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mardi 6 novembre 2007

Moustapha Niasse sur les mesures de Wade : 'Je suis prêt à aider mon pays mais je ne cherche ni poste ni rénumération'

En séjour présentement dans la capitale tunisienne, le leader de l'Alliance des forces de progrès (Afp) Moustapha Niasse a bien voulu se prononcer sur la situation du pays suite à la dernière sortie du Président de la République. Il s'est entretenu exclusivement avec les journalistes sénégalais présents dans la capitale tunisienne car il est rigueur pour lui de ne jamais se prononcer publiquement sur les problèmes du pays hors du Sénégal. Il a tenu à faire part de sa disponibilité à aider le Sénégal qui a des difficultés comme en atteste le président lui-même. Mais il faut que les conditions soient réunies... EntretienMatin: Comment appréciez-vous la dernière sortie du président Wade ? Moustapha Niasse : J'ai appris de Tunis comme tous les Sénégalais que le président de la République dans une adresse à la nation, hier soir, a annoncé un certain nombre de mesures। Parmi celles-ci, l'on cite la réduction des ministres du gouvernement sénégalais, mais également quelques mesures sur le train de vie de l'Etat et des recommandations qu'il aurait faites pour inviter les Sénégalais à réduire leur consommation d'électricité et d'énergie en général। Le Sénégal a aujourd'hui plus que jamais besoin d'apaisement। D'apaisement parce que les Sénégalais doivent être mis dans les conditions les meilleures pour pouvoir ensemble se livrer à une introspection qui conduise vers une concertation à tous les niveaux, toutes classes et toutes catégories sociales confondues pour trouver des solutions définitives aux questions qu'ils se posent, surtout par rapport aux problèmes de leur vie quotidienne। C'est tant mieux si le chef de l'Etat se trouvait un jour en mesure de mettre en application les intentions et les mesures qu'il annonce. Comme le budget de l'Etat n'est pas encore soumis à l'Assemblée nationale, le budget 2008 n'étant pas ainsi un budget réel, il devrait aussi annoncer la réduction du projet d'enveloppe budgétaire allouée à la présidence de la République. En effet, il a été constaté que l'augmentation du budget de la présidence de la République se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de nos francs. Ce serait une mesure de sagesse qui irait dans l'esprit et dans la direction des annonces qu'il a faites. Même si je ne veux pas polémiquer, je pense que c'est une mesure normale. Le président de la République devrait être également en mesure de rassurer les Sénégalais de manière définitive sur sa décision qui pourrait être une bonne d'écarter toute idée d'acquérir un avion nouveau à 60 milliards de francs Cfa pour ses déplacements. Il devrait de la même manière annoncer qu'il n'a jamais pensé ou qu'il pense plus à l'achat d'un Challenger canadien qui va coûter 35 milliards de francs Cfa. L'un dans l'autre, on n'est pas loin de 100 milliards de francs Cfa. Qu'il annonce que ces idées-là sont écartées définitivement. Il a annoncé une baisse des salaires en même temps qu'une baisse de certains prix. Estimez-vous que les proportions ont été respectées pour réduire réellement la cherté du coût de la vie ? Je vais vous parler en temps qu'économiste parce j'ai dirigé le gouvernement deux fois et j'ai été ministre pendant de longues années et depuis 25 ans, je suis opérateur privé, présidant beaucoup de conseils d'administration et gèrant des sociétés. Le président de la République n'est pas en mesure aujourd'hui de décider de réduire le prix de certaines denrées sauf à revenir sur les augmentations récentes ; cela est possible à mesure qu'il trouve dans les mécanismes de régulation des prix, des ressources additionnelles pour compenser les pertes que subiront les sociétés si ces sociétés qui vendent les produits ont acquis ces produits selon une structure de prix donnée, ce sera une question de calcul économique. Les sociétés ne peuvent pas vendre à moins d'un niveau donné. Parce que la structure des prix, c'est tous les ingrédients qui permettent de fixer le prix de revient d'un produit donné, on y ajoute une marge bénéficiaire qui intègre en plus les taxes que l'état perçoit: c'est ça qui fait le prix total. Donc le président de la République peut, pour les mesures d'augmentation des salaires qui ont été prises depuis sa réélection, revenir sur cela s'il trouve les mesures additionnelles pour réaliser les compensations et les équilibrages. Cela est possible techniquement. Pour les salaires, ils sont fixés à partir de points d'indice et de paramètres qui sont liés au coût de la vie. C'est de cette manière-là que les salaires qui ont été augmentés l'ont été. Par contre, il y a certains salaires qui ont doublé voire triplé pour une minorité de Sénégalais parce qu'ils occupaient des postes ou évoluaient dans des catégories professionnelles dont peut-être le pouvoir avait besoin pour les élections passées. Là c'est son problème. C'est lui qui avait personnellement décidé d'augmenter ces salaires-là, à lui de négocier avec ces catégories socio-professionnelles qui sont une minorité infime parmi les salariés pour leur dire qu'il les ramène à la normale. Ceci n'a rien à voir avec une mesure globale de réduction des salaires des Sénégalais. Parce qu'il peut décider de réduire les salaires des fonctionnaires de la fonction publique mais il ne faut pas oublier que le salaire est un droit acquis. Le salaire appartient au patrimoine du fonctionnaire et ses droits acquis, on ne peut pas les attaquer, on ne peut pas les violer, on ne peut lui créer un obstacle ou les réduire à moins que cela ne le soit selon une procédure prévue par la loi. Première difficulté. Deuxième difficulté, le président de la République n'est pas en mesure de réduire les salaires des travailleurs du secteur privé. Quid de cela ? Si on réduit les salaires comme mesure d'économie en maintenant les prix ou en réduisant les prix des denrées de manière très limitée, il y n'aura pas d'effet ou au contraire ce sera catastrophique. Donc, il y a une question de calcul économique, de ratio comme on dit en droit économique entre le revenu et le coût des denrées de premières nécessités. Estimez-vous qu'il est possible de prendre encore de nouvelles initiatives pour régler les problèmes du Sénégal ? Le président de la République devrait voir, sans avoir besoin de les intégrer dans son cabinet ou dans son gouvernement, comment il pourrait s'adresser à des compétences sénégalaises de manière totalement gratuite et sans qu'il n'y ait gouvernement d'union nationale élargi ou non. Qu'il demande aux compétences sénégalaises de l'aider à régler les problèmes de l'énergie, mais que ce soit gracieux et que cela n'empêche pas ces Sénégalais d'avoir leurs idées, leurs options, leurs choix de société et que ce soit dans une dynamique de globalisation des capacités de réflexion des Sénégalais et de créativité de modes nouveaux de pensée et d'action pour sortir le pays du marigot au fond duquel il est enlisé. Il semblerait, d'après ce qui m'a été dit de Dakar, que son allocation d'hier était profondément empreinte de sincérité et c'est tant mieux pour les Sénégalais et c'est tant mieux pour notre pays. Mais je crois que le président de la République doit s'ouvrir non pas en termes d'intégration ou de nomination de qui que ce soit, il doit s'offrir vers la réflexion, l'échange d'idées sans que cela ne conduise encore une fois à responsabiliser des gens parce que la plupart des compétences sénégalaises reconnues aujourd'hui - il y en a de par le monde comme au Sénégal - n'ont pas besoin de poste, ni de salaire ni d'autre forme de rémunération ou de récompense pour se lever et aider leur pays. Etes-vous prêt à donner un coup de main en tant que compétence ? Il n'y a aucun problème. Je suis prêt à aider, non pas le président de la République, mais les Sénégalais. Mais je ne veux aucun poste. Je ne veux aucune position. Je ne veux aucune rémunération. Et je ne cherche aucune responsabilité à caractère officiel ou officieux. Et je ne suis pas le seul. Il y a des dizaines de Sénégalais au Sénégal comme ailleurs dans le monde qui sont prêts à aider ce pays si les conditions sont créées. Quand les gens parlent de gouvernement d'union nationale, mais c'est pour aller où ? Vous croyez que quarante personnes peuvent régler les problèmes du Sénégal ? Si le président constitue un gouvernement de quarante à cinquante personnes, on va dire que c'est pléthorique, ce qui sera vrai. Mais ce n'est pas cinquante personnes qui vont régler les problèmes du Sénégal. On y mettrait les cent cinquante députés que cela ne servira à rien. On y mettrait les cent faux sénateurs qui viennent d'être nommés ou désignés par le président de la République, que cela ne servirait à rien. C'est le peuple sénégalais qu'il faut mobiliser dans une atmosphère de concertation ouverte, dans l'apaisement des cœurs et des esprits. Parce que si ce pays va à l'eau, c'est nous tous qui allons perdre et quel legs, allons-nous laisser aux générations futures? Il faut abandonner toutes ces querelles de partis, ces querelles de régime, ces querelles entre le néo-libéralisme, le libéralisme et le socialisme. Quand le Sénégal est en cause, qu'il est là face à ses priorités, quand des problèmes se posent en termes de survie, en termes de retour de la respectabilité dont le Sénégal bénéficiait à travers le monde, il faut oublier tout cela. Non pas encore une fois pour se retrouver dans une équipe. Ce n'est pas mon idée, ce n'est pas mon projet et je n'y pense pas. Mais il faut que les Sénégalais se retrouvent et qu'ils redressent leur pays. Mais alors à ce moment-là, il ne faut pas que ceux qui gèrent le pays aient une peur panique ou aient l'impression de subir le supplice de Tantale comme si on les avait accrochés au sommet d'une montagne pour tirer à l'arc pour savoir lequel des tireurs serait le plus adroit et quelle partie du corps il faudrait toucher avec sa flèche. Non, il faut s'élever, rester sur les hauteurs et le Sénégal a besoin de cela. C'est pourquoi je parle d'apaisement. Il faut un climat d'apaisement pour aller de l'avant.

mercredi 22 août 2007

Bruno Metsu : Pourquoi les 'Lions' peinent à se retrouver

Le football sénégalais a de beaux jours devant lui. L'affirmation est de l'ancien sélectionneur national, Bruno Metsu qui a mené le Sénégal, pour une première fois, en finale de coupe d'Afrique des nations et en quart de finale de la Coupe du monde en 2002. Une époque qui laisse encore de très beaux souvenirs dans la mémoire du technicien français. Dans l'entretien qu'il nous a accordé hier, en marge des matches de play off du championnat national de football qui se déroulaient au stade Demba Diop, l'ancien sélectionneur des ‘Lion' qui n'exclut pas de revenir travailler avec le Sénégal, soutient qu'on a mis trop de jeunes en même temps dans l'équipe nationale. Ce qui explique, souligne-t-il, la contre performance constatée depuis quelques années chez les ‘Lions'. Entretien…


Wal Fadjri : Comment appréciez-vous l'équipe nationale du Sénégal qui peine à se qualifier en Coupe d'Afrique des nations ?
Bruno Metsu : C'est trop dire que le Sénégal peine à se qualifier en Coupe d'Afrique. Parce que, malgré toutes les difficultés que rencontre l'équipe, elle continue à garder la première place de son groupe. Par conséquent, il y a encore de l'espoir pour se qualifier en Coupe d'Afrique. Il faut seulement noter qu'après les exploits réalisés en 2002, le Sénégal est, depuis lors, toujours attendu par toutes les équipes. De sorte qu'il n'a eu et ne peut avoir aucun match facile devant lui.

Wal Fadjri : Et quelle lecture faites-vous de ce football sénégalais ?
Bruno Metsu : Une lecture très positive. Le Sénégal a un grand réservoir de footballeurs. Que ce soit dans le pays ou en Europe, notamment en France d'où arrivent beaucoup de jeunes joueurs d'origine sénégalaise, c'est de véritables joueurs de qualité que possède le Sénégal. Même si, actuellement, l'équipe nationale a des résultats moyens, le Sénégal a encore un avenir dans le football. Il y a présentement des jeunes joueurs qui tapent à la porte de l'équipe nationale avec insistance. Le jeune Batéfimbi Gomis de Saint-Etienne qui fait de très belles choses dans le championnat français, pourrait un jour faire de belles choses pour le Sénégal. Il faut toutefois une phase de transition à toute chose. En effet, il y a encore des joueurs de qualité parmi les anciens joueurs qui ont beaucoup donné pour le Sénégal en 2002. Il faut compter sur ces derniers pour aider les jeunes à trouver des repères dans l'équipe nationale qui est d'une dimension très différente de celle d'un club ou d'un championnat quelconque. Il y a vraiment un potentiel très intéressant pour l'avenir de football sénégalais. Le Sénégal a la chance d'avoir d'excellents joueurs. Il suffit juste de travailler sur le mécanisme du groupe pour avoir les résultats escomptés. Et il est possible d'avoir ces résultats avec Henry Kasperczak.

Wal Fadjri : Mais, il est constaté que ces jeunes tardent encore à prouver en sélection. Partagez-vous cet avis ?
Bruno Metsu : Pas forcément. Il faut encore de la patience. Parce que ces gosses sont encore très jeunes pour étaler tout leur talent en sélection. Il faut savoir que la sélection nationale est très différente des compétitions des championnats nationaux. Il y a des paliers à franchir pour jouer les matches internationaux. On ne peut pas, du jour au lendemain, s'affirmer en sélection. Comme on ne peut pas, du jour au lendemain, être docteur. Il faut d'abord aller à l'école, faire des examens. Ensuite, il faut faire un certain nombre d'années d'études en médecine pour finir par être un médecin, avant d'arriver à l'étape supérieure. Comme dans une école, les jeunes joueurs qui arrivent en sélection, doivent aussi franchir des étapes pour s'affirmer en sélection. Il y a tout un travail à faire derrière, pour aider les gosses à trouver des repères dans cette équipe nationale. Les matches internationaux sont très différents des matches nationaux. Jouer dans de très grands championnats européens ne veut pas dire jouer un match international qui est d'un niveau plus élevé. Un Sénégal - Nigeria ou un Sénégal - Egypte est encore plus costaud qu'un Sochaux - Le Mans ou un certain Marseille - Paris Saint-Germain. Il ne faut pas faire d'amalgame à cet effet. Les compétitions internationales sont de loin supérieures aux compétitions nationales. Par conséquent, il faut des paliers à franchir pour aider les jeunes à trouver leurs marques en sélection. Les anciens doivent être là pour les aider. Malheureusement, il y a une cassure entre ces derniers et les jeunes. Il y a trop de nouveaux jeunes et peu d'anciens. Je crois que c'est là où réside le problème de l'équipe nationale du Sénégal. Les anciens ont un rôle à jouer dans toute équipe de football pour assurer une certaine transition. On a trop mis de jeunes ensemble. Il faut un temps à toute chose. Mais, on semble trop impatient au Sénégal.

Wal Fadjri : Avec toutes les difficultés constatées dans cette équipe nationale qui peine à se qualifier en Coupe d'Afrique, est-il possible que le Sénégal joue, dans moins de six mois, les premiers rôles au Ghana ?

Bruno Metsu : Tout est possible. D'abord, il faut qu'ils (les ‘Lions') se qualifient pour la Can. Et j'ose affirmer que cela est possible. Avec un très grand entraîneur de la trempe d'Henry Kasperczak, il est tout à fait possible que le Sénégal joue les premiers rôles à la Coupe d'Afrique de Ghana 2008. Il y a de beaux jours qui arriveront encore pour le Sénégal.

Wal Fadjri : Sur quoi vous vous fondez pour faire une telle affirmation ?

Bruno Metsu : (Quelques secondes de réflexion). Au fait, je ne suis pas là pour juger le travail fourni par les uns et les autres. Il y a un coach, un encadrement technique et un président à qui il revient de le faire. C'est à ces derniers de dire ce qu'ils en pensent. Moi, je suis très mal placé pour me prononcer là-dessus. Je suis de très loin ce qui se fait dans le football sénégalais. Le dernier match que j'ai suivi (Sénégal - Togo en 2005) remonte de très loin. C'était un match déterminant pour la qualification. Malheureusement, ce match a laissé beaucoup de regrets et de cicatrices qui continuent à se faire ressentir. Après cet échec, le lendemain a été très douloureux pour le football sénégalais. C'est dommage. Maintenant, je crois qu'il faut chercher à panser ces plaies pour repartir de zéro. Il faut penser à l'avenir pour refaire le football sénégalais. Je pense que c'est ça qu'il y a de plus important et non de jeter des pierres sur qui que ce soit. Il faut travailler pour connaître de beaux jours comme en 2002.

Wal Fadjri : Bruno Metsu est-il disposé à revenir travailler avec le Sénégal pour l'aider à retrouver cette joie de vivre le football ?

Bruno Metsu : (Rires). Je ne sais pas. Peut-être bien. Dans la vie, seul le bon Dieu sait de quoi demain sera fait. J'ai un contrat qui me lie jusqu'en 2010 avec mon club. Tout reste possible dans la vie. C'est vrai que j'ai gardé des moments énormes avec le Sénégal qui reste un souvenir éternel pour moi. Par conséquent, rien n'est exclu. Tout reste possible. Au-delà des simples résultats de football, il y a des rapports humains très forts qui me lient encore au Sénégal. J'ai d'excellentes relations avec toutes les personnes avec qui j'ai travaillé dans ce pays pendant deux à trois ans. Je n'ose même pas en citer un de peur d'oublier certaines personnes. A l'époque, il y avait un réel esprit de camaraderie qui nous aidait à faire partout la différence. Il y avait la joie de vivre et de jouer dans l'équipe. Sur le terrain, c'est des joueurs qui laissaient éclater tout leur talent pour faire plaisir à tout un peuple. Aussi bien dans le terrain qu'en dehors, il y avait cette envie de gagner qui animait tous les pensionnaires de l'équipe nationale. On voyait toujours une équipe formidable qui se donnait à fond pour faire la différence. De sorte qu'en 2002, le Sénégal a fait rêver le monde entier. Aujourd'hui, j'entends encore parler du Sénégal quand je passe dans certains pays. Je viens du Vietnam où s'est tenue la dernière Coupe d'Asie des nations. On n'a pas cessé de m'interpeller pour me demander les nouvelles du Sénégal. L'équipe du Sénégal est restée, un tout petit peu, à l'image de celle du Brésil. Parce qu'en 2002, les ‘Lions' ont montré autre chose que ce que les gens avaient l'habitude de voir.

Wal Fadjri : Et quel était le secret de Bruno Metsu en 2002 ?

Bruno Metsu : (Rires). Je n'ai aucun secret. Le football, c'est comme une famille pour moi. Je travaille toujours dans cet état d'esprit de famille dans mon équipe. Que ce soit au Sénégal ou aux Emirats arabes unis où j'évolue ces dernières années, je travaille toujours dans cet esprit de famille pour parvenir aux résultats escomptés. Dans toute entreprise ou famille, la personne appelée à manager le reste du groupe est appelée à donner une très grande partie de sa personnalité pour façonner à sa manière le groupe. L'équipe du Sénégal de 2002 reflétait un peu ma personnalité. J'aimais bien vivre avec les joueurs. Il ne faut pas oublier que le football est tout d'abord un jeu. Par conséquent, avant toute chose, il faut qu'il y ait la joie de jouer. Et c'est cette joie de jouer qui a fait rêver tout le monde à l'époque. De sorte qu'aujourd'hui, les joueurs sont certainement nostalgiques de ces moments-là. Certes, il faut toujours mettre en rigueur la discipline. Mais, il faut savoir où la mettre. Pour moi, la discipline, c'est sur le terrain. En dehors du terrain, chacun est libre de vivre différemment. Parce que chacun a sa propre personnalité. Ce qui est important dans une vie de groupe, c'est de respecter toutes les personnalités. Le reste, c'est que le football reste un plaisir à partager avec tout un monde. Il n'y a aucun autre secret derrière.

vendredi 27 juillet 2007

jeudi 12 juillet 2007

NIASSE appelle au boycott des élections sénatoriales

Après avoir boycotté les élections législatives, l'Afp a décidé de boycotter les sénatoriales. A l'image de leurs camarades socialistes.

Le Bureau politique de l'Afp a lancé, hier, un appel à tous ses élus locaux pour les inviter à s'abstenir de participer ‘à la nouvelle mascarade électorale concernant cette fois-ci le Sénat du Pds’. Et Moustapha Niasse et ses camarades d'estimer que le défi doit être relevé avec le peuple sénégalais. ‘Le nouveau défi arrogant que le pouvoir de Me Abdoulaye Wade a lancé aux populations exsangues’, ajoute l'Afp.
Les progressistes d'affirmer que même les lois et règlements qui constituent un obstacle aux desseins privés de ceux qui nous gouvernent sont réformés ‘pour les adapter à leurs propres priorités. C'est dans cette grille de lecture qu'il convient d'appréhender les contradictions entre, d'une part, l'intérêt général, les missions publiques, et d'autre part, la cascade de choix nébuleux concernant l'Apix, version Société anonyme, la réforme fiscale décriée courageusement par des Inspecteurs des Impôts et la multiplication effrénée des agences aux activités reconnues comme opaques’.

L'Afp déclare, en outre, que l'achat annoncé d'un nouvel avion présidentiel, ‘encore agité et financé, comme par hasard, à hauteur de 50 milliards, par de prétendus amis, relève du mépris à l'endroit des Sénégalais qui, au soir d'un certain 19 mars, avaient pensé confier la magistrature suprême à un homme qui inaugurerait une nouvelle ère de transparence, de vertu républicaine et de progrès’.

Par ailleurs, relèvent les progressistes, ‘le déficit de crédibilité du régime au pouvoir’ a, également, été mis à nu lors du dernier sommet de l'Union africaine qui s'est tenu à Accra avec, à la clé, ‘un camouflet dommageable pour l'image’ du Sénégal. Moustapha Niasse et ses camarades de marteler que ‘quand on délaisse l'esprit d'organisation et de méthode qui a fait durablement ses preuves, pour emprunter précipitamment les sentiers de l'improvisation et de la compromission politique, le résultat est prévisible’. Hélas, ajoutent-ils, ‘ la culture de courtier au service d'autres ambitions semble s'être incrustée au sommet de l'Etat’.

Abordant la situation dans le monde rural, le Bureau politique de l'Afp affirme que même les paysans paient ‘au prix fort, les errements du régime de Me Wade’. Ainsi, accusent les progressistes, ‘après la mise à mort brutale de la filière arachidière qui a asphyxié le monde rural et l'économie nationale, voilà que le régime dit libéral revient avec ses programmes spéciaux intempestifs, pour fixer, sans aucune logique apparente, un objectif d'un million de tonnes de maïs. C'est un échec programmé quand on sait que ce sont les paysans qui peuvent produire ce maïs, et non le gouvernement’.

lundi 9 juillet 2007