&gt;• l’organisation et la méthode ; &lt;br /&gt;• la discipline ; &lt;br /&gt;• le développement durable dans la démocratie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos 12 engagements pour demain reposent, bien évidemment, sur le schéma institutionnel que nous avons élaboré dans le cadre des Assises Nationales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce schéma institutionnel requiert des réformes en profondeur aux fins d’un rééquilibrage et d’une séparation effective et organisée des pouvoirs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sera ainsi la fin de tout pouvoir personnel ou patrimonialisé à la tête de l’Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble nous entendons fonder une nouvelle République où l’Assemblée Nationale sera le lieu d’impulsion de la vie politique et où l’indépendance de la justice sera garantie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conformément aux recommandations des Assises Nationales, l’Exécutif ne pourra plus gérer la carrière des Magistrats. Et les Magistrats seront respectés dans la plénitude de leurs compétences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Conseil Economique et social, il sera réformé dans le but de le rendre plus performant dans l’étude des questions liées au développement, aux investissements productifs et à la demande sociale. De même, le Conseil Economique et Social nouveau sera en mesure d’assurer un suivi rationnel et efficace, aux côtés de l’Assemblée Nationale qui, elle, a en charge le contrôle de l’action gouvernementale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction d’un Etat décentralisé, par le renforcement des pouvoirs des Collectivités locales, constitue notre deuxième engagement. Des Assemblées régionales dotées de compétences larges seront créées, à la place des Conseils régionaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 2013, les fonds de dotation seront portés à 10 % du budget général de l’Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour notre troisième engagement, nous nous emploierons à assurer le redressement économique, à gérer une croissance durable et à conduire une véritable politique de l’emploi. Pour ce faire, nous valoriserons la production locale, organiserons la promotion d’un environnement juridique favorable aux investissements et procéderons à une réduction drastique du train de vie de l’Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les niches de gaspillage seront supprimées, ces niches qui sont liées, présentement, à l’existence d’un Sénat inutile, d’Agences budgétivores et à la taille du Gouvernement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre quatrième engagement est de rendre la filière agricole aux paysans, de promouvoir un élevage moderne et intégré, de protéger la pêche artisanale, de systématiser le repos biologique et de renégocier les accords de pêche. La corruption qui gangrène ce secteur devra prendre fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le court terme, pour alléger le fardeau du monde rural et créer les conditions d’une relance des filières agricoles, nous allons procéder à la distribution gratuite de semences et d’engrais aux paysans pour la campagne agricole qui suivra immédiatement l’installation de notre gouvernement, en avril 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stabulation et la protection sanitaire du bétail seront le moyen de moderniser le secteur de l’élevage. Dans le même esprit, la consommation des produits de la pêche, dans des conditions optimales, contribuera à renforcer la ration protéinique des Sénégalais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre cinquième engagement est de sécuriser l’approvisionnement en énergie, d’assurer le développement des énergies nouvelles et renouvelables et de garantir l’efficacité énergétique. &lt;br /&gt;Dans ce cadre, nous allons permettre à la SENELEC d’assurer la maîtrise durable du dispositif d’approvisionnement en hydrocarbures, par une planification rigoureuse des stocks de sécurité. &lt;br /&gt;Les prix à la consommation des hydrocarbures seront revus à la baisse par la réduction des taxes et surtaxes qui sont devenues une menace sur la stabilité du secteur et sur le budget des ménages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre sixième engagement est, d’abord, de fournir aux populations du Sénégal des services de santé de qualité accessibles au plan financier, et dans leur environnement proche et, ensuite, d’assurer un enseignement de qualité dans un environnement scolaire et universitaire apaisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le relèvement du budget de la santé à 15% du budget national, conformément à l’engagement pris à Abuja, au mois d’avril 2001, par les Etats africains, permettra le recrutement de personnels qualifiés, la transformation de tous les centres de santé des chefs-lieux de département en hôpitaux de niveau 1. Il s’y ajoutera la modernisation et l’équipement adéquat des hôpitaux régionaux, la création d’un centre hospitalier universitaire dans les villes de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor ainsi que le règlement définitif du problème de la dette des hôpitaux. La baisse des tarifs et l’établissement d’un système national de couverture du risque-maladie, en priorité au profit des couches les plus défavorisées, devront être pris en considération comme des priorités de nature sociale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, nous allons achever, sans délai, les travaux de construction des hôpitaux de Fatick et Ziguinchor, chantiers à l’arrêt, depuis de longues années, en raison d’actes de mauvaise gestion et de détournements. &lt;br /&gt;Abordant la question de l’Education, je voudrais relever que les tenants actuels du pouvoir déclarent qu’ils allouent 40 % du budget de l’Etat à l’Education, alors que cette proportion n’a jamais atteint les 27 % du même budget national. &lt;br /&gt;En effet, les ressources allouées au secteur de l’Education dans le budget de l’Etat n’étaient que de 25,2 % en 2000, 18 % en 2001, 21 % en 2002, 20,5 % en 2003, 24,2 % en 2004, 25,8 % en 2005, 26,3 % en 2006, 19,3 % en 2007, 24,35 % en 2008, 21,5 % en 2009 et 24,6 % en 2010. &lt;br /&gt;Ces chiffres démentent, de manière concrète et incontestable, toutes les déclarations infondées sur le budget de l’Education Nationale. Cette question de 40 %. &lt;br /&gt;Pour répondre aux interrogations légitimes des populations sénégalaises, nous allons convoquer les seconds Etats généraux de l’Education qui nous permettront, entre autres, d’établir un Pacte national sur l’Ecole qui sera l’expression d’un consensus entre tous les acteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons commencer, au demeurant, par procéder au remplacement de tous les abris provisoires, qui représentent aujourd’hui plus de 15 % des salles de classe dans l’élémentaire, par des constructions durables. &lt;br /&gt;Nous entendons relever la qualité de l’enseignement, par la formation des personnels enseignants, le recrutement de personnels qualifiés et la dotation en matériels pédagogiques. Nous comptons doter l’Ecole et les Universités de budgets conséquents en rapport avec les missions qui leur sont assignées. &lt;br /&gt;Une gestion transparente des ressources permettra de mettre fin aux nombreux dysfonctionnements constatés dans ce domaine. &lt;br /&gt;Notre septième engagement est de réaliser des infrastructures orientées vers le développement, pour résorber les déficits en infrastructures dans les différentes régions et pour ouvrir davantage notre pays vers ses voisins, dans tout l’espace CEDEAO et vice versa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce cadre, nous allons revitaliser le chemin de fer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette revitalisation conduira à la construction de nouvelles lignes de transport ferroviaire vers le Nord et sur l’axe Tambacounda-Kolda-Ziguinchor. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation de pistes de production, notamment dans les régions de Tambacounda, Kédougou, Kaffrine, Sédhiou et Matam, permettra de mettre en œuvre un vaste programme national de voirie urbaine et de réaliser l’Autoroute Diamniadio-Touba et l’autoroute Thiès-Tivaouane. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces pistes de production seront multipliées dans tout le Bassin arachidier, intégrant les régions de Louga, Thiès, Diourbel, Kaffrine, Kaolack et Fatick. &lt;br /&gt;Notre huitième engagement est de développer le logement social, de réaménager les zones inondées et inondables et de procéder au relogement des populations sinistrées. &lt;br /&gt;Nous allons créer une société publique d’aménagement et d’équipement des terrains urbains. L’Etat allouera à cette société des ressources significatives ainsi que des espaces fonciers nécessaires à l’aménagement de parcelles en nombre suffisant, au bénéfice des populations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Banque de l’habitat du Sénégal recevra un appui conséquent de l’Etat qui lui demandera, en contrepartie, de mettre en place un dispositif de prêts aux investisseurs et aux ménages à des taux d’intérêt inférieurs à 7 %. &lt;br /&gt;Les études techniques déjà réalisées confirment qu’une gestion transparente de ce secteur permettra, effectivement, de fixer ce taux à moins de 7 %. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, un organisme public de réaménagement des zones inondables et de restructuration des bidonvilles, sera créé, pour reloger les populations sinistrées dans des sites viabilisés et équipés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce relogement des populations sinistrées sera opéré au seul profit des ayants-droit, à l’exclusion de tout favoritisme et de tout détournement d’objectif. &lt;br /&gt;Notre neuvième engagement est d’ancrer la pratique sportive et ses valeurs chez chacun et de faire du Sénégal une terre de sport et un creuset de champions et de promouvoir la culture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons porter le budget alloué au sport à un taux significatif qui réponde aux nécessités de développer, les infrastructures dans ce secteur. Ainsi, il sera assuré un financement correct de la participation du Sénégal aux compétitions internationales. Des subventions conséquentes, allouées de manière transparente, régleront les difficultés actuelles que rencontrent les fédérations sportives, les équipes des différentes disciplines ainsi que les écuries de lutte. Dans ce cadre, il faut placer la construction d’une arène nationale et d’un Palais des sports répondant aux normes internationales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La culture sera placée au cœur de la construction de la citoyenneté et le développement des industries culturelles sera promu. &lt;br /&gt;Notre dixième engagement est de garantir l’égalité des chances et de réduire les inégalités entre les différentes catégories sociales. &lt;br /&gt;Dans le même esprit, et pour répondre aux exigences d’une démocratisation des équipements du développement, dans toutes les régions du Sénégal, un programme cohérent dotera en infrastructures adaptées aux besoins, les régions les plus défavorisées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons régler, dans les meilleurs délais, le douloureux problème des militaires invalides et victimes de guerre, notamment, par la revalorisation des pensions d’invalidité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prendrons des mesures de motivation salariales et non-salariales au profit des agents affectés dans les zones difficiles, en associant les collectivités locales aux efforts tendant à maintenir ces personnels dans les localités où ils travaillent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’institution d’une prime d’équipement pour les jeunes couples, sous forme d’exonération d’impôts sur le salaire pendant les 12 mois qui suivent leur premier mariage, contribuera à leur plein épanouissement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les textes d’application de la loi d’orientation sociale sur les personnes handicapées seront pris dès le mois de juin 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Assemblée Consultative des Sénégalais de l’extérieur verra le jour, pour assurer la défense des intérêts des émigrés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre onzième engagement est d’instaurer une paix définitive et durable en Casamance et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette tragédie douloureuse appelle des mesures pertinentes et responsables comme la sécurisation de toutes les zones de conflits, l’organisation d’une concertation nationale pour l’élaboration d’une feuille de route consensuelle vers la paix en Casamance, recréant, par un dialogue franc et sain, les conditions d’un processus de paix bâti dans un climat confiant et sincère entre tous les acteurs, en impliquant la Guinée-Bissau et la Gambie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’armée veillera à décourager toute velléité de particularisme régional, et continuera à préserver l’unité nationale. Elle continuera à jouer pleinement son rôle d’Armée Nation, notamment par le renforcement des corps du Génie militaire et de la Santé militaire et elle perpétuera sa vocation internationale dans la gestion des crises et foyers de tension à travers le monde, notamment sous l’égide de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’ONU. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre douzième engagement est de renforcer l’ouverture du Sénégal en Afrique et dans le monde, par une diplomatie de dialogue, une diplomatie préventive et une diplomatie économique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre politique étrangère visera principalement la défense des intérêts du Sénégal et l’accélération du processus d’intégration sous régionale et de l’unité africaine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, pour réaliser les éléments de ce programme que nous venons de décliner, il nous faudra sécuriser le processus électoral gangréné par la culture de fraude du pouvoir en place. Non seulement le fichier électoral n’est pas encore fiabilisé, mais le consensus sur le bulletin unique a été dénoncé par le Gouvernement qui, dans ses réflexes partisans, entend s’aménager d’importantes niches de fraudes. En plus, la distribution chaotique des cartes d’électeurs montre, à loisir, que les découpages intempestifs avaient d’abord pour but de priver l’électorat de la résistance de son droit de vote. Pour toutes ces raisons j’invite toutes les Coalitions, tous les candidats individuels et tous les démocrates à coordonner leurs efforts pour faire respecter la Constitution et la loi électorale, pour faire échec à la confiscation programmée de la souveraineté populaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes chers Compatriotes, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire s’écrit, dans le temps présent, avec les échos de l’espoir quand celui-ci a rendez vous avec l’action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple souverain nous parle, chaque jour. Il nous parle de ses rêves, il nous parle de ses ambitions de grandeur. Il nous parle de sa soif de vertu. Il nous parle de l’histoire glorieuse des femmes de notre pays, celles qui, dans les moments les plus décisifs de l’évolution de notre société, se sont dressées, avec un courage remarquable, pour défendre leurs enfants, leur culture, leurs valeurs qui sont celles, en définitive, du peuple sénégalais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce peuple fier, confiant en Dieu, a toujours su marquer, en lettres d’or, sa détermination à assumer son destin avec hauteur et avec détermination. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui plus que jamais notre destin commun nous appelle. Il nous appelle et il nous interpelle, pour nous rappeler que ce que nous avons hérité de nos ancêtres mérite d’être géré avec rigueur et avec vigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sénégal, notre pays, a l’obligation de reconquérir la place et la considération qui étaient les siennes dans le concert des nations, sur le continent africain et dans le reste du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous le pouvons, en vérité, si nous le voulons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons le vouloir et nous avons les moyens, tous les moyens de relever les défis du présent et de l’avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes chers Compatriotes, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’espoir est permis. L’espoir est permis parce que le peuple du Sénégal a les capacités incontestables pour sortir le pays des menaces qui s’annoncent à l’horizon. Nous disons non à la fatalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, avec l’aide de Dieu, quand la victoire sera survenue le 26 février 2012, ce pays commencera d’être reconstruit avec ses femmes, ses jeunes et avec toutes les forces vives de la nation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Il y avait que pour Moustapha Niasse tout au long du boulevard Général de Gaule. Des tee-shirt en blanc, vert fluo, vert mentholé sur lesquels on pouvait voir l’effigie du Secrétaire général de l’Alliance des forces du progrès (Afp) étaient distribués à tous les militants présents à ce congrès d’investiture. Des pancartes et banderoles où on pouvait lire: «Faire de l’Assemblée nationale le lieu d’impulsion de la vie politique de la nation» ; «Moustapha Niasse contre le régime de prédation de spéculation et de spoliation foncières» ; «Pour l’emploi des jeunes, pour la baisse des prix, des denrées et services de base», entre autres, étaient accrochées et brandies par les congressistes. Pour une bonne circulation des personnes, les véhicules, qui se chargeaient d’amener les militants, étaient garés à plus de 300 m de la manifestation. Chaque minute qui passait, on voyait une délégation surgir et chacune d’elle faisait autant de bruits qu’elle pouvait pour se faire remarquer. Des chanteurs de la trempe de Ndèye Diouf et du rappeur «Niagas» de Bataillon blindé étaient &lt;br /&gt;notamment présents pour assurer l’ambiance. Escorté par des scooters, mais aussi par la délégation du Mouvement des étudiants du Bennoo Siggil Senegaal (Meeb), le candidat de l’unité et du rassemblement a fait son apparition vers 17 heures 30 minutes. Les militants qui ne pouvaient s’empêcher d’aller à sa rencontre agitaient des drapeaux et mouchoirs blancs tout en scandant : «Niasse président !». Il a fallu jouer des coudes et des mains pour atteindre la place qui lui était réservée, presque 20 minutes plus tard. Pour dire que le chef de file des progressistes a sorti les grands moyens pour la bonne réussite de cette manifestation qu’il juge important pour Bennoo Siggil Senegaal et qu’Abdoulaye Bathily considère comme un succès qui fera date dans l’histoire. «Aujourd’hui est un jour d’histoire. La mobilisation de ce soir porte la marque d’un événement exceptionnel» a-t-il déclaré dès l’entame de son discours. Satisfait et rassuré de ce que ses yeux lui &lt;br /&gt;ont permis de voir, il soutient : «Vous avez réussi la mobilisation. Aujourd’hui, vous avez assuré la perfection». À cet effet, M. Bathily a expliqué la présence massive de toute cette Assemblée. «Dans la tête de chacun de vous sonne les échos du peuple qui appelle à un rassemblement. C’est ce qui justifie cette belle mobilisation», a-t-il confié. Penda Mbow, de son côté, rassurée également par cette mobilisation soutient : «Je suis rassurée car depuis ma naissance, je n’ai jamais vu une mobilisation pareille». Par ailleurs les congressistes ont bénéficié d’une projection de 10 minutes sur les bienfaits de l’homme qu’il considère déjà comme le quatrième président de la République du Sénégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ABDOULAYE BATHILY, PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE DE CAMPAGNE BSS &lt;br /&gt;«Notre équipe est la synthèse du peuple Sénégalais» &lt;br /&gt;Moustapha Niasse est le candidat du rassemblement de Benno siggil Sénégal. Les candidats sont nombreux mais notre candidat est le meilleur. Notre équipe est la meilleure. Cette mobilisation est un succès qui fait date dans l’histoire du Sénégal. Notre équipe est la synthèse du peuple sénégalais. Il y’a des figures engagées dont les mains sont propres. La figure emblématique de Dansokho en est un symbole. Il y’a des militants engagés qui ont lutté pour la démocratie. Seul Moustapha Niasse et son équipe peuvent changer le Sénégal. Il n’y a pas une autre équipe qui peut le faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;KATY CISSÉ WONE, DIRECTRICE DE CAMPAGNE DE BSS &lt;br /&gt;«Benno siggil Sénégal est un creuset de valeur sûr» &lt;br /&gt;La fête est belle. Benno Siggil Sénégal est un creuset de valeur sûre. Voilà plus d’une décennie que notre démocratie est dans la tourmente. Il y’a de cela 11 ans que Wade a été élu pour apporter une rupture. Aujourd’hui, force est de constater qu’il a ruiné l’espoir de toute une nation. Tout en restant indépendante, ne militant dans aucun parti politique, j’ai accepté l’honneur qui m’a été faite d’être la Directrice de campagne du candidat de Benno Siggil Sénégal. L’heure de la vérité a sonné au Sénégal. L’heure de la rupture est arrivée. J’en suis sûre, Moustapha Niasse remportera avec panache l’élection du 26 février 2012. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ROBERT SAGNA, LEADER DT TDR/SD &lt;br /&gt;«Le vrai Benno est resté et a fait son choix» &lt;br /&gt;C’est pour moi une grande satisfaction. Mon coeur est à son comble de voir le Sénégal tout entier mobilisé pour investir Moustapha Niasse. C’est l’homme du changement. C’est lui qui est capable d’apporter un changement dans ce pays. Bennoo n’est pas le Tassaro dont on parle. Le vrai Benno est resté et a fait son choix. Ce choix c’est Moustapha Niasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LATIF COULIBALY, JOURNALISTE-ECRIVAIN &lt;br /&gt;«Je suis venu rejoindre Moustapha Niass parce que je ne doute point de sa foi et de sa disponibilité» &lt;br /&gt;Je suis heureux d’être là pour apporter ma modeste contribution à la conduite de la campagne électorale du candidat de Benno Siggil Sénégal. Je suis avec vous pour que triomphe le projet qui constitue une rupture profonde en assurant la pondération de l’Etat et des valeurs démocratiques. Je pense évidement au patrimoine national que sont les Assises Nationales et les conclusions qui en sont issues. Je suis venu rejoindre Moustapha Niass parce que je ne doute point de sa foi et de sa disponibilité à rendre effectives les conclusions &lt;br /&gt;des Assises. Je suis venu parce que l’idée de Benno symbolise un projet d’un long travail.&lt;br /&gt;Mamadou L. CAMARA, Mously NDIAYE (Stagiaires), Jacques N. SA&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Jamais dans l'histoire de ce pays, les interrogations n'ont été aussi nombreuses sur tout ce qui touche à l'avenir et aux perspectives d'une nation qui, jusque là, avait su faire face à toutes les incertitudes politiques, économiques et sociales, quels qu'en fussent les causes, les manifestations et les effets. Les événements, parfois douloureux, survenus au cours des deux dernières décennies, ont montré que le peuple sénégalais, fidèle à son histoire, a, chaque fois, pris délibérément le parti de ne pas céder au découragement, de ne pa reculer devant l'adversité, de surmonter les épreuves et d'afficher une foi en Dieu et une fierté enracinées dans sa culture. Mais aujourd'hui, il faut convenir que les raisons d'espérer, qui étaient pour chaque Sénégalais une source significative de confiance en l'avenir, semblent inexorablement, se dérober de jour en jour. Après tant de promesses non tenues, tant de rendez-vous manqués, et tant d'occasions ratées, les Sénégalais en sont arrivés, hélas, à osciller devant l'impossible choix entre la résignation et la révolte. Jamais, sans doute, depuis 1960, le fossé n'a été aussi grand entre ceux qui sont censés assurer la direction du pays et nos populations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais, depuis l'indépendance, face aux espoirs légitimes d'une nation qui s'est voulue toujours plus unie et plus solidaire, alors que les gouvernants devaient avoir pour seule ambition de servir, le discrédit et la méfiance n'ont été aussi forts à l'égard des dirigeants. Et tout se passe comme si les Sénégalais désespéraient définitivement de leurs responsables et comme s'ils ne voyaient plus dans le jeu politique qu'une affaire d'ambitions personnelles et d'intérêts particuliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où, précisément, la recherche de l'intérêt général devait constituer l'unique finalité de l'action politique, I'on ne rencontre, le plus souvent, qu'une succession de manipulations d'appareils, que des démarches marquées du sceau d'un clientélisme archaïque et étriqué ou encore des luttes d'influence synonymes de courses acharnées et de dérives sapant, gravement, le moral des Sénégalais. Ces courses et ces dérives, érigées en système de gouvernement, ont débouché sur ce qui apparaît, à présent, dans notre pays, comme un affaissement de l'Etat et une dépréciation continue de son autorité quand celle-ci ne se manifeste pas par des réflexes de violence au détriment du citoyen. Et l'une des conséquences directes de cette situation se traduit par une perte progressive de la confiance du citoyen dans le pouvoir politique, attitude que les Sénégalais, de plus en plus, expriment ouvertement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des périls s'annoncent. Ils ne sont pas insurmontables. En effet, la situation qui prévaut en Casamance, depuis plus de seize années, appelle une solution politique - et non par les armes - qui se fonde sur un dialogue franc, direct et sincère, avec seule préoccupation les intérêts supérieurs de la nation, entre les autorités publiques du pays et les dirigeants du M.F.D.C. Aujourd'hui, de plus en plus, dans la région sud de notre pays, les populations souffrent atrocement des effets pervers et cumulés de cette situation, par des privations de toutes sortes, par la perte quotidienne de vies humaines, dans une atmosphère de grande insécurité, et par la destruction des infrastructures et des équipements de la région, le tout aggravant le marasme économique. Si cette situation en Casamance perdure, alors que les régions Est et Nord du Sénégal ont été récemment le théâtre de violences encore sporadiques certes, il est évident que la menace pesant sur l'unité nationale ainsi que sur l'intégrité territoriale du Sénégal continuera de constituer un obstacle majeur aux priorités d'un développement concerté dans la concorde et dans la solidarité, en bonne entente avec les pays voisins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs et dans le domaine du développement et de la croissance du niveau de vie de nos compatriotes, qui peut, aujourd'hui, nier que le Sénégal se débat dans d'inextricables et tenaces difficultés ? Sous prétexte que le Sénégal est victime des retombées de la crise économique mondiale, la voie a été ouverte à tous les abus d'une gestion menée au jour le jour et rythmée au gré des aides fournies par la communauté internationale. Il en est résulté une absence totale de projet de société dans lequel le Sénégal puisse se reconnaître et identifier une alternative crédible et durable aux seules formules administrées par les Institutions multilatérales. Celles-ci, il est vrai, ont leur utilité, qui se situe dans l'accompagnement concerté des efforts de développement de chaque pays du Sud, et dans une expertise qui n'est plus à démontrer. Ces Institutions et notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, sans oublier les Agences spécialisées des Nations-Unies, ont fourni la preuve de leur utilité. Elles continuent d'être utiles aujourd'hui mais il revient à chaque pays du Sud de concevoir, de conduire et d'assumer ses programmes et projets de développement.. Mais chaque pays - et le Sénégal ne peut faire exception - a l'obligation d'assumer l'essentiel de ses progrès économiques et sociaux, au profit de tous. L'aide ne fait pas le développement. Nulle part au monde, aucun pays ne s'est développé sur la base de l'aide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Sénégalais ont pleinement conscience que l'avenir économique de leur pays et leur bien-être légitime sont à leur portée. Ils savent que, dans un monde où les enjeux de tous genres ont une dimension universelle, ils sont tenus de se soumettre à un certain nombre de contraintes: travailler eux-mêmes, plus et mieux, lutter contre la pauvreté en luttant contre la corruption, éradiquer les injustices, organiser, avec générosité, I'avenir de la jeunesse, choisir l'espoir en le cultivant par l'effort et par l'exemple, tolérer et accueillir les hôtes étrangers désireux de s'établir et de vivre avec nous, en bonne entente, dans notre pays, pour prendre une part active à notre développement. Mais les Sénégalais ne peuvent plus accepter que les sacrifices qui leur sont demandés soient inégalement répartis et qu'ils épargnent, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, des privilégiés qui, à l'ombre de l'Etat et du pouvoir politique, se livrent à des pratiques malsaines d'enrichissement illicite, au détriment de la communauté nationale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant ce constat d'irresponsabilité, qui menace l'existence même de l'Etat et l'esprit de solidarité, entre les Sénégalais, I'urgence est à un véritable sursaut qui redonnera ses lettres de noblesse à la politique et qui permettra à tous nos compatriotes d'être, après Dieu, enfin maîtres de leur propre destin. La route menant à un tel objectif est accessible pour peu que le peuple dise non aux artifices politiques et juridiques ainsi qu'à la prédation économique visant à pérenniser la main-mise de groupes d'intérêts mafieux sur le pays et à prolonger une gestion des ressources nationales dont la principale motivation est la protection exclusive de ces intérêts privés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13 A l'aube du troisième millénaire, le défi auquel sont confrontés les Sénégalais et qu'ils doivent, par des voies qu'autorise la loi, relever, est celui de la reconquête de l'espace politique, en particulier par le suffrage transparent pour l'avènement d'une démocratie citoyenne. Ainsi, la longue et solide tradition de luttes politiques qui lui est reconnue va, à n'en pas douter, conduire le peuple à redonner tout son sens au suffrage universel et à retrouver sa liberté dans le choix de ses dirigeants. De l'issue de cette bataille de la liberté, que les démocrates sénégalais mènent, depuis longtemps, avec détermination et courage, dépendent la voie du progrès, celle de la défense et de la consolidation de notre démocratie nationale. Aujourd'hui, personne au Sénégal n'a le droit de se taire, malgré les menaces et les provocations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La famille sénégalaise est menacée dans son identité, dans son statut, dans son avenir, dans ses rêves, dans sa vie. La jeunesse de notre pays vit une situation endémique d'inquiétudes profondes. La femme sénégalaise, mère, épouse, éducatrice, mérite que lui soit reconnue la place qui est la sienne, comme composante essentielle de la société. A cet effet, doit être conçue une véritable politique de la famille, qui élimine toute folklorisation politicienne, car la femme sénégalaise est parmi les principaux acteurs du développement, forte des valeurs qu'elle porte avec fierté. Qu'elle soit ménagère, vendeuse, analphabète ou intellectuelle, la Sénégalaise n'a jamais été aussi présente, dans ces moments de crise grave, par sa participation à tous les efforts entrepris en vue d'améliorer l'épanouissement de son cadre familial. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éducation et la formation ont été dévalorisées. L'Université sénégalaise, transformée en un ghetto qui produit des chômeurs, se trouve dans un état de décrépitude morale et physique avancé, avec des équipements obsolètes des effectifs pléthoriques, un personnel tant enseignant qu'administratif et technique à bout des sacrifices consentis pour sauvegarder un niveau et un prestige encore intact. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le secteur de la santé, notamment l'accès aux soins, la protection maternelle et infantile, I'assistance aux personnes du troisième âge, le niveau de service offert a considérablement baissé en raison d'infrastructures mal entretenues, insuffisantes inégalement réparties et de l'insuffisance en personnel. Les coûts d'accès deviennent insupportables pour les populations obligées de plus en plus à se tourner vers la médecine traditionnelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde rural attend depuis de longues années un possible accès à des techniques éprouvées en Asie et en Europe, qui le libère enfin d'une dépendance paupérisante et humiliante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire des artistes, des écrivains, et du monde du théâtre, sinon que les pouvoirs publics sénégalais doivent réhabiliter, par des moyens adéquats, la vocation de notre pays comme foyer de référence dans le domaine de la création culturelle et artistique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, devant l'opacité qui s'offre à eux quant à une promotion sociale dans leur pays, par le travail et par le seul mérite, des milliers de Sénégalais ont dû se résoudre à l'exil. A l'étranger où ils se trouvent, ils suent sang et eau pour nourrir et soigner leurs familles restées au Sénégal, payant le prix fort de la dignité et de l'honneur. Qui aujourd'hui, parmi nos dirigeants, pense à ces Sénégalais de l'extérieur avec sérieux et avec générosité ? Ne jouent-ils pas, ces Sénégalais, mois après mois, par les fonds qu'ils envoient régulièrement au Sénégal, un rôle économique et financier qui représente une part importante dans les équilibres intérieurs, dans la stabilité des familles et dans l'urbanisation des campagnes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de cadres sénégalais, diplômés des universités et grandes écoles du Sénégal ou d'ailleurs, ont-ils choisi de demeurer aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et dans d'autres pays africains, à cause d'une politique erratique de gestion des ressources humaines dans leur propre pays, où la médiocrité politisée est préférée à la compétence technique et à l'efficacité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, dans notre pays, et pendant ce temps, le système démocratique sénégalais est menacé par les manipulations répétées de la Constitution et des Institutions de la République. Celles-ci sont remises en cause de façon unilatérale, à la faveur d'une majorité qui n'hésite plus à travestir les fondements de la démocratie parlementaire, dans l'unique but de satisfaire une boulimie d'avantages sans commune mesure avec les ressources nationales. Ainsi, après les changements opérés récemment, écartant la limitation des mandats présidentiels et modifiant le pourcentage minimum requis pour l'élection du premier magistrat de la nation au premier tour, les Sénégalais sont, encore aujourd'hui, confrontés au problème du fonctionnement de l'ONEL et de la désignation de son Président. Il demeure évident que le Président de l'ONEL ne peut être crédible que s'il est désigné conformément à la loi sans quoi la neutralité positive de cet organe est gravement compromise. En outre, cette désignation doit être consensuelle et recueillir l'agrément de tous les acteurs politiques. Aussi. changer le Sénégal devient un impératif absolu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas possible de promouvoir une économie viable sans un allègement contrôlé de la fiscalité qui pèse sur les ménages, les travailleurs et sur les entreprises en un mot sur les secteurs de production des biens, des services du développement. Encourager l'investissement par une protection contre toute forme d'abus devrait aussi être une priorité en direction des nationaux comme des investisseurs étrangers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il doit être mis fin, rapidement, à la patrimonialisation de l'Etat, du bien public, et à la recherche effrénée de prébendes. Des réformes doivent intervenir dans la conception, dans l'organisation et dans le fonctionnement des Institutions de la République, dont l'indépendance des unes vis à vis des autres doit être effective pour une bonne administration du droit et de la loi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mandat présidentiel doit être constitutionnellement limité à deux termes et non pour des périodes de sept ans mais bien de cinq ans au maximum. Il est évident et aujourd'hui amplement prouvé que ce qu'un Chef d'Etat n'a pu réaliser en dix ans, il ne pourra jamais le réaliser en vingt ou trente ans. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs mois, je reçois, nombre de mes compatriotes, de tous âges et de toutes conditions, des appels que je perçois comme la marque d'un désarroi en même temps qu'une manifestation de confiance vis-à-vis de tous les Sénégalais qui sont considérés comme pouvant, dans les circonstances actuelles, être utiles à leur pays. Pour ma part, avec l'aide de Dieu, dès lors que seront accomplies, dans les semaines à venir, les mesures légales que j'ai commencé de mettre en œuvre, depuis plusieurs mois et avec nombre de mes compatriotes, je suis prêt à donner au combat politique que je poursuis depuis toujours une nouvelle dimension, des moyens nouveaux et une finalité nationale pour la promotion d'un Sénégal dirigé autrement, pour l'idéal de liberté dont notre pays, aujourd'hui, a si intensément besoin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mes parents, à mes amis, aux personnes qui me sont chères, je laisse l'entière liberté de choisir, en toute conscience, face à cette décision. Parce que je leur reconnais la libre pratique de leurs droits de citoyen, le droit de m'accompagner dans mon combat ou celui d'évoluer dans un autre cadre. J'invite à me rejoindre, dans ce combat, tous ceux et toutes celles qui considèrent que les Sénégalais, s'ils ne peuvent pas changer de pays, ont le devoir et la possibilité de changer leur pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lieu focal de notre réflexion et la finalité de nos efforts, au moment où nous décidons de nous engager dans la voie choisie, doivent se situer dans la priorité à attribuer à tout ce qui concerne le présent et l'avenir de la famille, de la femme sénégalaise, de la jeunesse, des chômeurs et des victimes de l'exclusion, de l'éducation, de la santé, des personnes du troisième âge, des personnes sans emploi et de la promotion d'une université nationale dont le prestige est encore aujourd'hui intact mais qui ne bénéficie ni du traitement ni des moyens si indispensables à sa mission. Le monde rural, le monde du travail, le secteur privé, le milieu productif des agglomérations urbaines, les acteurs et créateurs du monde de la culture et des arts méritent dans cet élan une attention qui soit à la mesure du rôle qui leur est dévolu dans une société en pleine mutation au moment où le Sénégal, hier cité en exemple, traîne aujourd'hui au dernier rang. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, aucun homme, seul, ni aucun parti politique ne sauraient se vanter de pouvoir relever, de manière exclusive, tous les défis qui nous interpellent. Ce n'est qu'unis dans la diversité et dans le libre choix des programmes de redressement, que les Sénégalais parviendront à faire face à la situation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai servi mon pays, avec disponibilité, du mieux que j'ai pu et jusqu'à la limite des conditions dans lesquelles j'ai exercé les responsabilités et assumé les charges que j'ai occupées. Je sais que d'autres Sénégalais, avant ou en même temps que moi ont servi avec le même dévouement. Ia cause de notre pays. Demain, d'autres le feront. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours refusé de m'inscrire dans la dynamique d'un dauphinat, pour remplacer qui que ce soit, à la faveur de mécanismes qui se situent toujours en dehors de la moraie et de l'éthique démocratique. Les peuples sont seuls habilités à choisir leurs dirigeants conformément à la volonté divine et au droit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours considéré que toute forme de succession à la tête de l'Etat, qui excluerait, directement ou indirectement. les procédures du suffrage universel, est totalement condamnable. Le jour où les Sénégalais et leurs dirigeants auront, ensemble, des destins croisés, le pays sera sauvé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un temps pour tout: un temps pour la réflexion, un temps pour le travail. En m'écartant de mon propre gré des organes du pouvoir, il y a quelque temps, j'ai voulu poursuivre une réflexion, bâtir une analyse, pour voir venir le temps de la reconstruction. Arrivent le temps de l'espoir, le temps de l'union pour la reconstruction, le temps de la compréhension et de la volonté, pour un " Sénégal autrement ". Le Sénégal ne peut vivre qu'avec la liberté de créer. Il ne peut créer son destin que dans la liberté. Une renaissance est nécessaire. L'Etat de droit, celui du respect de tous les droits, porte l'espoir des Sénégalais. Pourquoi ne pas le choisir ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne regrette rien. J'ai servi avec loyauté, avec fierté. Je ne renie rien de ce passé que j'ai choisi et que j'assume pleinement. Aujourd'hui je suis décidé à m'engager avec la même volonté et la même détermination, à me mettre à la disposition de mon pays. Ce faisant, je reste. avec humilité. au service de Dieu, de mon pays, de mes concitoyens sénégalais. Le monde évolue et avec lui le Sénégal. Des ruptures sont parfois nécessaires quand vient le temps du destin. Je suis prêt. Je les accepte. Pour toutes ces raisons, la voie dans laquelle j'ai décidé de m'engager dans les semaines à venir s'inscrit dans la durée et se situe au niveau le plus élevé du sacrifice pour l'intérêt de tout un peuple pour les échéances immédiates et les échéances à venir. Pour le Sénégal et pour les Sénégalais, dans une Afrique ouverte sur le monde. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Son intime conviction est que Wade est disqualifié pour la Présidentielle de 2012.  &lt;br /&gt;M. Guèye, dans quelles circonstances la Constitution de 2001 a été mise en place ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette Constitution a été élaborée à la suite de la victoire de Wade le 19 mars 2000. Comme c’était une promesse électorale que de procéder à la refonte de la Constitution après sa victoire, il a tenu parole en mettant en place une commission, à la tête de laquelle se trouvait à l’époque Mme le ministre de la Justice Mame Madior Boye, qui est devenue par la suite Premier ministre. Et j’avais été contacté au même titre que mon collègue Pape Demba Sy, Me Ismaïla Ka, et d’autres personnalités, pour faire partie de cette commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Avec l’ambiance euphorique d’après-alternance, nous avions participé de tout cœur à la rédaction de cette Constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment se passaient les travaux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les travaux se déroulaient dans le bureau de Mme le ministre. Il y avait une grande table et nous étions tous assis autour de celle-ci. Nous avions dans un premier temps commencé par discuter du contenu de la Constitution. Evidemment, nous avions reçu des termes de référence du Président Wade. Dans les termes de référence, il disait qu’il souhaitait continuer à définir les politiques de la nation et en même temps, il souhaitait que le Premier ministre ait plus de pouvoir que dans la précédente Constitution. Nous avions commencé par définir les grands axes, les points sur lesquels nous devions apporter des changements, les problèmes des ruptures. Et une fois que nous avons fait ce travail préparatoire, moi-même, mon collègue Pape Demba Sy, Ismaïla Ka, nous avions été chargés de rédiger un premier draft de ce qui allait être la nouvelle Constitution. C’est en particulier Pape Demba Sy et moi-même qui avions rédigé le premier draft. Ensuite, nous l’avons soumis à Me Ismaïla Ka, pour qu’il le valide. Ensuite, nous avons présenté ce travail-là en commission, puis nous avons continué à revoir article par article. Tous les membres de la commission ont participé activement à l’élaboration de la Constitution. De l’autre côté, le président de la République avait autour de lui son équipe. Il nous arrivait d’envoyer une partie du document à la Présidence et de le recevoir avec quelques modifications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment sont venus les articles 27 et 104 de la Constitution qui soulèvent aujourd’hui une polémique ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est partie d’une discussion que nous avons eue sur la durée du bail du président de la République à la tête de l’Etat. Nous sortions du pouvoir socialiste exercé par le Président Diouf pendant 19 ans. Avant lui, le Président Senghor avait exercé le pouvoir pendant 20 ans. Et la réflexion que nous faisions était de dire que 20 ou 19 ans au pouvoir, c’est beaucoup trop long. Parce que plus on reste au pouvoir, plus on a tendance à personnaliser le pouvoir, à se concevoir non pas comme le mandataire de ce pouvoir, mais comme le propriétaire de ce pouvoir. A la longue, le pouvoir de commander les autres devient un droit et cesse d’être une fonction. On a senti le glissement de la perversion du pouvoir. C’est ça qui nous avait poussé à dire qu’il ne faudrait pas un président de la République qui reste plus de dix ans à la tête de l’Etat. C’est pour cela que nous avons choisi cinq ans. Parce qu’à l’époque, la Constitution avait porté la durée à 7 ans. On l’a ramenée à 5 ans, en nous disant que 2 fois 5 ans, c’est largement suffisant pour le président de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quel état d’esprit était le président de la République Abdoulaye Wade A ce moment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Président Wade avait accepté cette proposition. Mais en même temps, on s’est dit en commission que le président a commencé son mandat sous l’emprise de la Constitution de 1963. Et nous nous sommes dit que ce n’est vraiment pas juste de le priver d’un mandat de sept ans. Alors, on s’est dit : il faut qu’il ait la possibilité de faire ses 7 ans, et après ce mandat, il ne pourra exercer qu’un mandat de cinq ans. C’est ce qui explique la rédaction de l’article 104. Dont le premier alinéa dit que le président en exercice poursuit son mandat jusqu’à son terme. Là, c’est la durée qui est mis en exergue. Deuxième alinéa, toutes les autres dispositions de la Constitution lui sont applicables. Cela veut dire que l’article 27, alinéa premier, ne lui est pas applicable. Puisque cet article prévoyait que le mandat serait de cinq ans. La Constitution de 2001 accorde une dérogation au Président Wade, qui pouvait ainsi exercer un mandat de 7 ans. Mais immédiatement après toutes les dispositions lui sont applicables. C’est-à-dire en particulier l’alinéa 2 de l’article 27 qui dit que le mandat est renouvelable qu’une seule fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que vous pensez qu’il a épuisé les mandats ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Absolument ! Il a épuisé les mandats. Le premier mandat, c’était celui qui a commencé en 2000. Et que la Constitution de 2001 a pris en charge dans le cadre de l’article 104. Le deuxième mandat, c’est celui qu’il a commencé en 2007, et qui va se terminer en 2012. En 2012, il aura fait ses deux mandats successifs et ne pourra pas se présenter à une autre élection présidentielle, avant peut-être 2019.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains lui disent que le mandat de 7 ans de la Constitution de 1963 ne lui est pas applicable ; qu’en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il ne lui était pas applicable, nous n’aurions pas introduit l’article 104. Quel intérêt aurions-nous d’ajouter cet article 104 dans les dispositions transitoires si ce premier mandat de sept ans était exclu du nombre des mandats ? Justement parce que nous avions bel et bien l’intention de prendre en compte ce mandat de 7 ans par la nouvelle Constitution que nous avons ajouté l’article 104. Il assure une sorte de pont entre l’ancienne et la nouvelle Constitution. C’est pourquoi ceux qui parlent de rétroactivité se trompent. Il n’est pas question dans cette nouvelle Constitution de rétroactivité. On ne traite pas de rétroactivité. Il est plutôt question de succession de deux Constitutions dans le temps. Certains diront un conflit entre deux lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que le Président Wade l’avait compris ainsi ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Absolument, c’est comme ça qu’il a compris puisque c’est ce qu’il a expliqué en 2007, lorsqu’on lui a posé la question de savoir s’il allait briguer un autre mandat. Il a répondu clairement qu’il ne pouvait pas briguer un autre mandat en 2012, puisqu’il avait verrouillé la Constitution, en limitant le nombre de mandats à deux successivement. Il a déjà fait ses deux mandats successifs. Je pense qu’il ne peut plus se représenter à une élection présidentielle, si ce n’est en 2019.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si le Conseil constitutionnel valide la candidature de Wade ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas sur quelle disposition le Conseil constitutionnel pourrait s’appuyer pour valider sa candidature. Pour invalider sa candidature, c’est très facile. Une lecture combinée des deux articles 27 et 104 permet de voir très clairement qu’il ne peut pas se représenter pour un troisième mandat. Je ne vois pas comment le Conseil constitutionnel peut valider la candidature de Wade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que répondez-vous à ceux qui disent que le rôle du Conseil constitutionnel se limite à voir si les dispositions pour déposer une candidature sont respectées et non pour valider ou invalider une candidature ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vraiment ne pas vouer un grand respect au Conseil constitutionnel que de vouloir réduire sa fonction à celle d’un greffier. En tant que premier gardien de la Constitution, en tant que garant du respect de la Constitution et de l’Etat de droit, il est obligé de déclarer la validité des candidatures. Il est obligé de prendre une décision. Par conséquent, il est obligé d’examiner la validité de ces candidatures. D’ailleurs, l’article 116 du Code électoral dit clairement que pour s’assurer de la validité des candidatures déposées et du consentement des candidats, le Conseil constitutionnel fait procéder à toute vérification qu’il juge utile. Il n’est limité par aucun texte. Ceux qui disent le contraire se réfèrent à l’article 2 du Code (électoral) qui organise le Conseil constitutionnel. Mais l’article 116 fait obligation au Conseil constitutionnel de vérifier la validité des candidatures. Par conséquent, je ne vois pas comment le Conseil constitutionnel peut se déclarer incompétent. Et si par extraordinaire il se déclarait incompétent, il y a l’article 118 du Code électoral qui dispose que le droit de réclamation sur la liste des candidats est ouvert à tout candidat. Donc un autre candidat peut contester la validité de la candidature de Me Wade, s’il venait à se présenter. Le cas échéant, le Conseil constitutionnel serait obligé de statuer parce que cet autre candidat, en contestant la recevabilité de la candidature du Président, reconnaît certainement l’article 27 et l’article 104. Et le Conseil constitutionnel sera bien obligé de se présenter. Je pense qu’il n’est pas possible que le Conseil constitutionnel ne se prononce pas. Ceux qui le disent se trompent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble y avoir un flou entre les mandats de Wade et leur renouvellement ? &lt;br /&gt;Il faut faire la distinction entre trois choses. Le mandat, la durée du mandat et le renouvellement du mandat. L’article 27 alinéa premier traite du mandat qui peut varier. L’article 27 alinéa deuxième traite du renouvellement du mandat, qui dit que le mandat du président de la République est renouvelable qu’une seule fois. Donc il y a une distinction nette qui est faite entre le mandat lui-même et son renouvellement. Donc il n’y a pas de problème du mandat. L’alinéa premier de l’article 27 ne lui a pas été appliqué, parce que, dans la première mouture, il disait que le mandat est de cinq ans, et par la suite le mandat a été porté à sept ans, mais qu’à cela ne tienne. Ça ne change pas le fond de l’article 27, notamment l’alinéa deux qui reste inchangé. Le premier mandat a été celui de 2000, en 2007 il a été renouvelé, c’est terminé. Il ne peut pas être candidat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le Conseil constitutionnel ne saisit pas le dossier dès à présent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, il n’y a pas de base légale pour que le Conseil constitutionnel se saisisse de cette affaire avant la date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même avec des réformes constitutionnelles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut y avoir des réformes constitutionnelles, mais à condition qu’elles soient consensuelles. Il ne faut pas oublier qu’on est à six mois de l’élection présidentielle. Et le protocole de la Cedeao prescrit qu’à moins de 6 mois des élections, on ne peut pas modifier les règles du jeu, sauf de manière consensuelle. Mais je pense qu’il y a plus simple. Le président de la République, s’il veut vraiment éviter des troubles au pays, s’il veut vraiment que la paix continue de régner au Sénégal, s’il veut que le Sénégal continue de faire figure d’exception en Afrique de l’Ouest, parce que c’est le seul pays qui n’a pas été secoué par des troubles, tous les autres pays (de la sous-région) ont été secoués par des troubles, il peut retirer sa candidature qui n’est pas conforme à la Constitution. Le syndrome de la Côte d’Ivoire plane sur nos têtes et je pense que pour l’éviter, il peut retirer sa candidature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi avoir gardé le silence jusqu’ici ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu des initiatives pour restaurer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Et je voulais donner la chance à ce dialogue. Et je pensais que, par le dialogue, on arriverait à surmonter toutes les difficultés que nous connaissons actuellement. C’est la raison pour laquelle je me suis tu. A plusieurs reprises, j’ai été interpellé par les journalistes et j’ai refusé de répondre, parce que je voulais donner la chance au dialogue et j’étais souvent désigné pour participer à la réalisation de ce dialogue. Donc, je ne pouvais pas être juge et partie en même temps. Aujourd’hui, à moins de six mois de l’élection, le dialogue est dans l’impasse et je ne pense pas qu’il puisse redémarrer. C’est pourquoi j’ai considéré que j’avais un devoir de vérité à l’égard des Sénégalais, à l’égard de mes concitoyens parce que j’ai participé à l’élaboration de la Constitution et je me devais de faire ces témoignages pour dire ce qui s’est réellement passé. J’ai choisi ce mois béni du ramadan, pour mettre en exergue le caractère authentique de ce que je vous ai dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alassane Samba DIOP (Rfm)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Lire son discours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conférence nationale du Mouvement des Jeunes de l’AFP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatick, le 12 mars 2011&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allocution – Message de M. Moustapha Niasse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Secrétaire Général du parti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes chers Camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes aujourd’hui à Fatick réunis, à l’occasion de la 2ème Conférence nationale de votre Mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons vous remercier, solennellement, de nous avoir invités à votre Conférence dont la pertinence du thème central est frappante : « 2012 : libérer le peuple sénégalais et réhabiliter l’espoir ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les populations du Sine vous accueillent, dans un contexte particulier marqué par la mobilisation de tous les patriotes de notre pays, décidés plus que jamais à accompagner solidairement le peuple dans sa quête exigeante de progrès, parce que conscients que c’est dans l’effort soutenu par l’esprit de méthode que l’homme réalise ses ambitions vers un plus-être et un mieux-être que son génie lui permet de construire, étape après étape, sur le long et exaltant chemin de son destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le combat national qui s’organise ainsi, l’AFP, notre parti, s’est engagée, avec vigueur et avec rigueur, au service de la vérité et du changement, dans la pleine ambition de contribuer légitimement et activement à l’avènement d’un Sénégal nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après dix années de politiques publiques entreprises dans un cadre et avec des moyens erratiques, hasardeux, approximatifs et dangereux, le pouvoir en place a conduit les Sénégalais à considérer qu’il est de leur devoir impérieux de mettre le holà au régime libéral de Me Wade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce devoir impérieux, nous devons l’accomplir, tous ensemble, en février 2012. La jeunesse de notre pays en général, la jeunesse de l’AFP et de Bennoo Siggil Senegaal en particulier, ont une place singulière dans ce combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En décembre 1694, Fénelon interpellait le Roi Louis XIV en ces termes : « Sire, votre pays se détruit du dedans, inexorablement. Son agriculture se meurt, ses paysans subissent la faim, la maladie et les privations. Vous conduisez le peuple, les yeux bandés, insensible comme vous l’êtes, vers l’abîme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle actualité peut être aussi réelle qu’au Sénégal d’aujourd’hui, pays dirigé dans l’aveuglement et dans l’irresponsabilité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous refusons d’être conduits à l’abîme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce refus, nous devons le traduire par la détermination dans la persévérance et l’engagement dans le combat contre les injustices, par notre opposition contre la mal gouvernance, le gaspillage des ressources publiques, la corruption au sommet de l’Etat, le laisser-aller dans l’administration du pays, contre l’imprévoyance et l’incompétence, contre l’absence de vision et contre le manque de générosité de la part de ceux qui nous dirigent et qui détruisent, par pans entiers, notre pays, son économie, sa jeunesse, son patrimoine national, ses cultures, ses valeurs et vertus. Et qui, aussi, ont fait perdre au Sénégal sa crédibilité dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce combat, les jeunesses de notre pays, encore une fois, occupent une place singulière, toute chargée d’enthousiasme conscient et de patriotisme en mouvement, à la faveur des forces dynamiques que recèlent les populations de notre pays, dans les campagnes comme dans les villes, aptes à relever le défi de l’amour du pays nourri à la source inépuisable des valeurs de notre société et dans l’enrichissement continu de la culture sénégalaise servant de terreau fertile aux composantes successives de la révolution qui se prépare. Le mot révolution est ici entendu comme la mobilisation du peuple pour exiger, dans la perspective des prochaines échéances électorales de février 2012 et au delà, le respect de la loi et du droit, la transparence et l’objectivité dans la conduite du processus électoral, l’évitement, sous contrôle contradictoire, des mécanismes de la fraude que mettent en place, à différents niveaux, les spécialistes zélés qui ont piraté et falsifié, lors de la présidentielle de 20O7, les vrais résultats du scrutin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Abdoulaye Wade sait très bien, et dans tous les cas mieux que quiconque, comment et dans quelles conditions, ont été trafiquées les phases successives du scrutin de février 2007, jusqu’au mode de comptabilisation et de proclamation des résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire jugera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette révolution est devenue inéluctable parce qu’elle porte les germes généreux du changement, changement dans les mentalités, changement dans les comportements, changement dans les attitudes de chacun, changement dans la perception, dans la compréhension et dans l’analyse des phénomènes de notre société, pour porter en triomphe des ambitions partagées et un nouveau mode de développement communautaire qui allie, tout à la fois, les exigences de l’éthique républicaine, le pragmatisme des réalités de notre temps et les aspirations légitimes du peuple vers la démocratie et le développement, au sein d’une société sénégalaise libérée, définitivement, des serres acérés des carnassiers qui boivent le sang du peuple, avec mépris et insouciance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le canevas mouvant et multisectoriel à l’interne qui servira de cadre à cette révolution, les jeunes de l’AFP, nous le savons, se sont déjà préparés avec lucidité pour se tenir la main, marcher ensemble dans la même direction et maintenir haut le flambeau de la reconquête des vertus de dignité, d’honneur et de sacrifice que nous ont légués nos communs et valeureux ancêtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evoquer, avec émotion, ces vertus de courage et cette capacité immense de sacrifices dans un élan historique de noblesse et de grandeur, ici au cœur du Sine, c’est rendre hommage à tous ces preux, à ces guerriers intrépides, aux conquérants glorieux qui ont construit, décennie après décennie, les bases de l’histoire de notre peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du reste, le Mouvement National des Jeunes de l’AFP, en choisissant Fatick, pour la tenue de sa deuxième Conférence nationale, s’est inspiré des temps glorieux où les contrées évoluaient au rythme des épopées qui ont accompagné les phases successives de la construction de la nation sénégalaise, de Diakhao à Mbeuleukhé, de Sandiel à Liliyassa, de Nioro Mamour Ndary à Thyabou, de Ngoye à Ngathie, quand les populations cultivaient avec fierté le courage au combat, l’honneur, la dignité, le sens de la vérité et de la parole donnée, la vie communautaire faite de valeurs et vertus, sources et garantes des ambitions légitimes à réaliser pour le bien de tous et de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On nous tue, on ne nous déshonore pas », cette devise constitue une référence fondamentale dans l’évolution de notre pays qui, comme l’a dit le philosophe, « marche les yeux ouverts et les sens en éveil dans ses propres profondeurs ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes chers Camarades,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre Conférence nationale sera suivie, le 18 de ce mois de mars 2011, par la Conférence nationale des Femmes du parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux rencontres offrent au Congrès de l’AFP, qui aura lieu à Dakar, les 19 et 20 mars 2011, en guise de prélude, des perspectives et une source d’inspiration qui repose sur votre enthousiasme, en tant que jeunesse d’avant-garde et sur la lucidité des femmes, mères et gardiennes du patrimoine culturel du Sénégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces Conférences nationales et la tenue du Congrès, Congrès de l’avenir, Congrès de l’espoir, s’ouvrant sur l’action, toutes ces rencontres nous ramènent au milieu même du contexte de mondialisation qui prévaut sur la planète. Dans ce cadre, naissent des paradigmes nouveaux qui impliquent un type d’engagements spécifiques sans lesquels assumer et conduire les nouvelles légitimités deviennent un supplice de Tantale, qui épouse tout à la fois le mythe de Sisyphe et la mystique de l’effort, dans toutes leurs dimensions. Ces données nouvelles invitent l’être humain à maîtriser son propre environnement, comme les rameurs de la vieille tragédie grecque qui, le cœur plein d’entrain, chantaient et allaient vers le rivage en lui tournant le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire va toujours plus vite que les hommes, mais les hommes font reposer sur l’histoire leurs idées, leurs projets, leurs ambitions et leur foi pour soulever les montagnes de l’inconnu et explorer les abysses de l’océan des mystères de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Alliance des Forces de Progrès s’est inscrite dans cette voie de la foi et de l’action, en étroite coopération avec les formations politiques membres de la Coalition Bennoo Siggil Senegaal, avec la société civile, avec les milieux confessionnels, avec les mouvements associatifs, en un mot, avec le peuple du Sénégal tout entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous cet éclairage, les jeunes de l’AFP méritent d’être félicités et encouragés parce qu’ils se sont résolument mobilisés au service de l’effort qui conduit au succès dans les entreprises humaines les plus complexes et les plus ardues. Nous sommes, avec vous, prêts à tous les combats et à tous les sacrifices pour sauver notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grandeur du génie humain réside dans cette volonté opiniâtre d’assurer la victoire de l’intelligence et de l’effort, de la volonté et de l’endurance, sur les phénomènes qui génèrent l’action productrice de progrès, et fait barrage à l’inefficacité, au motif de découragement ou de découragement ou de résignation qui limitent à une fatalité destructrice les capacités immenses des sociétés humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous entendez ainsi impulser, sur la base des nouvelles légitimités auxquelles aspirent les populations de notre pays, des dynamiques de progrès, avec, comme avantage et comme atout, la vigueur que porte la jeunesse et la détermination que celle-ci induit, en termes d’ambitions vers un avenir de créativité et de développement partagés au profit de tous et de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’issue de cette Conférence nationale, les Jeunes de notre parti, hommes, garçons et filles, qui auront atteint l’âge de 35 ans passeront, conformément aux Statuts de l’AFP, chez les adultes où ils militeront désormais, seront élus et placés démocratiquement à des niveaux de responsabilités exécutives, poursuivant ainsi leur sacerdoce de citoyens engagés au service du peuple. A ceux-là, je veux, au nom du parti, redire nos encouragements, nos vœux et nos prières, avec nos remerciements les plus sincères pour le travail qu’ils ont déjà accompli. Nous sommes certains qu’ils continueront de travailler avec les mêmes convictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet égard, hommage doit être rendu à M. Mbaye Dione qui dirige le Mouvement national des Jeunes pour le Progrès depuis plus de sept années. Notre camarade Mbaye Dione a été un dirigeant sérieux, productif, ouvert et doté d’un grand esprit d’initiative à la tête du Mouvement des Jeunes, tout en cultivant un contact permanent avec sa base politique, ce qui l’a conduit à être élu comme Conseiller rural à Ngoundiane et comme Président de cette Communauté rurale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec lui et au nom du parti, je remercie tous les membres du Bureau national qui ont travaillé, d’arrache-pied, pour accomplir les missions qui vous avaient été confiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au futur Secrétaire Général du Mouvement et aux membres du nouveau Bureau national qui seront élus par votre Conférence, j’adresse des encouragements chaleureux, sachant que la confiance de leurs camarades sera largement méritée et sera une source vivifiante d’actions nouvelles, en guise de contribution à l’approfondissement de la démocratie dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, mes chers Camarades, le message d’encouragement et de soutien que j’ai cru devoir, ce jour, vous adresser, au nom de tout le parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sociétés humaines, encore une fois, évoluent toujours dans leurs profondeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La société sénégalaise est aujourd’hui au milieu du gué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle doit en sortir, saine et sauve, par l’organisation logique et la mise en œuvre de ses propres capacités de relever les défis et de vaincre les obstacles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que vos travaux vous permettront d’évoquer le drame du déficit en matière d’énergie, ce mal sénégalais qui sévit dans les familles, dans les ateliers, dans les usines, dans les écoles, dans les hôpitaux et partout où le développement est attendu, espéré. Sans aucun doute, vous évoquerez, en les analysant, l’enlisement de l’école sénégalaise, la perte des repères que subit notre jeunesse, la déshérence endémique du fonctionnement de nos Universités, la précarité du sort des enseignants notamment des corps émergents, l’absence de motivation de ceux qui dispensent le savoir face au mépris des pouvoirs publics et aux promesses non tenues, la crise casamançaise et ses effets désastreux, la situation des Sénégalais de l’extérieur, le monde paysan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces problèmes ont des solutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois de février 2012, lorsque les changements à la tête de l’Etat seront survenus, par la volonté de Dieu et par le vote des Sénégalais, les nouvelles équipes qui prendront le Sénégal en main, commenceront de résoudre, les uns après les autres, le lancinant dossier de l’énergie, celui des perditions scolaires et du vieillissement des infrastructures dans le domaine de l’éducation, la misère médicale et sanitaire qui sévit dans les hôpitaux et dans les centres de santé, la question des vols et des gaspillages, la paix en Casamance, la réhabilitation du monde paysan, l’exploitation rationnelle des zones aménagées dans le Delta ainsi que dans les contrées agricoles du Sud, de l’Est, du Nord et du Centre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, je veux, en votre nom, féliciter les personnalités de la société civile que sont M. Abdoulatif Coulibaly, éminent journaliste s’il en fut, et M. Birahim Seck, membre distingué du Forum Civil, qui ont eu l’amabilité d’accepter votre invitation à venir parmi nous, ce jour, pour prononcer, respectivement, deux conférences de haute facture sur des sujets porteurs : « la Charte de bonne gouvernance démocratique des Assises Nationales » et « Responsabilités politiques et marchés publics au Sénégal ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes félicitations vont également à nos deux camarades M. Mame Birame Diouf, membre de l’Alliance Nationale des Cadres pour le Progrès (ANCP) et M. El Hadj Diawara, du Bureau national du Mouvement des Jeunes pour le Progrès, qui traiteront respectivement les thèmes suivants : « Le Sénégal : problèmes et solutions » et : « Quelle jeunesse pour 2012 ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prions le Seigneur pour que l’entreprise dans laquelle nous nous sommes engagés, avec vous, jeunesse de notre parti, connaisse le succès et produise la prospérité et l’enrichissement mutuels, sur le chemin exaltant de l’action politique, laquelle, en définitive, est un humanisme créateur de bonheur et de bien-être pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite plein succès à vos travaux et vous renouvelle, en même temps, mon soutien sans faille et sans réserve, convaincu que vous avez assimilé les leçons qui permettent de relever les défis du temps, d’abattre les murs de l’incompréhension et de partir, l’âme sereine, vers les sommets de la réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Dieu notre Seigneur exauce nos prières&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Des faiblesses ont été notées dans le processus électoral ainsi que 108 recommandations à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Babou Birame FAYE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Audit du fichier électoral sénégalais : Les non-dits du rapport&lt;br /&gt;Par cet acte solennel, le rapport global de la mission relève désormais du domaine public et doit être diffusé conformément aux engagements pris par l’Etat du Sénégal, pour permettre aux citoyens de bénéficier d’une information juste et objective, leur évitant d’être les victimes d’opérations de manipulation et de désinformation politique. La Gazette révèle au grand jour les non-dits de ce rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cachent les autorités étatiques ? Cette question a son importance capitale, vu la manière « cavalière » dont les tenants du pouvoir abordent la question de l’audit du fichier électoral enclenché par les experts de l’Union européenne et de l’Usaid. Avant même que le rapport d’audit du fichier électoral du Sénégal ne soit envoyé, comme prévu, à tous les acteurs impliqués dans le processus électoral par les autorités contractantes de l’Union Européenne et de l’Usaid, des affirmations sur la fiabilité du fichier électoral sont savamment distillées dans la presse. Alors que sont volontairement occultées les faiblesses majeures décelées sur le processus électoral par les experts, ainsi que les recommandations urgentes sur la base des données électorales et sur le système biométrique. Pourtant, rien que sur la base des données électorales, ce sont 26 recommandations qui sont préconisées dont 13 doivent être mises en œuvre avant le 31 décembre 2011. Quant au système biométrique, ce sont 12 recommandations à mettre en œuvre avant le 31 décembre 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, faisant fi des recommandations fermes des auditeurs de revoir certains aspects primordiaux, les tenants du pouvoir tentent tant bien que mal de faire comprendre que le fichier électoral est fiable. Comme pour préparer l’opinion nationale et internationale à une « manœuvre politicienne » qui ne dit pas son nom ! Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 28 janvier dernier, Serigne Mboup, coordonnateur de la Cellule initiative et stratégie (CIS) du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), s’est empressé de se féliciter des conclusions de la mission d’audit « indépendante » sur le fichier électoral qui, disait-il, « écartent toute contestation des résultats des prochaines élections ». Sa conviction : « Les conclusions de la mission d’audit sont un camouflet pour l’opposition et font que demain il n’y aura aucune possibilité de contestation des résultats des élections à venir ». Cette vaste opération de communication entreprise par les libéraux après la publication du rapport d’audit réveille alors des soupçons de « saupoudrage caractérisé ». Alioune Sarr, Expert NTIC et des questions électorales, Coordonnateur des experts de Bennoo Siggil Senegaal, par ailleurs Coordonnateur de l’Alliance Nationale des Cadres de l’AFP accuse : « En déclarant que le fichier est fiable, le ministre de l’Intérieur Me Ousmane Ngom est allé vite en besogne. Cela n’est pas conforme à la réalité, et ne correspond pas aux conclusions des experts. Lui et ses frères libéraux essaient de semer la zizanie. Ce qui fait susciter encore des suspicions. Et des non-dits !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les incongruités de la mission d’audit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Photos non identifiées, potentiels doublons, détention de cartes multiples…. A la lecture du rapport de la Mission d’audit du fichier électoral (MAFE) dont nous avons copie, c’est la pertinence de certaines des conclusions qui pose problème. La légèreté avec laquelle les auditeurs ont traité des questions essentielles pour la fiabilité et la viabilité du fichier électoral est surprenante. La délicate question du nombre d’inscrits et de celle des étrangers figurant dans le fichier reste entière. Les deux problématiques étant étroitement liées. Et le processus électoral exige une inscription sur les listes conforme au droit sénégalais, un traitement sécurisé et utile des données d’identification et un vote transparent et non vicié. Or, l’audit du fichier enclenché, dans ce sens, par les experts de l’Union européenne et de l’Usaid révèle que « sur un échantillon de 21 mille 840 photos analysées, seules 15 mille 859 présentent des caractéristiques adéquates pour une reconnaissance facile par un examinateur humain ». La proportion des bonnes photos étant, nous dit-on, de 72, 6 %, avec un corps électoral de 4 millions 835 mille 631 électeurs (corps électoral de 2007), cela veut dire qu’il y a 1 million 324 mille 963 photos qui doivent être refaites pour une bonne biométrie. L’audit informe également que sur ce corps électoral, il y a 4 millions 759 mille 151 électeurs qui font l’objet d’une « comparaison adéquate », c’est-à-dire, jugés être en règle. Donc, le système est incapable d’identifier 76 mille 480 inscrits qu’il prend pour de potentiels doublons. Les experts de l’Union européenne et de l’Usaid, pour juguler cette imperfection, ont d’ailleurs proposé l’acquisition d’un logiciel spécial pour traiter les informations biométriques, notamment ce qu’on appelle le « Customer ID » (clé d’enregistrement des données biométriques).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres faiblesses ont été relevées par la mission d’audit sur le fichier électoral et sur la biométrie. Sur les 6 mille 125 lieux de votes recensés au Sénégal, deux ne disposent pas d’une adresse électorale. C’est le cas de Samelah à Touba qui comporte 145 bureaux de vote, soit près de 100 mille électeurs. Et lors de l’élection Présidentielle de 2007, le candidat Abdoulaye Wade avait obtenu près de 87% des voix à Samelah ! Le second lieu de vote repéré par les experts de la mission d’audit est nommé « Mauvaise adresse électorale » qui ne dispose d’aucun bureau de vote. Ceci en parfaite violation du code électoral, car contraire à l’article L37 du code électoral qui exige que « le domicile et la résidence de l’électeur soient identifiés avant toute inscription dans les registres d’une commission administrative d’inscription ou de révision ». D’ailleurs, les experts de l’Union européenne et de l’Usaid ont émis une recommandation qui exige désormais la production d’un certificat de résidence, qui doit être délivré par les autorités de la police, de la gendarmerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant leurs enquêtes, les auditeurs ont aussi trouvé à Dakar un stock de 9 mille cartes d’électeurs non distribuées. Ils ont identifié dans ce lot, plusieurs électeurs qui disposent de 3 à 5 cartes d’électeur, confirmant ainsi une affirmation longtemps soutenue pas l’opposition réunie au sein de Bennoo Siggil Senegaal. Dans la Base de données électorales, 9 mille 632 électeurs dont les champs « Nom et Prénom » ne sont documentés que par des dates de naissance ou par des étoiles. Cela confirme aussi une autre vérité sur le fichier électoral constatée en 2007. Et sur les 17 mille 766 adresses électorales créées, seules 16 mille 836 sont affectées à des électeurs. Donc, il existe 930 adresses électorales non utilisées et qui ne sont affectées à aucun électeur. Question : quelle est la pertinence technique à garder dans le fichier ces adresses électorales ? L’un des principes essentiels dans la conception et la modélisation d’une base de données, étant celui de la pertinence et de la non-redondance de l’information stockée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La biométrie indexée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dunia Ramazani, l’expert en biométrie de la mission, membre de la mission d’audit, est ferme sur la question de la biométrie. Il indique que « c’est uniquement après la mise en œuvre des douze recommandations biométriques, avant le 31 décembre 2012, que le système biométrique AFIS sera apte à être utilisée convenablement pour les élections présidentielle et/ou législatives de 2012 ». Donc, pas avant de régler ce préalable du traitement de la question de la biométrie. Contrairement à ce que certains insinuent, les résultats de l’examen de l’adéquation technologique restitué au comité technique restent peu convaincants. Et le système AFI (En anglais, Automated Fingerprint Identification, Identification automatique par empreintes digitales) permettant de réaliser des identifications (authentifications, recherches ouvertes) basées sur les empreintes digitales, est remis en cause par les experts de l’opposition. Les auditeurs, eux-mêmes, indiquent que « plus de 1,5 million de photos sur les 5 millions que compte le fichier ne sont pas claires et l’analyse du système AFI n’est pas fiable et ne permet pas de déceler les inscriptions multiples ». Dès lors, ni les photos, ni les cartes dites numérisées ne permettent d’identifier les électeurs à coup sûr (page 6 des conclusions). Pourquoi les auditeurs n’ont pas recommandé la fermeture des bureaux de vote à la fin de la journée et l’usage de l’encre indélébile ou tout autre moyen permettant d’éviter les votes multiples ? Aucune réponse à cette question cruciale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De surcroît, les auditeurs n’ont fait aucun travail de rapprochement et/ou de comparaison des inscriptions sur les listes électorales d’avec les preuves de la nationalité, alors que dans le code électoral sénégalais, il est mentionné : « ne doivent s’inscrire sur les listes que les personnes qui ont la nationalité sénégalaise ». A cet égard, l’article Premier du Titre premier du code de la nationalité dispose : « est Sénégalais tout individu né au Sénégal d’un ascendant au premier degré qui y est lui-même né ». Pourtant, le ministère de l’Intérieur, organisateur des élections indique, lui-même, que « près d’un million d’électeurs se sont inscrits sur la base d’un simple extrait de naissance ». Pourquoi les auditeurs n’ont-ils pas vérifié la conformité des inscriptions à l’état civil sénégalais ? Ils se contentent de déclarer que cela sortait de la « compétence électorale ». Alors qu’il suffisait de prendre un échantillon d’inscrits sur la base d’un extrait de naissance et vérifier qu’ils sont de véritables nationaux. Comme le recommande le code électoral auquel ces auditeurs font référence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des étrangers dans le fichier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le rapport 2010 de l’Ansd (Agence nationale de la statistique et de la démographie), le Sénégal a connu, ces dernières années, d’importantes vagues d’immigrants à cause de l’instabilité des Etats alentours. Les Guinéens à eux seuls seraient 2,5 millions sur le territoire sénégalais (selon des sources diplomatiques guinéennes basées à Dakar). Et ils ne sont pas les seuls étrangers à vivre nombreux au Sénégal. Or, le code électoral indique que « ne doivent s’inscrire sur les listes que les personnes qui ont la nationalité sénégalaise ». Au vu de ce qui précède, déclarer comme l’ont fait les auditeurs, que « l’intégrité, l’exactitude et l’exhaustivité des données, ainsi que la conformité des procédures d’inscription avec les textes réglementaires par la présentation des justificatifs nécessaires sont garanties », est une ineptie. Pour réaliser un fichier électoral informatisé digne de ce nom au Sénégal, il aurait fallu respecter le code de la nationalité sénégalaise et le code électoral qui disent en substance que « pour être électeur, il faut être Sénégalais âgé de 18 ans révolus, jouir de ses droits civils et politiques et ne pas être incapable ». Ousmane Badiane de la Ld s’indigne : « Cela n’a pas été le cas en 2007. Loin s’en est fallu ». Il informe que les auditeurs ont également fait fi d’une bonne exploitation des données démographiques et de la pyramide des âges au Sénégal. « Aucune référence sérieuse n’a été faite à ces données. Déclarer, en se basant sur les chiffres de 2002, que sur le fichier électoral du Sénégal sont inscrits 82% de la population majeure sénégalaise, corrobore la thèse qui consiste à dire qu’on ne peut pas avoir 5 millions d’inscrits sur le fichier car 82 % de la population de plus de 18 ans en 2007 équivalait à bien moins de 5 millions », ajoute Alioune Sarr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les données relatives à la population sénégalaise en âge de voter sont quand même disponibles et publiées par l’Ansd. Et le caractère très jeune de la population sénégalaise est d’ailleurs confirmé dans le rapport 2010 de l’Ansd, qui révèle qu’en 2009, 42 % des Sénégalais ont moins de 15 ans et 51 % moins de 20 ans (56 % en 2002). Donc, se baser sur des chiffres de 2002 pour évaluer une élection de 2007 relève d’un amateurisme nonchalant. Les données (« fichiers ») relatives à la population sont régulièrement publiées par l’Ansd et peuvent servir de base de calcul. Dire que la proportion d’étrangers dans la population du Sénégal est de 1 % dénote une ignorance totale ou une paresse intellectuelle. Pis, lorsqu’il a été question des étrangers inscrits sur le fichier électoral, les auditeurs ont parlé de « rumeurs » et ont déclaré que « les données du dernier recensement général de la population, datant de 2002, indiquent une proportion de 1% d’étrangers au Sénégal. Réaliser des projections spécifiques sur l’évolution des non nationaux jusqu’en 2010, ne serait pas raisonnable en l’absence de fichiers appropriés. Néanmoins, il est déraisonnable de laisser croire que de telles proportions d’étrangers sont inscrites sur le fichier électoral ». Soit. Mais, le ministère de l’Intérieur aura du mal à convaincre les Sénégalais les moins sceptiques que, sur une population de 11 millions d’habitants en 2007, cinq millions de Sénégalais s’étaient inscrits sur les listes électorales alors que la population en âge de voter était évaluée, en 2007, à moins de 40 % du total. Aussi, le fichier électoral consensuel de 2000 ne comptait-il que 2 millions 619 mille 799 inscrits. Doubler le nombre des inscrits en 7 ans alors que la population n’a pas évolué dans les mêmes proportions est quand même surprenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si l’on sait que près d’un million (selon le ministère de l’Intérieur) d’électeurs se sont inscrits sur la base d’un simple extrait de naissance, pourquoi les auditeurs n’ont-ils pas vérifié la conformité des inscriptions à l’état civil sénégalais au lieu de déclarer que cela sortait de la « compétence électorale » ? « Pourtant, il est établi que des étrangers ont profité de la refonte de 2006 pour disposer de la carte nationale d’identité numérisée et être indûment présents dans le fichier électoral. Les libéraux crient sur tous les toits que l’opposition a gagné les élections locales sur la base du ficher de 2007 qu’ils considèrent donc comme fiable. Mais, ils ignorent que les élections locales se font pas sur la base du même gisement des électeurs parce que les milliers d’étrangers qui ont, à vive voix remercié Abdoulaye Wade de leur avoir permis d’obtenir leur Carte d’identité nationale sénégalaise en votant pour lui à la présidentielle, ne sont pas impliqués lors des locales par peur de représailles », explique le Coordonnateur de l’Alliance Nationale des Cadres de l’AFP. En effet, la possibilité d’obtenir la carte d’identité nationale sénégalaise sur la base d’un simple extrait de naissance datant de moins de 6 mois et de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales est une porte ouverte à toutes sortes de spéculations et de manœuvres frauduleuses permettant même à tout « individu » de s’inscrire autant de fois qu’il voudrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un fichier toujours piégé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le rapport d’audit confirme à demi mots l’inexistence ou tout au moins, l’inutilité de la biométrie qui a coûté près de 20 milliards de francs Cfa au contribuable sénégalais, il s’agit d’un audit incomplet, insuffisant à certains endroits et non garant de la fiabilité et de la viabilité du fichier. Car, l’absence d’une analyse globale aussi bien sur le plan législatif, réglementaire que processuel, enlève à cet audit son intérêt principal : celui d’édifier les Sénégalais sur l’existence d’un fichier conforme au droit national, incontesté parce que consensuel comme l’a été celui de 2000 et base d’un processus électoral fiable et non partisan. Mais malgré l’audit enclenché par les experts de l’Union européenne et de l’Usaid, il semble que le climat de suspicion qui règne entre le pouvoir et l’opposition perdure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis, lorsqu’il a été démissionné en 2010, l’ancien Président de la CENA Mamadou Moustapha Touré, a creusé l’abcès en révélant ses doutes sur l’existence du chiffre de 5 millions avancé par le Ministère de l’Intérieur. Dans une interview accordée à La Gazette, Monsieur Touré faisait l’annonce d’un différentiel de plus d’un million d’électeurs entre le fichier de la Cena et celui du ministère de l’intérieur. Mais, dans leur rapport, les auditeurs estiment qu’ils ont pu « confronter les informations obtenues de la CENA et de la DAF sur le doute laissé dans l’opinion en 2007, après l’exercice de la refonte, lorsque la CENA avait annoncé un nombre d’électeurs inscrits de 3,7 millions, peu après que le ministère a annoncé un total d’électeurs dans le fichier de 4,9 millions ». Ils en ont conclu que « la raison de cette rumeur s’explique par le fait que la DAF avait dans un premier temps remis à la CENA un CD-Rom pour lequel les procédures de copies n’avaient pas été complétées. La révision de la copie du CD-Rom fut réalisée en quelques heures, alors que l’information avait déjà été diffusée auprès de l’opinion ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette explication pour le moins laconique d’une remontrance fondamentale relative au fichier est stupéfiante. Pourquoi ? Parce que d’abord, l’informaticien de la CENA qui avait été interrogé à l’époque, assurait n’avoir pas reçu un CD ROM, mais une clé USB. Ensuite, parce que le rôle dévolu à la CENA par la loi est de superviser et contrôler tout le processus d’établissement et de gestion du fichier électoral. « La CENA n’a pas à recevoir et accepter les données du ministère de l’Intérieur pour acquis. La CENA doit au contraire contrôler l’exactitude des fichiers du ministère de l’Intérieur », dénonce Serigne Mbaye Thiam, un des experts de Bennoo Siggil Senegaal. Il informe que « face à un Ministre de l’Intérieur partisan, le seul moyen d’avoir un décompte objectif et exact du nombre d’inscrits tient dans les récépissés de la CENA dans la mesure où tout électeur passe forcément par la CENA qui lui délivre un récépissé et garde le deuxième exemplaire ». Tout ceci n’a pas été fait ! Et des questions restent sans réponse : Pourquoi ce travail n’a jamais été fait ? Pourquoi la CENA n’a-t-elle jamais publié ses chiffres comme annoncé au lieu d’être à la remorque du ministère de l’Intérieur ? A la fin de la mission d’audit, peut-on dire que le fichier électoral est fiable ? Aucune réponse crédible à ces questions. Et sans réponses à ces questions cruciales, il n’est pas exagéré de dire que le fichier électoral du Sénégal reste toujours piégé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dates qui servent de repères&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Sénégal, plusieurs années historiques sont à rappeler. La tradition électorale exige une prise en compte de certaines dates repères qui peuvent servir de gage. L’année 1977, où a été constitué le premier fichier électoral informatisé en vue des élections de 1978. L’année 2000, où la loi 2000-25 du 1er septembre 2000, portait mise à jour des listes électorales, constituées par les électeurs ayant voté au 1er ou au 2nd tour de l’élection présidentielle de 2000 : le nouveau noyau dur était alors constitué de 1 million 926 mile 241 électeurs. L’année 2004 constitue également un tournant de l’évolution politique du Sénégal. C’est l’année où la loi 2004-32 du 25 août 2004 annule toutes les listes électorales et prescrit l’établissement de nouvelles listes basées uniquement sur une carte nationale d’identité numérisée. Cette refonte aboutit à un nouveau fichier électoral avec 4 millions 917 mille 160 électeurs théoriques à la fin de l’opération, le 15 septembre 2006. C’est ce fichier qui a permis l’organisation de l’élection présidentielle du 25 février 2007, avec 3 millions 424 mille 926 suffrages valablement exprimés. L’année 2008 avec les décrets N° 2008-747 du 10 juillet 2008, n° 2008-749 du 10 juillet 2008, n° 2008-1496 du 31 décembre 2008, portant création de nouvelles collectivités locales au Sénégal s’avère être une coïncidence troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la proximité des élections locales avec les citoyens-électeurs Pour la simple raison que lors des élections locales de mars 2009, le nombre de suffrages valablement exprimés a été de 2 millions 109 mille 498, soit une baisse de 38%, par rapport à 2007, soit 1 million 315 mille 428 électeurs de moins. Enfin, l’année 2010 avec la révision exceptionnelle du fichier électoral d’une durée de six mois, du 01 février au 31 juillet 2010, sans aucune possibilité pour de nouveaux électeurs de s’inscrire, puisque la fabrication des cartes nationales d’identité était arrêtée pendant huit mois. Ainsi, nous constatons qu’entre 2000 et 2010, le fichier électoral sénégalais a subi deux mutations majeures (2000 et 2004), une modification structurelle de taille (2009), et un changement potentiel de son contenu (2010). Et la révision exceptionnelle des listes électorales prévue en cette année 2011 ne promet rien de rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît donc clairement, qu’à chaque échéance politique importante la forme, le contenu ou la structure du fichier électoral est modifiée par le régime libéral. Dans l’appréciation qui est faite sur la fiabilité du fichier électoral, il était intéressant d’étudier et de comprendre l’option politique qui a sous-tendu ces restructurations successives qui remettent en cause la stabilité, la permanence et l’intégrité de ses structures de traitement et de données.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Audit du fichier électoral sénégalais : Les non-dits du rapport&lt;br /&gt;D’autre part, il fallait élucider le passage brusque de 3 millions 424 mille 926 suffrages exprimés à la présidentielle de février 2007 aux 2 millions 109 millions 498 suffrages exprimés aux élections locales de mars 2009, soit une réduction de 38%. Que nous réserve l’élection présidentielle de 2012 ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Cette situation résulte des divers facteurs que sont, tour à tour, l’imprévision dans la planification de la production d’électricité, la non prise en compte de l’augmentation des consommateurs (entreprises, ménages, services, institutions publiques et organismes sociaux), l’opacité et les combines qui accompagnent les contrats d’approvisionnement dans les matières de base (fuel et gaz), la corruption qui en est la caractéristique principale et la non-implication de la Senelec, en tant qu’entreprise essentielle, dans le processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manque de transparence dans la gestion du secteur dont la gestion est assurée à 90% au moins par le ministère de l’Energie, en lieu et place de la Senelec elle-même. De ce fait, la mission de tutelle qui est celle du ministère dans ses rapports avec la Senelec, s’est transformée en un comportement de substitution pure et simple, qui fait du ministère de l’Energie la société chargée de produire et de vendre l’énergie, de négocier et de signer les contrats d’approvisionnement en combustibles et en gaz et de se livrer à la recherche de financements bancaires ou autres à la place de la Senelec.&lt;br /&gt;Comment expliquer autrement que les consommateurs sénégalais se voient donner un rendez-vous à l’année 2014, pour la fin des délestages qui causent présentement au Sénégal des dégâts et des préjudices incommensurables qui créent le ras-le-bol, et provoquent de violentes manifestations de la part des populations et freinent la croissance économique, depuis plusieurs années ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles solutions ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau structurel, il faut permettre à la Senelec de retrouver et de mettre en œuvre la plénitude de ses responsabilités, dans la conduite de sa mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Senelec, dans ce cadre, doit pouvoir gérer la question des commandes de fuel et de gaz, destinés à alimenter les générateurs et turbines en fuel et en gaz, comme l’induit sa mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Senelec doit retrouver, comme il y a une vingtaine d’années, la possibilité de négocier elle-même, en toute sérénité, dans la transparence et en toute indépendance, les contrats concernant les approvisionnements en combustibles et en gaz. Ainsi, elle négociera et signera, dans des conditions claires, les dispositions contractuelles concernant la période des approvisionnements, la planification des arrivées des bateaux fournisseurs, les prix d’acquisition du fuel et du gaz ainsi que le respect scrupuleux des quantités commandées et de la certification sécurisée de la qualité des produits fournis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mesure permettra d’éviter, à l’avenir, ces querelles vaines et ces controverses nihilistes que les Sénégalais regrettent et déplorent, dans les affres des ténèbres qui hantent leurs nuits et leurs angoisses quotidiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère de l’Energie doit se limiter à l’exercice de la tutelle, en s’assurant que le courant électrique soit disponible, en permanence, pour les entreprises, les ménages, les Pme/Pmi, les hôpitaux, les établissements d’enseignement, les services et les lieux du culte. Dans ce cas de figure, le Conseil d’administration de la Senelec et le Directeur général de la société seront seuls responsables de la gestion de la compagnie et de l’accomplissement de ses missions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le ministère de l’Energie, en conséquence, ne s’occupe plus des commandes de fuel et de gaz, encore moins des équipements de la Senelec, comme c’est le cas à la Sonatel dans la gestion de laquelle le ministère de tutelle, celui chargé des Télécommunications, n’est nullement mêlé, de près ou de loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ce qui est possible à la Sonatel ne le serait-il pas à la Senelec, l’une et l’autre société occupant, chacun le sait, une place première dans le développement et dans la modernisation du Sénégal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesures pratiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etablir, de manière claire et définitive, avec le concours de la Cour des comptes, le montant de l’endettement effectif de la Senelec au 28 février 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Identifier les créanciers de la Senelec et négocier avec chacun d’eux un échéancier de paiement des créances dues, en mettant l’accent sur l’effort de patience qui sera demandé aux uns et aux autres, dans le but de pouvoir assainir, dans les délais les plus raisonnables, la situation de trésorerie de la Senelec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obtenir du Trésor public sénégalais - ce qui est tout à fait possible -, pour moitié et pour bailleurs de fonds, pour l’autre moitié, les crédits nécessaires pour libérer la Senelec de son endettement vis-à-vis de ses créanciers, dans les délais fixés d’un commun accord avec ces derniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour couvrir la moitié des crédits nécessaires au paiement des créances dues par la Senelec, il est possible d’envisager une réduction de 30 à 40% du budget alloué à la présidence de la République pour l’année 2011. Cette mesure permettrait de rassembler entre 30 et 40 milliards de francs Cfa pour l’année en cours. Ces montants seraient mis à la disposition de la Senelec par le Trésor public, au motif que la question de l’énergie constitue une urgence nationale de même qu’une source possible de déstabilisation du pays, aux plans économique et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elaborer, immédiatement, un plan de réduction des coûts directs du train de vie de l’Etat, en ce qui concerne les dépenses budgétaires dont l’utilité n’est pas prouvée. Les exemples foisonnent, à cet égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le départ, deux chapitres devraient être touchés, par une réduction de 50% des montants inscrits sur le budget 2011 : le coût des déplacements du chef de l’Etat à l’étranger et les crédits de frais de missions des fonctionnaires et autres agents publics durant l’année 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niasse formula pour que lumière soit&lt;br /&gt;Evidemment, de telles propositions ne peuvent être acceptées et mises en œuvre que si le chef de l’Etat en personne et son gouvernement acceptent le sacrifice d’abandonner les discours et les promesses vaines, pour s’engager dans une croisade de responsabilités au service du peuple, en écoutant, en entendant et en comprenant les plaintes des populations de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par Moustapha NIASSE - Ancien Premier Ministre du Sénégal&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Pour une sortie de crise, le leader de l’alliance des forces du progrès (Afp), Moustapha Niasse a jugé, dans un communiqué daté du lundi 31 janvier, que le ministère de tutelle doit se démarquer de la gestion de l’énergie et laisser la Senelec administrer la production ainsi que le renouvellement de ses équipements comme c’est le cas à la Sonatel. Toutefois, M. Niasse a avancé que de telles propositions ne peuvent être acceptées et mises en œuvre que si le Chef de l’Etat en personne et son gouvernement acceptent le sacrifice d’abandonner les discours et les promesses vaines, pour s’engager dans une croisade de responsabilités au service du peuple, en écoutant, en entendant et en comprenant les plaintes des populations de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niasse demande à l’Etat de laisser la Senelec piloter la gestion de l’énergie&lt;br /&gt;Le leader de l’Alliance des forces du progrès (Afp), Moustapha Niasse a préconisé une sortie de crise dans le domaine de l’énergie. Selon lui, la production d’énergie au Sénégal est devenue un casse-tête lancinant et durable, autant tant pour le gouvernement que pour les consommateurs d’électricité, donc pour la croissance et le développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet effet, l’ancien Premier ministre du Sénégal a préconisé que la Senelec devienne autonome et que le ministère de tutelle arrête de s’occuper des problèmes énergétiques. « Le ministère de l’Energie, en conséquence, ne doit plus s’occuper des commandes de fuel et de gaz, encore moins des équipements de la Senelec, comme c’est le cas à la Sonatel dans la gestion de laquelle le ministère de tutelle, celui chargé des Télécommunications, n’est nullement mêlé, de près ou de loin». Et M. Niasse de se demander « pourquoi ce qui est possible à la Sonatel ne le serait-il pas à la Senelec, l’une et l’autre société occupant, chacun le sait, une place première dans le développement et dans la modernisation du Sénégal». Ainsi Moustapha Niasse au niveau structurel soulignera que la Senelec doit retrouver, comme il y a une vingtaine d’années, la possibilité de négocier elle-même, en toute sérénité, dans la transparence et en toute indépendance, les contrats concernant les approvisionnements en combustible et en gaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, « elle négociera et signera, dans des conditions claires, les dispositions contractuelles concernant la période des approvisionnements, la planification des arrivées des bateaux fournisseurs, les prix d’acquisition du fuel et du gaz ainsi que le respect scrupuleux des quantités commandées et de la certification sécurisée de la qualité des produits fournis» a soutenu M. Niasse. Et de poursuivre « le ministère de l’Energie doit se limiter à l’exercice de la tutelle, en s’assurant que le courant électrique soit disponible, en permanence, pour les entreprises, les ménages, les Pme Pmi, les hôpitaux, les établissements d’enseignement, les services et les lieux du culte. Dans ce cas de figure, le Conseil d’Administration de la Senelec et le Directeur général de la société seront seuls responsables de la gestion de la compagnie et de l’accomplissement de ses missions.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mesures pratiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Niasse dans la problématique de l’énergie a préconisé des mesures pratiques. Selon M. Niasse, il faut établir, de manière claire et définitive, avec le concours de la Cour des Comptes, le montant de l’endettement effectif de la Senelec au 28 février 2011. « Il faut identifier les créanciers de la Senelec et négocier avec chacun d’eux un échéancier de paiement des créances dues,dans le but de pouvoir assainir, dans les délais les plus raisonnables, la situation de trésorerie de la Senelec .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obtenir du Trésor public sénégalais, pour moitié et pour bailleurs de fonds, pour l’autre moitié, les crédits nécessaires pour libérer la Senelec de son endettement vis-à-vis de ses créanciers, dans les délais fixés d’un commun accord avec ces derniers. Pour couvrir la moitié des crédits nécessaires au paiement des créances dues par la Senelec, il est possible d’envisager une réduction de 30% à 40 % du budget alloué à la Présidence de la République pour l’année 2011 ; Cette mesure permettrait de rassembler entre 30 et 40 milliards de francs CFA pour l’année en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces montants seraient mis à la disposition de la Senelec par le Trésor public, au motif que la question de l’Energie constitue une urgence nationale de même qu’une source possible de déstabilisation du pays, au plan économique et au plan politique. Elaborer, immédiatement, un plan de réduction des coûts directs du train de vie de l’Etat, en ce qui concerne les dépenses budgétaires dont l’utilité n’est pas prouvée. Les exemples foisonnent, à cet égard. Dès le départ, deux chapitres devraient être touchés, par une réduction de 50% des montants inscrits sur le budget 2011 : le coût des déplacements du Chef de l’Etat à l’étranger et les crédits de frais de missions des fonctionnaires et autres agents publics durant l’année 2011».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la préconisation de solutions considérées comme urgentes, M. Niasse en déduit que de telles propositions ne peuvent être acceptées et mises en œuvre que si le Chef de l’Etat en personne et son gouvernement acceptent le sacrifice d’abandonner les discours et les promesses vaines, pour s’engager dans une croisade de responsabilités au service du peuple, en écoutant, en entendant et en comprenant les plaintes des populations de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les causes des délestages&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le leader de l’Afp, les causes des délestages intempestives sont dues en grande parti par une mauvaise politique gouvernementale. Une situation qui résulte selon lui des divers facteurs que sont, tour à tour, l’imprévision dans la planification de la production d’électricité, la non prise en compte de l’augmentation des consommateurs (entreprises, ménages, services, institutions publiques et organismes sociaux), l’opacité et les combines qui accompagnent les contrats d’approvisionnement dans les matières de base (fuel et gaz), la corruption qui en est la caractéristique principale et la non implication de la Senelec en tant qu’entreprise essentielle, dans le processus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Moustapha Niasse, il s’y ajoute le manque de transparence dans la gestion du secteur. « Une gestion qui est assurée à 90% au moins par le ministère de l’Energie, en lieu et place de la Senelec elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niasse demande à l’Etat de laisser la Senelec piloter la gestion de l’énergie&lt;br /&gt;De ce fait, la mission de tutelle qui est celle du ministère dans ses rapports avec la Senelec, s’est transformée en un comportement de substitution pure et simple, qui fait du ministère de l’Energie la société chargée de produire et de vendre l’énergie, de négocier et de signer les contrats d’approvisionnement en combustible et en gaz et de se livrer à la recherche de financements bancaires ou autres à la place de la Senelec » a renseigné M. Niasse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Cette fois-ci, ce sera pour le compte de la Coalition Alternative 2007 (CA 2007) qui regroupe onze partis politiques et plusieurs associations. Moustapha Niasse est un Homme d’Etat dans tous les sens du terme, qui jouit d’une très bonne image en Afrique et dans le monde. Ancien secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan s’était servi de son savoir-faire pour ramener la paix et un peu plus de stabilité en République démocratique du Congo (RDC), avec le succès que l’on sait. Musulman convaincu, Moustapha Niasse prône un islam tolérant et garde d’excellentes relations dans les monarchies du Golfe. Il est avec le révérend Desmond Tutu, le seul représentant africain au sein du très restreint club, le High Level Group des Nations-Unies. Il est très apprécié par la Mère de la nation sud-africaine, Winnie Mandela. Il a le numéro de téléphone direct de Thabo Mbeki. Il déjeune avec le patriarche Ondimba. Il a un accès direct aux différents Grands de ce monde, qu’ils soient européens, américains ou asiatiques. La CA 2007, en le désignant pour porter ses couleurs, a fait le bon choix. Moustapha Niasse dispose de tous les atouts pour devenir le prochain président du Sénégal. Le Sénégal de ce début 2007 a besoin à sa tête d’un homme rigoureux, stable, intègre et compétent comme Moustapha Niasse. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter aux Sénégalais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux connaître ce candidat, votre bimensuel s’est rapproché de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1. Afrique-Education : Monsieur le Secrétaire Général, vous venez de terminer votre mandat d’Envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC. Que peut-on garder de ce mandat spécial ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au mois de mai 2001 que le Conseil de Sécurité de l’ONU m’a désigné, sur une proposition commune de M. Kofi Annan et de l’ancien Président du Botswana, Sir Ketumile Masiré, alors Facilitateur du Dialogue intercongolais, comme Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU sur le processus de paix en République Démocratique du Congo. Une Résolution de l’ONU définissait le contenu de ma mission et les objectifs qui m’étaient assignés. A savoir organiser des consultations avec les Chefs d’Etat du Rwanda et de la RDC pour les conduire à signer un accord de paix. Ensuite, réunir à Prétoria les composantes et entités congolaises, au nombre de huit, et obtenir d’elles un cessez-le-feu définitif pour aller avec elles à la signature d’un Accord global et inclusif. Enfin, élaborer une Constitution pour une période de transition de deux années et, une fois cela obtenu, préparer le passage aux élections, tout cela sous l’égide de l’ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une équipe de neuf personnes a été mise à ma disposition, à cet effet. Grâce à Dieu et aux prières de mes parents, j’ai pu accomplir cette mission, sur une période de 18 mois et nous avons signé l’Accord global et inclusif de Prétoria le 17 décembre 2002. C’est l’aboutissement de ce processus que nous avons consacré, le 6 décembre 2006, à Kinshasa, par la prestation de serment du Président Joseph Kabila, Président élu de la RDC , en présence de nombreux Chefs d’Etat et des représentants de la communauté internationale. Aujourd’hui, la RDC entame une nouvelle étape de son destin et de son histoire. Le peuple congolais a prouvé qu’il était capable de réaliser son unité autour de l’essentiel et d’assumer ses responsabilités dans le concert des nations. Je remercie le Secrétaire Général de l’ONU, un homme d’éminentes qualités et un diplomate exceptionnel, pour la confiance qu’il a placée en moi, de même que j’exprime ma gratitude à l’endroit du peuple congolais qui a soutenu mon action, tout au long de ma mission, et qui m’a adopté comme un frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;2. Vous êtes également membre du High Level Group des Nations-Unies. Qu’est ce que c’est ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la base d’une Résolution de l’Assemblée Générale de l’ONU, le Sommet du Millénium a adopté, à New York, l’idée de créer une Alliance des Civilisations, dans le double but de réduire voire de faire disparaître la fracture existant entre le monde judéo-chrétien occidental et le monde islamique, d’une part, et de favoriser un dialogue cohérent et propice à la paix entre les cultures et les civilisations, de par le monde. D’autre part, M. Kofi Annan, Secrétaire Général de l’ONU, ayant reçu pour mission de préparer la réalisation de ce projet, a désigné 18 personnalités regroupant l’ensemble des aires de culture et de civilisation, dans le cadre d’un Groupe de Haut Niveau dont la mission était de lui présenter un rapport sur le sujet, avec des propositions concrètes. Une période de 18 mois nous était donnée pour travailler sur le projet. L’Afrique au Sud du Sahara était représentée dans ce Groupe de Haut Niveau, par l’Archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix et citoyen sud-africain et par moi-même. La désignation des membres du Groupe de Haut Niveau s’est faite intuiti personae. Sur le reste de l’Afrique, un Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, un ancien Ministre de l’Education de Tunisie et le Directeur de la Bibliothèque d’Alexandrie en Egypte, complétaient les cinq représentants du continent africain. Les Premiers Ministres d’Espagne et de Turquie ont parrainé, activement, le projet. Après quatre sessions tenues successivement à Palma de Majorque, dans l’Etat du Qatar, au Sénégal et en Turquie, les conclusions de nos travaux ont été présentés, à Istanbul, à la mi-novembre 2006, sous la forme d’un rapport, au Secrétaire Général de l’ONU et aux Chefs de Gouvernement de l’Espagne et de la Turquie. Le successeur de M. Kofi Annan gérera la suite du processus et procédera, plus tard, à la mise en place de l’Alliance des Civilisations, sous l’égide de l’ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;3. Au même moment où vous effectuez cette mission onusienne, vous suivez de près la situation politique sénégalaise à quelques semaines de la présidentielle du 25 février prochain. En tant qu’ancien Premier Ministre, vous êtes responsable d’une partie des résultats des libéraux. Quel bilan faites-vous de votre passage dans le premier gouvernement d’Abdoulaye Wade ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’on a été Premier ministre et Chef du Gouvernement dans un pays donné, l’on assume toujours une part du bilan du régime, pour la période de temps pendant laquelle ces fonctions ont été exercées. Sous ce regard, ayant pris part, à un niveau élevé, à la conduite des affaires du Sénégal, sous le régime de l’alternance, pendant près d’une année, il est évident qu’il n’y a pour moi aucune difficulté à accepter ma part de responsabilité. Pendant les 11 mois où j’ai été Premier ministre du président Abdoulaye Wade, je me suis évertué à initier et à entreprendre des actions cohérentes, en concertation avec le Chef de l’Etat, dans les divers domaines de l’économie de notre pays, dans celui de la consolidation de l’Etat de droit, dans le soutien aux franges fragiles de la société sénégalaise comme les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les chômeurs, le monde paysan, les artisans. Dans le même temps, j’ai assisté le Chef de l’Etat dans sa volonté de promouvoir une image du Sénégal, en Afrique et ailleurs, qui reflète les valeurs de notre pays, dans le respect de nos partenaires et dans la gestion de nos intérêts communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est après mon départ du Gouvernement - un évènement survenu par la Grâce de Dieu et au moment où il le fallait - que certaines dérives ont commencé, çà et là, à surgir dans le mode de gouvernance du Sénégal. Ces dérives continuent, aujourd’hui, de plus belle, par des scandales financiers connus des Sénégalais, des arrestations et des détentions arbitraires y compris parmi les journalistes, inspirées sinon organisées par le pouvoir politique au sommet de l’Etat. Le favoritisme, le clientélisme, les attitudes de parti pris, le manque de transparence, sont devenus monnaie courante dans notre pays, jusqu’à la gestion unilatérale et monopolistique du dossier des élections, où le pouvoir en place se taille toujours la part du lion, en ignorant les droits de tous les autres. L’accaparement des médias publics relève du même mal-vivre que subissent les citoyens, par un matraquage médiatique de tous les jours qui les désinforme et les déstabilise, tout à la fois, alors que la misère s’accroît, alors que les denrées de première nécessité deviennent inaccessibles alors que les pénuries de gaz et de carburant se répètent et se prolongent, alors que l’école sénégalaise est paralysée par les grèves et que le train de vie de l’Etat se déroule sous nos yeux, dans une intolérable ostentation et sans limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journalistes sénégalais, qui ont joué un rôle décisif dans la proclamation rapide et vraie des résultats du scrutin du 19 mars 2000 et qui ont ainsi contribué à sauver la démocratie sénégalaise, à cette occasion, sont aujourd’hui harcelés, malmenés, menacés de mort ou de molestation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La jeunesse sénégalaise, qui s’était mobilisée pour conduire à la victoire de l’alternance en 2000, prend, présentement, la direction de l’Espagne, dans des pirogues de fortune, sans sécurité, au milieu de la nuit, pour échapper aux contrôles de la police des frontières, parce que cette jeunesse a perdu ses repères face à un régime qui a décidé de tourner le dos à toutes les promesses faites par le président Abdoulaye Wade lui-même, avant son élection. Une bonne partie de ces jeunes a sombré au fond de l’océan et des corps sans vie continuent d’être rejetés par la mer sur les côtes mauritaniennes, brésiliennes et même vers les Caraïbes, jusqu’à l’Ile de la Barbade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fonds National de Promotion de la Jeunesse a fourni la preuve de ce que le régime de M. Abdoulaye Wade ne peut réaliser aucun projet qui soit exploité et mis à la disposition des Sénégalais, de manière équitable, juste et transparente. C’est ainsi que ce Fonds traîne un déficit profond de plusieurs milliards de francs cfa qui sont le fruit de nombreux dysfonctionnements relevés, en grande partie, chez les mutuelles. Le cahier de charges de ce Fonds n’a pas été respecté et ses critères de sélection des bénéficiaires des prêts et des financements de projets ont été élaborés sur des bases discriminatoires privilégiant l’appartenance des jeunes promus au parti de M. Abdoulaye Wade lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau des femmes, c’est la catastrophe également. Leur situation ne s’est guère améliorée. A peine 5 % des crédits classiques annuels leur ont été accordés pour leurs activités de tontines (caisses de micro-crédit alternatif), de coopératives agricoles et autres. Dans d’autres régions du pays, le financement de leur fonctionnement est tout simplement inexistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bilan de notre passage au Gouvernement est acceptable. Pendant onze mois, temps assez court, du reste, nous avons, avec le Chef de l’Etat, équilibré la campagne de commercialisation des arachides, finalisé la création, avec le Maroc, de la Compagnie Air Sénégal International, bouclé le financement de la route Diamniadio – Kaolack, avec l’Union Européenne et la BOAD. Les difficultés macro-économiques pouvaient être résorbées par mon successeur à la primature afin que le Gouvernement de coalition puisse réaliser les réformes nécessaires. Mais la politique politicienne a pris le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;4. Sur le plan international, les libéraux ont commis d’énormes aberrations diplomatiques avec la rupture brutale des relations entre le Sénégal et Taiwan, relations vieilles de plus d’une décennie qui avaient permis l’équipement de votre pays dans beaucoup de domaines. Une telle décision est-elle une bonne chose pour le Sénégal ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine continentale constitue, depuis des milliers d’années, un cadre de culture et de civilisation lié à l’évolution historique du monde. Depuis les anciennes dynasties et la construction de la Grande Muraille de Chine, ce pays a suivi une évolution qui ne peut être ignorée des autres puissances du monde. C’est en 1949 que la République de Chine, appelée Formose, puis Taiwan, a vu le jour lorsque le Général Tchang Kaï Chek s’est installé sur cette île pour y fonder un Etat. Beaucoup de pays, aujourd’hui, entretiennent des relations politiques et diplomatiques officielles avec Pékin, en ayant des Bureaux économiques à Taipeh. Nombreux sont ces pays, parmi lesquels figurent de grandes puissances occidentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui empêcherait le Sénégal de s’orienter vers une pareille formule, en entretenant avec Pékin le même type de relation que ces grandes puissances, sans ignorer vingt et un millions de Taiwanais qui vivent dans l’Ile ? Qu’est-ce qui dit qu’un jour les deux entités ne se retrouveront pas, la main dans la main, sur la base historique de leur culture commune ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’il faut condamner dans la rupture des relations entre Taiwan et le Sénégal, c’est la manière utilisée car et surtout en diplomatie, la courtoisie et la sérénité sont de rigueur jusque dans les moments d’adversité les plus durs. La désinvolture qui a marqué la décision unilatérale prise par Dakar de rompre ses relations avec Taïwan pouvait être évitée. La reconnaissance doit aussi exister dans les relations entre Etats.  Cela étant, la Chine de Pékin est un partenaire de première qualité pour un pays comme le Sénégal. Et ce pays est membre permanent du Conseil de Sécurité. Il figure comme un producteur de biens industriels et il sera bientôt un pourvoyeur de technologies. C’est une puissance nucléaire. Sa démographie en fait un marché important dans de nombreux domaines. Le Sénégal a donc raison de renouer avec Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;5. Sont-ce tous ces échecs des libéraux qui vous ont obligé à démissionner de votre charge de Premier Ministre?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas démissionné de ma charge de Premier ministre. Parce que je respecte le peuple sénégalais et parce que je dois, à l’égard de ce peuple, toujours poser des actes responsables et utiles. C’est pourquoi, je n’ai jamais envisagé de claquer la porte de la primature, au moment où de grandes urgences nous appelaient pour changer notre pays et l’engager, avec lucidité, dans la voie du développement. Je pensais pouvoir convaincre le Chef de l’Etat d’ajuster son mode de gouvernance publique. Mais il s’est entêté. Dès lors, il m’était devenu impossible de continuer de collaborer avec lui, à cause, principalement, de sa tendance trop personnelle à décider de tout et tout seul, sans consulter personne, sans utiliser une grille d’analyse fondée sur le sentiment de l’intérêt général. Il suit ses propres réflexes et agit par intuition. Lorsqu’il s’agit d’un individu, les erreurs qu’il commet ne concernent que sa personne, sa famille, son entourage. Mais quand il s’agit de tout un peuple, les dégâts sont pernicieux, profonds, souvent non réparables, et préjudiciables à tout un pays. Nous nous sommes séparés dans le calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mars 2001, il a souhaité, plusieurs fois, que l’Alliance des Forces de Progrès, notre parti et moi-même, retournions travailler avec lui. Nous lui avons, chaque fois, opposé un refus courtois mais ferme. La dernière tentative, à cet égard, remonte au 8 novembre 2006, sans succès, malgré les affabulations et les montages verbaux qui ont été agités, au lendemain de notre dernière rencontre, par certains, dans sa proximité, sur des bases purement mensongères et sans aucun lien avec la réalité des faits. Tout cela est vain. Le service du peuple requiert rigueur, persévérance et patience, au-delà du patriotisme et de l’esprit de sacrifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;6. Il y a quelques semaines, le gouvernement a enclenché le processus électoral dans la controverse. Les conditions de ce processus garantissent-elles de réelles élections libres et transparentes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’étape actuelle du processus électoral au Sénégal, tous les actes posés par le pouvoir en place, indiquent que ce processus ne revêt aucune transparence. Depuis les inscriptions sur les listes électorales jusqu’à la distribution des cartes d’électeurs, les citoyens sénégalais ont noté, faits et preuves à l’appui, que le régime de Maître Wade a tout entrepris pour fausser, à tous les niveaux, les élections de 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’augmentation des salaires et des indemnités des fonctionnaires de l’Administration territoriale (Gouverneurs, Préfets et sous-Préfets), parfois par un doublement des montants versés, ne vise qu’un objectif : obtenir une complicité active dans le déroulement des opérations, dans la gestion des urnes, dans la comptabilité des votes et dans l’établissement de certains papiers concernant le décompte des voix. Il a fait de même pour les policiers, le magistrats et autres corps de fonctionnaires, de manière sélective. Evidemment, tous les fonctionnaires de l’Administration ne sont pas des corrompus. Mais le risque demeure. Ensuite, le Chef de l’Etat refuse de rendre publique la carte électorale, c’est-à-dire le nombre et l’implantation des bureaux de vote, pour pouvoir créer des bureaux fictifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;7. Quelles sont les exigences de l’AFP à propos de ce processus électoral ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En démocratie, la revendication la plus naturelle en matière d’élections concerne trois principes qui portent sur les concepts de transparence, de régularité et de contrôle contradictoire et public du résultat des urnes. Sans que l’Administration ou le pouvoir politique puissent s’octroyer des privilèges susceptibles de leur faciliter un détournement du vote des électeurs ou la falsification des résultats des bureaux de vote. Le régime du président Wade compte sur de telles pratiques.  Ce qu’attend notre parti, c’est le libre accès de tous les électeurs aux bureaux de vote, l’absence de toute tentative d’influencer les électeurs ou de les soumettre à des menaces, le respect de la loi électorale et la publication immédiate des résultats, de manière à les rendre infalsifiables entre les lieux de vote et Dakar. En résumé, nous exigeons que la loi soit respectée dans toutes ses dispositions et que le peuple souverain ait le dernier mot dans le choix de ceux et de celles qui vont conduire son destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;8. En dehors de ces médias d’Etat, d’autres institutions de la République sont devenues des instruments du parti au pouvoir. La Direction des Investigations Criminelles (DIC), par exemple, est devenue, sous les libéraux, une sorte de CIA sénégalaise dont les fonctionnaires pour garder leur place et faire allégeance au président Wade, se livrent comme leurs collègues américains à des faux et usages de faux pour incriminer les adversaires politiques du pouvoir…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vous savez qu’un peuple ou une société humaine entrent en décadence lorsqu’ils commencent à tourner le dos aux valeurs qui devraient faire leur propre grandeur. L’esprit de solidarité, le souci de vérité, la générosité dans les relations sociales, l’honnêteté dans la pensée et dans l’action, le souvenir glorieux du passé, le sens de l’amitié et la fidélité aux principes, constituent la base de ces valeurs sans lesquelles les hommes deviennent des animaux. Il n’y a que le pouvoir de Dieu qui est éternel et tout autre pouvoir est destiné à prendre fin et à se perdre dans les méandres de l’histoire. Tout dirigeant politique doit se soucier, après sa disparition, de laisser le souvenir, aux générations qui viennent après lui, de l’attachement qu’il a eu à l’endroit de ces valeurs qui, seules, confèrent à l’individu une existence après la mort au sein des sociétés qui continuent de cultiver sa mémoire et de formuler en sa faveur des prières. Les gangsters et les dictateurs disparaissent à jamais dans l’esprit des hommes, lorsqu’ils perdent leur pouvoir de violence ou de destruction et ils sont assimilés à Cheytan, le diable apocalyptique. Ils sont maudits chaque fois que l’esprit humain pense à la vie qu’ils ont vécue sur terre. Ce sont ces données là que traduisent, aujourd’hui et au Sénégal, les comportements de certains décideurs politiques qui vivent du sang des citoyens, lorsqu’ils ne manquent de rien quand le peuple manque de tout. Mais, tôt ou tard, le changement arrivera, car seul Dieu est en dehors du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;9. L’augmentation du nombre de députés et la création de nouvelles circonscriptions électorales sont perçues par certaines formations comme un tripatouillage constitutionnel du gouvernement. Quelle est la position de l’AFP sur cette problématique ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Augmenter le nombre des députés de 120 à 150 ne changera rien à la situation de pauvreté des Sénégalais, aux délestages que la compagnie nationale d’électricité impose aux familles, aux hôpitaux, aux écoles, aux entreprises, aux églises et aux mosquées, plusieurs fois par jour. Sans que, pourtant, les factures d’électricité baissent. Bien au contraire, les augmentations du prix de l’électricité se répètent, sans aucune annonce officielle, presque dans la clandestinité, frappant jusque dans les ménages les plus démunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au surplus, augmenter le nombre de députés ne peut améliorer pas la situation des travailleurs, dans les villes comme dans les zones rurales. Bien au contraire, la cherté des produits alimentaires, l’augmentation du prix du transport, l’augmentation des prix du carburant, le coût progressif des fournitures scolaires, grève le budget des familles et réduit le nombre de repas de trois à un, chaque jour. Evidemment, le président de la République, lui, ne subit aucun de ces maux et il voyage beaucoup, par ci par là. C’est facile, mais sans aucune utilité pour le peuple.  Au fond, le régime actuel rêve, sans doute, du retour à l’Assemblée Nationale d’une majorité mécanique progouvernementale dont le seul rôle sera de voter « toutes lois » commanditées par le régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;10. Pourriez-vous nous donner quelques grandes lignes de votre projet de société pour le Sénégal des cinq prochaines années ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux rien vous dire actuellement, sans les décisions des instances de mon parti et de nos partenaires de la coalition pour l’autre alternance. Nous voulons offrir une ère nouvelle de bien-être à nos concitoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11. Deux élections seront suives de très près en Afrique en 2007 : les présidentielles nigérianes et sénégalaises. Mais c’est celle du Sénégal qui inquiète le plus la communauté internationale. Le président Wade avait pour son meeting politique du 11 novembre 2006 à Thiès, conforté des rapports confidentiels des renseignements généraux occidentaux sur la politisation excessive des milices islamiques d’obédience mouride dont certaines avaient des relations insoupçonnées avec le wahhabisme saoudien (islamisme radical). En tant que membre du High Level Group de la Commission de l’Alliance pour le Dialogue des Peuples de l’ONU, et leader politique sénégalais, quelle garantie donnez-vous à l’opinion internationale qui redoute une probable talibanisation du Sénégal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le régime en place au Sénégal a administré la preuve de son option sans équivoque en faveur de tous moyens susceptibles de l’aider à demeurer au sommet de l’Etat, sans aucune référence à la morale républicaine. Le parti du président Wade a toujours entretenu des milices, en toutes occasions, pendant qu’il était dans l’opposition. De nombreux éléments ont été transférés depuis ces milices dans des structures officielles de police ou de sécurité, avec des grades élevés, sans aucune formation préalable et sans avoir suivi les filières par lesquelles sont passés les Sénégalais qui se sont engagés, selon des procédures normales, pour faire carrière dans ces structures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pendant que les milices du président Wade continuent d’être actives, dans et en dehors des circuits officiels, d’autres franges ont pensé, à tort, qu’elles pouvaient aussi organiser leurs propres milices. Lorsque celles-ci s’habillent d’une teinte religieuse, personne ne sait où peut mener une telle pratique. En l’état actuel des choses, il ne semble pas que le président Wade, qui utilise ces groupes, ait l’intention de faire en sorte que la loi et la sécurité des citoyens au Sénégal soient respectées. Au départ du régime actuel, nous réorganiserons ce secteur. La loi et l’ordre reviendront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entendons, pour ce qui nous concerne, demeurer mobilisés au service des acquis de la démocratie sénégalaise. Pour que le peuple soit placé dans des conditions favorables à un développement concerté, utiles à tous. La solution de la crise casamançaise relève de ce domaine. Ce dossier ne prendra fin qu’à l’issue de négociations menées avec sérieux et avec une volonté inébranlable de ramener la paix dans le sud de notre pays. Dans tous les cas, la lutte contre le terrorisme et la violence est un impératif de sécurité et de paix. Notre engagement sur le sujet est clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;12. Le leader des libéraux qui est le troisième doyen des Chefs d’Etat de la planète après Fidel Castro de Cuba et Robert Gabriel Mugabé du Zimbabwé, doit-il se succéder à lui-même ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ma culture de Croyant - et de ce point de vue là les Musulmans et les Chrétiens se retrouvent - ne me permet pas de me réjouir de l’état de santé d’un autre être humain. Si le président Wade connaît des ennuis d’ordre médical, je prie le Seigneur de lui redonner la santé.   Par ailleurs, je me suis toujours interdit toute attaque personnelle contre le président Abdoulaye Wade ou contre sa famille. Je m’oppose à sa politique et à sa manière de gouverner le Sénégal, à l’opposé de ce qu’il avait promis. Il devrait, il aurait dû s’inspirer de la leçon de sagesse donnée à l’Afrique et au monde par Madiba, le Président Nelson Mandela. Nelson Mandela demeurera, pour toujours, un exemple et une référence dans l’ordre de grandeur des grands hommes de ce monde, pour avoir su ce qu’est le sens du pardon et la capacité d’oublier lorsque l’oubli libère l’individu de tout esprit de rancune ou de revanche. Nelson Mandela a quitté le pouvoir, en sage de l’Afrique, sachant que c’est par les actes qu’il pose que l’homme se distingue dans une société, comme un soleil qui brille de mille feux au firmament des vertus qui perpétuent l’histoire de l’humanité, dans son éternité et dans son universalité infinie.  Le président Abdoulaye Wade est-il capable d’avoir de tels comportements, de s’élever à ce niveau, de s’inscrire dans la durée des références imprescriptibles dans la lignée des guides qui font l’histoire des peuples? La question reste posée. La réponse dépend de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Koffi Sylvain Sasse&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Tous les dirigeants du monde sont soumis à cette règle, dont il découle des pratiques, des modalités et des procédures inscrites dans un code de conduite international dont les fondements figurent dans la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques qui engage, dans ses dispositions pertinentes, l’ensemble des Etats qui constituent la communauté internationale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous ce regard, le respect d’autrui commence toujours par le respect de soi-même, tant il est vrai que dans un domaine aussi sensible que la diplomatie les devoirs des uns protègent les droits des autres et inversement, dans un dialogue fécond et mutuellement utile, dans la courtoisie, le respect des règles de bienséance et un humanisme de tous les instants reposant sur les vertus de générosité et de rigueur dans les relations humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Bureau politique de l’AFP, il ne s’agit pas de vouloir donner des leçons à qui que ce soit dans ce domaine particulièrement singulier. Cependant, il est du devoir des Sénégalais de rappeler, dans le calme et dans la sérénité que la diplomatie ne devrait pas se conjuguer avec la violence. Elle est plutôt consubstantielle d’un échange de raison nourri de convivialité et d’intérêts réciproques. Ces intérêts sont compris, promus, défendus et préservés pour le bénéfice de chaque nation, dans un environnement d’interdépendance que l’avènement de l’ère de la mondialisation vient confirmer dans toutes ses dimensions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La multiplication récente d’incidents diplomatiques, bruyants, inutiles et couteux, survenant à intervalles réguliers, dans nos rapports avec des partenaires au développement, n’apporte rien de décisif à notre pays, dans son évolution et dans son progrès. Bien au contraire, des situations de cette nature portent préjudice, à des degrés divers, à l’image de stabilité et de responsabilité qui était naguère reconnue à notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que chaque nation membre de la communauté internationale a ses intérêts propres, ses priorités, ses ambitions et ses projets. Ces réalités et exigences n’ont de valeurs intrinsèques que lorsqu’on les situe, au nom du principe d’interdépendance et de souveraineté, dans un esprit de coopération pacifique avec les autres nations, dans le cadre d’une compréhension mutuelle sous-tendue par la reconnaissance des obligations et des droits de chacun..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine la clameur provoquée par l’affaire Clotilde Reiss a-t-elle commencé de s’apaiser, voilà que Me Abdoulaye Wade, pour la première fois dans les annales diplomatiques du Sénégal, convoque la presse, y compris la Télévision nationale, et soumet l’Ambassadeur d’un pays partenaire à un exercice médiatique incongru. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce là la meilleure manière de faire connaitre à un pays partenaire le malaise créé par la publication, par voie de presse, d’une lettre contenant des constats et des recommandations portant sur les règles de bonne gouvernance et de bonne gestion du bien public ? L’usage donne la possibilité au pays qui s’estime lésé d’appeler son Ambassadeur en consultation, selon la formule consacrée, en guise de réaction ; dans un premier temps. A la suite de quoi, des procédures sont prévues dans la pratique diplomatique et peuvent être mises en œuvre, graduellement en fonction de l’évolution du contentieux considéré. Dans tous les cas de figure, il existe, des limites à ne pas dépasser, dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au surplus, et dans cette affaire, déclarer que le Sénégal est prêt à renoncer aux financements programmés dans le cadre du MCA, ne saurait relever de la compétence exclusive du chef de l’Etat, lequel a l’obligation de consulter les institutions supposées représenter le peuple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous les cas, le Sénégal ne peut se développer aussi longtemps que les principes de transparence et de bonne gouvernance ne permettront pas de conduire une lutte efficace contre la corruption, le gaspillage des deniers publics et un train de vie dispendieux de l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause, le Bureau politique de l’AFP tient à souligner, pour l’histoire, qu’aucun Sénégalais ne doit ni ne saurait accepter que l’honneur et la dignité de notre pays soient bafoués ni ses intérêts légitimes mis en cause. Mais la diplomatie a ses règles intangibles et le chef de l’Etat doit apprendre à se tenir et à se retenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Le leader syndicaliste analyse le projet de réforme du Code du travail dans ses articles L42 à 47, sur les Contrats à durée déterminée (Cdd) et qualifie le projet de « criminel». Il lance un appel à l’unité d’action de toutes les centrales pour faire reculer l’Etat sur ce projet de loi qui, selon lui, risque de précariser l’emploi au Sénégal. Il se prononce également sur la politique de volontariat, les 40% du budget déclarés alloués à l’Education nationale, ainsi que sur l’état d’avancement du protocole d’accord d’août 2009.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ca9aebi-cyxsf2dktjquqj8wbn.hop.clickbank.net/?tid=STUFF3" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans quel état d’esprit l’Unsas prépare-t-elle la fête du Travail, le 1er mai ?&lt;br /&gt;La fête du 1er mai constitue un enjeu pour l’Unsas (Ndlr : Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal) qui, chaque année, a travaillé à lui donner toute sa grandeur et toute sa signification. C’est un grand moment de mobilisation, de revendication et de protestation, mais également une fête qu’il faut célébrer dans la dignité pour élever le niveau de conscience des populations, en général, et des travailleurs, en particulier. Mais aussi pour apporter une tonalité à la gestion de la revendication et de la lutte. Depuis quelques années, nous avons inscrit notre action dans la recherche de l’unité des travailleurs. C’est pourquoi, en 2009, nous sommes arrivés à un défilé unitaire qui, malheureusement, n’a pas rassemblé toutes les centrales syndicales, mais qui a été une étape significative. Nous avons travaillé à un boycott collectif de la cérémonie protocolaire à la Présidence de la République pour qu’on en finisse avec ce cercle pernicieux des rencontres et des messes qui ne débouchent pas sur le règlement de la revendication. Le 1er mai 2010, nous voulons l’inscrire également dans cette même logique de recherche effrénée de l’unité pour faire converger tous les ruisseaux du mécontentement en un torrent revendicatif…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ce32c6h2j7opc3ejzcggia2zfo.hop.clickbank.net/?tid=STUFF4" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelles seront les revendications phares de cette année-ci ?&lt;br /&gt;Pour cette année, il y a encore le respect du protocole d’accord d’août 2009 qui a fait l’objet d’une évaluation à travers les rencontres que le Premier ministre a initiées avec les centrales syndicales. Nous avons tous réclamé l’application du protocole d’accord d’août 2009. Cela veut dire que la bataille que nous avions menée en mai 2009 reste encore inachevée. Il y a eu des rencontres avant le 1er mai, c’est un acquis par rapport aux engagements du président de la République qui avait souhaité rencontrer les centrales syndicales deux fois dans l’année et le Pm, une fois tous les trois mois. Cela, on n’a jamais pu l’avoir. Même le calendrier avec les centrales syndicales qui avaient commencé à être déroulé n’a jamais connu une matérialisation pour l’Unsas. Le président de la République ne nous a jamais reçus depuis qu’il a annoncé ce calendrier de rencontre avec les centrales syndicales. Certains ont été reçus, alors que, jusque-là, nous sommes dans l’attente d’une audience avec le président de la République dans le cadre des rencontres de concertation, de consultation sur les grands dossiers qui agitent notre pays et sur nos préoccupations également.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1b6b76j8j-nvfravvbsjmniza1.hop.clickbank.net/?tid=STUFF5" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par rapport à la plateforme revendicative de l’année dernière, est-ce qu’il y a des avancées ? &lt;br /&gt;L’application du protocole d’accord d’août 2009 n’est pas satisfaisante. Sur la baisse de la fiscalité, sur la baisse des prix des denrées de première nécessité et des services. Sur la révision du décret sur le travail journalier, la révision du Code la presse, le règlement des entreprises en liquidation. Sur toutes ces questions, le gouvernement est attendu. Sur la question du loyer, vous avez entendu parler des initiatives des parlementaires et de la volonté du gouvernement de contrôler davantage ce secteur, mais nous attendons de voir. La spéculation foncière et la spéculation sur le logement écrasent les travailleurs et les populations. Il n’y a pas encore de mesures hardies, malgré des déclarations d’intention et la volonté exprimée par les parlementaires de contribuer au règlement du problème. Mais qui va contrôler ? C’est là la question. Il y a la violation des droits syndicaux, des libertés démocratiques, il y a des reculs graves dans notre pays avec les interdits de manifestations.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://d47077oyhxkva52526upiwfl2y.hop.clickbank.net/?tid=STUFF6" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ah oui ? C’est aussi grave que cela ? &lt;br /&gt;Mais oui. Et cela va jusqu’au refus de certains patrons d’organiser des élections de délégués dans leurs entreprises. La persécution qui s’abat sur certains travailleurs, comme à Suneor, est inacceptable. Depuis 2001, le patronat refuse d’organiser des élections. On persécute les membres de l’Unsas, avant l’Alternance comme après l’Alternance. La Sonacos et la Suneor appliquent les mêmes démarches à l’égard du Satos (Ndlr : un syndicat-maison) affilié à l’Unsas. La loi sur l’autorité parentale est toujours attendue pour lever toutes les discriminations qui frappent la femme travailleuse. Le président de la République a pris l’initiative de faire voter une loi sur la parité. Mais depuis des années, on se bat pour l’autorité parentale en lieu et place de la puissance paternelle. On ne se presse pas sur ce dossier, mais on accélère l’autre.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://99e0b8k3m5jq812ewyulfk0k95.hop.clickbank.net/?tid=STUFF7" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cela veut dire quoi, concrètement ?    &lt;br /&gt;Cela veut dire que nous nous posons des questions… Il y a des avancées sur l’impôt pour les femmes. Il y a des avancées sur la prise en charge du mari non fonctionnaire et des enfants. Mais ce ne sont que des aspects d’une loi que nous voulons globale pour réformer le Code du travail, le statut en général des fonctionnaires, le Code de sécurité sociale, le Code des impôts, le Code de la famille. Pour le moment, le gouvernement dit avoir élaboré un nouveau texte pour le règlement global sur l’autorité parentale. Mais ce texte n’a pas été soumis aux organisations syndicales pour recueillir leurs suggestions avant même le dépôt de ce projet de loi sur la table de l’Assemblée nationale. Puisque c’est une préoccupation des travailleurs, qu’on puisse les consulter avant le dépôt de ce projet de loi à l’Assemblée. C’est cela que nous attendons des parlementaires. Qu’ils reviennent vers les travailleurs pour les consulter pour avoir une autre lecture du texte pour aller dans le bon sens. Dans tous les cas, si le texte nous parvient, nous irons vers les parlementaires avant qu’ils ne procèdent au vote de cette loi. La loi doit sanctionner les résultats de concertation, de consultation pour aller vers un consensus pour être appliqué dans les meilleures conditions. Sinon, c’est une source de contestations, mais aussi une source de perturbations. Simplement parce que nous n’aurons pas accepté les termes d’une loi qui ne prend pas en compte les préoccupations des travailleurs et des populations.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1484b6k8l-kmm5besgo7h6u6r3.hop.clickbank.net/?tid=STUFF8" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Que pensez-vous du projet de loi sur les Contrats à durée déterminée (Cdd) qui créé beaucoup de bruits présentement ? &lt;br /&gt;L’Unsas a été la première centrale syndicale à sortir un communiqué pour dénoncer ce projet de loi. Nous avons réaffirmé, lors de la dernière réunion du Secrétariat exécutif, qu’il faut proposer aux centrales syndicales une attitude commune face au président de la République, lors du 1er mai, sur cette question. Il faut que toutes les centrales syndicales tirent dans la même direction, puisque l’occasion nous est offerte de nous adresser au président de la République avant le vote de la loi. C’est criminel à tous les égards. Au moment où on parle du travail décent, au moment où on parle de lutter pour l’éradication de la pauvreté, on va vers la précarisation, la fragilisation du tissu social, à une remise en question même de la politique d’emploi. Des Contrats à durée déterminée fragilisent les travailleurs, fragilisent les familles, fragilisent le mouvement social et créent des perturbations dans le tissu social. Les facilités qui sont offertes aux entreprises sont largement suffisantes. On n’a pas besoin de toucher à la législation sociale dans le sens de libéraliser outre mesure les relations entre le patronat et les travailleurs. Il faut un minimum de protection sociale pour garantir la stabilité dans les entreprises, la stabilité dans notre pays et créer les conditions d’un développement dans notre pays. Nous sommes farouchement contre cette initiative gouvernementale déjà saluée par les patrons, c’est évident. Cela va dans le sens des intérêts du patronat et de la grande finance internationale. Mais si les travailleurs ne se battent pas conséquemment sur cette question, ce sera les pertes d’emplois, le chômage endémique, la pauvreté, le malaise social profond et les perturbations durables dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://5f7e1lo8p1qpn58lc7r1zrtmf2.hop.clickbank.net/?tid=STUFF8" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le secrétaire général de la Fgts, Sidya Ndiaye, a lancé un appel à l’union d’action à toutes les centrales syndicales afin de déclencher une grève générale illimitée pour faire reculer le gouvernement. Quelle est la position de l’Unsas sur cette question ?&lt;br /&gt;Cela converge avec nos préoccupations, nos initiatives. Nous avons retenu, en Secrétariat, que notre secrétaire général pose la question aux autres centrales syndicales. Quelle attitude face au 1er mai et à cette rencontre à la Présidence de la République, si le gouvernement persiste dans sa volonté de modifier négativement les articles L42 à L47 du Code du travail. Il faut une attitude commune, d’abord, le 1er mai. Que toutes les centrales syndicales parlent de la même voix contre cette mesure répressive à tous les égards. Il était même possible de boycotter cette cérémonie protocolaire pour faire reculer le gouvernement. Mais le débat n’est pas encore arrivé à ce niveau de réflexion. C’était une autre piste pour faire pression sur le gouvernement. Maintenant, il y a des actions qu’il sera possible d’envisager avec les centrales syndicales. Je ne parle pas, pour le moment, de la grève générale illimitée. Celle-ci répond à des critères, à des conditions d’organisation, de mobilisation, de résistance qu’il faut créer. Sous quelle forme  faudrait-il apporter une riposte vigoureuse ? Cela reste à déterminer dans le cadre des concertations entre centrales syndicales. Mais sur le principe de la riposte, nous sommes parfaitement d’accord. Et nous avons déjà exprimé notre volonté d’aller vers les autres pour qu’on puisse prendre des initiatives.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://d9b93ku0f2kqexfb96zhohcl7z.hop.clickbank.net/?tid=STUFF9" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Venons-en à l’Education, vous dénoncez souvent les quotas sécuritaires, mais il semble que cela fait souvent l’affaire des syndicats ?  &lt;br /&gt;Le quota sécuritaire s’intègre dans une politique globale de recrutement. Aujourd’hui, le système souffre de la baisse de la qualité des enseignants, celle de la qualité des apprentissages et celle des rendements. En partie, cela est dû au mode de recrutement et de formation des enseignants. Pour le mode de recrutement, il y a le quota sécuritaire. Il arrive même que des gens qui n’ont pas subi de test soient recrutés. Il arrive que des gens non diplômés soient recrutés. Cela est apparu aujourd’hui dans le contrôle qui a été effectué. Cela veut dire qu’il faut en finir avec cette manière de recruter des enseignants supplémentaires. Même si les gouvernants se cachent derrière un volet suppléant nécessaire chaque année, il faut revoir le mode de recrutement. Nous avons proposé, dans la période transitoire, qu’on se réfère aux listes d’attente. Le gouvernement, lors des dernières négociations de 2009, avait accepté le principe. Le ministre avait même envisagé de trouver une phase transitoire. Parce que nous avons posé, non seulement le problème du quota sécuritaire, mais aussi le recrutement des enseignants, désormais, à partir du Bac. Cela signifie qu’il y a des mesures à prendre. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://807f4gi0g1yu80fah1wa81tb9-.hop.clickbank.net/?tid=STUFF9" target="_top"&gt;Click Here!&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élection de représentativité syndicale, on l’annonce depuis des années. L’Etat aurait même remis 600 millions FCfa à un responsable de centrale syndicale. Mais rien jusqu’à présent ?&lt;br /&gt;C’est le lieu de rétablir la vérité des faits. L’Unsas, dès sa naissance, avait revendiqué la tenue d’élections générales de représentativité avant l’alternance. Le pouvoir de Diouf a toujours refusé d’aller dans ce sens. Parce que nous avions contesté le monopole des relations professionnelles qui s’étaient établies entre le pouvoir en place et la Cnts qui était affiliée au Parti socialiste. En 1998, les pouvoirs publics avaient préféré organiser des enquêtes de représentativité. Ce sont ces enquêtes qui font toujours foi, qui ont été dénoncées par toutes les centrales syndicales. Même la Cnts qui était classée première n’était pas satisfaite. L’Unsas était classée 2e également, la Csa classée 3e, l’Udts classée  4e, nous avons toujours réclamé des élections.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais répondez donc à la question : pourquoi donc ça bloque ?&lt;br /&gt;Je suis en train de vous expliquer. C’est au lendemain de l’Alternance que le premier gouvernement avait donc accepté d’aller à ces élections. Jusqu’à ce jour, nous n’y sommes pas encore arrivés. Nous avons parallèlement réclamé des subventions aux centrales syndicales. Puisque les syndicats qui sont reconnus d’utilité publique doivent être appuyés par les pouvoirs publics dans le cadre de l’exercice du mandat syndical. Le président de la République en avait accepté le principe et avait promis 600 millions FCfa aux centrales syndicales. Interpellé le 1er mai 2008, le Président Wade a dit qu’il a remis cet argent à la Cnts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Mody Guiro ?   &lt;br /&gt;Oui, à Guiro. Nous en avions contesté le principe durant même la séance du 1er mai 2008. Le président de la République avait même dit qu’il ne se souvenait pas d’avoir promis aux centrales syndicales 600 millions FCfa. Il a fallu sortir le communiqué du Conseil des ministres où il demandait au Pm de prendre des mesures pour la mise en œuvre de cet engagement. Aujourd’hui, cette question est encore inscrite à l’ordre du jour. L’Unsas, en demandant une audience au chef de l’Etat sur ces problèmes, continuera à poser cette équation de la subvention des centrales syndicales. Mais dans la transparence et l’équité. Nous voulons faire inscrire dans le budget de l’Etat une ligne pour la subvention des centrales syndicales. Comme cela se fait au Burkina Fasso, au Bénin et dans d’autres pays où il y a même des subventions aux partis politiques. Parce que ce sont des associations qui sont reconnues d’utilité publique dans l’encadrement des populations, dans la défense de la citoyenneté et de la responsabilité sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces 600 millions étaient remis à Mody Guiro pour sa centrale ou pour toutes les centrales syndicales ? &lt;br /&gt;C’était pour sa centrale. Les autres n’avaient pas vu la couleur de cet argent. Aujourd’hui encore, nous réclamons les subventions dans la transparence et dans l’équité. C’est pourquoi, nous avons toujours refusé. Il y a maintenant les enveloppes qu’on distribuait sous la table à l’occasion du 1er mai. Nous avons dit non ! Il doit y avoir des clefs de répartition. Il doit y avoir un consensus sur ces questions-là. Dans la transparence et l’équité, en fonction de ce que chacun représente. Une bourse du travail pour les centrales syndicales. Au Burkina Fasso, au Bénin, il y a un bâtiment extraordinaire qui est construit pour les centrales syndicales les plus représentatives, comme en Europe et ailleurs. Ici, nous continuons de réclamer une Bourse du travail pour notre centrale syndicale, conformément aux dispositions du Code du travail. L’on a parlé également, il y a quelques années, des 300 millions FCfa dans l’enveloppe qui était affectée aux élections de représentativité, des malversations au ministère de la Fonction publique, de l’Emploi et du Travail. Cette question n’a pas encore été élucidée. Dans tous les cas, nous continuons à réclamer des élections dans des conditions transparentes pour assainir le climat social et moderniser les relations professionnelles dans le pays.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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L’opinion a toujours en souvenir la méthode qui avait été utilisée par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour que Moussa Touré ne soit réélu à la tête de la Commission de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa). Qui ne se souvient encore des attaques du président de la République contre la Fao où se trouve notre compatriote Jacques Diouf qui y occupe le poste de directeur général. La dernière victime, en date, du Président Wade est son ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, dont les services avaient été sollicités par le gouvernement guinéen pour l’organisation d’une conférence sur la démocratie et la bonne gouvernance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis qu’il est démis de son poste de ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, considéré en même temps comme un adversaire politique par le président de la République Me Abdoulaye Wade et son fils Karim, est dans la ligne de mire de ces derniers. L’ancien ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères qui s’est lancé dans la consultance internationale avait été sollicité par l’actuel gouvernement de la République de Guinée pour l’organisation d’une conférence sur la bonne gouvernance et la démocratie. Ce qui doit être une fierté pour le Sénégal que les compétences d’un de ses fils soient reconnues au plan international. Seulement, le président de la République a une appréciation différente de la chose. &lt;br /&gt;Wade a toujours détesté voir quelqu’un, qui est considéré comme son adversaire politique, briller sur le plan international. C’est ainsi que, selon des informations que nous avons recoupées et qui sont de sources sûres, le président de la République, lui-même, a exercé des pressions sur le gouvernement guinéen pour torpiller ce marché confié à Cheikh Tidiane Gadio. Des pressions qui sont payantes, puisque le gouvernement guinéen s’est passé finalement des services de Cheikh Tidiane Gadio. Diplomatiquement, en plus !&lt;br /&gt;En vérité, Cheikh Tidiane Gadio n’est pas le seul à faire les frais de ses pressions qu’exerce Wade sur des gouvernements ou des organismes internationaux pour les faire renoncer à recourir sur des expertises sénégalaises, quand ce sont des hommes qu’il considère comme étant des adversaires politiques. Ces mêmes pressions, le président de la République n’a de cesse de les exercer sur Jean Ping, le président de la Commission de l’Ua, pour qu’il se passe des services de Moustapha Niasse, le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), souvent sollicité pour des missions en Afrique. Le Professeur Abdoulaye Bathily est, lui aussi, victime de ces pratiques. Lui qui est souvent consulté, du fait de sa double casquette de leader de la Ligue démocratique (Ld), mais aussi d’Historien bien au fait de tout ce qui relève de la Géopolitique. C’est encore le président de la République, lui-même, qui s’était farouchement opposé à la réélection de Moussa Touré à la tête de la Commission de l’Uemoa. &lt;br /&gt;Les Sénégalais n’ont certainement pas oublié les méthodes qui avaient été utilisées récemment par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, pour déstabiliser notre compatriote Jacques Diouf en «discréditant» la Fao, dont il est le directeur général. Abdoulaye Wade s’était finalement fait à l’idée de voir Abdou Diouf être élu secrétaire général de la Francophonie, parce que tout simplement celui-ci bénéficiait de l’appui de Jacques Chirac, alors président de la France.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, un large boulevard est aménagé à son fils Karim. Tout puissant, Monsieur Karim Wade est ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures. Ce dernier ne se gêne pas de mobiliser des jets privés, financés on ne sait par quelle alchimie, pour des visites au caractère plutôt…spectaculaire. Des sources diplomatiques s’étonnent d’ailleurs qu’un ministre du gouvernement puisse se permettre de débarquer en Inde, avec un jet privé pour négocier des accords au nom du peuple sénégalais. Alors que les ministres de ces pays, au niveau de vie largement supérieur, voyagent souvent en classe économique, bien soucieux qu’ils sont de bien dépenser l’argent de leurs contribuables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Or, c’est la garantie même qui lui permet de continuer de cette manière que le président de la République voudrait faire disparaître. Par Mohamed GUEYE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché financier sous-régional est devenu le véritable poumon financier du Trésor public sénégalais. Il ne se passe plus de trimestre sans que le gouvernement ne fasse émettre des bons du Trésor, ou d’emprunt obligataire. Et ces émissions à échéances si courtes ne servent manifestement qu’à régler des problèmes urgents de trésorerie, tout en continuant à s’alimenter les unes les autres, par les remboursements des crédits précédents.&lt;br /&gt;Or, vu qu’il semble que l’économie sénégalaise n’est plus maintenant en mesure de générer suffisamment de ressources internes pour faire redémarrer la machine, tous ces recours au marché financier international sont essentiellement couverts par le matelas financier de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), les fameuses réserves de change que le Président Wade tient absolument à voir rapatrier dans nos pays membres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest (Uemoa), pour qu’elles financent les économies à bout de souffle de la sous-région. Or, des spécialistes du ministère de l’Economie et des Finances, parlant sous la garantie de l’anonymat, affirment que dans la situation actuelle, si, par extraordinaire la demande du chef de l’Etat venait à être satisfaite, le pays serait doublement perdant. D’abord, il perdrait la garantie qui lui permet de s’endetter à tour de bras ; et ensuite, les réserves de change, divisées au prorata des dépôts de chaque pays, et de son niveau d’endettement, ne rapporteraient pas grand-chose au Sénégal. En tout cas, moins de 1 000 milliards de francs, aux dires des spécialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un endettement effréné&lt;br /&gt;Pour donner une idée du niveau d’endettement du pays sur le marché financier, ces derniers mois, il suffit d’indiquer qu’il n’y a pas encore une semaine depuis que l’Etat a lancé son premier avis d’appel d’offres de l’année 2010, pour un emprunt obligataire de 30 milliards de francs Cfa, d’un taux d’intérêt de 6%, et pour une échéance de trois ans. C’est dire que les millionnaires qui vont acquérir ces titres, recevront, par titre, 6% d’un million de francs par an, pendant trois ans, avant de recouvrer leur principal, sans aucune difficulté.&lt;br /&gt;Autrement dit, pour 30 milliards qu’il aura encaissés dans cette opération, le gouvernement va sortir chaque année, pendant trois ans, 1,8 milliard de francs Cfa en intérêts. Qu’aura-t-il alors réalisé avec les 24,6 milliards que lui aura rapportés l’opération ?&lt;br /&gt;Avant l’emprunt obligataire, il y a eu la dernière émission des bons du Trésor, la première de l’année en cours, pour 25 milliards de francs Cfa, en février dernier. Ces bons arrivent à échéance 91 jours après, c’est-à-dire, le 13 mai 2010, très bientôt. La Banque centrale, conseiller financier de l’Etat en la matière, s’est félicitée quelques jours après, du succès de l’opération, qui a vu une offre plus importante que la demande qui était émise. Au point qu’au lieu des 25 milliards demandés, ce sont 31 milliards qui ont été retenus. Le 15 décembre 2009, lors de son émission inaugurale sur le marché financier de Londres, pour 200 millions de dollars, le ministre des Finances Abdoulaye Diop, cité dans le communiqué publié à l’issue de l’opération, vantait, une fois de plus, «la qualité de la signature du Sénégal», ainsi que la capacité du pays à diversifier ses sources de financement. Et les 200 millions de cet emprunt obligataire, émis au taux de 8,75%, seraient censés servir au financement de l’autoroute à péage, dont le concessionnaire est déjà choisi, et a apporté son écot…&lt;br /&gt;On ne parlera pas des bons du Trésor émis en août dernier, ni de l’emprunt obligataire qui les a précédés. Sur ce point, la lecture du journal Le Soleil est très édifiante, pour ceux que cela inspire. Il s’agit ici d’indiquer, comme dit plus haut, que le Sénégal s’est engagé dans une spirale d’endettement qui annihile tous les bénéfices des effacements de la dette accordés par les partenaires bilatéraux et multilatéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inflation et dévaluation&lt;br /&gt;Plus encore, avec une économie fortement extravertie, dont la balance commerciale est structurellement déficitaire, seule la garantie de la Banque centrale, à travers ses réserves de change, peut servir de caution au fort taux d’endettement du pays. Si le Sénégal venait à faire défaut à ses préteurs, il peut compter sur les réserves de change de la Bceao pour couvrir sa créance. Or, ce sont ces milliards de francs, estimés à 4 000 milliards, que le Président Wade tient à faire partager entre les différents pays ayants-droit, pour, dit-il, «financer les économies».&lt;br /&gt;Or, ce faisant, il ferait bondir l’inflation sans cause, en créant une masse monétaire importante. Mais, plus encore, disent ses propres fonctionnaires, si cette masse d’argent était redistribuée, le Sénégal n’est pas sûr d’être des mieux servis. Notre niveau d’endettement a écorné notre capacité à constituer une épargne, malgré les performances de notre ministre de l’Economie et des Finances. L’économie sénégalaise continue, depuis 2004, à perdre régulièrement en compétitivité. S’il devait continuer de cette manière, et fragilisait sa monnaie, le pays ne pourrait éviter à la zone Cfa une nouvelle expérience de dévaluation monétaire. Sans grands effets bénéfiques cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mgueye@lequotidien.sn&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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C’est du moins ce qu’affirme le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) d’Amath Dansokho dans une déclaration datée du 03 avril. Il soutient que la « révision du contrat de travail à durée déterminée » et la « privatisation des terres agricoles », sont des mesures qui vont livrer « les travailleurs du Sénégal à la pire régression, en en faisant des hommes et des femmes taillables et corvéables à merci ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« En effet, avant le 31 Mai 2010, l’Assemblée Nationale doit adopter deux lois : l’une pour « réviser le contrat de travail à durée déterminée » et une autre portant « privatisation des terres agricoles ». Si ces lois sont adoptées, Les travailleurs et les paysans du Sénégal, seront donc confrontés à la plus grave agression contre les conquêtes sociales du monde du travail. Abdoulaye Wade a désormais jeté le masque ! Il veut livrer les travailleurs du Sénégal à la pire régression, en en faisant des hommes et des femmes taillables et corvéables à merci ». Ces mots sont contenus dans une déclaration du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) en date du 03 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spoliation des terres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les camarades d’Amath Dansokho considèrent ces mesures comme « une spoliation pure et simple des terres des paysans, sans contre partie aucune, au profit de l’Agro-industrie, une paupérisation massive et une destruction de l’agriculture familiale ». Ils parlent alors de « porte ouverte à la généralisation des expropriations des paysans à l’instar du coup de force perpétré dans la communauté rurale de Mbane ! Ceci ne manquera pas de se traduire, entre autres, par un exode rural d’une exceptionnelle ampleur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des tensions sociales en perspectives&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Pit, le « Secteur informel des villes, considérablement saturé avec son économie de survie et ses bidonvilles, va connaître des tensions sociales de toutes sortes , mettant en péril la stabilité et la paix civile et aggravant l’émigration clandestine suicidaire ». Il ajoute : « On comprend aujourd’hui, à la lumière de cette offensive de Wade contre les travailleurs et les paysans, son acharnement contre le Mouvement Syndical et les Organisations paysannes, le C.N.C.R. en Tête »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La capacité de riposte des centrales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les camarades de Dansokho de rappeler que « Jusqu’à l’Alternance, les travailleurs disposaient, à travers la CNTS, la CSA, et l’UNSAS, d’une telle capacité de riposte que toutes les tentatives pour remettre en cause des acquis du Code du Travail ont été mises en échec. IL en a été ainsi avec la glorieuse lutte de la CNTS contre la loi 80.01, en 1980, et de même de la tentative de révision de l’Article 47 du Code du Travail, tentative qui a mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs à la Place Soweto ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible de résister&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul doute « qu’il est possible de résister et c’est une nécessité d’autant plus impérieuse qu’Abdoulaye Wade est personnellement et idéologiquement déterminé, au nom du libéralisme sauvage, à acclimater dans notre pays le marché de l’emploi tel qu’il fonctionne dans les pays pétroliers du Golf arabo persique où les syndicats sont interdits ». Et pour mettre fin à cette politique de « régression sociale, il importe que l’ensemble des organisations syndicales du Sénégal, que tous les travailleurs, fassent front et travaillent au rétablissement de l’unité syndicale condition sine qua non pour arrêter la machine infernale de Wade ». L’une des conditions de succès, selon le Pit, dans cette direction, est de « mettre hors d’état de nuire les « dirigeants syndicaux » qui ont vendu leur âme à l’affairisme et à la politique systématique de « diviser pour régner » de Abdoulaye Wade ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer des initiatives pour les travailleurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le Pit Sénégal, « conformément à sa tradition de strict respect de l’indépendance des syndicats et de soutien conséquent de leurs luttes, il développera des initiatives pour que les travailleurs puissent se défendre, pour que les organisations syndicales travaillent au coude à coude, pour qu’elles renforcent leur coopération fraternelle qui a été le fondement des succès des luttes sociales de ces trente dernières années », renseigne la source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les camarades d’Amath Dansokho ont élaboré et diffusé un Mémorandum exhaustif sur ces questions pour éclairer l’opinion. « En avant tous, dans les campagnes comme dans les villes, pour mettre un terme à la politique désastreuse de Abdoulaye Wade et de ses corrompus incrustés dans le mouvement syndical », lit-on dans la déclaration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par Bacary Domingo MANE &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Source : Sud Quotidien&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Nous en sommes convaincus. Mais nous sommes si à l’aise de l’admettre publiquement que, à ce jour, nous ne nous accomplissons pas, au Sénégal, comme un compétiteur politique ».&lt;br /&gt;C’est là l’idée du « partenariat gagnant pour le pays » que Biagui tente de faire accepter aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal, au-delà des intérêts partisans et égoïstes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du Mfdc précise que cette « assertion n’altère en rien les valeurs respectives ainsi que les compétences propres de chacune et de chacun parmi les autres leaders de votre organisation ».&lt;br /&gt;Certes, dit-il, tout parti politique est, en soi, une entité irréductible et souveraine. « C’est là, en effet, un fait imparable qui pourrait conforter, dans leur argumentaire, les partisans de dynamiques politiques multiples ou plurielles en votre sein, doublé de ce que – réalité tout aussi imparable ! – quelques-uns des partis de votre organisation sont historiquement et politiquement issus des flancs d’autres formations de Bennoo Siggil Senegaal, pour des raisons qui leur sont propres », note le secrétaire général du Mfdc ». Et s’interroge : « Auquel cas, le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle dans le contexte du Sénégal d’aujourd’hui ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les interrogations de Biagui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du Mfdc de se demander : « A moins que les propos récents de Maître Aïssata Tall Sall, leader socialiste – qui suggérait, opportunément, que s’il y avait des faits réels qui vous sépareraient, il y en aurait incontestablement un, unique et majeur, réel aussi, qui vous rassemblerait, à savoir l’intérêt de la Nation – ne fussent la réponse de Bennoo Siggil Senegaal à cette dernière préoccupation républicaine ». Il poursuit son interrogation : « A moins, aussi, à plus forte raison, que le secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), Monsieur Amath Dansokho, qui se serait d’ores et déjà exclu de la présidentielle 2012 en vue d’une « solution de sagesse au sein de Bennoo Siggil Senegaal », ne soit, en l’occurrence, l’exemple par excellence à suivre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paix définitive en Casamance : Wade disqualifié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Marie Fraçois Biagui a aussi évoqué la question de la paix définitive de la Casamance. Mais pour lui, Me Wade et son régime sont incapables d’arriver à ce résultat. « Pour avoir pratiqué, ès-qualités, le président Wade et son régime pendant neuf ans, dans le cadre de la gestion dudit processus de paix, puissions-nous réaffirmer, avec force et conviction, la mort dans l’âme, que la paix en Casamance ne se fera pas avec ces derniers », affirme-t-il.&lt;br /&gt;D’ailleurs, poursuit Biagui, « parviendrions-nous à découvrir le véritable sens de la paix en Casamance selon le président Wade et son régime, que nous aurions déjà posé les jalons nécessaires pour le retour d’une paix durable en Casamance »&lt;br /&gt;C’est cette tâche qu’il veut confier aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal. « Ce faisant, vous vous seriez alors appropriés le « dossier casamançais » pour ensuite le traiter à la mesure des responsabilités légitimes qui sont les vôtres », indique la source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Mfdc, « dans la perspective des nécessaires changements attendus au Sénégal, il est urgent, sinon indispensable, du moins selon nous, à l’instar de l’expérience conquise de haute lutte et qui avait alors conduit la plupart d’entre vous à la victoire mémorable de 2000, de vous faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif, qu’une femme ou un homme, en tant que leader incontesté, incarnant de surcroît, dans une dynamique résolument consensuelle, les valeurs dont est porteuse la coalition Bennoo Siggil Senegaal, aurait pour mission de transformer en un corpus d’opportunités heureuses pour le pays ».&lt;br /&gt;Mais pour qu’une telle mission transversale et transcendante soit efficiente, selon le Mfdc, « cela devrait rigoureusement participer d’une vision tout aussi transversale et transcendante, ayant pour objectif, en l’occurrence, prioritairement, le règlement du conflit en Casamance fondé sur une idée hautement juste quant à la (re)construction de la paix définitive en Casamance ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre en compte les revendications du Mfdc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Marie François Biagui d’indiquer : « Il s’agirait, en effet, dans la perspective puis dans le cadre de la nécessaire refonte des institutions et de la nécessaire réforme de l’Etat, que, du reste, toutes les populations du Sénégal ne cessent d’appeler de leurs voeux, de prendre en compte, a priori, sinon les revendications légitimes du MFDC et de la Casamance, du moins l’essentiel d’entre elles, en vue de sauver la République d’une part et, d’autre part, de la moderniser et de la consolider durablement&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Réunis Bureau Politique (Bp), Niasse et ses camarades estiment que la démesure et le ridicule sont deux ferments constants de la dictature, que viennent d’actualiser les pitreries du week-end dernier. Et là au moins l’Afp reconnaît en Karim Wade, « un talent incontestable ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;468x60: &lt;a href="http://www.etoro.com/B487_A19109_TClick.aspx" Target="_Top"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.etoro.com/B487_A19109_TGet.aspx" alt="" width="468" height="60"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La gestion de l’Anoci continue toujours de susciter des réactions. Mais l’Afp est beaucoup plus amère quand des « pitreries » s’y ajoutent avec le défi lancé par Karim Wade à Ousmane Tanor Dieng pour un supposé débat télévisé. « Le genre de mascarade organisée le mardi 30 juin dernier à l’Assemblée Nationale captive, pour donner un grossier quitus à une longue série de forfaitures, confirme une vérité palpable dans les péripéties de l’histoire universelle : la démesure et le ridicule sont deux ferments constants de la dictature, que viennent d’actualiser les pitreries du week-end dernier ». Et là au moins, l’instance dirigeante de l’Afp reconnaît en Karim Wade, « un talent incontestable ». Toutefois, les progressistes se veulent catégorique : « Le peuple continue d’exiger le bilan contrôlé de l’ANOCI, par un audit indépendant qui fasse la lumière sur les 432 milliards déclarés ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le Conseil Economique et Social, l’Afp indique que « le schéma institutionnel de notre pays, déjà dévoyé par Me Wade, souffre du non respect du principe de la séparation des pouvoirs et continue sa descente aux enfers, avec toute l’érosion de la démocratie qu’un tel cheminement implique ». A cet effet Niass et ses camarades sont d’avis que « la recréation et la composition du Conseil Economique et Social sont le reflet d’une approche sectaire qui se traduit par l’ostracisme à l’endroit de certaines associations et autres groupements représentatifs, ayant eu le tort de ne pas s’insérer dans le discours monolithique laudateur de l’Etat-PDS ». « Le règlement de comptes et la promotion d’une clientèle par le biais des Institutions de la République confirment l’incapacité de Me Wade et de son régime à se hisser à la hauteur des exigences d’une crise qu’ils ont eux-mêmes provoquée, même s’ils convoquent des facteurs exogènes postérieurs aux contre performances actuelles », indique le communiqué. Qui ajoute que « la réception tardive du nouveau Palais de justice, neuf ans après le 19 mars 2000, avec des malfaçons préjudiciables à la fonctionnalité de l’édifice, est un autre exemple du peu de respect que les tenants du pouvoir nourrissent à l’endroit d’une institution fondamentale dans les démocraties modernes ». Ces dérives institutionnelles se déroulent à en croire le Bp de l’Afp, « dans un contexte de morosité, où l’économie nationale subit les contrecoups de l’impéritie, avec la remise en cause des grands équilibres macro-économiques, et le ralentissement de l’activité qui se reflète dans les projections désastreuses d’un taux de croissance autour de 2% ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bp de l’Afp s’est aussi pencher sur la prochaine édition du Fesman, dont le président de la République vient de reconnaître le manque d’organisation qui le frappe. Et à en croire Niass et ses camarades, « ce rendez-vous mondial appelle une approche multidimensionnelle et pluridisciplinaire. Par ailleurs la construction des infrastructures doit tenir compte de l’avis des hommes de l’art et non dépendre du génie non confirmé de Me Wade, qu’il s’agisse du grand théâtre ou du pseudo monument de la renaissance africaine qui constitue déjà une agression pour les populations riveraines ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Birahim NDIAYE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Les raisons de ces hausses répétées se trouvent, selon l’opposition dans les « 16 milliards ponctionnés dans la trésorerie de la Senelec en Mars 2009, pour financer sa Loi de Finances Rectificatives, avec un projet de lui soutirer 14 milliards supplémentaires, sous prétexte de remboursement de la dette fiscale que doit cette entreprise ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en appelle à leurs membres et sympathisants, aux organisations syndicales, patronales, du monde rural, et de la société civile et de défense des Droits Humains, à se joindre à la lutte « initiée par les religieux et résidents de la Banlieue et des consuméristes, pour sauver le Sénégal », renseigne une déclaration en date du 10 juillet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les responsables de l’opposition se disent convaincus que « seule une vaste convergence des luttes de tous les secteurs de la population, dans les quartiers, les villes, les villages et les entreprises, est en mesure d’imposer à Wade de changer de politique, de mode de gestion de notre Etat et de notre Economie ou, à défaut, de partir »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal sans une telle convergence dans la mobilisation pour faire triompher cette lutte, « aucun dialogue politique entre le pouvoir et les forces vives de la nation ne peut aboutir au changement attendu par les populations dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, ni dans leur espoir de s’épanouir par un travail décent », souligne la même source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est d’autant plus certain que sans ce vaste rassemblement, il n’y a point de salut, pour la bonne raison que Wade, « malgré son appel au dialogue, vient d’administrer, à nouveau, la preuve de sa volonté de perpétuer son mode de gestion unilatérale et étroitement partisan de la chose publique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vraies raisons de la hausse du prix de l’électricité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benno Siggil Senegaal croit savoir que ce sont les 16 milliards ponctionnés dans la trésorerie de la Senelec en Mars 2009, pour financer sa Loi de Finances Rectificatives, avec un projet de lui soutirer 14 milliards supplémentaires, sous prétexte de remboursement de la dette fiscale que doit cette entreprise, qui est à l’origine de la hausse du tarif de l’électricité. Ce n’est pas, disent les leaders de l’opposition, le renversement de la tendance du prix du baril au niveau mondial, qui explique la hausse, comme l’a laissé entendre le régime de Me Wade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les opposants, même si cela était le cas, le Gouvernement aurait pu, pour épargner les ménages, utiliser à cet effet les « 22,7 milliards que le Fonds de Stabilisation des Importations des Produits Pétroliers ( FSIPP ) a engendrés depuis Janvier 2009 ». Et que, curieusement, soulignent-ils, « le fonds n’a pas comptabilisé dans les recettes fiscales de la Loi de Finance Rectificative que le Parlement vient d’adopter, selon l’aveu même de la Direction de la Planification et des Etudes Economiques ( DPEE) du Ministère de l’Economie et des Finances, de Juin 2009 ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux, soutient l’opposition, « le Gouvernement aurait pu utiliser une partie des revenus tirés de la vente des 30 hectares de l‘Aéroport de Dakar LSS, d’une valeur estimée à 57 milliards, plutôt que de le troquer à un privé en payement d’un marché public d’un coût de 12 milliards ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bradage foncier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, c’est ce « bradage du patrimoine foncier, qui est un véritable cas d’abus de biens sociaux, est non seulement un motif valable pour traduire ses protagonistes en justice, mais, il est aussi à l’origine d’un regrettable malaise diplomatique avec l’Union Européenne qui a suspendu son aide, outrée qu’elle est, par un tel deal au moment même où le Sénégal court derrière les bailleurs de fonds pour boucler son budget rectifié ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ménages à faibles et moyens revenus ne sont donc pas victimes, selon l’opposition, « des effets du prix du baril, mais bien du train de vie dispendieux de nos Gouvernants, de leur pillage des entreprises publiques et de notre patrimoine foncier, et de leur gestion patrimoniale de l’Etat ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actes de représailles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, les leaders de Benno Siggil Senegaal, se sont prononcés sur la nomination des membres du Conseil économique et social. Ils soutiennent que le pouvoir a écarté toutes les organisations syndicales (CSA), patronales (CNES, UNACOIS), du monde rural (le CNCR), et de la société civile, du fait de leur participation aux Assises nationales « et/ou qui ont exprimé leur solidarité à l’entrepreneur Bara Tall, doublement victime des « Chantiers de Thiès » et de son appui à l’organisation des Assises nationales ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Bennoo Siggil Senegaal de lancer cet appel au peuple Sénégalais à la « mobilisation la plus vaste et la plus déterminée, pour faire aboutir les revendications sur l’électricité, et au-delà, pour imposer la tenue d’un véritable dialogue porteur du changement attendu des populations, et l’application des conclusions des Assises nationales, notamment de la Charte de gouvernance démocratique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Benno charge le Président Tandja&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, la Coalition Bennoo Siggil Senegaal condamne énergiquement « les agissements du Président Tandja qui, à l’image du Président Abdoulaye Wade au Sénégal, cherche à imposer un recul démocratique grave au Niger, notamment par le piétinement inacceptable de la constitution du pays ». Et de « s’étonner que le Président Abdoulaye Wade, d’habitude si bavard, ne dise rien sur la situation préoccupante du Niger ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, elle exprime sa solidarité et son soutien à l’ensemble des « forces démocratiques et patriotiques du Niger qui sont en train de se battre contre les dérives monarchiques de Tandja pour maintenir leur pays dans le concert des nations démocratiques ». Avant d’appeler la communauté internationale en particulier l’Organisation des Nations Unies à « condamner ce coup se force le Président Tandja et à l’obliger à revenir à la raison afin d’épargner au Niger des turbulences inutiles »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Chaque point relativement au format, aux parties prenantes, objectifs, thématiques, à la durée et au sort des conclusions du dialogue, sera détaillé, avec un contenu clair. Le pillage des ressources nationales, la flambée des prix des denrées de première nécessité, les crimes de sang, les conclusions des Assises, entre autres, figureront en bonne place dans le document que l’opposition fera parvenir à Me Wade dans moins de vingt jours.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le groupe de Contact de Benno Siggil a deux semaines pour finaliser le contenu de la lettre-réponse que l’opposition va envoyer au président de la République, Me Abdoulaye Wade, relativement aux termes du dialogue national souhaité par ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal qui était en réunion hier, au domicile de Ahmed Dansokho, a discuté du contenu de la réponse qui va surtout préciser, note Madièye Mbodj, porte-parole du jour, les termes de références de la première correspondance envoyée au Chef de l’Etat. Il s’agit du format du dialogue, les parties prenantes, les objectifs, des thématiques, de la durée et du sort des conclusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois-ci, les leaders de l’opposition réunis au sein de Benno vont donner un contenu réel à chaque point. Le pillage des ressources nationales, la flambée des prix des denrées de première nécessité, les crimes de sang, les conclusions des Assises etc, sont entre autres, les préoccupations qui seront consignées dans cette lettre-réponse qui sera envoyée au Président Wade dans moins de vingt jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est lorsque le Chef de l’Etat entérinera les propositions de la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, qu’une autre lettre sera envoyée au Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, avec la liste des plénipotentiaires de l’opposition qui vont discuter avec ce dernier. Mais la Conférence des leaders de Benno ne perd pas de vue que « l’agenda de Me Wade s’articule autour de calculs politiciens », précise le porte-parole du jour. Pour sûr, « nous refuserons de nous engager dans une entreprise de diversion et surtout de marginalisation des conclusions des Assises Nationales », ajoute-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal organise, le 02 août prochain, une réunion d’évaluation des élections locales du 22 mars dernier. Des perspectives d’ancrage de Benno après des masses et une vision prospect-ive sur le Sénégal qui s’appuiera sur les conclusions des Assises nationales, seront dégagées au cours de cette rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a étudié la situation sociale au niveau du pays, avec une attention particulière sur ce qui se passe à Mbanne, théâtre, selon les mots de Madièye Mbodji « d’une double injustice ». La première, dit-il, est liée à l’inversion des résultats des locales remportés par les responsables de Benno au profit des libéraux ; la seconde a trait à la spoliation des terres des éleveurs, agriculteurs etc au profit des gros bonnets de l’Etat. Pour l’opposition il s’agit là d’une bombe sociale qui réveille de douloureux souvenirs du conflit Casamançais qui trouve ses origines dans le foncier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l’augmentation du prix de l’électricité, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a battu en brèche l’argument du gouvernement qui met l’accent sur les facteurs endogènes pour justifier l’inflation des prix du courant. Mais pour l’opposition la raison de ces hausses répétées est à voir dans le mode de gouvernance avec à la clé les gaspillages et la dilapidation des ressources. Et après, souligne Madièye Mbdoji, c’est au contribuable de payer les pots qu’il n’a pas cassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les leaders de l’opposition se sont aussi intéressés à la situation des travailleurs de l’Hôtel Indépendance qui observent la grève de la faim depuis quelque temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation sociale a amené la Conférence des leaders de l’opposition a faire une déclaration dans laquelle elle lance un appel à la constitution d’un large front de lutte, la plus organisée possible, pour mettre hors d’état de nuire le régime de Me Wade, en le boutant dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Cette position est contenue dans une déclaration en date du 13 juillet. Pour les « Progressistes » aucune « comédie » ne saurait détourner les Sénégalais des urgences qui assaillent le pays.&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, affirme, dans une déclaration en date du 13 juillet, que le dialogue prôné par Me Abdoulaye Wade, « ne saurait être ni une fin en soi, ni un bol d’oxygène pour les adeptes de la mal gouvernance et de l’incompétence, ni un cadre de compromissions au détriment du peuple et de l’intérêt général ». Et cela, au regard des urgences qui assaillent le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la crise profonde, multiforme et multisectorielle qui affecte tous les secteurs d’activités de notre pays et les populations toutes couches confondues. Dans le même temps, les conséquences des politiques désastreuses du régime en place sont tellement visibles, qu’il est évident, aujourd’hui, que les tenants du pouvoir sont désarmés face à l’ampleur du désastre et la profondeur du mécontentement populaire qui se manifeste tous les jours, çà et là, sur l’ensemble du territoire national, relève la même source.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, en ce qui concerne le cadre, le format et les acteurs du dialogue, les « Progressistes » « insistent sur son caractère inclusif et global, ce qui implique la participation de toutes les forces vives de la Nation qui ont livré les conclusions scientifiques, objectives des Assises Nationales. Pour le peuple, rien que pour le peuple, à travers une évaluation sans complaisances, des diagnostics pointus, et des recommandations claires, aux fins de trouver des solutions concrètes aux maux de notre pays », renseigne la déclaration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, les objectifs du dialogue étant ainsi campés, relève la même source, son champ de compétence devrait embrasser le devenir du Sénégal, de ses populations, de l’Afrique et les ambitions de notre pays sur la scène internationale. « Pour sûr, la durée du dialogue devrait être circonscrite dans un calendrier qui ne dépasserait pas quelque huit semaines. Le processus de décisions, les conclusions et les changements escomptés par les Sénégalais devraient bénéficier de mécanismes réels qui garantiraient leur application programmée, datée, contrôlée et évaluée », déclarent les camarades de Moustapha Niasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Analysant la question du dialogue proposé par le Président de la République, l’AFP estime que « les préalables exigés par l’opposition constituent la traduction concrète et effective des priorités du peuple sénégalais, en matière de gouvernance démocratique, de transparence et de rigueur dans la gestion du bien public et des ressources nationales, dans le respect des dispositions de la Constitution et dans le respect dû aux Sénégalais, dans l’exercice de leurs droits en tant que citoyens d’un pays libre et souverain ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Accepter une invitation au dialogue relève de la culture de paix reconnue aux Sénégalais, mais cela ne saurait signifier se livrer à un simulacre de recherche d’un consensus fondé sur l’artifice et la ruse politique, précise l’Afp.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Contrairement à l’appréciation de certains observateurs, le choix du Gold Coast n’enlève en rien les mérites des autres Etats africains tels : le Sénégal, le Nigéria, le Maroc, la Tunise, le Malie, le Kenya qui auront sans nul doute, l’honneur de recevoir sur leurs terres le président américain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Ghana a été la première étape d’un voyage du premier président noir en Afrique subsaharienne. Le pays de John Milles s’est distingué, il faut le dire dans sa pratique démocratique qui contraste singulièrement avec la situation générale sur le continent, où les élections frauduleuses et violentes sont monnaie courante. Quelle a été la part sénégalaise dans le discours d’Obama ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barack Obama a estimé samedi que l'avenir de l'Afrique appartenait «aux Africains eux-mêmes», mais que les Etats-Unis les soutiendraient dans leurs efforts, à l'occasion d'un discours devant le parlement ghanéen. Il a noté que l'Afrique était en encore en proie aux conflits, à la maladie, au sous-développement économique, à la corruption et aux pratiques antidémocratiques. «Le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'élément qui manque en bien trop d'endroits depuis trop longtemps», a déclaré le chef de la Maison blanche, dont la visite à Accra est sa première en Afrique noire en tant que Président. Eh bien oui, le Chef de l’Etat américain a beaucoup insisté sur la bonne gouvernance et a fustigé les pratiques corruptives et antidémocratiques. Il faut avoir le courage de dire que le Sénégal n’est plus ce donneur de leçon en la matière. Aujourd’hui en dépit des dettes annulées par certains partenaires au développement et aux nombreuses aides au développement, l’économie sénégalaise traverse une période de crise profonde. Est-ce du fait de la corruption, du manque de transparence dans la gestion des affaires publiques ? Seuls les tenants du pouvoir sont aujourd’hui aptes et habilités à donner des explications précises, claires et sans ambiguïtés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’administration Obama détient toutes les informations relatives à la gestion des affaires publiques dans tous les pays où les Institutions financières versent leur sou. La Banque Mondiale tout comme le Fmi contrôle de très près le fonctionnement de nos petits Etats. Comparés aux autres pays, le Sénégal n’est pas un modèle en matière de transparence dans la gestion de la chose publique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusque-là, aucun chiffre officiel n’a été donné sur le montant exact de la dette intérieure, la vente des hectares dans le site de l’aéroport continue d’alimenter les places publiques, la destination de l’aide publique au développement demeure plus que jamais opaque. Barack Obama a tenu à préciser que là, «l’Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie, ou des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants». Il n’est pas non plus responsable du climat politique délétère au Sénégal. Là, le Président américain veut dire que les africains sont seuls responsables de la plupart des malheurs qui s’abattent sur eux. Et Obama de préciser que le soutien américain au développement serait lié au respect des règles démocratiques: «Ce que nous ferons, c'est augmenter notre assistance aux individus et aux institutions responsables, en faisant porter l'effort sur le soutien aux règles de bonne gouvernance». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respecter les règles démocratiques, c’est respecter les termes de la Constitution de nos Etats que certains dirigeants changent à leur guise dans le seul but de se maintenir au pouvoir. C’est le cas actuellement au Niger mais aussi au Sénégal où la Constitution est devenu un petit morceau de tissu qui sert d’exercice aux apprentis tailleurs débutant. La première puissance mondiale a les yeux sur la démocratie sénégalaise. Aujourd’hui, le Sénégal attend avec impatience la subvention du Millenium Challenge Account (Mca), mais comme l’a si bien dit Obama, l’octroi d’aide est condition de bonne gouvernance et de respect des règles démocratiques dans tous les Etats africains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Il s’agit d’une responsabilité induite par la nature et la signification du scrutin du 22 mars 2009’’ a-t-il affirmé dans sa déclaration depuis la localité de Oyo (Congo) pour ‘’partager le deuil’’ de Edith Lucie Bongo Ondimba. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;‘’Aujourd’hui, la situation porte les enjeux et les ambitions de tout un peuple. Il en est ainsi lorsque les phénomènes de la vie et les évènements qui créent un contexte générateur d’espoir sur l’avenir, interpellent la conscience d’une nation et lorsque le sursaut moral et l’appel du destin constituent les seules voies de salut’’, a-t-il précisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;‘’Par la concertation, le sens de la mesure et la capacité d’investir dans l’avenir, il nous incombe le devoir de nous dépasser, chacun en ce qui le concerne, et de tourner le dos, résolument, à des propensions, à des ambitions personnalisées, lesquelles ne peuvent trouver leur inspiration que dans une démarche à courte vue’’ a-t-il dit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Niasse se dit convaincu que les leaders des partis politiques composant la Coalition ‘’sont capables d’effectuer ce dépassement’’, avant d’ajouter : ‘’c’est pourquoi, la préservation, la protection et la consolidation de notre unité constituent un impératif catégorique’’ a-t-il affirmé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secrétaire général de l’AFP soutient que ‘’c’est aussi la raison pour laquelle, étant en mesure de relever ce nouveau défi, nous devons nous tenir la main, forts, les uns et les autres, du soutien actif des populations rurales et urbaines, qui viennent de prendre la décision de nous confier des programmes précis et des objectifs pertinents susceptibles de promouvoir le développement local et, plus tard, le redressement global du Sénégal’’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a appelé ses partenaires à avoir ‘’une plus grande sens de responsabilité vis-à-vis du peuple sénégalais, en ajoutant : ‘’donnons, dans les circonstances présentes, une nouvelle preuve de la conscience que nous avons prise et que nous entendons assumer, pour mériter la confiance que le peuple sénégalais vient de placer en nous’’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;‘’Ne donnons pas à nos adversaires l’occasion de railler sur des divergences qui ne sont, en fait, que de superficie. Les sicaires ne sont pas de notre bord. Les hommes pressés non plus’’, a-t-il encore dit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Et ils vont emprunter des milliards en ton nom et refusent de te rendre compte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils oublient que le Pouvoir t'appartient d'élire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ils croyaient pouvoir te faire voter selon leur gré, mais tu es là debout pour dire NON. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Oh Pays, mon Beau Peuple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu reprends ce que tu avais confié pour le contrôler par toi-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bal est fini? Ah que non! Il reste à prendre la présidence aussi pour la mettre entre des mains qui auront pour crédo SERVIR, avec foi, avec respect, avec amour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toute l'opposition ainsi qu'à la société civile et aux médiats, à chaque Sénégalais au pays comme ceux de la diaspora. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci aussi à mes amis internautes qui, avec constance, ont mené le combat avec une constance imperturbable. &lt;br /&gt;Nous avons tous montré combien nous aimons notre pays. Mais la lutte continue pour le débarrasser à jamais de cette race de prédateurs prévaricateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fulleu, fitt, fayda ak diom &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SENEGAL TOUJOURS, &lt;br /&gt;SUJETS, JAMAIS &lt;br /&gt;CIYOYENS TOUJOURS&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Mieux que cela, le leader de l’Afp est d’avis que le chef de l’Etat devrait tout simplement rendre le tablier. &lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.chicaffaire.1.1tpe.net" target="_blank"&gt;Les secrets du marketing international&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.1ternet.50.1tpe.net" target="_blank"&gt;Créer des PDF limités dans le temps&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.imparfait1.2.1tpe.net" target="_blank"&gt;Les secrets de Google&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : Walf Fadjri &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.auteurandco.11.1tpe.net" target="_blank"&gt;&lt;IMG src="http://auteurandco.free.fr/images/banniereonebyone468x60n1.gif" border="0" &gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Votre suprématie vient d’être confirmée dans le département de Nioro. Quels sont les premiers enseignements que vous en tirez ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Niasse : Cette victoire éclatante de la coalition Benno Siggil Senegaal dans le département de Nioro, mais aussi sur l’ensemble du territoire national, prouve qu’Abdoulaye Wade doit démissionner à la tête de ce pays, parce que le peuple sénégalais lui a montré qu’il ne veut plus de lui. En tout cas, si j’étais à sa place, j’allais dès demain (l’interview a eu lieu dimanche, Ndlr) dissoudre l’Assemblée nationale et le Sénat et organiser de nouvelles élections. Abdoulaye Wade a trahi le peuple sénégalais, il l’a mis dans une situation catastrophique. Il a plus la maîtrise de la parole et des promesses que de l’action concrète et du résultat. Aujourd’hui, son résultat s’est traduit par une levée de boucliers, par des brassards rouges et des huées. Lui-même l’a reconnu avant de dire qu’il va en tirer les conséquences. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abdoulaye Wade a une fixation paranoïaque sur le département de Nioro et je pense que c’est une pathologie chez lui, une maladie et je lui conseille d’aller voir un médecin qui pourrait le guérir. Je pense qu’il doit s’occuper de sa ville natale Kébémer au lieu de se préoccuper à chaque instant du département de Nioro. Aujourd’hui, il a déployé beaucoup de moyens dans cette nouvelle commune de Keur Madiabel et je l’ai largué par terre. En tout cas, je n’ai aucune fixation sur les populations de Kébémer ; je les respecte beaucoup et je les considère comme des patriotes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Comment jugez-vous la défaite de certains responsables du Pds au niveau de leur fief ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Niasse : Mon seul combat politique va à l’endroit d’Abdoulaye Wade et de son gouvernement. Pour dire que je n’ai pas d’autres interlocuteurs qu’Abdoulaye Wade. Non pas pour des raisons personnelles, mais pour des raisons politiques. Je ne parle pas avec Karim Wade, son fils biologique, encore moins avec les subalternes qui sont derrière lui. Mais ce que je peux vous dire sur cette situation, c’est qu’il est vraiment honteux qu’il y ait six ministres dans la ville de Saint-Louis et qu’on les batte là-bas. Ceci prouve qu’ils ne travaillent pas. Ils sont tous des hommes sans dignité qui profitent de l’argent des Sénégalais pour régler leurs propres intérêts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Me Wade a annoncé récemment que vous étiez vieux et qu’il fallait l’accompagner à la retraite… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moustapha Niasse : (Il nous coupe) Abdoulaye Wade a la hantise d’un rival en puissance, il est comme le Dieu Chronos qui mangeait ses enfants, mais ce ne sera pas le cas avec moi. Je viens d’avoir 72 ans et lui roule sur les 83 ans, d’après ses dires, mais tous les Sénégalais savent qu’il a dépassé cet âge. Nous sommes là pour mener un combat juste et noble que tous les Sénégalais apprécient, alors nous allons le continuer jusqu’au bout. Ce ne sont pas les paroles d’Abdoulaye Wade qui nous feront reculer. J’ai entendu qu’il a annoncé qu’il va arrêter le signal de toutes les radios qui ne seront pas en règle. Je lui demande d’arrêter son jeu. Il est habitué à leurrer les Sénégalais à la suite de chaque événement. Il veut que les Sénégalais oublient sa lourde défaite, c’est pourquoi il a essayé de poser un autre débat. Alors, comme il a accepté qu’il est à la retraite, il doit démissionner, encore une fois, pour sauver la vie des Sénégalais qui vivent dans des conditions misérables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Même si Macky Sall refuse, pour le moment, de l’annoncer officiellement. L’Ap/Yaakaar et son leader ont déjà fait les premiers pas, en allant à la rencontre de Moustapha Niasse, hier, au siège de l’Afp. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;‘L’Apr/Yaakaar n’est pas encore membre de la coalition And Siggil Sénégal. C’est le premier (rencontre Macky Sall - Niasse) pas et le second va suivre. Pour le moment, l’enjeu est de bâtir une grande coalition de l’opposition pour gagner les locales. Nous sommes en train de discuter pour la création de cette nouvelle convergence’, a répondu Macky Sall, à la question relative à une éventuelle intégration de son parti dans And Siggil Sénégal. Comme pour confirmer les propos de son hôte, Moustapha Niasse précise : ‘Ne nous trompons pas, nous ne sommes pas une coalition. Ce sont deux partis qui ont décidé de travailler main dans la main, dans la même dynamique qu’And Siggil Sénégal. C’est la même dynamique que Talla Sylla dont le parti est membre de la coalition And Siggil Sénégal a initiée avec les partis membres du Pôle républicain qui ont eu des rencontres avec And Siggil Sénégal’.&lt;br /&gt;Toutefois, en perspective des prochaines élections locales, l’Afp et l’Apr/Yaakaar ont, au sortir de cette rencontre, situé leurs échanges, à travers une déclaration commune, ‘dans le cadre de la dynamique de concertations pour une coalition la plus large des partis de l’opposition’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux délégations (Afp et Apr/Yaakaar) considèrent que les enjeux de ces élections dépassent ceux relevant de l’objectif normal de la recherche du contrôle du plus grand nombre de collectivités locales. Car ‘la configuration nouvelle qui en découlera pèsera, sans nul doute, sur d’autres échéances’, indique le porte-parole du jour des deux partis, Me Djibril War. Et c’est pourquoi, renseigne-t-il, ‘elles ont décidé de mettre en place des mécanismes et des procédures qui permettront une coopération fonctionnelle et fructueuse dans la gestion du dossier de la participation de l’opposition aux élections locales de mars 2009, dans le cadre des formules et projets présentement en discussion’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même optique, Moustapha Niasse et Macky Sall ont pris la résolution de se ‘tenir la main et d’apporter ainsi, ensemble, leur contribution au vaste mouvement des forces de l’opposition qui, en jonction avec le peuple, va mettre fin à la régression économique, aux injustices et à l’impunité’. Ainsi ont-ils décidé, entre autres, de consolider leurs relations bilatérales par de larges et régulières’ concertations sur les grandes questions économiques, politiques et sociales qui interpellent le Sénégal, de prendre les dispositions ‘utiles’ pour une mise en perspective de leurs convergences et le renforcement de la solidarité entre les deux parties. Mais aussi, d’intégrer les éléments communs des programmes respectifs des deux partis pour la réalisation de ‘leur ambition légitime pour le Sénégal’. Aussi, les deux délégations ‘ont réaffirmé leur vision commune pour la réalisation d’une ambition légitime vers un développement équilibré et durable du Sénégal et pour des options politiques mettant en avant l’unité nationale ainsi que les valeurs morales et éthiques’, ajoute Djibril War. &lt;a href="http://www.teliad.fr/affilies.html?id=20229"&gt;&lt;img&lt;br /&gt;src="http://www.teliad.fr/gfx/fr/banner/logo_01_5.gif"&lt;br /&gt;alt="teliad - le marché des liens de texte"&lt;br /&gt;title="teliad - le marché des liens de texte" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Analysant la situation économique, financière politique et sociale du pays, Niasse et son nouvel allié constatent qu’elle ‘fait de l’existence quotidienne des Sénégalais un enfer épouvantable qu’ils ne pourront pas supporter indéfiniment’. Selon eux, ‘la gravité’ de la situation du pays découle des menaces de rupture de sa stabilité dans ‘l’accomplissement de son destin’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pire, ‘les équilibres qui fondent les bases de notre pays, sa stabilité dans l’accomplissement de son destin dans la marche de l’humanité, ne sont plus seulement menacés. Ils sont en voie d’être rompus et pour longtemps’, ont-ils remarqué. L’Afp et l’Apr/Yaakaar condamnent, dans la foulée, ‘l’effondrement de l’Etat et des institutions de la République’. Lequel résulte, disent-ils, ‘de la violation systématique des normes les plus élémentaires d’une bonne gestion de la vie publique’. Sur le même registre, les deux anciens Premiers ministres de Wade fustigent ‘les manipulations répétées de la Constitution opérées par le chef de l’Etat à des fins de règlement de comptes. Et dans le but de préparer la dévolution du monarchique du pouvoir’. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yakhya MASSALY&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Maintenant, il est évident que Me Wade ne résoudra pas les problèmes du Sénégal. Il ne le peut pas. Il ne le peut plus. Ni aujourd’hui. Ni demain. Au soir du 3 avril 2008, à la veille du 48ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, il vient de délivrer un message à la nation, comme d’habitude. Que faut-il en attendre ? Aujourd’hui, huit années se sont écoulées, depuis l’avènement de ce que nombre de nos compatriotes avaient compris comme une ère d’épanouissement nouveau des libertés et des énergies, à la faveur d’une sorte de renaissance et d’émergence d’un mental nouveau chevauchant les coursiers des valeurs de travail organisé, de justice sociale et de solidarité nationale, de générosité et d’humilité en mouvement, qui font la force des nations et inscrivent celles-ci, avec dignité et grandeur, parmi les porte-drapeaux de la gloire humaine. Le peuple est déçu. A la mesure de l’immense élan d’espoir de mars 2000. Les marches, même pacifiques et encadrées, sont réprimées avec une rare et inutile violence, au mépris de la loi et en violation flagrante des libertés du citoyen. Aujourd’hui, notre pays est à la croisée des chemins. Et, plus que jamais, le peuple connaît des dérives annonciatrices de dangers qu’il faut absolument conjurer, quand des accents triomphalistes accompagnent une marche irresponsable de fuite en avant, nourrie, à suffisance, par le recours au mensonge, à la manipulation, aux faux-semblants et aux fausses promesses, aux fausses statistiques et aux faux bilans, et quand des mesures de gouvernance enduites de cosmétiques aux effets fugaces sont présentées, par des médias aux ordres, comme des réalisations sans précédent. Vanité des vanités, tout n’est plus que vanité ! Or, ceux qui savent, ceux qui possèdent, parce que voyant ce qui se passe ailleurs, y compris en Afrique, des éléments objectifs de comparaison, ceux-là sont étonnés et indignés, devant l’étalage éhonté de soi-disant performances dont se prévaut le régime de Me Abdoulaye Wade. Le peuple a faim, l’école sénégalaise est malade, le monde rural souffre, chaque jour, le martyre pour survivre, quand notre jeunesse prend la mer avec comme seule arme le désespoir et quand les autorités publiques promettent pour l’an 2012 ou 2025, la fin de la misère, celle des délestages d’électricité, de la faim et de la soif, aux Sénégalais. La question est là posée, lancinante, lourde de silences et d’interrogations. Et, encore une fois, de multiples dangers. Cependant, les problèmes de notre pays ont des solutions. Mais ces solutions ne seront trouvées qu’au travers d’une nouvelle approche de mécanismes et de choix pour un autre mode de gouvernance qui intègre, sans hiatus, un appel au sérieux, à l’honnêteté, à l’esprit de respect de l’autre et de solidarité avec l’autre et qui tourne le dos au mensonge et à la manipulation, qui s’appuie sur ce que le peuple du Sénégal a comme première richesse, c’est-à-dire l’intelligence et la générosité. Et face aux défis immenses qui interpellent notre pays et ses populations, il n’y a nul lieu de vouloir gloser, dans des débats stériles ou dans des empoignades sans lendemain, sur ce qu’il faut faire pour sauver le Sénégal. Mais nul ne doit céder au découragement parce que ce pays est notre pays. Et ni les intimidations, ni les menaces, ni la violence qu’exerce le régime de Me Abdoulaye Wade n’y changeront rien. Et notre combat se poursuit contre les injustices, le vol organisé, l’irresponsabilité, et cela contre vents et marées. Une exigence qui est pour nous créatrice d’autant de devoirs qui sont là et qui nous regardent. 1. Il faut ramener en surface la pratique de la vérité et le culte de la morale publique. 2. Il faut réhabiliter – et commencer de le faire sans tarder – l’agriculture, au sens large, c’est-à-dire les activités du secteur primaire productif et mettre en place, à cet effet, les dispositifs appropriés. Une telle résolution est à la portée des pouvoirs publics, avec les moyens internes disponibles à prolonger au niveau des partenaires au développement qui n’attendent, de notre part, que des initiatives intelligentes marquées du sceau de l’expertise et du savoir-faire. 3. Rétablir la crédibilité du Sénégal dans nos rapports avec les partenaires au développement et les bailleurs de fonds qui se posent encore des questions pertinentes sur les capacités de nos dirigeants actuels en matière de compréhension des priorités et de leur prise en charge pour impulser une dynamique du développement sans laquelle la descente aux enfers se poursuivra inexorablement. 4. Créer, rapidement, les conditions d’un vrai dialogue national et non politicien, en allant vers l’organisation des Assises nationales auxquelles les Sénégalais ont massivement adhéré. 5. Préparer la tenue d’une table ronde avec les bailleurs de fonds, à l’exemple de certains pays africains, pour assurer une relance planifiée de l’économie sénégalaise, par la mobilisation des ressources disponibles et par une utilisation rationnelle de celles-ci, avec une participation active de toutes les couches de la nation, en dehors de toutes considérations de politique politicienne. 6. Prendre à bras le corps la question de la cherté du coût de la vie quotidienne des populations, par des mesures de réduction des prix des denrées de première nécessité, en amenant l’Etat à diminuer la partie de recettes fiscales provenant des impôts indirects, de 72 % à 30 %. 7. Il faut, dans tous les cas, respecter les Sénégalais, respecter le principe des libertés démocratiques, rétablir le droit, pour chaque citoyen, de s’exprimer par la marche ou par tout autre moyen qui ne viole pas la loi et qui ne soit pas violent. Il faut démonarchiser l’Etat, les Institutions de la République, les mécanismes de fonctionnement de l’Etat et les instruments d’exercice de la souveraineté qui n’appartiennent qu’au peuple et qui ne sont utilisés que par délégation par les gouvernants. Il faut mettre fin à la politique du « MAATEYE » et à tous comportements allant dans le sens d’une dictature rampante qui s’étend, pas à pas, et qui envahit l’espace politique et l’espace citoyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.gds.1.1tpe.net" target="_blank"&gt;&lt;IMG src="http://gds.olympe-network.com/images/sites.gif" border="0" &gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Et a dénoncé « la menace du choléra dont le nombre de victimes croît dangereusement, notamment à Kaolack »&lt;br /&gt;&lt;a href="http://go.dame.auteurandco.1.1tpe.net" target="_blank"&gt;&lt;img src="http://auteurandco.free.fr/class-affaire/images/banniereclassaffaire.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title="ferloo.com -Afp : Le Bureau politique dénonce" href="javascript:void(0)" rel="photo/grande-1062442-1345037.jpg?ibox"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Concernant le premier point, les progressistes estiment que non seulement, « le texte procède à l’état des lieux, mais il propose des solutions responsables, réalistes et opportunes, aux nombreux maux qui frappent aujourd’hui notre pays, du fait de l’incurie des tenants du pouvoir »। Par ailleurs, le Bureau politique s’est penché sur la situation nationale en retenant essentiellement trois données relevant de questions économiques, financières, sociales et politiques. Revenant sur les inondations, l’Afp a dénoncé « l’inertie du gouvernement de Me Wade qui se réfugie derrière un silence incompréhensible et coupable, après avoir effectué des visites théâtrales sur quelques sites ». « Les populations continuent de faire les frais d’un plan Jaxaay dénaturé dès sa conception, plan qui était en fait une ruse de plus pour bouleverser le calendrier électoral, en saisissant l’occasion pour entretenir une clientèle insatiable. Aujourd’hui, les problèmes liés à l’assainissement demeurent entiers et les sinistrés continuent de subir l’insalubrité avec la menace du choléra dont le nombre de victimes croît dangereusement, notamment à Kaolack. Au lieu de s’amender pour améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques, le gouvernement de Me Wade s’emploie à contourner les contraintes du code des marchés publics » ; indiquent-ils. Et de soutenir que : « C’est dans ce contexte que le pouvoir actuel se livre systématiquement au sabotage de l’Education nationale et de la formation, à la veille de la rentrée scolaire et universitaire. Ce sabotage se traduit par le peu d’intérêt que les pouvoirs publics portent à ce secteur qui détermine tout à la fois la formation des citoyens, la qualité des élites de demain, l’adhésion de ces élites à la mystique du développement et à la valeur du travail. Cela compromet gravement la préservation des valeurs morales et des vertus cardinales qui ont toujours fait distinguer le Sénégal non seulement sur le continent africain, mais dans le monde. Il convient d’éviter de négliger le corps enseignant de tous ordres et de considérer ses composantes comme des populations de parias qui n’ont droit qu’à la portion congrue dans la répartition des ressources nationales. En effet, les pays qui sont sortis du lot comme le Japon après 1945, la Corée du sud après la partition de la Corée, la Thaïlande, le Laos, la Chine, l’Inde et, en Afrique, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont dépassé la notion de ressources et de richesses naturelles, pour se hisser au niveau de la priorité que représente la formation de leurs élites. Ce qui est ahurissant et décevant, c’est que le gouvernement ne semble nullement se préoccuper de créer les conditions d’une rentrée scolaire et universitaire apaisée, quand tous les voyants sont au rouge. Il est temps que le gouvernement se ressaisisse ». Dans le domaine économique et social, le Bureau politique de l’AFP « exprime sa vive préoccupation face au grand déficit que connait aujourd’hui le Sénégal, en matière d’infrastructures, notamment ferroviaires et routières. La liaison Dakar-Bamako est aujourd’hui inexistante. Il s’y ajoute les conséquences de la suppression des accès par voie ferrée à Saint-Louis et toutes les villes qui étaient desservies par cette ligne. Le Sénégal n’a pas le droit de renoncer à développer ses infrastructures ferroviaires. L’état des routes également, dans l’ensemble des départements du pays, a atteint un niveau de délabrement qui nuit à la santé des populations qui se déplacent, détruit les mécaniques des véhicules et décourage tout effort d’échanges commerciaux entre les contrées du pays. Le plus grave, c’est qu’il n’existe plus dans les régions de services d’entretien routier, sans compter les accidents mortels qui se multiplient à l’intérieur du pays ». Et de marteler que : « Toute cette morosité est accompagnée d’un réflexe totalitaire qui ne sauve même plus les apparences. Cinq ans après la tentative d’assassinat du leader du Jëf-Jël, M. Talla Sylla, les criminels, les commanditaires comme les exécutants, courent toujours, alors qu’ils ont été clairement identifiés. En plus, les persécutions contre la presse continuent de plus belle, notamment à travers l’incarcération du directeur de publication de 24 heures chrono, M. El Malick Seck, à qui il est reproché de faire son travail de journaliste ». L’Afp n’a pas été tendre avec le ministère de l’Intérieur. Car, selon les progressistes, « le coup de grâce contre notre démocratie est en train de s’organiser à travers le découpage administratif bassement politicien et la nouvelle mascarade électorale que préparent les fraudeurs zélés du Ministère de l’Intérieur ». Ils dénonceront avec la dernière énergie « la parodie de révision des listes électorales. En plus, la confection des cartes nationales d’identité est presque bloquée, alors que depuis la présidentielle de 2007, plus de 1.500.000 électeurs ont été privés de ce document indispensable, dans le cadre de la stratégie de fraude du pouvoir ». Alassane DIALLO&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Les populations subissent, jour après jour, les effets d’une conjoncture économique et sociale qui déroule ses phases successives comme une vis sans fin.&lt;br /&gt;Les femmes, confrontées aux difficultés de la vie quotidienne des ménages, vivent dans une angoisse existentielle qui embrasse tout à la fois le sort de leurs époux, l’avenir de leurs enfants, l’équilibre familial et des lendemains qui n’annoncent rien qui ressemble à un motif d’espérance. Les jeunes, quel que soit leur niveau de formation et les moyens de leurs parents, vivent le calvaire d’un horizon qui s’estompe progressivement et les perd dans les dédales de la confusion, parce qu’aucune politique sérieuse n’a été conçue et mise en œuvre par les tenants du pouvoir en faveur de cette frange de la population qui, au sein de chaque peuple, porte l’espoir et les enjeux de demain. De plus en plus, le Sénégal sombre dans l’arriération économique, dans la corruption et dans la gabegie. La situation est grave. Déjà, lors du 8ème anniversaire de ma Déclaration du 16 juin 1999, j’annonçais que les tenants du pouvoir prendraient un certain nombre de mesures trop faciles et marquées de violence, conformément à leurs propres méthodes de gestion qui ont montré leurs limites : « 1. augmenter les recettes fiscales ; « 2. privatiser certaines entreprises rentables du secteur public ou parapublic ; « 3. augmenter l’endettement privé intérieur ou extérieur ou les deux à la fois. « L’augmentation des recettes fiscales passe nécessairement par l’accroissement du produit des impôts indirects qui, seuls, représentent plus de 71 % des recettes totales. « Ces impôts sont non seulement inéquitables parce qu’indifférenciés, payés par tous les citoyens, de la même manière et quels que soient les moyens des uns et des autres. Ils sont, en outre, d’une collecte facile. Il s’agit, essentiellement, des taxes sur la consommation, c’est-à-dire des produits les plus demandés sur le marché et de la TVA et des taxes spécifiques sur le carburant et les droits de porte. C’est pourquoi, pour augmenter ses recettes ordinaires, l’Etat laissera encore augmenter les prix des denrées de première nécessité. Il continuera même de favoriser ces augmentations. Il en sera ainsi du carburant, du ciment, de l’eau, de l’électricité, du gaz, du lait, de l’huile et d’autres produits, en somme, de tous les produits et biens de consommation courante qui font l’objet de la demande sociale ». Aujourd’hui, il faut ajouter à ces préoccupations les loyers et la spéculation foncière. A la place de mesures opportunes, élaborées avec la nécessaire vision qui confère à une société la force, la perspicacité, la lucidité et les moyens d’entrer dans la modernité, les tenants du pouvoir dit libéral se livrent, sans limite, à des gesticulations et à des comportements que réprouve la morale républicaine et qui sont contraires aux exigences de bonne gouvernance. Les conséquences d’une telle situation envahissent, de plus en plus, les espaces de libertés et réduisent drastiquement les capacités de production de modules de progrès et de développement des Sénégalais, à tous les niveaux. La pauvreté s’accroît dans les campagnes mais aussi dans les villes. Le chômage s’installe, les hôpitaux manquent de tout et, plus grave, croulent sous le poids d’un endettement irrépressible. Le secteur de l’Education s’enlise dans le mal traitement qui lui est réservé, dans nos Universités, dans nos Lycées et Collèges, dans nos Ecoles de formation technique et professionnelle. A peine annonce-t-on la rentrée scolaire pour la mi-octobre, voilà que sont déposés, déjà, des préavis de grèves qui sont le résultat d’engagements non tenus de la puissance publique et d’une volonté manifeste de refuser tout dialogue avec les enseignants. Le niveau de la dette intérieure que porte l’Etat vis – à – vis des sociétés et entreprises opérant au Sénégal vient de dépasser 300 milliards de francs Cfa, quand la dette extérieure a, de son côté, atteint le montant inquiétant de plus de 900 milliards de francs Cfa. Maintenant, face à une telle situation, les discours politiciens, les incriminations réciproques, les imprécations répétées et les philippiques à l’emporte-pièce doivent être définitivement écartées, même s’il est vrai que de tels comportements proviennent plus souvent des tenants du pouvoir que de la jeunesse de notre pays ou des citoyens organisés dans des formations politiques. Le mal est profond, trop profond. Les promesses vaines n’y changeront rien. Les programmes conjugués au futur, l’idée chimérique d’une centrale nucléaire à Oussouye, pour un coût de 3.000 milliards de francs Cfa au moins et une durée de construction d’un tel ouvrage qui s’étend sur quinze années au moins, rien de tout cela ne peut changer la situation. Les Sénégalais doivent tous se mettre à l’ouvrage et ils le peuvent. Quand l’espoir est tué dans les cœurs, quel pouvoir peut encore avoir de simples paroles de la part d’un gouvernant ou d’un Chef d’Etat, ce dernier tendant à s’occuper davantage de ce qui se passe à l’extérieur du pays, pour de simples raisons de recherche de gloire ou de titres ? Les Sénégalais ne doivent nullement avoir peur de l’avenir, celui-ci est entre les mains de Dieu et s’appelle destin. Mais les Sénégalais, dans la poursuite de ce destin, ont une obligation vis-à-vis d’eux-mêmes, de leur pays et de l’avenir de leurs enfants. Sans doute, enfin, celui qui, pour le moment, se trouve à la tête du pays entendra-t-il la voix qui lui dit : « Ouvrez les yeux sur la souffrance des innocents ! ». La question se pose dès lors de savoir si M. Abdoulaye Wade et son Gouvernement sont capables de s’élever à la hauteur des responsabilités qui sont les leurs pour répondre, avec compétence et dignité, aux appels de la conscience populaire. La question se pose toujours de savoir s’ils sont capables de comprendre, enfin, que le problème des Sénégalais est devenu une question de survie. La crise générée par les divers aspects du phénomène de la mondialisation ne peut servir de prétexte encore moins de tentative d’explication dans l’analyse de la crise sénégalaise, crise multidimensionnelle et multiforme, causée et aggravée par des actes posés, depuis 9 années, par un régime irresponsable et incompétent, nourri à la source pernicieuse d’un pouvoir personnel. Où sont passés les 67 milliards qui avaient été prévus pour lutter contre les inondations, dans le cadre d’un Plan Jaxaay devenu ce que l’on sait, quand des quartiers entiers de Dakar et de sa banlieue sont envahis par les eaux stagnantes, à la faveur des dernières pluies de juillet – août 2008 ? Il faut mettre fin à cette situation. Comme je l’ai indiqué lors de ma conférence de presse du 20 mai 2008, il faut ajuster immédiatement les dépenses de l’Etat aux priorités de l’heure. J’ai préconisé, notamment la création d’un « Fonds budgétaire d’ajustement structurel de 300 milliards au moins, sur une période de trois années, Fonds qui sera alimenté par le prélèvement d’une partie des recettes douanières tirés des produits chimiques entrant au Sénégal, le prélèvement sur les recettes douanières provenant des produits alimentaires importés, et en affectant 50 % de la dotation des crédits de carburant et de téléphone des ministères, de l’Assemblée Nationale, du Sénat et, évidemment, en commençant par la Présidence de la République et les services qui lui sont rattachés ». A peine quatre mois après, l’évolution de l’endettement intérieur implique un effort financier encore plus important, autour de 20% du budget de l’Etat. Les mesures drastiques qui s’imposent sont dictées à la fois par le souci d’efficacité, d’équité et par le devoir de solidarité. C’est pourquoi aujourd’hui, eu égard à l’aggravation de la situation, nous devons encore aller plus loin et plus vite, dans le train de mesures destinées au redressement de notre pays. A cet effet, pour sa survie, le Sénégal, plus que jamais, a besoin : 1 d’une gestion transparente de l’Etat et de ses démembrements ; 2 d’un retour définitif et sécurisé aux valeurs de la République, loin de tout pouvoir patrimonialisé et de dérives monarchiques qui ont fait la preuve de leur nocivité, au détriment des populations de notre pays ; 3 de l’arrêt immédiat de la gabegie et de la mauvaise gestion des ressources publiques et de l’opacité qui entoure des investissements de nature publique, quand toute idée d’audit est devenue un chiffon rouge pour les tenants du pouvoir ; 4 de revoir les politiques en cours et mettre en place, sans attendre, des mécanismes destinés à réhabiliter les secteurs : de l’Education nationale ; de la Santé ; de l’Aménagement du territoire, dans la répartition et dans l’installation équilibrées des structures et équipements du développement en faveur de toutes les régions du pays ; de la formation des Sénégalais, pour préparer notre entrée progressive dans la société du savoir, depuis l’ingénieur, le médecin, l’enseignant jusqu’à l’ouvrier spécialisé, dans le cadre d’une planification de nos ambitions pour demain, voulant que le Sénégal soit un pays moderne, développé, capable de se prendre en charge et apportant sa contribution au rendez-vous des nations et à leur progrès, avec dignité et avec panache, pour la fierté des générations présentes et futures ; de la réduction des dépenses de l’Etat, en commençant par une amputation de 50 %, et cela sans attendre, des budgets de la Présidence de la République et de l’Assemblée Nationale, par la suppression du Sénat et par celle des innombrables Agences qui sont rattachées aux services du Chef de l’Etat. Le nombre d’Ambassades et de Consulats du Sénégal à l’étranger doit faire l’objet d’une réduction, comme cela avait été décidé en 1978 – 1979, en accord avec la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Ne seraient alors conservées que les Représentations diplomatiques du Sénégal dans des pays avec lesquels nous entretenons un partenariat mutuellement bénéfique et auprès d’Institutions internationales comme l’ONU, à New-York et à Genève, avec l’Union Européenne, à Bruxelles, et avec l’Union Africaine, à Addis-Abeba. Naturellement, il faut, ici et maintenant, mettre fin aux nombreux voyages inutiles des tenants du pouvoir, réduire de moitié la taille du Gouvernement, du Bureau de l’Assemblée, supprimer tous les contrats spéciaux complaisants, mettre fin aux fonctions fictives et coûteuses, ajuster les factures téléphoniques et des logements conventionnés à la situation actuelle des finances publiques, procéder à une gestion plus rationnelle du parc automobile de l’Etat. La mise en place de ce fonds sera subordonnée au vote, dès l’ouverture de la prochaine Assemblée, d’une loi des Finances rectificative, pour corriger les errements budgétaires, notamment en matière de dépenses. Il convient, en effet, de bloquer les investissements de prestige, en faveur des investissements productifs et du volet social. Il s’agit aussi de mettre fin au piétinement des Institutions de la République et, en particulier, de l’Assemblée Nationale, par une application stricte du principe de la séparation des pouvoirs, principe posé dans la Constitution de la République. Il convient également d’assurer la sécurité des Sénégalais par la protection des citoyens, devant les dérives constituées par des actes de nature administrative ou politique, qui viennent fréquemment violer les principes liés aux libertés individuelles ou collectives. Par ailleurs, le dossier de la crise casamançaise mérite d’être traité avec rigueur, lucidité et compétence. Une telle ambition est tout à fait réalisable s’il s’engage des négociations véritables avec les interlocuteurs du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) et avec toutes les bonnes volontés qui existent présentement, dans les milieux confessionnels, musulmans et chrétiens, et au sein de la société civile. Les Sénégalais sont en mesure d’assumer leur destin et de prendre leurs responsabilités pour sauver leur pays. Il peut arriver dans l’histoire et dans l’évolution d’une nation des situations exceptionnelles et des moments de remise en cause, qui conduisent à un retour aux vertus de la concertation et du dialogue, sans qu’aucune des parties en présence se considère comme étant supérieure à l’autre. Et les Sénégalais ont l’obligation de se ressaisir pendant qu’il est encore temps. Cet impératif catégorique devra impliquer nos compatriotes établis à l’étranger, les Sénégalais de l’Extérieur parmi lesquels se trouvent compétence, rigueur, savoir-faire et expérience dont le pays a tant besoin. A cet égard, les Assises nationales constituent un brillant exemple de solidarité dans la conjugaison de toutes les compétences, au service des urgences, des vraies urgences. Nous devons également inscrire, dans la logique de notre volonté de sauver le Sénégal, nos partenaires au développement et les Institutions internationales qui nous apportent un soutien d’appoint, pour compléter l’effort national, dans l’esprit du principe de complémentarité entre les peuples et les Etats membres de la Communauté des Nations. Fait à Dakar, le 25 septembre 2008 Moustapha Niasse * Le chapô est de la rédaction Exergues 1/ De plus en plus, le Sénégal sombre dans l’arriération économique, dans la corruption et dans la gabegie 2/ Le niveau de la dette intérieure que porte l’Etat vis – à – vis des sociétés et entreprises opérant au Sénégal vient de dépasser 300 milliards de francs Cfa 3/ les discours politiciens, les incriminations réciproques, les imprécations répétées et les philippiques à l’emporte-pièce doivent être définitivement écartées… 4/ Les Sénégalais sont en mesure d’assumer leur destin et de prendre leurs responsabilités pour sauver leur pays.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Moustapha Niasse qui semble ne plus compter sur le chef de l’Etat pour ‘sauver’ le Sénégal de s’interroger en ces termes : ‘Quand l’espoir est tué dans les cœurs, quel pouvoir peut encore avoir de simples paroles de la part d’un gouvernant ou d’un Chef d’Etat, ce dernier tendant à s’occuper davantage de ce qui se passe à l’extérieur du pays, pour de simples raisons de recherche de gloire ou de titres ?’&lt;br /&gt;Néanmoins, le patron des progressistes estime que les Sénégalais ne doivent nullement avoir peur de l’avenir. ‘Celui-ci est entre les mains de Dieu et s’appelle destin. Mais les Sénégalais, dans la poursuite de ce destin, ont une obligation vis-à-vis d’eux-mêmes, de leur pays et de l’avenir de leurs enfants… Sans doute, enfin, celui qui, pour le moment, se trouve à la tête du pays entendra-t-il la voix qui lui dit : ‘ ouvrez les yeux sur la souffrance des innocents !’’&lt;br /&gt;La question se pose dès lors, aux yeux de Moustapha Niasse, de savoir si Me Wade et son Gouvernement sont capables de s’élever à la hauteur des responsabilités qui sont les leurs pour répondre, avec ‘compétence et dignité’, aux appels de la conscience populaire.&lt;br /&gt;‘La question se pose toujours de savoir s’ils sont capables de comprendre, enfin, que le problème des Sénégalais est devenu une question de survie’, martèle le secrétaire général de l’Afp. Non sans préciser que la crise génèrée par les divers aspects du phénomène de la mondialisation ‘ne peut servir de prétexte encore moins de tentative d’explication dans l’analyse de la crise sénégalaise, crise multidimensionnelle et multiforme, causée et aggravée par des actes posés, depuis 9 années, par un régime irresponsable et incompétent, nourri à la source pernicieuse d’un pouvoir personnel’.&lt;br /&gt;Excédé, l’ancien Premier ministre martèle : ‘Il faut mettre fin à cette situation’.&lt;br /&gt;Rappelant ses propos tenus lors de sa conférence de presse du 20 mai 2008, Niasse clame qu’il faut ajuster immédiatement les dépenses de l’Etat aux priorités de l’heure. En effet, le chef des progressistes avait préconisé, notamment la création d’un Fonds budgétaire d’ajustement structurel de 300 milliards au moins, sur une période de trois années. Fonds qui sera alimenté par le prélèvement d’une partie des recettes douanières tirés des produits chimiques entrant au Sénégal, le prélèvement sur les recettes douanières provenant des produits alimentaires importés, et en affectant 50 % de la dotation des crédits de carburant et de téléphone des ministères, de l’Assemblée Nationale, du Sénat et, évidemment, en commençant par la Présidence de la République et les services qui lui sont rattachés.&lt;br /&gt;En effet, pour sa survie, Moustapha Niasse estime que le Sénégal, plus que jamais, a besoin: ‘d’une gestion transparente de l’Etat et de ses démembrements ; d’un retour définitif et sécurisé aux valeurs de la République, loin de tout pouvoir patrimonialisé et de dérives monarchiques qui ont fait la preuve de leur nocivité, au détriment des populations de notre pays ; de l’arrêt immédiat de la gabegie et de la mauvaise gestion des ressources publiques et de l’opacité qui entoure des investissements de nature publique, quand toute idée d’audit est devenue un chiffon rouge pour les tenants du pouvoir ; et de la révision des politiques en cours…’&lt;br /&gt;La mise en place de ce fonds, explique-t-il, sera subordonnée au vote, dès l’ouverture de la prochaine Assemblée, d’une loi des Finances rectificative, pour corriger les errements budgétaires, notamment en matière de dépenses. Il convient, de l’avis de Niasse, de bloquer les investissements de prestige, en faveur des investissements productifs et du volet social. ‘Il s’agit aussi de mettre fin au piétinement des Institutions de la République et, en particulier, de l’Assemblée nationale, par une application stricte du principe de la séparation des pouvoirs, principe posé dans la Constitution de la République’.&lt;br /&gt;Georges Nesta DIOP&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Dans la plupart des domaines de la vie nationale, les fruits de l’alternance démocratique n’ont pas tenu les promesses des fleurs du 19 mars 2000. Aux contentieux politiques d’ordre institutionnel ou électoral viennent s’ajouter les difficultés croissantes de la vie quotidienne, dominées par une misère et un chômage endémiques, une inflation galopante et des pénuries de toutes sortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette crise multidimensionnelle aux conséquences imprévisibles, l’inquiétude et le désarroi se répandent, tandis que chacun s’interroge avec perplexité sur l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’acuité des problèmes de survie du plus grand nombre et l’accumulation des périls à l’horizon, exigent de l’ensemble des forces vives du pays une réflexion collective, une mobilisation massive et une action pacifique mais résolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JUSTIFICATIONS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous, ensemble, nous devons nous poser la question de savoir : où va le Sénégal ? Notre opinion est que le pays se trouve dans une impasse et notre choix est de lui éviter des convulsions douloureuses ; de tenter de l’en sortir par le dialogue, qui est plus conforme à nos traditions, à notre culture, à notre civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, aujourd’hui, au Sénégal, le dialogue social avec le pouvoir est rompu ou de piètre qualité et le dialogue politique inexistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains opérateurs économiques nationaux crient leur marginalisation et réclament toute leur place dans notre tissu économique, dans l’attribution des marchés publics, dans le capital des entreprises stratégiques. Mais, le pouvoir fait la sourde oreille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres réclament la tenue d’un Forum Economique qui serait un moment d’échanges et de propositions pertinentes pour mieux aider notre pays à sortir de l’ornière. Seul le silence leur répond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des acteurs du monde rural souhaitent, depuis quatre ans, la tenue des Etats Généraux du monde rural (agriculture, pêche, élevage, foresterie) et, à ce jour, ils se demandent encore comment se faire comprendre. La dégradation accélérée de l’environnement et la gestion prédatrice des ressources naturelles préoccupent au premier chef les écologistes, qui se heurtent à un mur d’indifférence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des organisations de la société civile, de travailleurs et du patronat réclament une amélioration significative de la gouvernance du pays, la transparence dans la gestion des affaires publiques. Il leur a fallu des années pour se faire entendre partiellement, grâce à l’appui des bailleurs de fonds intéressés, et obtenir un nouveau code des marchés. Cependant, aujourd’hui encore, certains parmi eux en sont à déplorer « le retard à la mise en place des structures d’accompagnement de l’entrée en vigueur de ce code ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des associations de travailleurs réclament l’organisation des assises de l’action sociale, pour définir une démarche appropriée face aux phénomènes sociaux qui déchirent ou transforment négativement notre tissu social ; ils ne reçoivent en retour que leur propre écho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des syndicats du secteur énergétique trouvent qu’il est impératif de tenir des concertations avec tous les acteurs concernés, pour avoir de nouvelles orientations stratégiques dans leur domaine, où les difficultés sont évidentes, récurrentes ; mais ils ne reçoivent aucun signal favorable. L’énergie est de plus en plus inaccessible aux ménages et aux entreprises de toutes dimensions, le pouvoir se contentant, en la matière, d’improvisations dont tout le monde souffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des organisations syndicales demandent à être écoutées, parce qu’elles ont des idées pour la défense et la viabilité du service public dans le domaine de l’énergie, de l’eau de l’assainissement, de la communication, de la justice, de la poste, de la santé et de l’éducation. En vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les centrales syndicales, toutes sensibilités confondues, confrontées à l’inflation galopante et à la dégradation des conditions de vie des travailleurs, des associations de consommateurs, les citoyens de manière générale n’arrivent pas à trouver le moment, le lieu, l’interlocuteur et les modalités appropriés pour expliquer leurs propositions de défense ou d’amélioration du pouvoir d’achat des Sénégalais et les mesures susceptibles de mettre un terme aux pratiques néfastes de corruption et de spéculation, visant notamment les modalités d’application de la loi sur « la concurrence et les pratiques déloyales ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Etat prétend injecter 40% du budget national dans le secteur de l’éducation, ce que des organisations d’enseignants contestent. Tout le monde, il faut le dire, s’interroge sur la véracité de cette assertion et, pire, personne ne constate les bons résultats que le pays est en droit d’attendre d’une telle dépense budgétaire. Périodiquement, l’année scolaire est sauvée in extremis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-il si difficile au pouvoir de se concerter avec les acteurs concernés de l’école, de partager avec eux toutes les informations et de créer avec eux un système de suivi transparent capable de donner à une telle allocation de ressources l’efficacité et l’efficience requises ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des retraités demandent sans succès des journées d’étude sur leur situation et sur celle de leur institution, tandis que d’autres corporations attendent toujours la formalisation de leurs statuts (gardiens, gens de maison, etc.). Quant aux mutilés de guerre, en dépit de leurs multiples sacrifices consentis à la nation, leurs revendications demeurent insatisfaites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation de « ni guerre ni paix » en Casamance préoccupe tous les Sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur, ainsi que toutes les forces politiques et sociales du pays. La démarche choisie aujourd’hui par le Chef de l’Etat est une vraie nébuleuse qui écarte certaines composantes de la nation, pourtant en mesure d’apporter d’utiles contributions, dans la transparence et le désintéressement, à la résolution définitive de cette tragédie. Mais, il se dégage l’impression fâcheuse que cette paix n’est pas une priorité et que c’est le pourrissement de la situation qui est recherché, pour on ne sait quelle obscure raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des voix s’élèvent pour défendre la laïcité, pour exiger que l’Etat soit équitable dans ses relations avec les religions ou avec les confréries. Apparemment leur discours est mal reçu par le pouvoir, qui ne leur accorde ni attention, ni considération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médias publics sont plus que jamais monopolisés par le pouvoir d’Etat et, de ce fait, handicapés pour jouer leur rôle dans le traitement objectif des informations et dans la confrontation d’idées. Ce qui les prive donc d’une participation pleine et entière à la démocratisation de notre société, corollaire du dialogue politique, social et culturel, qui doit être permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des journalistes du secteur privé se voient agressés dans l’exercice de leur métier et conduits manu militari au tribunal, pour délit d’opinion, ou plutôt crime de lèse- majesté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des intellectuels et écrivains, qui éveillent et alertent l’opinion sur certaines tares du pouvoir, sont victimes de la censure, menacés de mort ou traînés devant les tribunaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau politique, c’est également l’impasse. Des partis politiques qui ont contesté la régularité de l’élection présidentielle sont considérés comme des parias par le pouvoir et ne mériteraient pas d’être ses interlocuteurs, puisqu’ils refusent d’être une opposition domestiquée. Et pourtant, Me WADE sait bien que, malgré la contestation d’élections frauduleuses et la proclamation officielle des résultats par le juge des élections, le contentieux politique peut persister et le Sénégal d’avant l’Alternance a souvent eu l’intelligence de lui trouver un traitement approprié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cet autoritarisme du pouvoir quand notre histoire récente est si riche d’expériences qui ont montré, indubitablement, que le dialogue politique et social est indispensable à la bonne marche des sociétés, à la paix civile, à la stabilité du pays et au bon fonctionnement de la démocratie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Sénégal a connu, dans le passé, des concertations sectorielles avantageuses qui ont permis à l’Etat et aux acteurs politiques et sociaux de trouver des solutions, aux problèmes difficiles qui se posaient à des moments donnés, ou aux contentieux qui les opposaient. On peut citer par exemple les Etats Généraux de l’Education et de la Formation en 1981 ou les concertations qui ont donné lieu au Code électoral consensuel de 1992. En ces deux occasions, notre pays a su trouver le courage et la volonté de se regarder en face, d’identifier ses problèmes et de les affronter en trouvant des solutions consensuelles qui se sont révélées viables et même novatrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus récemment, d’autres initiatives analogues ont été prises tant par des partis politiques que par des associations non partisanes : Rencontres Citoyennes, Pacte Républicain, Assises Citoyennes, notamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à la lumière de ces expériences antérieures positives, face à la crise globale et multiforme que traverse le pays, que nous proposons la convocation d’Assises nationales, comme solution concertée de sortie de crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conception de ces Assises s’est faite dans une démarche participative qui a associé différentes composantes de la nation qui, au cours de rencontres, ont échangé sur les problèmes du pays et sur l’urgente nécessité de leur trouver des solutions. Les présents termes de référence de ces Assises sont proposés afin de déterminer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les objectifs poursuivis,&lt;br /&gt;la composition des Assises,&lt;br /&gt;le cadre méthodologique et organisationnel,&lt;br /&gt;les thématiques,&lt;br /&gt;les conditions de mise en œuvre et de suivi.&lt;br /&gt;I. Les objectifs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voulons, de façon pacifique, rassembler toutes les forces vives du pays, pour lui épargner des convulsions inutiles et ouvrir de meilleures perspectives pour le peuple. Nous parions sur l’intelligence, la sagacité, l’expertise et la détermination des Sénégalais. Il s’agit d’investir de l’intelligence, de l’énergie et de la volonté politique pour une voie rationnelle, responsable et civilisée afin que le Sénégal soit mis sur les rails de la paix civile, de la démocratie, du respect des valeurs républicaines, de la laïcité et du redressement de l’économie nationale. Il s’agit, en approfondissant les acquis démocratiques, en renforçant les droits et libertés, en consolidant le dialogue politique et social et en améliorant les conditions de vie de nos concitoyens, de recréer l’immense espoir suscité par l’Alternance de l’an 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces Assises ne sont pas conçues comme une conférence nationale souveraine déguisée. Il ne s’agit pas non plus d’une entreprise de subversion, ni d’un complot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’objectif général de ces Assises nationales est de trouver une solution consensuelle globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle (éthique, politique, économique, sociale et culturelle) qui sévit dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les objectifs spécifiques sont les suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dresser l’état de la crise nationale,&lt;br /&gt;proposer des réponses appropriées aux urgences et priorités (politiques, économiques, sociales, culturelles et sportives) du présent et du proche avenir ;&lt;br /&gt;bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique et un Etat de droit, une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse des intérêts nationaux, une gouvernance sociale, culturelle et sportive basée sur des valeurs de progrès (travail, professionnalisme, culte de la performance, justice sociale, éthique, équité, solidarité) ;&lt;br /&gt;concevoir les mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne au niveau politique, économique, social, culturel et sportif entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part, le pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la démocratie, la stabilité et la sécurité.&lt;br /&gt;II. Composition des Assises nationales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour des objectifs précités, les Assises seront un moment fort où la nation, dans toutes ses composantes, renoue avec le dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les associations de la société civile (Forum Civil, CONGAD, Raddho, Mouvement Citoyen, ASNU, Pacte Républicain, Coalition Nationale Education pour Tous, etc.), les partis politiques de l’opposition aussi bien parlementaire (Jëf Jël, Mouvement Tekki – Emergence Citoyenne, Mouvement de la Réforme pour le Développement Social etc.) qu’extra-parlementaire, regroupée dans le Front Siggil Senegaal, les organisations patronales et d’opérateurs économiques (CNP, CNES, UNACOIS etc.), les organisations syndicales de travailleurs (CNTS, CSA, UNSAS, SYNPICS, etc.), les organisations évoluant dans le monde rural comme le CNCR (agriculture, élevage, pêche, foresterie), le mouvement associatif, le mouvement sportif, les organisations professionnelles, les corps de métiers (Mécaniciens, Boulangers, Acteurs culturels etc.), les corporations (ordres professionnels), les personnes âgées, les associations de retraités, les autorités religieuses, les organisations de femmes (FAFS), les mouvements de jeunes, les mouvements élève et étudiant, tout secteur organisé, des intellectuels de renom, des personnalités identifiées dont la liste serait arrêtée par consensus, tous sont conviés aux Assises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jour, plus d’une cinquantaine de partis politiques et d’associations non partisanes ont marqué leur accord pour y prendre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir y est convié comme partie prenante, à part entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Sénégalais établis à l’étranger sont également invités à y participer, via Internet au besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des représentants des organisations de la société civile africaine peuvent être invités à assister aux Assises comme observateurs pour s’enrichir de cette nouvelle expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chefs de missions diplomatiques représentées au Sénégal seront invités aux séances d’ouverture et de clôture des Assises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les invitations sont faites par le Comité national de pilotage des Assises, qui définit les modalités d’enregistrement aux Assises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III. Le cadre méthodologique et organisationnel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Comité national de pilotage (Cnp) est chargé de la conduite des Assises. Il est constitué par l’ensemble des représentants des organisations ayant accepté d’y participer, à raison d’un délégué titulaire et d’un suppléant par organisme membre. L’acceptation formelle des présents termes de référence et la désignation des délégués représentant une organisation au sein du Cnp valent adhésion aux Assises Nationales du Sénégal. Le Cnp est dirigé par un Bureau exécutif (BE) de quinze (15) personnalités choisies par consensus, conformément à la décision de l’Assemblée générale des initiateurs du 26/01/08. Il comprend, en outre, trois commissions : une commission d’organisation, une commission scientifique et une commission de communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cnp examine les propositions et décide des nominations des : Président des Assises, qui doit être une personnalité d’envergure nationale, non partisane et au-dessus de tout soupçon. Il en est de même pour les trois Vice-Présidents des Assises, ainsi que le Rapporteur général et son adjoint. Tous sont membres du BE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cnp met en place, par ailleurs, des commissions thématiques et désigne les Présidents et Vice-Présidents des commissions de même que les Rapporteurs et leurs adjoints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cnp décide de la constitution d’équipe pluridisciplinaire d’experts reconnus sur certaines questions à traiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Cnp fixe les dates d’ouverture, de clôture et le chronogramme général des Assises et choisit les locaux pour la tenue des Assises, dont il arrête le budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la limite des contraintes temporelles et financières, les citoyens seront associés, autant que possible, aux consultations des Assises, sous toutes les formes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IV. La thématique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette liste d’apparence exhaustive, quoique non limitative, ne correspond pas nécessairement aux thèmes des futures commissions de travail. Celles-ci détermineront elles-mêmes, au terme de leurs travaux et de façon consensuelle, l’ordre des priorités, parmi les thèmes et sous-thèmes suggérés ci-après. De même, le nombre total de commissions thématiques à créer aura pour seule limitation le souci de la faisabilité, de l’opérationnalité et de l’efficacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1°) - La gouvernance politique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gouvernance institutionnelle :&lt;br /&gt;la question de la Constitution,&lt;br /&gt;le fonctionnement des institutions,&lt;br /&gt;les rapports entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire,&lt;br /&gt;l’indépendance du pouvoir judiciaire,&lt;br /&gt;la nature du régime politique,&lt;br /&gt;les organes de contrôle institutionnels et citoyens de la gestion de l’Etat et de ses démembrements,&lt;br /&gt;évaluation des performances de l’administration et propositions de réforme.&lt;br /&gt;La gouvernance locale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’évaluation de la politique de décentralisation,&lt;br /&gt;le renforcement de l’autonomie des collectivités locales,&lt;br /&gt;la problématique d’une fonction publique locale.&lt;br /&gt;Le système démocratique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le processus électoral,&lt;br /&gt;le financement des partis politiques,&lt;br /&gt;la moralisation de la vie publique,&lt;br /&gt;la durée des mandats électifs,&lt;br /&gt;le cumul des mandats, le cumul de mandat et de fonction,&lt;br /&gt;le financement des centrales syndicales.&lt;br /&gt;Le pluralisme médiatique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la libéralisation du secteur de l’audiovisuel,&lt;br /&gt;la régularité et la transparence dans l’attribution des fréquences,&lt;br /&gt;la régulation du secteur médiatique,&lt;br /&gt;le rôle des professionnels de l’information et de la communication dans la démocratisation du paysage médiatique.&lt;br /&gt;La garantie de l’exercice effectif des droits humains :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’effectivité de l’exercice des libertés constitutionnelles,&lt;br /&gt;l’abrogation des dispositions liberticides du code pénal,&lt;br /&gt;le renforcement des droits de la défense,&lt;br /&gt;le respect des dispositions sur la durée de la détention préventive,&lt;br /&gt;la protection contre les détentions arbitraires, la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants.&lt;br /&gt;La crise casamançaise. La politique africaine. La politique extérieure. La définition d’un cadre d’expression de la citoyenneté participative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2°) - La gouvernance économique et financière :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne gouvernance et la transparence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le droit à l’information économique, sociale et financière pour tout citoyen,&lt;br /&gt;l’obligation de reddition des comptes pour toute structure publique,&lt;br /&gt;la redéfinition de la place des corps de contrôle de l’Etat (Inspection Générale d’Etat, Cour des Comptes, Inspection Générale des Finances) et le renforcement de leurs pouvoirs,&lt;br /&gt;la lutte contre la corruption,&lt;br /&gt;les modalités d’un contrôle citoyen des décisions administratives et de la gestion des biens publics.&lt;br /&gt;Les orientations budgétaires :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’équilibre budgétaire,&lt;br /&gt;la rationalisation des choix budgétaires,&lt;br /&gt;le train de vie de l’Etat,&lt;br /&gt;la politique fiscale,&lt;br /&gt;la dette (intérieure et extérieure),&lt;br /&gt;les lois de règlement.&lt;br /&gt;Les questions économiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’état des lieux,&lt;br /&gt;la définition des secteurs économiques stratégiques,&lt;br /&gt;la productivité et la compétitivité des entreprises,&lt;br /&gt;la promotion des PME et des entreprises de services,&lt;br /&gt;la place du capital national dans notre économie.&lt;br /&gt;la question des investissements et de la création des emplois,&lt;br /&gt;le financement de l’entreprise,&lt;br /&gt;la situation du tissu industriel national,&lt;br /&gt;la politique énergétique,&lt;br /&gt;la politique touristique,&lt;br /&gt;le secteur non structuré,&lt;br /&gt;la balance commerciale,&lt;br /&gt;les rapports économiques avec les pays de l’UEMOA, de la CEDEAO, et des autres organismes sous-régionaux du continent africain.&lt;br /&gt;la place du Sénégal à l’OMC et aux ACP,&lt;br /&gt;les rapports commerciaux avec l’U.E., les U.S.A, la Chine, l’Inde, le Maroc et les pays du Golfe Arabo-persique,&lt;br /&gt;la position du Sénégal face aux Accords de Partenariat Economique (APE)।&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3°)- La gouvernance sociale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accès aux services sociaux de base :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’approvisionnement en eau potable,&lt;br /&gt;l’expansion de l’électrification rurale,&lt;br /&gt;la fourniture correcte en électricité dans les centres urbains,&lt;br /&gt;l’assainissement,&lt;br /&gt;l’accès aux soins de qualité,&lt;br /&gt;la scolarisation pour tous,&lt;br /&gt;l’accès au service universel des télécommunications.&lt;br /&gt;La condition des travailleurs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la sécurité sociale, l’assurance maladie, les mutuelles de santé,&lt;br /&gt;la valorisation du travail salarié et du travail non salarié,&lt;br /&gt;la sécurisation du travailleur rural,&lt;br /&gt;la promotion de l’emploi décent,&lt;br /&gt;le pouvoir d’achat,&lt;br /&gt;les institutions de prévoyance,&lt;br /&gt;la généralisation et l’actualisation des conventions collectives professionnelles,&lt;br /&gt;l’actualisation de la convention nationale inter professionnelle.&lt;br /&gt;L’accès au logement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la politique d’habitat social,&lt;br /&gt;la promotion de l’habitat rural,&lt;br /&gt;le soutien aux coopératives d’habitat,&lt;br /&gt;la lutte contre la spéculation foncière et immobilière,&lt;br /&gt;la lutte contre la surenchère sur les loyers.&lt;br /&gt;Les infrastructures et le transport :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l’amélioration de la mobilité,&lt;br /&gt;le désenclavement des zones et régions périphériques,&lt;br /&gt;l’accroissement et l’entretien des pistes de production&lt;br /&gt;la réorganisation du transport urbain et inter urbain,&lt;br /&gt;la sécurisation et la diversification de l’offre de transport.&lt;br /&gt;La solidarité avec les couches vulnérables :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la discrimination positive en faveur des handicapés,&lt;br /&gt;la protection de la petite enfance,&lt;br /&gt;la lutte contre la mendicité,&lt;br /&gt;la lutte contre l’exclusion, les précarités et la pauvreté,&lt;br /&gt;l’assistance aux grands malades,&lt;br /&gt;les mutilés de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4°)- Le monde rural et le secteur primaire en général :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état des lieux du secteur primaire,&lt;br /&gt;l’évaluation des potentialités et contraintes au développement du secteur primaire,&lt;br /&gt;la définition d’une politique agricole, fondée sur l’application de la Loi d’Orientation agro-sylvo-pastorale,&lt;br /&gt;le financement du secteur primaire,&lt;br /&gt;la réhabilitation de l’agriculture, de l’élevage, de la forêt et de la pêche,&lt;br /&gt;la mise en place de circuits de distribution et de commercialisation,&lt;br /&gt;la promotion des unités industrielles de transformation des produits,&lt;br /&gt;la protection des ressources halieutiques,&lt;br /&gt;la sécurité alimentaire,&lt;br /&gt;la création de pôles économiques de développement en zone rurale,&lt;br /&gt;la promotion de petites unités industrielles locales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5°) L’éducation et la formation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état des lieux de la politique d’éducation et de formation,&lt;br /&gt;la généralisation de la scolarisation,&lt;br /&gt;la réhabilitation de l’Ecole publique,&lt;br /&gt;la restructuration de l’enseignement privé,&lt;br /&gt;l’introduction des langues nationales dans le système éducatif,&lt;br /&gt;l’introduction de l’apprentissage dans le système éducatif,&lt;br /&gt;la politique de formation professionnelle et technique,&lt;br /&gt;la définition d’une carte universitaire nationale,&lt;br /&gt;la revalorisation de la fonction enseignante,&lt;br /&gt;la promotion de la recherche fondamentale et appliquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6°) La santé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accessibilité géographique et financière des soins de santé de qualité,&lt;br /&gt;la redéfinition de la pyramide sanitaire (de la case de santé à l’hôpital),&lt;br /&gt;la valorisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles,&lt;br /&gt;la promotion de l’assurance- maladie universelle et de la mutualité,&lt;br /&gt;la réforme des systèmes et cadres de gestion des établissements sanitaires,&lt;br /&gt;l’évaluation des performances des programmes nationaux de santé,&lt;br /&gt;la prévention et la protection contre les maladies endémo-épidémiques. questions liées au statut du personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7°) La culture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La promotion des langues nationales,&lt;br /&gt;la valorisation du patrimoine historique et culturel national,&lt;br /&gt;la protection de la diversité culturelle,&lt;br /&gt;la promotion des industries culturelles,&lt;br /&gt;le soutien à la créativité intellectuelle et artistique,&lt;br /&gt;la défense et le développement des valeurs culturelles africaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8°) La jeunesse, l’emploi et l’insertion socioprofessionnelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état des lieux des politiques de jeunesse et d’emploi,&lt;br /&gt;l’analyse de la situation des jeunes,&lt;br /&gt;l’identification des obstacles à l’épanouissement des jeunes,&lt;br /&gt;la définition d’une politique hardie de création d’emplois&lt;br /&gt;l’implication des entreprises dans la politique de création d’emplois,&lt;br /&gt;la formation complémentaire pour les jeunes en quête d’emploi,&lt;br /&gt;le système de financement des projets de jeunes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9°) La dimension genre et la promotion de la femme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état des lieux des politiques et programmes destinés aux femmes,&lt;br /&gt;l’analyse de la situation de la femme,&lt;br /&gt;l’identification des obstacles à la promotion de la femme,&lt;br /&gt;la généralisation de l’égalité de genre,&lt;br /&gt;le financement des entreprises initiées par des femmes,&lt;br /&gt;la répression des violences faites aux femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10°) La situation des personnes âgées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état des lieux des politiques destinées aux personnes âgées,&lt;br /&gt;l’analyse de la situation des personnes âgées,&lt;br /&gt;l’identification des obstacles à la promotion des personnes âgées,&lt;br /&gt;la revalorisation du rôle des personnes âgées dans la société,&lt;br /&gt;la création de structures de prise en charge des personnes âgées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11°) Le problème des migrations&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concertation avec les pays d’accueil sur la question des migrations,&lt;br /&gt;l’émigration clandestine,&lt;br /&gt;la défense des droits des émigrés dans les pays d’accueil,&lt;br /&gt;la gestion des flux financiers générés par les émigrés et leur insertion dans la vie économique nationale,&lt;br /&gt;la représentation des émigrés dans les structures de l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12°) Le défi écologique (environnement et développement durable)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La protection des écosystèmes et la lutte contre la sécheresse et la désertification,&lt;br /&gt;la préservation de la biodiversité,&lt;br /&gt;l’émergence d’une conscience écologique et participation à la construction d’une gouvernance mondiale de l’environnement,&lt;br /&gt;la réhabilitation de notre patrimoine forestier,&lt;br /&gt;le repeuplement des parcs et réserves,&lt;br /&gt;la protection des aires marines, des zones maritimes et côtières,&lt;br /&gt;la prévention du risque industriel et des catastrophes naturelles,&lt;br /&gt;la gestion des ordures et déchets,&lt;br /&gt;la question des énergies renouvelables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13°) Les questions liées aux sports&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’élaboration d’une nouvelle charte sportive,&lt;br /&gt;le développement et l’encadrement des sports de masse,&lt;br /&gt;la mise en place d’un cadre favorable à la pratique du sport d’élite,&lt;br /&gt;la réalisation d’infrastructures pour tous les sports.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14°) Les questions liées à l’éthique, aux comportements et aux valeurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle éthique de gestion pour quel type de développement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;famille, foi religieuse et valeurs culturelles africaines,&lt;br /&gt;la perte générale des valeurs : causes et réponses,&lt;br /&gt;la crise éthique : problème local ou global ?&lt;br /&gt;V. Conclusions, recommandations et mise en œuvre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Principes directeurs pour un bon déroulement des Assises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privilégier un dialogue débarrassé de tout préjugé et de tout présupposé, faire du consensus le seul mode de prise de décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conclusions auxquelles aboutiront ces Assises nationales créeront les conditions d’une synergie capable d’impulser une dynamique nouvelle dans notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour y parvenir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il sera mis en place une commission de synthèse, de suivi, de mise en œuvre et d’évaluation des conclusions, commission dont la composition reflètera la diversité des acteurs ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les participants doivent accepter que les conclusions consensuelles de même que les recommandations qui en seront issues s’imposent à tous et, par conséquent, engagent chacun à les appliquer et à les faire appliquer ; elles feront l’objet d’une campagne de vulgarisation de masse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les mécanismes de mise en œuvre des conclusions et des recommandations sont définis par les Assises.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Un site web à faire connaître ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques soient les produits ou services qu'une entreprise, un particulier ou un travailleur indépendant veut proposer, il faut le faire connaître. La publicité par affichage est faite pour ça. La visibilité est le point le plus important pour se faire connaitre. Toutes les grandes marques font de la publicité (télé, radio, affichage ...) , même lorsqu'elle parait inutile, la visibilité d'une publicité est permanente dans votre esprit . Votre cerveau emmagasine les sons et les images qui vous sont envoyés sans même que vous y prêtiez attention. De cette façon, lorsque vous cherchez un produit à acheter, immédiatement votre cerveau vous rappelle que ce produit se trouve chez untel ou dans telle marque. Il est donc très important d'être visible partout à tout moment.&lt;br /&gt;Comme chacun le sait la communication et la publicité ne sont pas gratuites. Mais pas de panique ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avantage avec le web est que l'on peut s'adresser à presque tous les pays du monde pour un coût extrêmement faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cette étape, nous allons voir la publicité par bannières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne connaîtraient pas, la bannière est tout simplement une image (publicitaire en général) dans un format précis que l'on retrouve sur + 80% des sites internet.&lt;br /&gt;Le plus courant est la bannière rectangulaire de taille 468 pixels de large sur 60 pixels de haut (468x60).&lt;br /&gt;Cette bannière est dotée d'un lien qui permet, lorsque l'on clique dessus, d'être dirigé vers la page du site souhaité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'affichage d'une bannière est parfois gratuite quand il s'agit d'un échange de service. Vous installez la bannière d'un site sur une des pages de votre site en contre partie de l'installation de votre lien ou bannière, chez votre partenaire .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bannière peut également être mise en place dans un service gratuit ou payant. Les sites comme &lt;a href="http://www.allopass.com/index.php4?ADV=1330992" target="_blank"&gt;Allopass&lt;/a&gt; proposent des emplacements, mais vous pouvez en trouver également sur d'autres sites spécialisés dans la communication.&lt;br /&gt;Vous trouverez ici, un choix des sites les plus populaires, n'hésitez pas à les visiter, vous inscrire et faire votre promotion, car ils sont très prisés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.agoraclub-france.com/servlet/sponsor?user=solutions" target="_blank"&gt;AgoraClub&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.regieclic.net/?referral=1648" target="_blank"&gt;RégieClic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.allotraffic.com/index?r=4927" target="_blank"&gt;Allotraffic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.francevisiteur.com/?wid=IGS" target="_blank"&gt;FranceVisiteur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.autovisiteur.com/?wid=clarence34" target="_blank"&gt;Autovisiteur&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.populassite.com/index.php?id_parrain=9022" target="_blank"&gt;Populassite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.hitsinvaders.com/servlet/hit.aff?sp=IGSOLU" target="_blank"&gt;HitsInvaders&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.surf-traffic.com/top/index.php?idsite=IGS" target="_blank"&gt;SurfTraffic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart d'entre eux proposent une inscription gratuite avec un nombre d'affichage offert (parfois + de 2000), puis si vous souhaitez d'autres campagnes supplémentaires vous trouverez différentes offres tels que :&lt;br /&gt;Les campagnes publicitaires avec paiement :&lt;br /&gt;- A l'affichage : vous payez un montant pour un certain nombre d'affichages de votre bannière.&lt;br /&gt;- Au clic : vous payez un montant pour un certain nombre de visiteurs ayant cliqué sur votre bannière pour accéder à votre site.&lt;br /&gt;- A la durée : vous payez cette fois pour une durée d'affichage définie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez aussi vous rendre sur des sites internet (surtout les annuaires, ils sont très visités) et trouver des campagnes d'affichages à acheter. Essayez dans la mesure du possible de trouver des tarifs abordables et sur des sites en rapport avec le produit proposé.&lt;br /&gt;Vous pourrez trouver des affichages pour des tarifs inférieurs à 1 euros les 1000 affichages. Sachez qu'en moyenne 1 à 2% de clics sont effectués sur un affichage (comptez entre 10 et 20 clics en moyenne, sur 1000 affichages).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bannière publicitaire est un bon moyen de communication, en plus vous investissez ce que vous voulez. Cela permet de gérer votre budget selon vos moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez des exemples de bannières en bas de cette page. Vous pouvez les utiliser en n'oubliant pas de joindre le lien vers l'emplacement souhaité. Par exemple pour la bannière "comment gagner + de 2500 € par mois", joignez le lien :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.mailremunere.net/inscription1.php?pere=1015519"&gt;http://www.mailremunere.net/inscription1.php?pere=1015519&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(mettez votre lien à vous, ceci est un exemple)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre moyen est de référencer un site (ou une page de site) sur les annuaires web. Vous indiquez alors le nom du produit, ou du site + un descriptif de ce que l'on pourra trouver + le lien vers la page souhaitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous trouverez &lt;a href="http://www.internet-global-solutions.com/liste-referencement.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt; une longue liste de sites pour se référencer. Vous en trouverez beaucoup de gratuit. Cela prend un peu de temps, mais votre lien reste visible à vie, et à moindre coût. Vous pourrez utiliser &lt;a href="http://www.roboform.com/?affid=igs34" target="_blank"&gt;Roboform&lt;/a&gt; pour remplir les formulaires de référencement, ce petit logiciel est très pratique, il mémorise et rempli automatiquement tous les formulaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, vous avez là, de quoi travailler pour la promotion de vos produits à vendre.&lt;br /&gt;D'autres bannières vous serons fournies gratuitement (elles sont en préparation), pour que vous puissiez les utiliser.&lt;br /&gt;Vous pouvez déjà prendre celles-ci, si vous le souhaitez, il suffit de cliquer droit avec votre souris et faire un copier/coller dans le document de votre choix, ou bien faire "enregistrer l'image sous" et l'installer dans votre fichier "images" de votre ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila, vous pouvez déjà commencer sérieusement votre activité avec ces premiers outils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modèles de bannière 468x60 que vous pouvez utiliser :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.empocher.com/?par=meda" target="_blank"&gt;&lt;img height="60" src="http://www.empocher.com/ban/468x60_1.gif" width="468" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://medastuf.carrefourinternet.com/fr/" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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C'est une idée généreuse. On devrait pouvoir aller aux assises nationales mais elles ne doivent pas être un cadre qui sera défini, occupé, mise en oeuvre et performé par l'opposition encore moins par les partis politiques. Les assises nationales, il doit en être fait une appropriation qui soit celle du peuple. L'opposition et les partis politiques doivent être une minorité parmi les composantes de cette assemblée. Une minorité par rapport à la société civile, aux travailleurs, aux paysans aux masses retraitées, aux chômeurs, aux jeunes, aux étudiants, aux femmes, aux milieux religieux, etc. C'est cette grande majorité du peuple sénégalais qui doit constituer ces assises. En ce moment, les assises ne seront pas l'affaire de partis politiques mais du peuple. J'ai toujours défendu cette conception. Si les assises nationales dépassent un cadre de parti aucun parti politique ne serait fondé pour refuser d'y participer. Il faut que cela soit l'affaire du peuple. Je vous demande d'éviter de comprendre que ceci est un appel à Wade, je ne fais aucun appel à Wade. Ni au nom de l'Afp ni en mon nom. Et si Wade faisait appel à moi aujourd'hui dans les conditions actuelles, je refuserais de répondre à son appel. C'est clair ! Il faut qu'on s'élève tous et que ces assises nationales s'organisent sans conditions préalables. Si on est tous d'accord sur la situation dans laquelle se trouve le Sénégal et qui explique d'ailleurs son réveil avec sa dernière sortie pour s'adresser à la nation en reconnaissant que les Sénégalais vivent dans des conditions insupportables en ce moment. Les assises nationales n'ont pas besoin d’être précédées de conditions parce c'est le peuple entier qui se lève et le peuple ne peut pas se poser à lui-même des conditions pour la tenue de concertations qui va dépasser les intérêts partisans. Il faut dépasser cela. J'ai une vision qui est très profondément basée sur des valeurs solides qui ont toujours fait la force du peuple sénégalais. L'idée a été présentée de manière tellement approximative que le pouvoir a peur de ces assises nationales comme s'il devait s'agir d'assises pour faire le bilan du gouvernement et prendre des sanctions à son encontre. Il faut s'élever sur les hauteurs, rester grand et aller avec grandeur vers la solution des problèmes du Sénégal. Vous aviez prédit ce qui se passe aujourd'hui en disant ici à la même période que les caisses de l'Etat sont vides...Oui, je vous l'avais dit. On ne peut pas diriger un pays par la fiction. Fiction, dites-vous ?Vous savez, est fiction toute proposition dont l'auteur qui la formule est plus convaincu que quiconque que cette promesse ne va pas se réaliser. Je ne veux pas revenir sur les détails parce que cela ne sert à rien. J'aimerais m'élever sur les hauteurs. On s'attendait certes à cette situation mais si rien n'est fait, elle sera plus difficile dans un an parce que le Sénégal sera dans une situation de banqueroute totale. Cette banqueroute n'est pas seulement une notion financière, c'est aussi une notion morale. Et le Sénégal sera bloqué. Je le répète, il faudrait que nous cessions de nous bercer d'illusions. Nous devons nous dire encore une fois que toute journée qui est perdue, est perdue pour toujours. Mais, il est encore temps de redresser les choses. Evidemment, quand tu dis ça, certains vous diront au Sénégal : " il pense à entrer dans un gouvernement". Je le dis, moi je ne veux entrer dans aucun gouvernement. Par ailleurs, je ne veux envoyer aucun des membres de mon parti dans aucun gouvernement.Il y a des moyens de régler ces genres de situation. Le genre de crise que nous traversons aujourd'hui s'est produit ailleurs et il a été réglé. Ce n'est pas à travers des nominations d'un ou d'une telle à un poste de ministre ou de chargé de tel que nous allons régler les problèmes du Sénégal. Il faut s'oublier. Le Sénégalais doit comprendre que celui qui a une expérience, un savoir-faire, une expérience politique, économique, pratique ou autre, qu'il doit aider le Sénégal. Si nous sommes capables de nous oublier, d'oublier les conditions matérielles dans lesquelles certains souhaiteraient vivre, et d'oublier qu'il faut se faire une carrière en étant sous l'ombre d'un autre, nous serons capables d'aider notre pays. Il faut également que les tenants du pouvoir n'aient pas peur comme disait Jean Paul II : "N'ayez pas peur". Il ne faut pas qu'ils aient peur. D'une manière ou d'une autre ils seront remplacés un jour par nous ou par d’autres, c'est Dieu qui décidera. Ceux-là, s'ils sont des citoyens sénégalais, des patriotes sérieux, ils ne prendront pas le pouvoir par la voie des urnes pour organiser des procès comme à Prague, au temps du pire communisme. Justement, n'est-ce pas là une raison de crispation dans l'éventualité d'une nouvelle alternance ?Vous savez, le délinquant a toujours peur du gendarme de telle sorte que quand il voit la couleur de ce dernier, il a tendance à courir. Le délinquant a toujours peur. Mais si le délinquant a peur, c'est son affaire pas celle du gendarme. Je suis une autorité morale comme beaucoup de Sénégalais. Je n'ai aucune raison d'avoir de la rancune contre qui que ce soit. Combien de gens ont quitté l'Afp pendant deux ou trois ans et qui sont revenus ? Nous les avons accueilli les bras ouverts. Je ne connais pas la rancune, d'abord parce que je suis un croyant, je suis un Imam, et un talibé (ndlr discipline) de Cheikh Ahmeth Tidiane Chérif. Ce serait la même chose si j'étais mouride ou Khadre. Je ne menacerai personne. Je ne poursuivrai personne. Ce sera entre eux et l'Etat et non entre eux et moi. C'est dire que je ne connais pas la rancune et ceux qui me connaissent bien peuvent en témoigner. Certains m'ont trahi, d'autres m'ont attaqué, certains m'ont vilipendé et je les rencontre. Il y en a des dizaines et je les reçois à nouveau chez moi. Nous sommes en Tunisie, un pays qui a de bons chiffres de développement. Et pourtant nous sommes partis en même temps. Qu'est-ce qui a freiné le Sénégal ?La Tunisie et le Sénégal avaient au niveau de chacun des deux pays des populations de six millions d'habitants. Nous avions le même niveau de développement d'après les statistiques de la Banque Mondiale. La Tunisie depuis l'époque de Bourguiba a beaucoup investi dans une éducation et une formation de qualité. Essentiellement fondées sur deux plans : les humanités pour connaître l'histoire du monde et son évolution et les disciplines scientifiques pour entrer dans la société du savoir. Celle de la modernité. Le miracle tunisien provient en ce que les Tunisiens ont été formés aux sciences modernes, aux disciplines de technologie allant vers l'avenir sans perdre leurs racines à partir d'une formation de base qui leur a permis de savoir ce que Jugurtha avait fait, ce que Hannibal avait fait. Aujourd'hui le Sénégal devrait reprendre la tension morale que Senghor avait créée, qu’Abdou Diouf a essayé de maintenir mais qui a été abandonné. Puisqu'on casse de l'étudiant, de l'élève, du professeur, du syndicat, les Sénégalais ne sont plus dans les conditions qu'il faut pour entrer dans la société du savoir. La Tunisie forme chaque année cent mille ingénieurs informaticiens et ce sont de jeunes Tunisiens qui font la comptabilité des sociétés américaines en Californie. Pendant qu'il fait jour ici, les Américains dorment et quand ils se réveillent, les jeunes Tunisiens et les jeunes Indiens ont déjà traité la comptabilité des sociétés de Californie sans avoir besoin de bouger ni de Tunis ni de New Dehli. Pourquoi n'irait-on pas vers cette direction ? On s'accroche au numérique mais c'est théorique, c'est la formation des Sénégalais qui est à faire. Les Tunisiens ont eu l'intelligence d'aider les classes moyennes à entrer dans l'économie moderne. Les classes moyennes tunisiennes ont pris en charge le développement encadré par les élites et soutenu par les pouvoirs publics. Voilà pourquoi la Tunisie d’aujourd'hui est un pays qui a réussi et qui est entrée dans l'émergence économique et qui est un pays moderne. Regardez la ville de Tunis. Vous allez à Nabeul, Monastir, Sousse, vous trouverez le même niveau de développement parce qu'il y a une démocratisation de la politique d'aménagement du territoire qui met les régions sur un même niveau d'égalité. Il faut qu'on le fasse au Sénégal : une vraie politique d'aménagement du territoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Il s'est entretenu exclusivement avec les journalistes sénégalais présents dans la capitale tunisienne car il est rigueur pour lui de ne jamais se prononcer publiquement sur les problèmes du pays hors du Sénégal. Il a tenu à faire part de sa disponibilité à aider le Sénégal qui a des difficultés comme en atteste le président lui-même. Mais il faut que les conditions soient réunies... EntretienMatin: Comment appréciez-vous la dernière sortie du président Wade ? Moustapha Niasse : J'ai appris de Tunis comme tous les Sénégalais que le président de la République dans une adresse à la nation, hier soir, a annoncé un certain nombre de mesures। Parmi celles-ci, l'on cite la réduction des ministres du gouvernement sénégalais, mais également quelques mesures sur le train de vie de l'Etat et des recommandations qu'il aurait faites pour inviter les Sénégalais à réduire leur consommation d'électricité et d'énergie en général। Le Sénégal a aujourd'hui plus que jamais besoin d'apaisement। D'apaisement parce que les Sénégalais doivent être mis dans les conditions les meilleures pour pouvoir ensemble se livrer à une introspection qui conduise vers une concertation à tous les niveaux, toutes classes et toutes catégories sociales confondues pour trouver des solutions définitives aux questions qu'ils se posent, surtout par rapport aux problèmes de leur vie quotidienne। C'est tant mieux si le chef de l'Etat se trouvait un jour en mesure de mettre en application les intentions et les mesures qu'il annonce. Comme le budget de l'Etat n'est pas encore soumis à l'Assemblée nationale, le budget 2008 n'étant pas ainsi un budget réel, il devrait aussi annoncer la réduction du projet d'enveloppe budgétaire allouée à la présidence de la République. En effet, il a été constaté que l'augmentation du budget de la présidence de la République se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de nos francs. Ce serait une mesure de sagesse qui irait dans l'esprit et dans la direction des annonces qu'il a faites. Même si je ne veux pas polémiquer, je pense que c'est une mesure normale. Le président de la République devrait être également en mesure de rassurer les Sénégalais de manière définitive sur sa décision qui pourrait être une bonne d'écarter toute idée d'acquérir un avion nouveau à 60 milliards de francs Cfa pour ses déplacements. Il devrait de la même manière annoncer qu'il n'a jamais pensé ou qu'il pense plus à l'achat d'un Challenger canadien qui va coûter 35 milliards de francs Cfa. L'un dans l'autre, on n'est pas loin de 100 milliards de francs Cfa. Qu'il annonce que ces idées-là sont écartées définitivement. Il a annoncé une baisse des salaires en même temps qu'une baisse de certains prix. Estimez-vous que les proportions ont été respectées pour réduire réellement la cherté du coût de la vie ? Je vais vous parler en temps qu'économiste parce j'ai dirigé le gouvernement deux fois et j'ai été ministre pendant de longues années et depuis 25 ans, je suis opérateur privé, présidant beaucoup de conseils d'administration et gèrant des sociétés. Le président de la République n'est pas en mesure aujourd'hui de décider de réduire le prix de certaines denrées sauf à revenir sur les augmentations récentes ; cela est possible à mesure qu'il trouve dans les mécanismes de régulation des prix, des ressources additionnelles pour compenser les pertes que subiront les sociétés si ces sociétés qui vendent les produits ont acquis ces produits selon une structure de prix donnée, ce sera une question de calcul économique. Les sociétés ne peuvent pas vendre à moins d'un niveau donné. Parce que la structure des prix, c'est tous les ingrédients qui permettent de fixer le prix de revient d'un produit donné, on y ajoute une marge bénéficiaire qui intègre en plus les taxes que l'état perçoit: c'est ça qui fait le prix total. Donc le président de la  République peut, pour les mesures d'augmentation des salaires qui ont été prises depuis sa réélection, revenir sur cela s'il trouve les mesures additionnelles pour réaliser les compensations et les équilibrages. Cela est possible techniquement. Pour les salaires, ils sont fixés à partir de points d'indice et de paramètres qui sont liés au coût de la vie. C'est de cette manière-là que les salaires qui ont été augmentés l'ont été. Par contre, il y a certains salaires qui ont doublé voire triplé pour une minorité de Sénégalais parce qu'ils occupaient des postes ou évoluaient dans des catégories professionnelles dont peut-être le pouvoir avait besoin pour les élections passées. Là c'est son problème. C'est lui qui avait personnellement décidé d'augmenter ces salaires-là, à lui de négocier avec ces catégories socio-professionnelles qui sont une minorité infime parmi les salariés pour leur dire qu'il les ramène à la normale. Ceci n'a rien à voir avec une mesure globale de réduction des salaires des Sénégalais. Parce qu'il peut décider de réduire les salaires des fonctionnaires de la fonction publique mais il ne faut pas oublier que le salaire est un droit acquis. Le salaire appartient au patrimoine du fonctionnaire et ses droits acquis, on ne peut pas les attaquer, on ne peut pas les violer, on ne peut lui créer un obstacle ou les réduire à moins que cela ne le soit selon une procédure prévue par la loi. Première difficulté. Deuxième difficulté, le président de la République n'est pas en mesure de réduire les salaires des travailleurs du secteur privé. Quid de cela ? Si on réduit les salaires comme mesure d'économie en maintenant les prix ou en réduisant les prix des denrées de manière très limitée, il y n'aura pas d'effet ou au contraire ce sera catastrophique. Donc, il y a une question de calcul économique, de ratio comme on dit en droit économique entre le revenu et le coût des denrées de premières nécessités. Estimez-vous qu'il est possible de prendre encore de nouvelles initiatives pour régler les problèmes du Sénégal ? Le président de la République devrait voir, sans avoir besoin de les intégrer dans son cabinet ou dans son gouvernement, comment il pourrait s'adresser à des compétences sénégalaises de manière totalement gratuite et sans qu'il n'y ait gouvernement d'union nationale élargi ou non. Qu'il demande aux compétences sénégalaises de l'aider à régler les problèmes de l'énergie, mais que ce soit gracieux et que cela n'empêche pas ces Sénégalais d'avoir leurs idées, leurs options, leurs choix de société et que ce soit dans une dynamique de globalisation des capacités de réflexion des Sénégalais et de créativité de modes nouveaux de pensée et d'action pour sortir le pays du marigot au fond duquel il est enlisé. Il semblerait, d'après ce qui m'a été dit de Dakar, que son allocation d'hier était profondément empreinte de sincérité et c'est tant mieux pour les Sénégalais et c'est tant mieux pour notre pays. Mais je crois que le président de la République doit s'ouvrir non pas en termes d'intégration ou de nomination de qui que ce soit, il doit s'offrir vers la réflexion, l'échange d'idées sans que cela ne conduise encore une fois à responsabiliser des gens parce que la plupart des compétences sénégalaises reconnues aujourd'hui - il y en a de par le monde comme au Sénégal - n'ont pas besoin de poste, ni de salaire ni d'autre forme de rémunération ou de récompense pour se lever et aider leur pays. Etes-vous prêt à donner un coup de main en tant que compétence ? Il n'y a aucun problème. Je suis prêt à aider, non pas le président de la République, mais les Sénégalais. Mais je ne veux aucun poste. Je ne veux aucune position. Je ne veux aucune rémunération. Et je ne cherche aucune responsabilité à caractère officiel ou officieux. Et je ne suis pas le seul. Il y a des dizaines de Sénégalais au Sénégal comme ailleurs dans le monde qui sont prêts à aider ce pays si les conditions sont créées. Quand les gens parlent de gouvernement d'union nationale, mais c'est pour aller où ? Vous croyez que quarante personnes peuvent régler les problèmes du Sénégal ? Si le président constitue un gouvernement de quarante à cinquante personnes, on va dire que c'est pléthorique, ce qui sera vrai. Mais ce n'est pas cinquante personnes qui vont régler les problèmes du Sénégal. On y mettrait les cent cinquante députés que cela ne servira à rien. On y mettrait les cent faux sénateurs qui viennent d'être nommés ou désignés par le président de la République, que cela ne servirait à rien. C'est le peuple sénégalais qu'il faut mobiliser dans une atmosphère de concertation ouverte, dans l'apaisement des cœurs et des esprits. Parce que si ce pays va à l'eau, c'est nous tous qui allons perdre et quel legs, allons-nous laisser aux générations futures? Il faut abandonner toutes ces querelles de partis, ces querelles de régime, ces querelles entre le néo-libéralisme, le libéralisme et le socialisme. Quand le Sénégal est en cause, qu'il est là face à ses priorités, quand des problèmes se posent en termes de survie, en termes de retour de la respectabilité dont le Sénégal bénéficiait à travers le monde, il faut oublier tout cela. Non pas encore une fois pour se retrouver dans une équipe. Ce n'est pas mon idée, ce n'est pas mon projet et je n'y pense pas. Mais il faut que les Sénégalais se retrouvent et qu'ils redressent leur pays. Mais alors à ce moment-là, il ne faut pas que ceux qui gèrent le pays aient une peur panique ou aient l'impression de subir le supplice de Tantale comme si on les avait accrochés au sommet d'une montagne pour tirer à l'arc pour savoir lequel des tireurs serait le plus adroit et quelle partie du corps il faudrait toucher avec sa flèche. Non, il faut s'élever, rester sur les hauteurs et le Sénégal a besoin de cela. C'est pourquoi je parle d'apaisement. Il faut un climat d'apaisement pour aller de l'avant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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L'affirmation est de l'ancien sélectionneur national, Bruno Metsu qui a mené le Sénégal, pour une première fois, en finale de coupe d'Afrique des nations et en quart de finale de la Coupe du monde en 2002. Une époque qui laisse encore de très beaux souvenirs dans la mémoire du technicien français. Dans l'entretien qu'il nous a accordé hier, en marge des matches de play off du championnat national de football qui se déroulaient au stade Demba Diop, l'ancien sélectionneur des ‘Lion' qui n'exclut pas de revenir travailler avec le Sénégal, soutient qu'on a mis trop de jeunes en même temps dans l'équipe nationale. Ce qui explique, souligne-t-il, la contre performance constatée depuis quelques années chez les ‘Lions'. Entretien… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Wal Fadjri : Comment appréciez-vous l'équipe nationale du Sénégal qui peine à se qualifier en Coupe d'Afrique des nations ? &lt;br /&gt;Bruno Metsu : C'est trop dire que le Sénégal peine à se qualifier en Coupe d'Afrique. Parce que, malgré toutes les difficultés que rencontre l'équipe, elle continue à garder la première place de son groupe. Par conséquent, il y a encore de l'espoir pour se qualifier en Coupe d'Afrique. Il faut seulement noter qu'après les exploits réalisés en 2002, le Sénégal est, depuis lors, toujours attendu par toutes les équipes. De sorte qu'il n'a eu et ne peut avoir aucun match facile devant lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Et quelle lecture faites-vous de ce football sénégalais ? &lt;br /&gt;Bruno Metsu : Une lecture très positive. Le Sénégal a un grand réservoir de footballeurs. Que ce soit dans le pays ou en Europe, notamment en France d'où arrivent beaucoup de jeunes joueurs d'origine sénégalaise, c'est de véritables joueurs de qualité que possède le Sénégal. Même si, actuellement, l'équipe nationale a des résultats moyens, le Sénégal a encore un avenir dans le football. Il y a présentement des jeunes joueurs qui tapent à la porte de l'équipe nationale avec insistance. Le jeune Batéfimbi Gomis de Saint-Etienne qui fait de très belles choses dans le championnat français, pourrait un jour faire de belles choses pour le Sénégal. Il faut toutefois une phase de transition à toute chose. En effet, il y a encore des joueurs de qualité parmi les anciens joueurs qui ont beaucoup donné pour le Sénégal en 2002. Il faut compter sur ces derniers pour aider les jeunes à trouver des repères dans l'équipe nationale qui est d'une dimension très différente de celle d'un club ou d'un championnat quelconque. Il y a vraiment un potentiel très intéressant pour l'avenir de football sénégalais. Le Sénégal a la chance d'avoir d'excellents joueurs. Il suffit juste de travailler sur le mécanisme du groupe pour avoir les résultats escomptés. Et il est possible d'avoir ces résultats avec Henry Kasperczak. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Mais, il est constaté que ces jeunes tardent encore à prouver en sélection. Partagez-vous cet avis ? &lt;br /&gt;Bruno Metsu : Pas forcément. Il faut encore de la patience. Parce que ces gosses sont encore très jeunes pour étaler tout leur talent en sélection. Il faut savoir que la sélection nationale est très différente des compétitions des championnats nationaux. Il y a des paliers à franchir pour jouer les matches internationaux. On ne peut pas, du jour au lendemain, s'affirmer en sélection. Comme on ne peut pas, du jour au lendemain, être docteur. Il faut d'abord aller à l'école, faire des examens. Ensuite, il faut faire un certain nombre d'années d'études en médecine pour finir par être un médecin, avant d'arriver à l'étape supérieure. Comme dans une école, les jeunes joueurs qui arrivent en sélection, doivent aussi franchir des étapes pour s'affirmer en sélection. Il y a tout un travail à faire derrière, pour aider les gosses à trouver des repères dans cette équipe nationale. Les matches internationaux sont très différents des matches nationaux. Jouer dans de très grands championnats européens ne veut pas dire jouer un match international qui est d'un niveau plus élevé. Un Sénégal - Nigeria ou un Sénégal - Egypte est encore plus costaud qu'un Sochaux - Le Mans ou un certain Marseille - Paris Saint-Germain. Il ne faut pas faire d'amalgame à cet effet. Les compétitions internationales sont de loin supérieures aux compétitions nationales. Par conséquent, il faut des paliers à franchir pour aider les jeunes à trouver leurs marques en sélection. Les anciens doivent être là pour les aider. Malheureusement, il y a une cassure entre ces derniers et les jeunes. Il y a trop de nouveaux jeunes et peu d'anciens. Je crois que c'est là où réside le problème de l'équipe nationale du Sénégal. Les anciens ont un rôle à jouer dans toute équipe de football pour assurer une certaine transition. On a trop mis de jeunes ensemble. Il faut un temps à toute chose. Mais, on semble trop impatient au Sénégal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Avec toutes les difficultés constatées dans cette équipe nationale qui peine à se qualifier en Coupe d'Afrique, est-il possible que le Sénégal joue, dans moins de six mois, les premiers rôles au Ghana ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Metsu : Tout est possible. D'abord, il faut qu'ils (les ‘Lions') se qualifient pour la Can. Et j'ose affirmer que cela est possible. Avec un très grand entraîneur de la trempe d'Henry Kasperczak, il est tout à fait possible que le Sénégal joue les premiers rôles à la Coupe d'Afrique de Ghana 2008. Il y a de beaux jours qui arriveront encore pour le Sénégal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Sur quoi vous vous fondez pour faire une telle affirmation ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Metsu : (Quelques secondes de réflexion). Au fait, je ne suis pas là pour juger le travail fourni par les uns et les autres. Il y a un coach, un encadrement technique et un président à qui il revient de le faire. C'est à ces derniers de dire ce qu'ils en pensent. Moi, je suis très mal placé pour me prononcer là-dessus. Je suis de très loin ce qui se fait dans le football sénégalais. Le dernier match que j'ai suivi (Sénégal - Togo en 2005) remonte de très loin. C'était un match déterminant pour la qualification. Malheureusement, ce match a laissé beaucoup de regrets et de cicatrices qui continuent à se faire ressentir. Après cet échec, le lendemain a été très douloureux pour le football sénégalais. C'est dommage. Maintenant, je crois qu'il faut chercher à panser ces plaies pour repartir de zéro. Il faut penser à l'avenir pour refaire le football sénégalais. Je pense que c'est ça qu'il y a de plus important et non de jeter des pierres sur qui que ce soit. Il faut travailler pour connaître de beaux jours comme en 2002. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Bruno Metsu est-il disposé à revenir travailler avec le Sénégal pour l'aider à retrouver cette joie de vivre le football ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Metsu : (Rires). Je ne sais pas. Peut-être bien. Dans la vie, seul le bon Dieu sait de quoi demain sera fait. J'ai un contrat qui me lie jusqu'en 2010 avec mon club. Tout reste possible dans la vie. C'est vrai que j'ai gardé des moments énormes avec le Sénégal qui reste un souvenir éternel pour moi. Par conséquent, rien n'est exclu. Tout reste possible. Au-delà des simples résultats de football, il y a des rapports humains très forts qui me lient encore au Sénégal. J'ai d'excellentes relations avec toutes les personnes avec qui j'ai travaillé dans ce pays pendant deux à trois ans. Je n'ose même pas en citer un de peur d'oublier certaines personnes. A l'époque, il y avait un réel esprit de camaraderie qui nous aidait à faire partout la différence. Il y avait la joie de vivre et de jouer dans l'équipe. Sur le terrain, c'est des joueurs qui laissaient éclater tout leur talent pour faire plaisir à tout un peuple. Aussi bien dans le terrain qu'en dehors, il y avait cette envie de gagner qui animait tous les pensionnaires de l'équipe nationale. On voyait toujours une équipe formidable qui se donnait à fond pour faire la différence. De sorte qu'en 2002, le Sénégal a fait rêver le monde entier. Aujourd'hui, j'entends encore parler du Sénégal quand je passe dans certains pays. Je viens du Vietnam où s'est tenue la dernière Coupe d'Asie des nations. On n'a pas cessé de m'interpeller pour me demander les nouvelles du Sénégal. L'équipe du Sénégal est restée, un tout petit peu, à l'image de celle du Brésil. Parce qu'en 2002, les ‘Lions' ont montré autre chose que ce que les gens avaient l'habitude de voir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wal Fadjri : Et quel était le secret de Bruno Metsu en 2002 ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Metsu : (Rires). Je n'ai aucun secret. Le football, c'est comme une famille pour moi. Je travaille toujours dans cet état d'esprit de famille dans mon équipe. Que ce soit au Sénégal ou aux Emirats arabes unis où j'évolue ces dernières années, je travaille toujours dans cet esprit de famille pour parvenir aux résultats escomptés. Dans toute entreprise ou famille, la personne appelée à manager le reste du groupe est appelée à donner une très grande partie de sa personnalité pour façonner à sa manière le groupe. L'équipe du Sénégal de 2002 reflétait un peu ma personnalité. J'aimais bien vivre avec les joueurs. Il ne faut pas oublier que le football est tout d'abord un jeu. Par conséquent, avant toute chose, il faut qu'il y ait la joie de jouer. Et c'est cette joie de jouer qui a fait rêver tout le monde à l'époque. De sorte qu'aujourd'hui, les joueurs sont certainement nostalgiques de ces moments-là. Certes, il faut toujours mettre en rigueur la discipline. Mais, il faut savoir où la mettre. Pour moi, la discipline, c'est sur le terrain. En dehors du terrain, chacun est libre de vivre différemment. Parce que chacun a sa propre personnalité. Ce qui est important dans une vie de groupe, c'est de respecter toutes les personnalités. Le reste, c'est que le football reste un plaisir à partager avec tout un monde. Il n'y a aucun autre secret derrière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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La cérémonie s’est tenue dans les espaces du Collège Sacré cœur de Dakar. À l'exception du Parti socialiste, tous les partis du Front Siggil Sénégal, et le Jëf-Jël ont répondu à l’invitation. M. Moustapha Niasse en leader des progressistes, à l’occasion, a passé en revue l'état politique, économique et social du Sénégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'essentiel de ce qui m'a amené à lancer, il y a huit ans aujourd’hui, cet appel du 16 juin, demeure encore intact et actuel". La déclaration est de Moustapha Niasse. Il l'a tenue le samedi dernier, dans les espaces du Collège Sacré cœur de Dakar. À l'occasion, son parti, l'Afp célébrait l'appel qu'il a lancé en 1999. Un appel à partir duquel verra d'ailleurs le jour, la formation politique des progressistes. Sur des éléments de comparaison pris sur les différents secteurs de la vie nationale, Moustapha Niasse va démontrer l'actualité de son appel. Ainsi, brossant le tableau politique, il dira "nous sortons de deux scrutins qui portent un habillage immoral". &lt;br /&gt;Toute chose dont il impute la responsabilité aux libéraux. "Qui, selon lui, ont emporté les élections mais ne les ont pas remporté". Et de convoquer l'adage pour dire que, "ils ont volé le tam-tam, maintenant le problème est qu'ils ne peuvent pas le battre". Sur le plan économique, le leader de l'Afp s'est montré très pessimiste pour le Sénégal. Il a parlé de la "dégradation de notre économie". Et à ce propos, il s'est aidé de chiffres pour le démontrer. Ainsi, à l’en croire, "de 5 % entre 2000 et 2005 le taux de croissance du Sénégal a périclité à 3 % en terme réel". &lt;br /&gt;Et à partir de son cours magistral en économie qui suivra, M. Niasse finit par démonter que, "pour 2007, du fait de la mauvaise campagne agricole, de la destruction de la filière arachide, de l’élevage, la pêche..., la situation économique ne doit pas s'améliorer". Ceci entraînant cela, le progressiste en chef indique que, "la fameuse croissance accélérée dont se pavoisent les libéraux ne sera qu'un effet de pompage des airs". Moustapha Niasse prédit que cette ambition du régime en place "va échouer". Il en est voulu pour preuve, "l'inflation". De 1,7 % en 2005 d’après le numéro un de l'Afp, cette inflation est de 1,9 % en 2006. Cependant, M. Niasse reconnaîtra que l'on ne mange pas cette notion et que, celle-ci intéresse plutôt la macroéconomie. &lt;br /&gt;Ainsi, il a fait observer que, "la dépression des prix d'achat est due à cette inflation". Pour preuve, l'auteur de l'appel du 16 juin dira : "les salaires actuels, malgré leurs augmentations sauvages, n'arrivent pas à offrir le même pouvoir d'achat d'il y a un certain temps". À la lecture de ce tableau économique peu reluisant de notre pays, le leader de l'Afp a prôné au sein de l'organe des universitaires de son parti, "la création d'un observatoire des prix de l'achat et des coûts de la vie". En outre, paraphrasant Léopold Senghor il déclare que "le Sénégal ne sera un État émergent qu'avec des finances saines et une administration organisée". Ce qui, à ses yeux n'est pas le propre des libéraux. Ces derniers sont coupables, selon M. Niasse d'avoir poussé l'endettement intérieur du pays estimé à plus de 200 milliards de francs (Cfa), un niveau sans précédent. &lt;br /&gt;Et de faire observer : "Ce régime par sa dette intérieure va tuer nos entreprises qui dans leur mort vont entraîner le Sénégal". Ainsi, décriant les options économiques "dangereuses" du régime en place, M. Niasse soulignera le cas des dépenses de transfert. Pour ce qui est de l'agriculture, ces dépenses selon lui, se sont élevées à plus de 100 milliards. Pour autant Moustapha Niasse sait qu'il faut bien des mesures de redressements. Et dans le cas des libéraux, il note qu'ils n'ont que 3 possibilités. Et de les énumérer "augmenter les recettes fiscales, privatiser certaines entreprises, augmenter l'endettement intérieur ou extérieur". Pour le patron des progressistes, "l'Etat, pour se tirer d'affaire laissera augmenter les prix des denrées de premières nécessités. Ce qui n’est pas une bonne option".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Moustapha Niasse a, lors de la célébration du huitième anniversaire de l’appel du 16 juin, samedi dernier, fait un diagnostic sans complaisance et « alarmant » de l’économie et des finances publiques tout en proposant des solutions.&lt;br /&gt;Le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse a, à la loupe, ausculté à l’image des médecins l’état de l’économie et des finances publiques nationales. Il n’a rien laissé au hasard. Avec des chiffres, des constatations et une documentation « claire et précise », le leader des progressistes a présenté les maux dont souffrent l’économie et les finances publiques tout en tentant de proposer des solutions. Moustapha Niasse a profité du huitième anniversaire de son appel du 16 juin dont le thème a porté sur « la crise énergétique et la demande sociale » pour attaquer singulièrement la gestion du pouvoir actuel presque sur tous les plans notamment économique. Il a commencé par le taux de croissance qui, selon lui, est réellement de 3 %. « Le taux de croissance de l’économie qui tournait autour de 5 % entre 2000 et 2005 est passé à moins de 3 % en termes réels en 2006. En 2007, ce taux ne sera certainement pas plus élevé, du fait de la très mauvaise campagne agricole 2006-2007, de la destruction de la filière arachidière et de la crise des secteurs de la pêche, de l’élevage, de l’énergie et des industries chimiques », a déclaré le secrétaire général de l’Afp en arrivant à cette conclusion préliminaire : « c’est dire que la politique dite de croissance accélérée avec des taux annuels annoncés de 7 à 8 %, à partir de 2007, a littéralement échoué ». Il a ajouté que « l’inflation, évaluée par l’évolution de l’indice du niveau général des prix, est passée, de 1,7 % en 2005 à 1,9 % en 2006, bien que le taux n’ait de signification, en fait, que pour les macro-économistes partisans d’une politique monétaire rigoureusement encadrée ». Moustapha Niasse de proposer la mise en place au sein de l’Alliance nationale des cadres progressistes (Ancp), un Observatoire du pouvoir d’achat, du coût et des conditions de la vie. Selon lui, cet organe qui aura pour mission d’évaluer, périodiquement, à l’attention de leurs militants comme de leurs sympathisants, l’évolution réelle du coût de la vie et du pouvoir d’achat dans les différentes régions du pays, dans le but de les aider à comprendre ces mécanismes.&lt;br /&gt;Situation « inquiétante » des finances&lt;br /&gt;Le membre de la conférence des leaders du Front « Siggil » Sénégal, principal regroupement politique de l’opposition est d’avis que « les conséquences de la décroissance de l’économie, celles de la paupérisation accélérée des populations les plus vulnérables ont mis le système financier sénégalais dans une situation très inquiétante et particulièrement précaire pour le pays. Et le Sénégal ne sera une nation émergente que par la mise en place d’un système financier sain et performant ». La transition est ainsi toute trouvée pour passer au peigne fin l’état des finances publiques du pays. « L’Etat rencontre d’énormes difficultés de trésorerie qui augmentent le niveau de la dette intérieure », a renseigné le leader de l’Afp. Il a ajouté, sur la même lancée que « les augmentations sauvages et démesurées des dépenses de transferts exceptionnels pour gérer - et gérer mal - la situation des populations sinistrées, le plan Jaakay ayant été un échec, la situation des entreprises en difficulté dans le secteur de l’énergie comme la SAR et la SENELEC, celle du secteur des industries chimiques comme les ICS, se sont faites au détriment des investissements qui étaient programmés pour l’agriculture, pour l’élevage, pour la pêche, pour l’éducation, pour la santé, pour le développement social et la solidarité nationale ». Moustapha Niasse de révéler que « tous ces secteurs ont subi des prélèvements substantiels sur leurs dotations budgétaires, pour un montant total supérieur à 100 Milliards au cours d’une seule année budgétaire, celle de 2006 ». Mieux, a-t-il poursuivi, « ces dépenses de transfert ont été effectuées à une période où le Trésor public a été amené à pré-financer des travaux d’infrastructures routières, celles de la Corniche Ouest notamment, pour des raisons à la fois électoralistes et démagogiques. On a vu le résultat », rajoute-t-il.&lt;br /&gt;« Provision insuffisante des chèques du trésor public »&lt;br /&gt;Le secrétaire général de l’Afp a, aussi décrié le niveau d’endettement qui s’élève selon lui, à « plus de 200 Milliards, avance-t-on ». Il a, en outre, souligné « selon des faits précis et vérifiables que des chèques du Trésor servis à des fournisseurs en règlement de leurs créances sur l’Etat reviennent impayés, pour provisions insuffisantes, sur des montants inférieurs à 10 Millions de francs cfa, des propriétaires de logements conventionnés par l’Etat ne sont pas payés depuis trois trimestres, c’est-à-dire 9 mois sur 12. Il existe aussi des bons du Trésor arrivés à échéance sont parfois impayés. C’est ainsi que pour les bons émis en 2006, l’encours à 60 jours était de 25 Milliards à la date du 7 juin 2007 ». Toujours dans ce lot de révélations : « les ICS n’ont pas encore remboursé les 15 Milliards d’emprunt 2006 garanti par l’Etat. L’emprunt d’Etat de 45 Milliards émis en juillet 2005, échéance juillet 2010, n’avait connu, à la même date du 7 juin 2007, c’est-à-dire il y a une semaine, aucun début de remboursement. Ainsi, le stock d’encours reste à 45 Milliards ». Bref, les finances publiques et le Trésor sont aujourd’hui dans une situation alarmante, eu égard à l’importance des engagements pris par l’Etat à la veille des élections, pour calmer le front social et pour relancer ses grands chantiers. De l’avis de Moustapha Niasse, cette situation appelle, sans délai, des mesures de redressement. « Ces mesures doivent être de vraies mesures », a-t-il martelé. A l’appréciation des méthodes de gestion actuellement utilisées par Me Abdoulaye Wade, il est constant que le Gouvernement envisage, selon lui, d’augmenter les recettes fiscales, de privatiser certaines entreprises rentables du secteur public ou parapublic comme la Sonatel, la Lonase et le Port de Dakar, d’augmenter l’endettement privé intérieur ou extérieur ou les deux à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Parce que le Sénégal connaît des difficultés énormes de trésorerie. Il a par ailleurs lancé un appel pour «une unité réelle» de l'opposition et se dit favorable à une démocratie arc-en-ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en croire Moustapha Niasse : «Les finances publiques et le Trésor sont aujourd'hui dans une situation alarmante, eu égard à l'importance des engagements pris par l'Etat à la veille des élections pour calmer le front social et pour relancer ses grands chantiers». Et le gouvernement selon Niasse, n'envisage que trois possibilités dans sa logique actuelle de gestion des finances publiques qui conduit à une impasse : privatiser certaines entreprises &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;du secteur public ou parapublic, augmenter les recettes fiscales et augmenter l'endettement privé intérieur ou les deux à la fois». Pour le patron des progressistes, la privatisation ne peut concerner que deux ou trois sociétés rentables : la Sonatel, la Lonase et le Port de Dakar. Or explique-t-il, ces privatisations ne pourront se faire sans affecter le monde du travail et déstabiliser le front social. L'augmentation de l'endettement privé quant à elle, va poser problème et coûter très cher ; compte tenu des tensions actuelles que subit la trésorerie de l'Etat. L'augmentation des recettes fiscales poursuit Niasse, passe nécessairement par l'accroissement du produit des impôts indirects qui représentent plus de 71% des recettes totales. Ces impôts sont non seulement inéquitables, parce qu'indifférenciés, payés par tous les citoyens, de la même manière et quels que soient les moyens des uns et des autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auparavant, Moustapha Niasse a dressé un tableau sombre de la situation économique : «Le niveau de l'endettement intérieur s'élève à 200 milliards, des chèques du Trésor servis à des fournisseurs en règlement de leurs créances sur l'Etat, reviennent impayés, les propriétaires des maisons conventionnées par l'Etat ne sont pas payés depuis trois trimestres, 9 mois sur 12, des bons du Trésor arrivés à échéance, sont parfois impayés. Pour les bons émis en 2006, l'encours à 60 jours était de 25 milliards à la date du 07 Juin 2007». Et Niasse de poursuivre : «Les Ics n'ont pas encore remboursé les 15 milliards de l'emprunt 2006, garanti par l'Etat. L'emprunt d'Etat de 45 milliards émis en juillet 2005, échéance juillet 2010, n'avait connu, à la même date du 7 juin 2007, c'est-à-dire, il y a une semaine, aucun début de remboursement. Ainsi, le stock d'encours reste à 45 milliards ». Niasse pour une «unité réelle de l'opposition» et une «démocratie arc-en-ciel» Au plan politique, le secrétaire général de l'Afp se dit favorable à «une unité réelle» de l'opposition. Pour lui, une évaluation lucide des expériences récentes doit être faite, pour éviter la répétition de certaines erreurs et autres dysfonctionnements préjudiciables à la force de l'opposition. Pour l'Afp, le regroupement de l'opposition démocratique n'est pas le fait du hasard. Il s'agit d'un processus volontaire, qui se fonde sur une analyse précise des données politiques, économiques et sociales qui prévalent actuellement au Sénégal, face à un régime qui ignore la loi et le droit et qui a résolument tourné le dos à la démocratie et au respect de la personne humaine. Par ailleurs, Moutapha Niasse a indiqué qu'il veut une démocratie arc-en-ciel. Dans l'honnêteté et dans la loyauté. Surtout dans le respect de la parole donnée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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Un taux de croissance dont le leader de l’Afp ne prévoit pas l’amélioration en 2007, compte tenu de la « destruction de la filière arachidière et de la crise des secteurs de la pêche, de l’élevage, de l’énergie et des industries chimiques ». La sentence de tomber : « La politique de croissance accélérée, avec des taux de 7 à 8% à partir de 2007, a littéralement échoué ». Le tableau de l’inflation aussi est sombre : « Le taux d’inflation est passé de 1,7 en 2005 à 1,9 en 2006. Une dépréciation du pouvoir d’achat qui résulte directement de l’évolution du niveau des prix des principaux postes de dépenses qui absorbent la quasi-totalité des revenus, traitements et salaires : le logement, le transport, l’eau, l’électricité, l’alimentation, les frais de scolarité et les soins médicaux ». D’ailleurs, le leader de l’Afp a proposé que « l’occasion de la commémoration (ndlr : appel du 16 juin) soit saisie pour mettre en place, au sein de l’Afp, un Observatoire du pouvoir d’achat, du coût et des conditions de la vie, pour donner des informations à même de réveiller la conscience des populations ». En définitive, selon M. Niasse, « la décroissance de l’économie et la paupérisation des populations les plus vulnérables ont mis le système financier sénégalais dans une situation très inquiétante et précaire pour le pays. Les banques et les établissements de crédit connaissent une dégradation sans précédent de leurs portefeuilles, parce que l’Etat rencontre d’énormes difficultés de trésorerie qui augmentent le niveau de la dette intérieure ».&lt;br /&gt;Augmentations de recettes fiscales et privatisation d’entreprises en vue Les « augmentations sauvages et démesurées de transferts exceptionnels, pour mal gérer la situation des populations sinistrées - le plan Jaxaay ayant été un échec -, les difficultés d’entreprises comme la Sar (transformée en prestataire de services), la Senelec (200 milliards de dettes) et les Ics, se sont faites au détriment des investissements qui étaient programmés pour l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’éducation, la santé, le développement social et la solidarité nationale. Ces secteurs ont subi des prélèvements pour un montant de plus de 100 milliards pour la seule année budgétaire 2006 ». Phénomène aggravant, selon l’ex-Premier ministre, « ces dépenses de transfert ont été effectuées à une période où le Trésor public a été amené à préfinancer des travaux d’infrastructures routières, celles de la Corniche Ouest notamment, pour des raisons électoralistes et démagogiques ». Résultats, selon Niasse : « Wade s’est fourvoyé en choisissant de faire de la politique budgétaire le principal levier de la relance économique à l’aide de grandes infrastructures routières ». A en croire M. Niasse, « les effets attendus d’une telle politique risquent d’être annihilés par l’endettement intérieur, surtout au détriment des entreprises, qui s’élève à 200 milliards. Par conséquent, le gouvernement doit trouver des ressources ». Ce que, selon M. Niasse, il envisage de faire via des augmentations de recettes fiscales, la privatisation de certaines entreprises et l’augmentation de la dette intérieure et/ou extérieure ». Comme les privatisations ne pourront se faire qu’avec les seules sociétés rentables que sont la Sonatel, la Lonase et le Port autonome de Dakar, et que l’endettement intérieur est prohibitif, l’Etat devrait recourir à la hausse de tous les produits et biens de consommation courante qui font l’objet de la demande sociale ». Aussi, face à « l’état économique et financier sombre » dans lequel se trouve le Sénégal, Moustapha Niasse interpelle Wade : « Demain il fera jour. Si Me Wade a gagné les élections, il lui reste à gouverner le pays, en sachant qu’il ne peut plus faire dans le traitement cosmétique et les effets d’annonce sans lendemain ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;!--
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