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mardi 14 juillet 2009

L’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse

L’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse refuse de jouer le rôle de faire –valoir à ceux qu’ils qualifient « d’adeptes de la mal gouvernance et de l’incompétence », ceux qui nourrissent dans le secret de leur conscience, le vœux pieux de faire du dialogue national le lieu de l’artifice et la ruse politique. Cette position est contenue dans une déclaration en date du 13 juillet. Pour les « Progressistes » aucune « comédie » ne saurait détourner les Sénégalais des urgences qui assaillent le pays.


L’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, affirme, dans une déclaration en date du 13 juillet, que le dialogue prôné par Me Abdoulaye Wade, « ne saurait être ni une fin en soi, ni un bol d’oxygène pour les adeptes de la mal gouvernance et de l’incompétence, ni un cadre de compromissions au détriment du peuple et de l’intérêt général ». Et cela, au regard des urgences qui assaillent le pays.

Il y a la crise profonde, multiforme et multisectorielle qui affecte tous les secteurs d’activités de notre pays et les populations toutes couches confondues. Dans le même temps, les conséquences des politiques désastreuses du régime en place sont tellement visibles, qu’il est évident, aujourd’hui, que les tenants du pouvoir sont désarmés face à l’ampleur du désastre et la profondeur du mécontentement populaire qui se manifeste tous les jours, çà et là, sur l’ensemble du territoire national, relève la même source.

C’est pourquoi, en ce qui concerne le cadre, le format et les acteurs du dialogue, les « Progressistes » « insistent sur son caractère inclusif et global, ce qui implique la participation de toutes les forces vives de la Nation qui ont livré les conclusions scientifiques, objectives des Assises Nationales. Pour le peuple, rien que pour le peuple, à travers une évaluation sans complaisances, des diagnostics pointus, et des recommandations claires, aux fins de trouver des solutions concrètes aux maux de notre pays », renseigne la déclaration.

En effet, les objectifs du dialogue étant ainsi campés, relève la même source, son champ de compétence devrait embrasser le devenir du Sénégal, de ses populations, de l’Afrique et les ambitions de notre pays sur la scène internationale. « Pour sûr, la durée du dialogue devrait être circonscrite dans un calendrier qui ne dépasserait pas quelque huit semaines. Le processus de décisions, les conclusions et les changements escomptés par les Sénégalais devraient bénéficier de mécanismes réels qui garantiraient leur application programmée, datée, contrôlée et évaluée », déclarent les camarades de Moustapha Niasse.

Analysant la question du dialogue proposé par le Président de la République, l’AFP estime que « les préalables exigés par l’opposition constituent la traduction concrète et effective des priorités du peuple sénégalais, en matière de gouvernance démocratique, de transparence et de rigueur dans la gestion du bien public et des ressources nationales, dans le respect des dispositions de la Constitution et dans le respect dû aux Sénégalais, dans l’exercice de leurs droits en tant que citoyens d’un pays libre et souverain ».

Accepter une invitation au dialogue relève de la culture de paix reconnue aux Sénégalais, mais cela ne saurait signifier se livrer à un simulacre de recherche d’un consensus fondé sur l’artifice et la ruse politique, précise l’Afp.

OBAMA INTERPELLE LES REGIMES POLITIQUES AFRICAINES : La part sénégalaise dans le discours d’Accra de Barack

Il fallait commencer par un Etat, par un pays, et le Président des Usa, Barack Obama a porté son choix sur le Ghana. Contrairement à l’appréciation de certains observateurs, le choix du Gold Coast n’enlève en rien les mérites des autres Etats africains tels : le Sénégal, le Nigéria, le Maroc, la Tunise, le Malie, le Kenya qui auront sans nul doute, l’honneur de recevoir sur leurs terres le président américain.

Le Ghana a été la première étape d’un voyage du premier président noir en Afrique subsaharienne. Le pays de John Milles s’est distingué, il faut le dire dans sa pratique démocratique qui contraste singulièrement avec la situation générale sur le continent, où les élections frauduleuses et violentes sont monnaie courante. Quelle a été la part sénégalaise dans le discours d’Obama ?

Barack Obama a estimé samedi que l'avenir de l'Afrique appartenait «aux Africains eux-mêmes», mais que les Etats-Unis les soutiendraient dans leurs efforts, à l'occasion d'un discours devant le parlement ghanéen. Il a noté que l'Afrique était en encore en proie aux conflits, à la maladie, au sous-développement économique, à la corruption et aux pratiques antidémocratiques. «Le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'élément qui manque en bien trop d'endroits depuis trop longtemps», a déclaré le chef de la Maison blanche, dont la visite à Accra est sa première en Afrique noire en tant que Président. Eh bien oui, le Chef de l’Etat américain a beaucoup insisté sur la bonne gouvernance et a fustigé les pratiques corruptives et antidémocratiques. Il faut avoir le courage de dire que le Sénégal n’est plus ce donneur de leçon en la matière. Aujourd’hui en dépit des dettes annulées par certains partenaires au développement et aux nombreuses aides au développement, l’économie sénégalaise traverse une période de crise profonde. Est-ce du fait de la corruption, du manque de transparence dans la gestion des affaires publiques ? Seuls les tenants du pouvoir sont aujourd’hui aptes et habilités à donner des explications précises, claires et sans ambiguïtés.

L’administration Obama détient toutes les informations relatives à la gestion des affaires publiques dans tous les pays où les Institutions financières versent leur sou. La Banque Mondiale tout comme le Fmi contrôle de très près le fonctionnement de nos petits Etats. Comparés aux autres pays, le Sénégal n’est pas un modèle en matière de transparence dans la gestion de la chose publique.

Jusque-là, aucun chiffre officiel n’a été donné sur le montant exact de la dette intérieure, la vente des hectares dans le site de l’aéroport continue d’alimenter les places publiques, la destination de l’aide publique au développement demeure plus que jamais opaque. Barack Obama a tenu à préciser que là, «l’Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie, ou des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants». Il n’est pas non plus responsable du climat politique délétère au Sénégal. Là, le Président américain veut dire que les africains sont seuls responsables de la plupart des malheurs qui s’abattent sur eux. Et Obama de préciser que le soutien américain au développement serait lié au respect des règles démocratiques: «Ce que nous ferons, c'est augmenter notre assistance aux individus et aux institutions responsables, en faisant porter l'effort sur le soutien aux règles de bonne gouvernance».

Respecter les règles démocratiques, c’est respecter les termes de la Constitution de nos Etats que certains dirigeants changent à leur guise dans le seul but de se maintenir au pouvoir. C’est le cas actuellement au Niger mais aussi au Sénégal où la Constitution est devenu un petit morceau de tissu qui sert d’exercice aux apprentis tailleurs débutant. La première puissance mondiale a les yeux sur la démocratie sénégalaise. Aujourd’hui, le Sénégal attend avec impatience la subvention du Millenium Challenge Account (Mca), mais comme l’a si bien dit Obama, l’octroi d’aide est condition de bonne gouvernance et de respect des règles démocratiques dans tous les Etats africains.

mercredi 8 avril 2009

LOCALES-DECLARATION - Moustapha Niass à Bennoo Siggil Senegaal : ’’Nous avons l’obligation de gérer ensemble’’

Le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (AFP, opposition), Moustapha Niasse, appelle ses camarades de Bennoo Siggil Senegaal à ‘’décrypter le message des Sénégalais’’, en ‘’gérant ensemble’’ les collectivités gagnées par cette coalition lors des élections locales du 22 mars dernier.

Source : APS

‘’Je lance le présent appel aux démocrates de mon pays, et en particulier à tous les camarades et partenaires qui dirigent la Coalition Bennoo Siggil Senegaal pour que, tous ensemble, nous acceptions d’assumer, avec grandeur, avec panache, le sens et la portée du résultat populaire du scrutin des locales du 22 mars 2009 et l’espoir que les Sénégalais ont fait renaître, si clairement, en appelant de tous leurs vœux l’unité de l’opposition démocratique’’, a affirmé Moustapha Niasse dans une déclaration dont copie a été transmise à l’APS.

‘’Ayant gagné ensemble, l’obligation qui s’impose à nous est de gérer ensemble. Il s’agit d’une responsabilité induite par la nature et la signification du scrutin du 22 mars 2009’’ a-t-il affirmé dans sa déclaration depuis la localité de Oyo (Congo) pour ‘’partager le deuil’’ de Edith Lucie Bongo Ondimba.

‘’Aujourd’hui, la situation porte les enjeux et les ambitions de tout un peuple. Il en est ainsi lorsque les phénomènes de la vie et les évènements qui créent un contexte générateur d’espoir sur l’avenir, interpellent la conscience d’une nation et lorsque le sursaut moral et l’appel du destin constituent les seules voies de salut’’, a-t-il précisé.

‘’Par la concertation, le sens de la mesure et la capacité d’investir dans l’avenir, il nous incombe le devoir de nous dépasser, chacun en ce qui le concerne, et de tourner le dos, résolument, à des propensions, à des ambitions personnalisées, lesquelles ne peuvent trouver leur inspiration que dans une démarche à courte vue’’ a-t-il dit.

Moustapha Niasse se dit convaincu que les leaders des partis politiques composant la Coalition ‘’sont capables d’effectuer ce dépassement’’, avant d’ajouter : ‘’c’est pourquoi, la préservation, la protection et la consolidation de notre unité constituent un impératif catégorique’’ a-t-il affirmé.

Le secrétaire général de l’AFP soutient que ‘’c’est aussi la raison pour laquelle, étant en mesure de relever ce nouveau défi, nous devons nous tenir la main, forts, les uns et les autres, du soutien actif des populations rurales et urbaines, qui viennent de prendre la décision de nous confier des programmes précis et des objectifs pertinents susceptibles de promouvoir le développement local et, plus tard, le redressement global du Sénégal’’.

Il a appelé ses partenaires à avoir ‘’une plus grande sens de responsabilité vis-à-vis du peuple sénégalais, en ajoutant : ‘’donnons, dans les circonstances présentes, une nouvelle preuve de la conscience que nous avons prise et que nous entendons assumer, pour mériter la confiance que le peuple sénégalais vient de placer en nous’’.

‘’Ne donnons pas à nos adversaires l’occasion de railler sur des divergences qui ne sont, en fait, que de superficie. Les sicaires ne sont pas de notre bord. Les hommes pressés non plus’’, a-t-il encore dit.

mercredi 25 mars 2009

la realité du senegalais...

je ne pouvais manquer de piquer cette contribution un senegalais un vrai qui sait lire le quotidien des senegalais bravo et merci!!!

Gloire à Dieu LE Juste qui sait rendre un jugement sans appel quand il le veut.
Salut sur son prophète dont la lumière n'a jamais cessé d'éclairer notre pays.

Ces forces de l'obscurité vont bien sûr retourner là d'où elles viennent.

Le Sénégal retrouvera sa quiètude de toujours qui fait notre fiéreté.

Des hommes et femmes dignes et vertueux vont reprendre les commandes pour mener notre barque à bon port, car éclairés par un souci très simple, servir.
Servir avec loyauté, servir avec dévouement, servir avec joie, servir en chantant.

La patience est assurément la meilleure arme contre l'arrogance.

Au Pays Mon Beau Peuple, tu as su t'armer de patience contre toutes ces formes de déloyauté dont ceux à qui tu as si gentiment donné le pouvoir on fait montre, jusqu'à en faire leur trait de caractère particulier.

N'est-ce pas toi qui paies les impôts et taxes, qui laboures les champs sous le soleil, qui braves le froid et le vent pour aller en mer, qui brave la crasse des voitures et la chaleur et la fumée des moteurs, qui respires la poussière du bois, qui court derrière les bus et cars rapides quand tu en trouves, qui va chercher au marché, tôt le matin de quoi nourrir la famille, qui te prives de sommeil et de nourriture pour le respect de ta dignité, qui nourris l'espoir de relever les défits de demain, avec patience, en arpentant chaque matin le chemein de l'école ou de la fac, qui traverses les mers et océans, jusqu'aux pays lointains pour chercher des marchandises à échanger contre quelque sous pour trouver de quoi défendre ta dignité, mais, surtout, qui fais la queue devant les bureaux de vote pour élire des personnes à qui tu confies des tâches qu'elles doivent accomplir à ton service.

Mais alors, c'est bien le commble quand ceux-ci veulent te prendre pour un tourchon avec lequel ils s'essuient et jettent à la poubelle sans respect ni amour, ni reconnaissance. Et ils vont emprunter des milliards en ton nom et refusent de te rendre compte.

Et ils oublient que le Pouvoir t'appartient d'élire.

Et ils croyaient pouvoir te faire voter selon leur gré, mais tu es là debout pour dire NON.

Merci Oh Pays, mon Beau Peuple.

Tu reprends ce que tu avais confié pour le contrôler par toi-même.

Le bal est fini? Ah que non! Il reste à prendre la présidence aussi pour la mettre entre des mains qui auront pour crédo SERVIR, avec foi, avec respect, avec amour.

Merci à toute l'opposition ainsi qu'à la société civile et aux médiats, à chaque Sénégalais au pays comme ceux de la diaspora.

Merci aussi à mes amis internautes qui, avec constance, ont mené le combat avec une constance imperturbable.
Nous avons tous montré combien nous aimons notre pays. Mais la lutte continue pour le débarrasser à jamais de cette race de prédateurs prévaricateurs.

Fulleu, fitt, fayda ak diom

SENEGAL TOUJOURS,
SUJETS, JAMAIS
CIYOYENS TOUJOURS

mardi 24 mars 2009

Moustapha Niasse (Secrétaire général de l'Afp) : ‘Abdoulaye Wade doit démissionner’

Si Moustapha Niasse était à la place de Wade, il aurait dissous l’Assemblée nationale et le Sénat, au lendemain de la claque monumentale reçue au sortir des locales. Mieux que cela, le leader de l’Afp est d’avis que le chef de l’Etat devrait tout simplement rendre le tablier.
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Source : Walf Fadjri



Wal Fadjri : Votre suprématie vient d’être confirmée dans le département de Nioro. Quels sont les premiers enseignements que vous en tirez ?

Moustapha Niasse : Cette victoire éclatante de la coalition Benno Siggil Senegaal dans le département de Nioro, mais aussi sur l’ensemble du territoire national, prouve qu’Abdoulaye Wade doit démissionner à la tête de ce pays, parce que le peuple sénégalais lui a montré qu’il ne veut plus de lui. En tout cas, si j’étais à sa place, j’allais dès demain (l’interview a eu lieu dimanche, Ndlr) dissoudre l’Assemblée nationale et le Sénat et organiser de nouvelles élections. Abdoulaye Wade a trahi le peuple sénégalais, il l’a mis dans une situation catastrophique. Il a plus la maîtrise de la parole et des promesses que de l’action concrète et du résultat. Aujourd’hui, son résultat s’est traduit par une levée de boucliers, par des brassards rouges et des huées. Lui-même l’a reconnu avant de dire qu’il va en tirer les conséquences.

Abdoulaye Wade a une fixation paranoïaque sur le département de Nioro et je pense que c’est une pathologie chez lui, une maladie et je lui conseille d’aller voir un médecin qui pourrait le guérir. Je pense qu’il doit s’occuper de sa ville natale Kébémer au lieu de se préoccuper à chaque instant du département de Nioro. Aujourd’hui, il a déployé beaucoup de moyens dans cette nouvelle commune de Keur Madiabel et je l’ai largué par terre. En tout cas, je n’ai aucune fixation sur les populations de Kébémer ; je les respecte beaucoup et je les considère comme des patriotes.

Wal Fadjri : Comment jugez-vous la défaite de certains responsables du Pds au niveau de leur fief ?

Moustapha Niasse : Mon seul combat politique va à l’endroit d’Abdoulaye Wade et de son gouvernement. Pour dire que je n’ai pas d’autres interlocuteurs qu’Abdoulaye Wade. Non pas pour des raisons personnelles, mais pour des raisons politiques. Je ne parle pas avec Karim Wade, son fils biologique, encore moins avec les subalternes qui sont derrière lui. Mais ce que je peux vous dire sur cette situation, c’est qu’il est vraiment honteux qu’il y ait six ministres dans la ville de Saint-Louis et qu’on les batte là-bas. Ceci prouve qu’ils ne travaillent pas. Ils sont tous des hommes sans dignité qui profitent de l’argent des Sénégalais pour régler leurs propres intérêts.

Wal Fadjri : Me Wade a annoncé récemment que vous étiez vieux et qu’il fallait l’accompagner à la retraite…

Moustapha Niasse : (Il nous coupe) Abdoulaye Wade a la hantise d’un rival en puissance, il est comme le Dieu Chronos qui mangeait ses enfants, mais ce ne sera pas le cas avec moi. Je viens d’avoir 72 ans et lui roule sur les 83 ans, d’après ses dires, mais tous les Sénégalais savent qu’il a dépassé cet âge. Nous sommes là pour mener un combat juste et noble que tous les Sénégalais apprécient, alors nous allons le continuer jusqu’au bout. Ce ne sont pas les paroles d’Abdoulaye Wade qui nous feront reculer. J’ai entendu qu’il a annoncé qu’il va arrêter le signal de toutes les radios qui ne seront pas en règle. Je lui demande d’arrêter son jeu. Il est habitué à leurrer les Sénégalais à la suite de chaque événement. Il veut que les Sénégalais oublient sa lourde défaite, c’est pourquoi il a essayé de poser un autre débat. Alors, comme il a accepté qu’il est à la retraite, il doit démissionner, encore une fois, pour sauver la vie des Sénégalais qui vivent dans des conditions misérables.

lundi 23 mars 2009

Une décision à la con, la honte…

Menaces de suspension de radios et télés privées : La blague de mauvais goût de l'Artp


Le gouvernement du Sénégal, par la voix de son porte-parole, s'est opposé à la décision annoncée hier de l'Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) de suspendre les fréquences des radios et télés qui ne se seraient pas acquittées de leurs obligations financières. Mais, avant d'être rappelée à l'ordre par la tutelle, l'Artp a créé, en l'espace d'une demi-heure, un petit séisme dans les rédactions.
Comme une mauvaise farce, la nouvelle est tombée à 22 h, en pleine ambiance électorale : ‘Les stations de radiodiffusion et de télévision n’étant pas en règle vis-à-vis de leurs obligations financières verront leurs autorisations de fréquence suspendues à partir de lundi pour une durée de 45 jours’. L'Artp, qui a justifié ces mesures par le non paiement des redevances dues au titre des fréquences, malgré plusieurs mises en demeure restées sans effets, menaçait même de mettre ’’sous-scellé’’ les ‘appareils radioélectriques des stations concernées’’.

C'est le branle-bas de combat. Sidy Lamine Niasse, patron de Wal Fadjri, monte au créneau. En direct, sur le plateau de Walf Tv, il exprime son indignation face à la tentative de bâillonner l'audiovisuel privé. Le rapprochement est vite fait entre la décision de l'Artp et les premières tendances du scrutin d'hier défavorables au pouvoir en place et relayées par les radios et télés privées. La brutalité de la mesure suscite même l'étonnement des autorités publiques. Le vice-président de l'Assemblée nationale, Iba Der Thiam, déclare la mesure de l'agence de régulation inopportune et demande le report de son application. Le ministre de l’Information, des Télécommunications, des TIC et porte-parole du gouvernement, Abdoul Aziz Sow, exprime sa surprise et se désolidarise de l'Artp. Il rappelle que l'Etat, comme tous les citoyens sénégalais, a été mis devant le fait accompli et qu'il n'est, ni de près ni de loin, avec cette décision. Finalement, l'Artp a réussi une chose : faire l'unanimité contre elle.

A. R. MBENGUE

lundi 5 janvier 2009

En attendant d'intégrer And Siggil Senegal : Macky Sall noue alliance avec Moustapha Niasse

L’Apr/Yaakaar est en passe d’intégrer la coalition And Siggil Sénégal. Même si Macky Sall refuse, pour le moment, de l’annoncer officiellement. L’Ap/Yaakaar et son leader ont déjà fait les premiers pas, en allant à la rencontre de Moustapha Niasse, hier, au siège de l’Afp.

‘L’Apr/Yaakaar n’est pas encore membre de la coalition And Siggil Sénégal. C’est le premier (rencontre Macky Sall - Niasse) pas et le second va suivre. Pour le moment, l’enjeu est de bâtir une grande coalition de l’opposition pour gagner les locales. Nous sommes en train de discuter pour la création de cette nouvelle convergence’, a répondu Macky Sall, à la question relative à une éventuelle intégration de son parti dans And Siggil Sénégal. Comme pour confirmer les propos de son hôte, Moustapha Niasse précise : ‘Ne nous trompons pas, nous ne sommes pas une coalition. Ce sont deux partis qui ont décidé de travailler main dans la main, dans la même dynamique qu’And Siggil Sénégal. C’est la même dynamique que Talla Sylla dont le parti est membre de la coalition And Siggil Sénégal a initiée avec les partis membres du Pôle républicain qui ont eu des rencontres avec And Siggil Sénégal’.
Toutefois, en perspective des prochaines élections locales, l’Afp et l’Apr/Yaakaar ont, au sortir de cette rencontre, situé leurs échanges, à travers une déclaration commune, ‘dans le cadre de la dynamique de concertations pour une coalition la plus large des partis de l’opposition’.

Les deux délégations (Afp et Apr/Yaakaar) considèrent que les enjeux de ces élections dépassent ceux relevant de l’objectif normal de la recherche du contrôle du plus grand nombre de collectivités locales. Car ‘la configuration nouvelle qui en découlera pèsera, sans nul doute, sur d’autres échéances’, indique le porte-parole du jour des deux partis, Me Djibril War. Et c’est pourquoi, renseigne-t-il, ‘elles ont décidé de mettre en place des mécanismes et des procédures qui permettront une coopération fonctionnelle et fructueuse dans la gestion du dossier de la participation de l’opposition aux élections locales de mars 2009, dans le cadre des formules et projets présentement en discussion’.

Dans la même optique, Moustapha Niasse et Macky Sall ont pris la résolution de se ‘tenir la main et d’apporter ainsi, ensemble, leur contribution au vaste mouvement des forces de l’opposition qui, en jonction avec le peuple, va mettre fin à la régression économique, aux injustices et à l’impunité’. Ainsi ont-ils décidé, entre autres, de consolider leurs relations bilatérales par de larges et régulières’ concertations sur les grandes questions économiques, politiques et sociales qui interpellent le Sénégal, de prendre les dispositions ‘utiles’ pour une mise en perspective de leurs convergences et le renforcement de la solidarité entre les deux parties. Mais aussi, d’intégrer les éléments communs des programmes respectifs des deux partis pour la réalisation de ‘leur ambition légitime pour le Sénégal’. Aussi, les deux délégations ‘ont réaffirmé leur vision commune pour la réalisation d’une ambition légitime vers un développement équilibré et durable du Sénégal et pour des options politiques mettant en avant l’unité nationale ainsi que les valeurs morales et éthiques’, ajoute Djibril War. src="http://www.teliad.fr/gfx/fr/banner/logo_01_5.gif"
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Analysant la situation économique, financière politique et sociale du pays, Niasse et son nouvel allié constatent qu’elle ‘fait de l’existence quotidienne des Sénégalais un enfer épouvantable qu’ils ne pourront pas supporter indéfiniment’. Selon eux, ‘la gravité’ de la situation du pays découle des menaces de rupture de sa stabilité dans ‘l’accomplissement de son destin’.

Pire, ‘les équilibres qui fondent les bases de notre pays, sa stabilité dans l’accomplissement de son destin dans la marche de l’humanité, ne sont plus seulement menacés. Ils sont en voie d’être rompus et pour longtemps’, ont-ils remarqué. L’Afp et l’Apr/Yaakaar condamnent, dans la foulée, ‘l’effondrement de l’Etat et des institutions de la République’. Lequel résulte, disent-ils, ‘de la violation systématique des normes les plus élémentaires d’une bonne gestion de la vie publique’. Sur le même registre, les deux anciens Premiers ministres de Wade fustigent ‘les manipulations répétées de la Constitution opérées par le chef de l’Etat à des fins de règlement de comptes. Et dans le but de préparer la dévolution du monarchique du pouvoir’.

Yakhya MASSALY