mercredi 21 avril 2010
mercredi 7 avril 2010
LE PIT SUR LA RÉVISION DU CONTRAT DE TRAVAIL A DURÉE DÉTERMINÉE, PRIVATISATION DES TERRES AGRICOLES: Cauchemar des travailleurs et paysans

Le pire est à venir pour les travailleurs et les paysans. C’est du moins ce qu’affirme le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) d’Amath Dansokho dans une déclaration datée du 03 avril. Il soutient que la « révision du contrat de travail à durée déterminée » et la « privatisation des terres agricoles », sont des mesures qui vont livrer « les travailleurs du Sénégal à la pire régression, en en faisant des hommes et des femmes taillables et corvéables à merci ».
« En effet, avant le 31 Mai 2010, l’Assemblée Nationale doit adopter deux lois : l’une pour « réviser le contrat de travail à durée déterminée » et une autre portant « privatisation des terres agricoles ». Si ces lois sont adoptées, Les travailleurs et les paysans du Sénégal, seront donc confrontés à la plus grave agression contre les conquêtes sociales du monde du travail. Abdoulaye Wade a désormais jeté le masque ! Il veut livrer les travailleurs du Sénégal à la pire régression, en en faisant des hommes et des femmes taillables et corvéables à merci ». Ces mots sont contenus dans une déclaration du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) en date du 03 avril.
Spoliation des terres
Les camarades d’Amath Dansokho considèrent ces mesures comme « une spoliation pure et simple des terres des paysans, sans contre partie aucune, au profit de l’Agro-industrie, une paupérisation massive et une destruction de l’agriculture familiale ». Ils parlent alors de « porte ouverte à la généralisation des expropriations des paysans à l’instar du coup de force perpétré dans la communauté rurale de Mbane ! Ceci ne manquera pas de se traduire, entre autres, par un exode rural d’une exceptionnelle ampleur ».
Des tensions sociales en perspectives
Pour le Pit, le « Secteur informel des villes, considérablement saturé avec son économie de survie et ses bidonvilles, va connaître des tensions sociales de toutes sortes , mettant en péril la stabilité et la paix civile et aggravant l’émigration clandestine suicidaire ». Il ajoute : « On comprend aujourd’hui, à la lumière de cette offensive de Wade contre les travailleurs et les paysans, son acharnement contre le Mouvement Syndical et les Organisations paysannes, le C.N.C.R. en Tête »
La capacité de riposte des centrales
Les camarades de Dansokho de rappeler que « Jusqu’à l’Alternance, les travailleurs disposaient, à travers la CNTS, la CSA, et l’UNSAS, d’une telle capacité de riposte que toutes les tentatives pour remettre en cause des acquis du Code du Travail ont été mises en échec. IL en a été ainsi avec la glorieuse lutte de la CNTS contre la loi 80.01, en 1980, et de même de la tentative de révision de l’Article 47 du Code du Travail, tentative qui a mobilisé des dizaines de milliers de travailleurs à la Place Soweto ».
Il est possible de résister
Nul doute « qu’il est possible de résister et c’est une nécessité d’autant plus impérieuse qu’Abdoulaye Wade est personnellement et idéologiquement déterminé, au nom du libéralisme sauvage, à acclimater dans notre pays le marché de l’emploi tel qu’il fonctionne dans les pays pétroliers du Golf arabo persique où les syndicats sont interdits ». Et pour mettre fin à cette politique de « régression sociale, il importe que l’ensemble des organisations syndicales du Sénégal, que tous les travailleurs, fassent front et travaillent au rétablissement de l’unité syndicale condition sine qua non pour arrêter la machine infernale de Wade ». L’une des conditions de succès, selon le Pit, dans cette direction, est de « mettre hors d’état de nuire les « dirigeants syndicaux » qui ont vendu leur âme à l’affairisme et à la politique systématique de « diviser pour régner » de Abdoulaye Wade ».
Développer des initiatives pour les travailleurs
En ce qui concerne le Pit Sénégal, « conformément à sa tradition de strict respect de l’indépendance des syndicats et de soutien conséquent de leurs luttes, il développera des initiatives pour que les travailleurs puissent se défendre, pour que les organisations syndicales travaillent au coude à coude, pour qu’elles renforcent leur coopération fraternelle qui a été le fondement des succès des luttes sociales de ces trente dernières années », renseigne la source.
Les camarades d’Amath Dansokho ont élaboré et diffusé un Mémorandum exhaustif sur ces questions pour éclairer l’opinion. « En avant tous, dans les campagnes comme dans les villes, pour mettre un terme à la politique désastreuse de Abdoulaye Wade et de ses corrompus incrustés dans le mouvement syndical », lit-on dans la déclaration.
par Bacary Domingo MANE
Source : Sud Quotidien
vendredi 29 janvier 2010
Présidentielle 2012 : le Mfdc prêt à renoncer à la guerre et appelle à l'unité autour de Niasse
Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc) déclare, dans une correspondance datée du 3 décembre que son Secrétaire général, Jean Marie Biagui, a adressée aux leaders de Benno Siggil Senegaal que Moustapha Niasse est une « opportunité et une chance inouïes pour la coalition Bennoo Siggil Senegaal et, au-delà, pour le pays tout entier ».
« Comme témoin attentif et, peut-être, exigeant – fût-ce exagérément – de la vie politique au Sénégal, nous croyons pouvoir affirmer que le caractère indubitablement vierge de Monsieur Moustapha Niasse par rapport au « dossier casamançais », ainsi que son expérience éprouvée et universellement reconnue comme telle dans la gestion de conflits à travers le monde, entre autres atouts et valeurs, le positionnent d’emblée comme une opportunité et une chance inouïes pour la coalition Bennoo Siggil Senegaal et, au-delà, pour le pays tout entier », souligne Jean Marie Biagui, avant d’ajouter : « Ainsi, en plus d’être un homme de consensus, Monsieur Moustapha Niasse pourrait-il faire l’objet d’un consensus d’autant plus large que celui-ci ne nous épargnerait pas, nous-même. Nous en sommes convaincus. Mais nous sommes si à l’aise de l’admettre publiquement que, à ce jour, nous ne nous accomplissons pas, au Sénégal, comme un compétiteur politique ».
C’est là l’idée du « partenariat gagnant pour le pays » que Biagui tente de faire accepter aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal, au-delà des intérêts partisans et égoïstes.
Le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle ?
Le patron du Mfdc précise que cette « assertion n’altère en rien les valeurs respectives ainsi que les compétences propres de chacune et de chacun parmi les autres leaders de votre organisation ».
Certes, dit-il, tout parti politique est, en soi, une entité irréductible et souveraine. « C’est là, en effet, un fait imparable qui pourrait conforter, dans leur argumentaire, les partisans de dynamiques politiques multiples ou plurielles en votre sein, doublé de ce que – réalité tout aussi imparable ! – quelques-uns des partis de votre organisation sont historiquement et politiquement issus des flancs d’autres formations de Bennoo Siggil Senegaal, pour des raisons qui leur sont propres », note le secrétaire général du Mfdc ». Et s’interroge : « Auquel cas, le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle dans le contexte du Sénégal d’aujourd’hui ? »
Les interrogations de Biagui
Le patron du Mfdc de se demander : « A moins que les propos récents de Maître Aïssata Tall Sall, leader socialiste – qui suggérait, opportunément, que s’il y avait des faits réels qui vous sépareraient, il y en aurait incontestablement un, unique et majeur, réel aussi, qui vous rassemblerait, à savoir l’intérêt de la Nation – ne fussent la réponse de Bennoo Siggil Senegaal à cette dernière préoccupation républicaine ». Il poursuit son interrogation : « A moins, aussi, à plus forte raison, que le secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), Monsieur Amath Dansokho, qui se serait d’ores et déjà exclu de la présidentielle 2012 en vue d’une « solution de sagesse au sein de Bennoo Siggil Senegaal », ne soit, en l’occurrence, l’exemple par excellence à suivre ».
Paix définitive en Casamance : Wade disqualifié
Jean-Marie Fraçois Biagui a aussi évoqué la question de la paix définitive de la Casamance. Mais pour lui, Me Wade et son régime sont incapables d’arriver à ce résultat. « Pour avoir pratiqué, ès-qualités, le président Wade et son régime pendant neuf ans, dans le cadre de la gestion dudit processus de paix, puissions-nous réaffirmer, avec force et conviction, la mort dans l’âme, que la paix en Casamance ne se fera pas avec ces derniers », affirme-t-il.
D’ailleurs, poursuit Biagui, « parviendrions-nous à découvrir le véritable sens de la paix en Casamance selon le président Wade et son régime, que nous aurions déjà posé les jalons nécessaires pour le retour d’une paix durable en Casamance »
C’est cette tâche qu’il veut confier aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal. « Ce faisant, vous vous seriez alors appropriés le « dossier casamançais » pour ensuite le traiter à la mesure des responsabilités légitimes qui sont les vôtres », indique la source.
Se faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif
Pour le Mfdc, « dans la perspective des nécessaires changements attendus au Sénégal, il est urgent, sinon indispensable, du moins selon nous, à l’instar de l’expérience conquise de haute lutte et qui avait alors conduit la plupart d’entre vous à la victoire mémorable de 2000, de vous faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif, qu’une femme ou un homme, en tant que leader incontesté, incarnant de surcroît, dans une dynamique résolument consensuelle, les valeurs dont est porteuse la coalition Bennoo Siggil Senegaal, aurait pour mission de transformer en un corpus d’opportunités heureuses pour le pays ».
Mais pour qu’une telle mission transversale et transcendante soit efficiente, selon le Mfdc, « cela devrait rigoureusement participer d’une vision tout aussi transversale et transcendante, ayant pour objectif, en l’occurrence, prioritairement, le règlement du conflit en Casamance fondé sur une idée hautement juste quant à la (re)construction de la paix définitive en Casamance ».
Prendre en compte les revendications du Mfdc
Jean-Marie François Biagui d’indiquer : « Il s’agirait, en effet, dans la perspective puis dans le cadre de la nécessaire refonte des institutions et de la nécessaire réforme de l’Etat, que, du reste, toutes les populations du Sénégal ne cessent d’appeler de leurs voeux, de prendre en compte, a priori, sinon les revendications légitimes du MFDC et de la Casamance, du moins l’essentiel d’entre elles, en vue de sauver la République d’une part et, d’autre part, de la moderniser et de la consolider durablement
« Comme témoin attentif et, peut-être, exigeant – fût-ce exagérément – de la vie politique au Sénégal, nous croyons pouvoir affirmer que le caractère indubitablement vierge de Monsieur Moustapha Niasse par rapport au « dossier casamançais », ainsi que son expérience éprouvée et universellement reconnue comme telle dans la gestion de conflits à travers le monde, entre autres atouts et valeurs, le positionnent d’emblée comme une opportunité et une chance inouïes pour la coalition Bennoo Siggil Senegaal et, au-delà, pour le pays tout entier », souligne Jean Marie Biagui, avant d’ajouter : « Ainsi, en plus d’être un homme de consensus, Monsieur Moustapha Niasse pourrait-il faire l’objet d’un consensus d’autant plus large que celui-ci ne nous épargnerait pas, nous-même. Nous en sommes convaincus. Mais nous sommes si à l’aise de l’admettre publiquement que, à ce jour, nous ne nous accomplissons pas, au Sénégal, comme un compétiteur politique ».
C’est là l’idée du « partenariat gagnant pour le pays » que Biagui tente de faire accepter aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal, au-delà des intérêts partisans et égoïstes.
Le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle ?
Le patron du Mfdc précise que cette « assertion n’altère en rien les valeurs respectives ainsi que les compétences propres de chacune et de chacun parmi les autres leaders de votre organisation ».
Certes, dit-il, tout parti politique est, en soi, une entité irréductible et souveraine. « C’est là, en effet, un fait imparable qui pourrait conforter, dans leur argumentaire, les partisans de dynamiques politiques multiples ou plurielles en votre sein, doublé de ce que – réalité tout aussi imparable ! – quelques-uns des partis de votre organisation sont historiquement et politiquement issus des flancs d’autres formations de Bennoo Siggil Senegaal, pour des raisons qui leur sont propres », note le secrétaire général du Mfdc ». Et s’interroge : « Auquel cas, le jeu en vaudrait-il vraiment la chandelle dans le contexte du Sénégal d’aujourd’hui ? »
Les interrogations de Biagui
Le patron du Mfdc de se demander : « A moins que les propos récents de Maître Aïssata Tall Sall, leader socialiste – qui suggérait, opportunément, que s’il y avait des faits réels qui vous sépareraient, il y en aurait incontestablement un, unique et majeur, réel aussi, qui vous rassemblerait, à savoir l’intérêt de la Nation – ne fussent la réponse de Bennoo Siggil Senegaal à cette dernière préoccupation républicaine ». Il poursuit son interrogation : « A moins, aussi, à plus forte raison, que le secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), Monsieur Amath Dansokho, qui se serait d’ores et déjà exclu de la présidentielle 2012 en vue d’une « solution de sagesse au sein de Bennoo Siggil Senegaal », ne soit, en l’occurrence, l’exemple par excellence à suivre ».
Paix définitive en Casamance : Wade disqualifié
Jean-Marie Fraçois Biagui a aussi évoqué la question de la paix définitive de la Casamance. Mais pour lui, Me Wade et son régime sont incapables d’arriver à ce résultat. « Pour avoir pratiqué, ès-qualités, le président Wade et son régime pendant neuf ans, dans le cadre de la gestion dudit processus de paix, puissions-nous réaffirmer, avec force et conviction, la mort dans l’âme, que la paix en Casamance ne se fera pas avec ces derniers », affirme-t-il.
D’ailleurs, poursuit Biagui, « parviendrions-nous à découvrir le véritable sens de la paix en Casamance selon le président Wade et son régime, que nous aurions déjà posé les jalons nécessaires pour le retour d’une paix durable en Casamance »
C’est cette tâche qu’il veut confier aux leaders de Bennoo Siggil Senegaal. « Ce faisant, vous vous seriez alors appropriés le « dossier casamançais » pour ensuite le traiter à la mesure des responsabilités légitimes qui sont les vôtres », indique la source.
Se faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif
Pour le Mfdc, « dans la perspective des nécessaires changements attendus au Sénégal, il est urgent, sinon indispensable, du moins selon nous, à l’instar de l’expérience conquise de haute lutte et qui avait alors conduit la plupart d’entre vous à la victoire mémorable de 2000, de vous faire violence pour accoucher d’un nouveau dispositif, qu’une femme ou un homme, en tant que leader incontesté, incarnant de surcroît, dans une dynamique résolument consensuelle, les valeurs dont est porteuse la coalition Bennoo Siggil Senegaal, aurait pour mission de transformer en un corpus d’opportunités heureuses pour le pays ».
Mais pour qu’une telle mission transversale et transcendante soit efficiente, selon le Mfdc, « cela devrait rigoureusement participer d’une vision tout aussi transversale et transcendante, ayant pour objectif, en l’occurrence, prioritairement, le règlement du conflit en Casamance fondé sur une idée hautement juste quant à la (re)construction de la paix définitive en Casamance ».
Prendre en compte les revendications du Mfdc
Jean-Marie François Biagui d’indiquer : « Il s’agirait, en effet, dans la perspective puis dans le cadre de la nécessaire refonte des institutions et de la nécessaire réforme de l’Etat, que, du reste, toutes les populations du Sénégal ne cessent d’appeler de leurs voeux, de prendre en compte, a priori, sinon les revendications légitimes du MFDC et de la Casamance, du moins l’essentiel d’entre elles, en vue de sauver la République d’une part et, d’autre part, de la moderniser et de la consolider durablement
Election présidentielle :
Moustapha Niasse théorise une candidature de transition
L’idée d’une candidature de transition soulevée depuis quelque temps fait son bonhomme de chemin.L’Alliance des forces du progrès vient, en effet, de se déclarer favorable à une telle initiative. Qui, selon elle, devrait installer à la tête du pays une équipe de patriotes, avec un nouveau schéma institutionnel qui favoriserait, par le biais d’un référendum, l’émergence d’un régime parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs.
Pour bouter les libéraux hors des sphères du pouvoir, l’Alliance des forces du progrès (Afp) se dit disposée à accepter une équipe de transition qui devra se charger, une fois élue, de faire les réformes institutionnelles nécessaires et favoriser le jeu démocratique. Pour les camarades de Moustapha Niasse, ‘il s’agit d’installer, dès que possible, une équipe de patriotes à la tête du Sénégal, dans une phase de transition, avec un nouveau schéma institutionnel qui favorise, par le biais d’un référendum, l’émergence d’un régime parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs et un rééquilibrage qui mette fin à la prépondérance asphyxiante du président de la République, pour éviter les dérives de toutes sortes’, indiquent les progressistes dans le dernier communiqué qui sanctionne le séminaire de leur Bureau politique élargi aux responsables départementaux. Et selon ces derniers, la phase intérimaire de mise en place des conditions et les moyens de relancer le pays et d’entreprendre la reconstruction nationale, dont la durée pourra être discutée, seront mis à profit pour traiter les urgences et jeter les bases des politiques publiques pour réhabiliter et réguler les secteurs-clés de la production. ‘Ces mesures seront exécutées dans une approche de ruptures, qui réaffirme et consolide la transparence, l’éthique et les valeurs, le tout porté par un projet de société qui replace l’homme sénégalais au cœur du développement concerté, dans une démocratie apaisée’, poursuit le texte.
Par ailleurs, le séminaire du Bureau politique de l’Afp condamne ce qu’il appelle ‘le hold-up électoral que le régime finissant des Wade tente d’imposer à la volonté populaire, en procédant par petits pas, pour couvrir la matière électorale d’une épaisse couche ténébreuse’. Ainsi, après ce qu’ils appellent l’attitude ‘illégale’ de Abdoulaye Wade qui a ‘exigé et obtenu la démission du Président de la Commission électorale nationale autonome (Cena)’ et ‘la parodie de concertation pour imposer le Code électoral du Parti démocratique sénégalais (Pds)’, les progressistes se disent décidés à ‘résister victorieusement aux fascistes en herbe qui tentent de confisquer les libertés publiques et la souveraineté du peuple, pour briser l’élan historique du 19 mars 2000’.
Seyni DIOP
L’idée d’une candidature de transition soulevée depuis quelque temps fait son bonhomme de chemin.L’Alliance des forces du progrès vient, en effet, de se déclarer favorable à une telle initiative. Qui, selon elle, devrait installer à la tête du pays une équipe de patriotes, avec un nouveau schéma institutionnel qui favoriserait, par le biais d’un référendum, l’émergence d’un régime parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs.
Pour bouter les libéraux hors des sphères du pouvoir, l’Alliance des forces du progrès (Afp) se dit disposée à accepter une équipe de transition qui devra se charger, une fois élue, de faire les réformes institutionnelles nécessaires et favoriser le jeu démocratique. Pour les camarades de Moustapha Niasse, ‘il s’agit d’installer, dès que possible, une équipe de patriotes à la tête du Sénégal, dans une phase de transition, avec un nouveau schéma institutionnel qui favorise, par le biais d’un référendum, l’émergence d’un régime parlementaire, avec une véritable séparation des pouvoirs et un rééquilibrage qui mette fin à la prépondérance asphyxiante du président de la République, pour éviter les dérives de toutes sortes’, indiquent les progressistes dans le dernier communiqué qui sanctionne le séminaire de leur Bureau politique élargi aux responsables départementaux. Et selon ces derniers, la phase intérimaire de mise en place des conditions et les moyens de relancer le pays et d’entreprendre la reconstruction nationale, dont la durée pourra être discutée, seront mis à profit pour traiter les urgences et jeter les bases des politiques publiques pour réhabiliter et réguler les secteurs-clés de la production. ‘Ces mesures seront exécutées dans une approche de ruptures, qui réaffirme et consolide la transparence, l’éthique et les valeurs, le tout porté par un projet de société qui replace l’homme sénégalais au cœur du développement concerté, dans une démocratie apaisée’, poursuit le texte.
Par ailleurs, le séminaire du Bureau politique de l’Afp condamne ce qu’il appelle ‘le hold-up électoral que le régime finissant des Wade tente d’imposer à la volonté populaire, en procédant par petits pas, pour couvrir la matière électorale d’une épaisse couche ténébreuse’. Ainsi, après ce qu’ils appellent l’attitude ‘illégale’ de Abdoulaye Wade qui a ‘exigé et obtenu la démission du Président de la Commission électorale nationale autonome (Cena)’ et ‘la parodie de concertation pour imposer le Code électoral du Parti démocratique sénégalais (Pds)’, les progressistes se disent décidés à ‘résister victorieusement aux fascistes en herbe qui tentent de confisquer les libertés publiques et la souveraineté du peuple, pour briser l’élan historique du 19 mars 2000’.
Seyni DIOP
mardi 21 juillet 2009
L’Afp sur les « pitreries » de Karim le week-end dernier :« Là au moins le talent est incontestable"
Le supposé débat entre Karim Wade et Ousmane Tanor Dieng ne laisse pas indifférent l’Alliance des Forces de Progrès. Réunis Bureau Politique (Bp), Niasse et ses camarades estiment que la démesure et le ridicule sont deux ferments constants de la dictature, que viennent d’actualiser les pitreries du week-end dernier. Et là au moins l’Afp reconnaît en Karim Wade, « un talent incontestable ».
468x60:
La gestion de l’Anoci continue toujours de susciter des réactions. Mais l’Afp est beaucoup plus amère quand des « pitreries » s’y ajoutent avec le défi lancé par Karim Wade à Ousmane Tanor Dieng pour un supposé débat télévisé. « Le genre de mascarade organisée le mardi 30 juin dernier à l’Assemblée Nationale captive, pour donner un grossier quitus à une longue série de forfaitures, confirme une vérité palpable dans les péripéties de l’histoire universelle : la démesure et le ridicule sont deux ferments constants de la dictature, que viennent d’actualiser les pitreries du week-end dernier ». Et là au moins, l’instance dirigeante de l’Afp reconnaît en Karim Wade, « un talent incontestable ». Toutefois, les progressistes se veulent catégorique : « Le peuple continue d’exiger le bilan contrôlé de l’ANOCI, par un audit indépendant qui fasse la lumière sur les 432 milliards déclarés ».
Concernant le Conseil Economique et Social, l’Afp indique que « le schéma institutionnel de notre pays, déjà dévoyé par Me Wade, souffre du non respect du principe de la séparation des pouvoirs et continue sa descente aux enfers, avec toute l’érosion de la démocratie qu’un tel cheminement implique ». A cet effet Niass et ses camarades sont d’avis que « la recréation et la composition du Conseil Economique et Social sont le reflet d’une approche sectaire qui se traduit par l’ostracisme à l’endroit de certaines associations et autres groupements représentatifs, ayant eu le tort de ne pas s’insérer dans le discours monolithique laudateur de l’Etat-PDS ». « Le règlement de comptes et la promotion d’une clientèle par le biais des Institutions de la République confirment l’incapacité de Me Wade et de son régime à se hisser à la hauteur des exigences d’une crise qu’ils ont eux-mêmes provoquée, même s’ils convoquent des facteurs exogènes postérieurs aux contre performances actuelles », indique le communiqué. Qui ajoute que « la réception tardive du nouveau Palais de justice, neuf ans après le 19 mars 2000, avec des malfaçons préjudiciables à la fonctionnalité de l’édifice, est un autre exemple du peu de respect que les tenants du pouvoir nourrissent à l’endroit d’une institution fondamentale dans les démocraties modernes ». Ces dérives institutionnelles se déroulent à en croire le Bp de l’Afp, « dans un contexte de morosité, où l’économie nationale subit les contrecoups de l’impéritie, avec la remise en cause des grands équilibres macro-économiques, et le ralentissement de l’activité qui se reflète dans les projections désastreuses d’un taux de croissance autour de 2% ».
Le Bp de l’Afp s’est aussi pencher sur la prochaine édition du Fesman, dont le président de la République vient de reconnaître le manque d’organisation qui le frappe. Et à en croire Niass et ses camarades, « ce rendez-vous mondial appelle une approche multidimensionnelle et pluridisciplinaire. Par ailleurs la construction des infrastructures doit tenir compte de l’avis des hommes de l’art et non dépendre du génie non confirmé de Me Wade, qu’il s’agisse du grand théâtre ou du pseudo monument de la renaissance africaine qui constitue déjà une agression pour les populations riveraines ».
Birahim NDIAYE
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La gestion de l’Anoci continue toujours de susciter des réactions. Mais l’Afp est beaucoup plus amère quand des « pitreries » s’y ajoutent avec le défi lancé par Karim Wade à Ousmane Tanor Dieng pour un supposé débat télévisé. « Le genre de mascarade organisée le mardi 30 juin dernier à l’Assemblée Nationale captive, pour donner un grossier quitus à une longue série de forfaitures, confirme une vérité palpable dans les péripéties de l’histoire universelle : la démesure et le ridicule sont deux ferments constants de la dictature, que viennent d’actualiser les pitreries du week-end dernier ». Et là au moins, l’instance dirigeante de l’Afp reconnaît en Karim Wade, « un talent incontestable ». Toutefois, les progressistes se veulent catégorique : « Le peuple continue d’exiger le bilan contrôlé de l’ANOCI, par un audit indépendant qui fasse la lumière sur les 432 milliards déclarés ».
Concernant le Conseil Economique et Social, l’Afp indique que « le schéma institutionnel de notre pays, déjà dévoyé par Me Wade, souffre du non respect du principe de la séparation des pouvoirs et continue sa descente aux enfers, avec toute l’érosion de la démocratie qu’un tel cheminement implique ». A cet effet Niass et ses camarades sont d’avis que « la recréation et la composition du Conseil Economique et Social sont le reflet d’une approche sectaire qui se traduit par l’ostracisme à l’endroit de certaines associations et autres groupements représentatifs, ayant eu le tort de ne pas s’insérer dans le discours monolithique laudateur de l’Etat-PDS ». « Le règlement de comptes et la promotion d’une clientèle par le biais des Institutions de la République confirment l’incapacité de Me Wade et de son régime à se hisser à la hauteur des exigences d’une crise qu’ils ont eux-mêmes provoquée, même s’ils convoquent des facteurs exogènes postérieurs aux contre performances actuelles », indique le communiqué. Qui ajoute que « la réception tardive du nouveau Palais de justice, neuf ans après le 19 mars 2000, avec des malfaçons préjudiciables à la fonctionnalité de l’édifice, est un autre exemple du peu de respect que les tenants du pouvoir nourrissent à l’endroit d’une institution fondamentale dans les démocraties modernes ». Ces dérives institutionnelles se déroulent à en croire le Bp de l’Afp, « dans un contexte de morosité, où l’économie nationale subit les contrecoups de l’impéritie, avec la remise en cause des grands équilibres macro-économiques, et le ralentissement de l’activité qui se reflète dans les projections désastreuses d’un taux de croissance autour de 2% ».
Le Bp de l’Afp s’est aussi pencher sur la prochaine édition du Fesman, dont le président de la République vient de reconnaître le manque d’organisation qui le frappe. Et à en croire Niass et ses camarades, « ce rendez-vous mondial appelle une approche multidimensionnelle et pluridisciplinaire. Par ailleurs la construction des infrastructures doit tenir compte de l’avis des hommes de l’art et non dépendre du génie non confirmé de Me Wade, qu’il s’agisse du grand théâtre ou du pseudo monument de la renaissance africaine qui constitue déjà une agression pour les populations riveraines ».
Birahim NDIAYE
mardi 14 juillet 2009
Benno Siggil Senegaal en renfort
Les leaders de Benno Siggil Senegaal ont lancé un appel organisations syndicales, patronales, à la société civile, aux paysans et aux membres de l’opposition pour se joindre à la lutte initiée par les religieux, les résidents de la Banlieue et les consuméristes pour s’opposer à la hausse de 8% du prix de l’électricité. Les raisons de ces hausses répétées se trouvent, selon l’opposition dans les « 16 milliards ponctionnés dans la trésorerie de la Senelec en Mars 2009, pour financer sa Loi de Finances Rectificatives, avec un projet de lui soutirer 14 milliards supplémentaires, sous prétexte de remboursement de la dette fiscale que doit cette entreprise ».
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en appelle à leurs membres et sympathisants, aux organisations syndicales, patronales, du monde rural, et de la société civile et de défense des Droits Humains, à se joindre à la lutte « initiée par les religieux et résidents de la Banlieue et des consuméristes, pour sauver le Sénégal », renseigne une déclaration en date du 10 juillet.
Les responsables de l’opposition se disent convaincus que « seule une vaste convergence des luttes de tous les secteurs de la population, dans les quartiers, les villes, les villages et les entreprises, est en mesure d’imposer à Wade de changer de politique, de mode de gestion de notre Etat et de notre Economie ou, à défaut, de partir »
Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal sans une telle convergence dans la mobilisation pour faire triompher cette lutte, « aucun dialogue politique entre le pouvoir et les forces vives de la nation ne peut aboutir au changement attendu par les populations dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, ni dans leur espoir de s’épanouir par un travail décent », souligne la même source.
Elle est d’autant plus certain que sans ce vaste rassemblement, il n’y a point de salut, pour la bonne raison que Wade, « malgré son appel au dialogue, vient d’administrer, à nouveau, la preuve de sa volonté de perpétuer son mode de gestion unilatérale et étroitement partisan de la chose publique ».
Les vraies raisons de la hausse du prix de l’électricité
Benno Siggil Senegaal croit savoir que ce sont les 16 milliards ponctionnés dans la trésorerie de la Senelec en Mars 2009, pour financer sa Loi de Finances Rectificatives, avec un projet de lui soutirer 14 milliards supplémentaires, sous prétexte de remboursement de la dette fiscale que doit cette entreprise, qui est à l’origine de la hausse du tarif de l’électricité. Ce n’est pas, disent les leaders de l’opposition, le renversement de la tendance du prix du baril au niveau mondial, qui explique la hausse, comme l’a laissé entendre le régime de Me Wade.
Pour les opposants, même si cela était le cas, le Gouvernement aurait pu, pour épargner les ménages, utiliser à cet effet les « 22,7 milliards que le Fonds de Stabilisation des Importations des Produits Pétroliers ( FSIPP ) a engendrés depuis Janvier 2009 ». Et que, curieusement, soulignent-ils, « le fonds n’a pas comptabilisé dans les recettes fiscales de la Loi de Finance Rectificative que le Parlement vient d’adopter, selon l’aveu même de la Direction de la Planification et des Etudes Economiques ( DPEE) du Ministère de l’Economie et des Finances, de Juin 2009 ».
Mieux, soutient l’opposition, « le Gouvernement aurait pu utiliser une partie des revenus tirés de la vente des 30 hectares de l‘Aéroport de Dakar LSS, d’une valeur estimée à 57 milliards, plutôt que de le troquer à un privé en payement d’un marché public d’un coût de 12 milliards ! »
Bradage foncier
Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, c’est ce « bradage du patrimoine foncier, qui est un véritable cas d’abus de biens sociaux, est non seulement un motif valable pour traduire ses protagonistes en justice, mais, il est aussi à l’origine d’un regrettable malaise diplomatique avec l’Union Européenne qui a suspendu son aide, outrée qu’elle est, par un tel deal au moment même où le Sénégal court derrière les bailleurs de fonds pour boucler son budget rectifié ! »
Les ménages à faibles et moyens revenus ne sont donc pas victimes, selon l’opposition, « des effets du prix du baril, mais bien du train de vie dispendieux de nos Gouvernants, de leur pillage des entreprises publiques et de notre patrimoine foncier, et de leur gestion patrimoniale de l’Etat ».
Actes de représailles
Par ailleurs, les leaders de Benno Siggil Senegaal, se sont prononcés sur la nomination des membres du Conseil économique et social. Ils soutiennent que le pouvoir a écarté toutes les organisations syndicales (CSA), patronales (CNES, UNACOIS), du monde rural (le CNCR), et de la société civile, du fait de leur participation aux Assises nationales « et/ou qui ont exprimé leur solidarité à l’entrepreneur Bara Tall, doublement victime des « Chantiers de Thiès » et de son appui à l’organisation des Assises nationales ».
Et Bennoo Siggil Senegaal de lancer cet appel au peuple Sénégalais à la « mobilisation la plus vaste et la plus déterminée, pour faire aboutir les revendications sur l’électricité, et au-delà, pour imposer la tenue d’un véritable dialogue porteur du changement attendu des populations, et l’application des conclusions des Assises nationales, notamment de la Charte de gouvernance démocratique ».
Le Benno charge le Président Tandja
Par ailleurs, la Coalition Bennoo Siggil Senegaal condamne énergiquement « les agissements du Président Tandja qui, à l’image du Président Abdoulaye Wade au Sénégal, cherche à imposer un recul démocratique grave au Niger, notamment par le piétinement inacceptable de la constitution du pays ». Et de « s’étonner que le Président Abdoulaye Wade, d’habitude si bavard, ne dise rien sur la situation préoccupante du Niger ».
Par conséquent, elle exprime sa solidarité et son soutien à l’ensemble des « forces démocratiques et patriotiques du Niger qui sont en train de se battre contre les dérives monarchiques de Tandja pour maintenir leur pays dans le concert des nations démocratiques ». Avant d’appeler la communauté internationale en particulier l’Organisation des Nations Unies à « condamner ce coup se force le Président Tandja et à l’obliger à revenir à la raison afin d’épargner au Niger des turbulences inutiles »
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal en appelle à leurs membres et sympathisants, aux organisations syndicales, patronales, du monde rural, et de la société civile et de défense des Droits Humains, à se joindre à la lutte « initiée par les religieux et résidents de la Banlieue et des consuméristes, pour sauver le Sénégal », renseigne une déclaration en date du 10 juillet.
Les responsables de l’opposition se disent convaincus que « seule une vaste convergence des luttes de tous les secteurs de la population, dans les quartiers, les villes, les villages et les entreprises, est en mesure d’imposer à Wade de changer de politique, de mode de gestion de notre Etat et de notre Economie ou, à défaut, de partir »
Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal sans une telle convergence dans la mobilisation pour faire triompher cette lutte, « aucun dialogue politique entre le pouvoir et les forces vives de la nation ne peut aboutir au changement attendu par les populations dans l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, ni dans leur espoir de s’épanouir par un travail décent », souligne la même source.
Elle est d’autant plus certain que sans ce vaste rassemblement, il n’y a point de salut, pour la bonne raison que Wade, « malgré son appel au dialogue, vient d’administrer, à nouveau, la preuve de sa volonté de perpétuer son mode de gestion unilatérale et étroitement partisan de la chose publique ».
Les vraies raisons de la hausse du prix de l’électricité
Benno Siggil Senegaal croit savoir que ce sont les 16 milliards ponctionnés dans la trésorerie de la Senelec en Mars 2009, pour financer sa Loi de Finances Rectificatives, avec un projet de lui soutirer 14 milliards supplémentaires, sous prétexte de remboursement de la dette fiscale que doit cette entreprise, qui est à l’origine de la hausse du tarif de l’électricité. Ce n’est pas, disent les leaders de l’opposition, le renversement de la tendance du prix du baril au niveau mondial, qui explique la hausse, comme l’a laissé entendre le régime de Me Wade.
Pour les opposants, même si cela était le cas, le Gouvernement aurait pu, pour épargner les ménages, utiliser à cet effet les « 22,7 milliards que le Fonds de Stabilisation des Importations des Produits Pétroliers ( FSIPP ) a engendrés depuis Janvier 2009 ». Et que, curieusement, soulignent-ils, « le fonds n’a pas comptabilisé dans les recettes fiscales de la Loi de Finance Rectificative que le Parlement vient d’adopter, selon l’aveu même de la Direction de la Planification et des Etudes Economiques ( DPEE) du Ministère de l’Economie et des Finances, de Juin 2009 ».
Mieux, soutient l’opposition, « le Gouvernement aurait pu utiliser une partie des revenus tirés de la vente des 30 hectares de l‘Aéroport de Dakar LSS, d’une valeur estimée à 57 milliards, plutôt que de le troquer à un privé en payement d’un marché public d’un coût de 12 milliards ! »
Bradage foncier
Pour la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, c’est ce « bradage du patrimoine foncier, qui est un véritable cas d’abus de biens sociaux, est non seulement un motif valable pour traduire ses protagonistes en justice, mais, il est aussi à l’origine d’un regrettable malaise diplomatique avec l’Union Européenne qui a suspendu son aide, outrée qu’elle est, par un tel deal au moment même où le Sénégal court derrière les bailleurs de fonds pour boucler son budget rectifié ! »
Les ménages à faibles et moyens revenus ne sont donc pas victimes, selon l’opposition, « des effets du prix du baril, mais bien du train de vie dispendieux de nos Gouvernants, de leur pillage des entreprises publiques et de notre patrimoine foncier, et de leur gestion patrimoniale de l’Etat ».
Actes de représailles
Par ailleurs, les leaders de Benno Siggil Senegaal, se sont prononcés sur la nomination des membres du Conseil économique et social. Ils soutiennent que le pouvoir a écarté toutes les organisations syndicales (CSA), patronales (CNES, UNACOIS), du monde rural (le CNCR), et de la société civile, du fait de leur participation aux Assises nationales « et/ou qui ont exprimé leur solidarité à l’entrepreneur Bara Tall, doublement victime des « Chantiers de Thiès » et de son appui à l’organisation des Assises nationales ».
Et Bennoo Siggil Senegaal de lancer cet appel au peuple Sénégalais à la « mobilisation la plus vaste et la plus déterminée, pour faire aboutir les revendications sur l’électricité, et au-delà, pour imposer la tenue d’un véritable dialogue porteur du changement attendu des populations, et l’application des conclusions des Assises nationales, notamment de la Charte de gouvernance démocratique ».
Le Benno charge le Président Tandja
Par ailleurs, la Coalition Bennoo Siggil Senegaal condamne énergiquement « les agissements du Président Tandja qui, à l’image du Président Abdoulaye Wade au Sénégal, cherche à imposer un recul démocratique grave au Niger, notamment par le piétinement inacceptable de la constitution du pays ». Et de « s’étonner que le Président Abdoulaye Wade, d’habitude si bavard, ne dise rien sur la situation préoccupante du Niger ».
Par conséquent, elle exprime sa solidarité et son soutien à l’ensemble des « forces démocratiques et patriotiques du Niger qui sont en train de se battre contre les dérives monarchiques de Tandja pour maintenir leur pays dans le concert des nations démocratiques ». Avant d’appeler la communauté internationale en particulier l’Organisation des Nations Unies à « condamner ce coup se force le Président Tandja et à l’obliger à revenir à la raison afin d’épargner au Niger des turbulences inutiles »
Benno indique la voie à Wade
Les leaders de l’opposition réunis au sein de Benno Siggil Senegaal sont en train, par le biais du groupe de contact, de travailler sur le contenu de la lettre-réponse à Me Wade et qui va préciser les termes de références de la première correspondance. Chaque point relativement au format, aux parties prenantes, objectifs, thématiques, à la durée et au sort des conclusions du dialogue, sera détaillé, avec un contenu clair. Le pillage des ressources nationales, la flambée des prix des denrées de première nécessité, les crimes de sang, les conclusions des Assises, entre autres, figureront en bonne place dans le document que l’opposition fera parvenir à Me Wade dans moins de vingt jours.
Le groupe de Contact de Benno Siggil a deux semaines pour finaliser le contenu de la lettre-réponse que l’opposition va envoyer au président de la République, Me Abdoulaye Wade, relativement aux termes du dialogue national souhaité par ce dernier.
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal qui était en réunion hier, au domicile de Ahmed Dansokho, a discuté du contenu de la réponse qui va surtout préciser, note Madièye Mbodj, porte-parole du jour, les termes de références de la première correspondance envoyée au Chef de l’Etat. Il s’agit du format du dialogue, les parties prenantes, les objectifs, des thématiques, de la durée et du sort des conclusions.
Cette fois-ci, les leaders de l’opposition réunis au sein de Benno vont donner un contenu réel à chaque point. Le pillage des ressources nationales, la flambée des prix des denrées de première nécessité, les crimes de sang, les conclusions des Assises etc, sont entre autres, les préoccupations qui seront consignées dans cette lettre-réponse qui sera envoyée au Président Wade dans moins de vingt jours.
Et c’est lorsque le Chef de l’Etat entérinera les propositions de la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, qu’une autre lettre sera envoyée au Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, avec la liste des plénipotentiaires de l’opposition qui vont discuter avec ce dernier. Mais la Conférence des leaders de Benno ne perd pas de vue que « l’agenda de Me Wade s’articule autour de calculs politiciens », précise le porte-parole du jour. Pour sûr, « nous refuserons de nous engager dans une entreprise de diversion et surtout de marginalisation des conclusions des Assises Nationales », ajoute-t-il.
En outre, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal organise, le 02 août prochain, une réunion d’évaluation des élections locales du 22 mars dernier. Des perspectives d’ancrage de Benno après des masses et une vision prospect-ive sur le Sénégal qui s’appuiera sur les conclusions des Assises nationales, seront dégagées au cours de cette rencontre.
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a étudié la situation sociale au niveau du pays, avec une attention particulière sur ce qui se passe à Mbanne, théâtre, selon les mots de Madièye Mbodji « d’une double injustice ». La première, dit-il, est liée à l’inversion des résultats des locales remportés par les responsables de Benno au profit des libéraux ; la seconde a trait à la spoliation des terres des éleveurs, agriculteurs etc au profit des gros bonnets de l’Etat. Pour l’opposition il s’agit là d’une bombe sociale qui réveille de douloureux souvenirs du conflit Casamançais qui trouve ses origines dans le foncier.
Concernant l’augmentation du prix de l’électricité, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a battu en brèche l’argument du gouvernement qui met l’accent sur les facteurs endogènes pour justifier l’inflation des prix du courant. Mais pour l’opposition la raison de ces hausses répétées est à voir dans le mode de gouvernance avec à la clé les gaspillages et la dilapidation des ressources. Et après, souligne Madièye Mbdoji, c’est au contribuable de payer les pots qu’il n’a pas cassés.
Les leaders de l’opposition se sont aussi intéressés à la situation des travailleurs de l’Hôtel Indépendance qui observent la grève de la faim depuis quelque temps.
La situation sociale a amené la Conférence des leaders de l’opposition a faire une déclaration dans laquelle elle lance un appel à la constitution d’un large front de lutte, la plus organisée possible, pour mettre hors d’état de nuire le régime de Me Wade, en le boutant dehors.
Le groupe de Contact de Benno Siggil a deux semaines pour finaliser le contenu de la lettre-réponse que l’opposition va envoyer au président de la République, Me Abdoulaye Wade, relativement aux termes du dialogue national souhaité par ce dernier.
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal qui était en réunion hier, au domicile de Ahmed Dansokho, a discuté du contenu de la réponse qui va surtout préciser, note Madièye Mbodj, porte-parole du jour, les termes de références de la première correspondance envoyée au Chef de l’Etat. Il s’agit du format du dialogue, les parties prenantes, les objectifs, des thématiques, de la durée et du sort des conclusions.
Cette fois-ci, les leaders de l’opposition réunis au sein de Benno vont donner un contenu réel à chaque point. Le pillage des ressources nationales, la flambée des prix des denrées de première nécessité, les crimes de sang, les conclusions des Assises etc, sont entre autres, les préoccupations qui seront consignées dans cette lettre-réponse qui sera envoyée au Président Wade dans moins de vingt jours.
Et c’est lorsque le Chef de l’Etat entérinera les propositions de la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal, qu’une autre lettre sera envoyée au Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, avec la liste des plénipotentiaires de l’opposition qui vont discuter avec ce dernier. Mais la Conférence des leaders de Benno ne perd pas de vue que « l’agenda de Me Wade s’articule autour de calculs politiciens », précise le porte-parole du jour. Pour sûr, « nous refuserons de nous engager dans une entreprise de diversion et surtout de marginalisation des conclusions des Assises Nationales », ajoute-t-il.
En outre, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal organise, le 02 août prochain, une réunion d’évaluation des élections locales du 22 mars dernier. Des perspectives d’ancrage de Benno après des masses et une vision prospect-ive sur le Sénégal qui s’appuiera sur les conclusions des Assises nationales, seront dégagées au cours de cette rencontre.
La Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a étudié la situation sociale au niveau du pays, avec une attention particulière sur ce qui se passe à Mbanne, théâtre, selon les mots de Madièye Mbodji « d’une double injustice ». La première, dit-il, est liée à l’inversion des résultats des locales remportés par les responsables de Benno au profit des libéraux ; la seconde a trait à la spoliation des terres des éleveurs, agriculteurs etc au profit des gros bonnets de l’Etat. Pour l’opposition il s’agit là d’une bombe sociale qui réveille de douloureux souvenirs du conflit Casamançais qui trouve ses origines dans le foncier.
Concernant l’augmentation du prix de l’électricité, la Conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal a battu en brèche l’argument du gouvernement qui met l’accent sur les facteurs endogènes pour justifier l’inflation des prix du courant. Mais pour l’opposition la raison de ces hausses répétées est à voir dans le mode de gouvernance avec à la clé les gaspillages et la dilapidation des ressources. Et après, souligne Madièye Mbdoji, c’est au contribuable de payer les pots qu’il n’a pas cassés.
Les leaders de l’opposition se sont aussi intéressés à la situation des travailleurs de l’Hôtel Indépendance qui observent la grève de la faim depuis quelque temps.
La situation sociale a amené la Conférence des leaders de l’opposition a faire une déclaration dans laquelle elle lance un appel à la constitution d’un large front de lutte, la plus organisée possible, pour mettre hors d’état de nuire le régime de Me Wade, en le boutant dehors.
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