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jeudi 13 novembre 2014

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lundi 27 octobre 2014

Procès Karim Wade

Xalima-News-Notre reporter, qui couvre pour nous le Procès de Karim Wade revient en grandes lignes sur les étapes qui ont marqué ce marathon judiciaire en cours. Un travail très fourni qui renseigne même sur les détails Depuis le 31 juillet 2014, le procès de Karim Meissa Wade et de ses cinq co-prévenus se tient devant la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). « Enfin, nous y voilà !!! » semblait dire les sénégalais. Mais dès l’entame, l’affaire s’annonçait très complexe, au vu de l’ampleur : un enrichissement illicite de cent dix sept milliards de francs CFA (117.000.000.000 FCFA), un ancien (très puissant) ministre avec pas moins de sept portefeuilles gérés dans le box des accusés, soixante dix sept (77) témoins, plus de soixante (60) avocats de trois nationalités différentes (sénégalais, français et béninois)… D’ailleurs, le président de la CREI, Henri Grégoire Diop n’avait-il pas prévenu que « cette affaire peut durer six mois » ? Au rythme où vont les choses, ce sera plutôt pour une année. Le panorama que nous offre cette la salle 4 du palais de justice de Dakar n’est pas très rassurant pour la manifestation de la vérité : des prévenus malades et d’autres volontairement et partiellement muets. Si le prévenu principal n’a pas cessé de répéter qu’il ne répondra « à aucune question tant que M. Ibrahim Aboukhalil ne sera pas soigné et ne soit en mesure de se présenter à la barre », il ne manque jamais une occasion de parler de l’affaire des quarante sept milliards de francs CFA (47.000.000.000 FCFA) de Singapour. Et justement ce M. Ibrahim Aboukhalil, plus connu sous le nom de Bibo Bourgi, est le point central de cette affaire : 75% des biens imputés à M. Wade sont sous, entièrement ou partiellement, son nom et il est la seule personne qui puisse relier Karim Wade à certains de ses co-prévenus que sont Pierre Goudjo Agboba, Alioune Samba Diassé et Mbaye Ndiaye. Or il se trouve que M. Aboukhalil ne s’est présenté que deux fois à la barre de la CREI ; et les deux fois, il en a été obligé par le juge. M. Aboukhalil donc s’est présenté à la barre les deux fois en chaise roulante avec des perfusions qui lui étaient branchées. La deuxième fois, au bout de deux heures, ses avocats (et non ses médecins) l’ont fait mettre sur une civière, parce qu’il était fatigué disaient-ils. Ses médecins, appelés in extremis à la barre, ont fini par demander au juge de les laisser le ramener à la clinique. La seule tentative pour la cour de l’interroger s’est soldée par un échec. Les deux magistrats, le président Henri Grégoire Diop et son assesseur Magatte Diop, qui s’étaient transportés à la clinique n’ont même pas eu à lui lire la prévention (les faits qui lui sont reprochés). La seule question qu’ils lui ont posée est « M. Aboukhalil, pouvez-vous répondre à nos questions ? ». Et c’est dans la petite discussion qui a suivi cette question que le prévenu a fondu en larmes, obligeant ainsi ses médecins à mettre fin à ce que la cour retiendra comme interrogatoire. Si on ajoute que depuis le 1er octobre 2014, M. Aboukhalil a bénéficié d’une autorisation d’un mois de sortie du territoire pour raisons médicales. Et nul ne peut jurer que du retour de M. Aboukhalil passé ce délai. On doit signaler que son frère Karim Aboukhalil qui est aussi présumé complice de Karim Wade est en fuite. Pour en revenir maintenant au déroulement du procès en tant que tel, on notera jusqu’ici trois phases : la phase des exceptions, celle de l’interrogatoire des prévenus et celle de l’audition des témoins. La première phase a été la plus riche en . Il s’agissait pour les avocats de souligner les vices et entorses faits à la procédure, au respect des droits de chaque partie et au règlement et qui pourraient entraîner la nullité d’une partie ou de toute la procédure (d’où l’appellation « exception de nullité »). Plus d’une vingtaine d’exceptions ont été déposées, dont une seule par la partie civile (l’Etat du Sénégal, représenté par l’Agent judiciaire de l’Etat et dix sept (17) avocats). De toutes ces exceptions, deux ont été vidées : l’exception sur la constitution des anciens ministres, déposée par Me El Hadji Diouf de la partie civile et l’exception d’incompétence de la CREI déposée par les avocats de la défense. Les avocats de la défense ont estimé que certains faits visés se sont déroulé lorsque Karim Wade était ministre et que donc il n’est justiciable pour cela que de la haute cour de justice. Dans les deux cas, les exceptions ont été rejetées, le premier parce que Me Diouf n’avait pas déposé le décret mettant fin aux fonctions des ministres visés et le deuxième la cour s’étant déclaré compétente puisque le délit d’enrichissement illicite n’est constitué que si la personne n’arrive pas à justifier l’origine licite de ses biens, suite à une mise en demeure, et qu’au moment de cette mise en demeure, M. Wade n’était plus ministre. Toutes les autres exceptions, visant des pièces du dossier ou la nullité de la procédure même, ont été versées au fond. Autrement dit, en rendant sa décision finale, la cour rendra aussi sa décision sur ces exceptions. Cette phase a aussi été ponctuée d’incident entre la cour et les avocats et principalement, ou plutôt exclusivement, des avocats de la défense. Ces incidents ont atteint leur paroxysme lorsque, énervé par l’attitude provocatrice des avocats français, le président s’est adressé a l’un d’eux, Me Pierre-Olivier Sûr en l’occurrence, pour lui dire que « vous n’êtes pas chez vous ! ». Le président Diop finira par regretter publiquement ses propos. Malgré tout, cette phrase reviendra souvent dans les interventions des avocats sous la forme « d’avocats venus d’ailleurs », sortie par Me El Hadj Amadou Sall de la défense. On notera aussi la plaidoirie record de M. Ciré Clédor Ly, qui, après avoir dit qu’il sera bref, a parlé pendant 3 heures et 50 minutes. Après cette phase des exceptions, vint l’interrogatoire des prévenus qui a débuté le 2 septembre 2014. Et naturellement, le premier à être appelé à la barre est le principal prévenu, Karim Meissa Wade. Mais son face à face avec la cour et les avocats aura accouché d’une souris. En effet, après avoir lu une longue déclaration de six pages tentant de démontrer que ce procès une machination parce que sa « candidature à l’élection présidentielle de 2017 fait peur à Macky Sall », M. Wade a répondu à toutes les questions de la cour, du parquet spécial et de la partie civile par cette phrase : « Je ne répondrai à aucune question tant que M. Ibrahim Aboukhalil ne sera pas soigné et ne soit en mesure de se présenter à la barre en pleine possession de ses moyens ». Ses avocats, quant à eux, ne lui ont posé aucune question, préférant être « aussi muets que (leur) client ». Cet interrogatoire a aussi été le lieu d’un incident entre les avocats de Karim Wade et le juge Diop. Ce dernier, tentant une pirouette humoristique, dit à M. Wade qu’il espérait que le jour où Ibrahim Aboukhalil se présentera à la barre, il ne dira pas qu’il ne parlera que si ses « complices Karim Aboukhalil et les autres qui sont en fuite » ne se seront présentés. Ce lapsus a fait bondir les avocats les bondir les avocats de la défense dans un seul et même élan. Ils vont ainsi demander qu’il leur soit donné acte que le président de la CREI a parlé des complices et non des présumés complices de Karim Wade. Ce qui veut dire pour eux que la CREI a déjà condamné Karim Wade. Ils en ont ainsi profité pour déposer une demande de récusation du président Henri Grégoire Diop pour partialité. Cette demande sera rejeté par la Cour Suprême. Les autres prévenus ont été plus loquaces que M. Wade. Le successeur de Karim Wade à la barre, Mamadou Pouye, a commencé par décrier les agissements des gendarmes enquêteurs, lors de l’enquête préliminaire. Il dira même que le soir de son premier interrogatoire, l’un des gendarme lui aurait dit « M. Pouye, vous n’êtes pas notre cible. C’est Karim Wade que nous voulons. Vous avez une famille. Si vous nous donnez ce que nous voulons, nous vous protégerons. Nous somme un rouleau compresseur et rien ne nous arrêtera ». Puis M. Pouye longuement exprimé sur ses compétences, ses expériences professionnelles. Mais dès qu’il s’est agi de répondre aux questions relatives à AHS (Airport Handling Services, société pour laquelle il est soupçonné d’être un prête-nom de Karim Wade, NDLR), lui aussi a sa phrase : « Cette question est relative à AHS, société pour laquelle je suis actionnaire à 10% et M Aboukhalil à 90%, je préfère attendre que M. Aboukhalil soit présent pour y répondre ». E il sera de même pour les questions relatives à ses relations avec les Aboukhalil. Mais cette phrase fera rejaillir une faille dans la défense de M. Pouye révélée par le substitut du procureur spécial, M. Antoine Diome : il parle d’une société dont il dit que c’est « son bébé », mais en ignore la géographie du capital. M Aboukhalil n’en détient pas 90% mais 45%, les autres 45% étant détenus par son frère Karim Aboukhalil. Après son interrogatoire, M. Pouye a introduit par le biais de ses avocats une demande de liberté provisoire. Cette demande a été rejetée par la cour. Mbaye Ndiaye est le deuxième prévenu à être interrogé. L’ancien administrateur de l’agence des Aéroports du Sénégal (ADS) s’est expliqué sur ses fonctions, la gestion de la structure avant et après la création des ADS, puisqu’il était déjà administrateur des Activités Aéronautiques Nationales du Sénégal (AANS) la structure créée par l’ASECNA pour gérer les aéroports et aérodromes du Sénégal au lendemain de la dissolution de la compagnie Air Afrique. Il a toute fois nié toute collusion, favoritisme ou conflit d’intérêt entre AHS ou toute autre société intervenant sur la plateforme aéroportuaire de Dakar et lui. Il a aussi nié toute relation avec les responsables d’AHS. S’agissant de la gestion financière, il a tout mis sur le compte de l’agent comptable particulier qui aurait même fait des prêts au nom des ADS sans en faire référence au directeur qu’il est. Il a cité pour témoin l’actuel directeur des ADS, Pape Mael Diop et l’inspecteur général d’Etat qui avait procédé à la passation de services. A une question à propos des conditions de son interrogatoire par les gendarmes enquêteurs, M. Ndiaye, au bord des larmes, a répond qu’il ne souhaitait pas revenir sur cet épisode. Ce qui a été accepté par toutes les parties. Après M. Ndiaye, s’est Pierre Goudjo Agboba qui s’est présenté à la barre. Le béninois, ancien directeur général de la défunte compagnie Air Afrique, est aussi attrait pour son implication dans les sociétés AHS en Afrique de l’Ouest. M. Agboba sera le premier à vraiment répondre aux questions. Lui aussi s’est plaint des conditions de son interrogatoire à la Section de recherches de la Gendarmerie (sise à la caserne Samba Diéry Diallo de Colobane, NDLR). La longue attente entre l’heure de la convocation et le début de l’interrogatoire, les conditions de l’interrogatoire, la privation d’eau et de nourriture, l’heure tardive de la fin de l’interrogatoire… tout y est passé. Après cette parenthèse, M. Agboba est revenu sur les conditions de sa rencontre avec M. Ibrahim Aboukhalil et son implication dans la création et la gestion des sociétés AHS (Sénégal, Bénin, Ghana, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Niger, République Centrafricaine et Jordanie). M. Agboba a aussi révélé être revenu à Dakar de son propre chef parce que ne comprenant pas tout ce qui se disait sur lui dans la presse sénégalaise. Il s’est plusieurs fois plaint que les mêmes questions revenaient tout le temps et au troisième jour de son interrogatoire, il a explosé et laissé voir son agacement de devoir répondre aux mêmes questions. Ayant retrouvé son calme et sa carapace (c’est ainsi qu’il définit son sourire et sa bonne humeur), il a expliqué que sa sœur qui est tombée malade pendant son incarcération et décédée quelques jours après le début du procès devait être inhumée le lendemain de ce jour et qu’il ne pourrait y assister. Un de ses avocats béninois, Me Zinsou, a conclu de cet incident qu’il « n’y a pas de surhomme dans la salle. On peut être très fort mais parfois les émotions surnagent ». A part cet incident, l’interrogatoire de M. Agboba s’est bien déroulé et tout le long, le prévenu n’a de cesse de dire qu’il ne sait pourquoi il est jugé. Et de son éternel sourire et sa bonne humeur, il a répondu par ce dicton : « seule la tortue connait l’intensité du feu qui couve sous sa carapace » et a demandé « laissez-moi avec ma carapace s’il vous plait ». A la suite de Pierre Agboba, c’est Alioune Samba Diassé qui s’est présenté à la barre. Le fondateur de la société ABS S.A. (Aéroport Bus Sénégal devenu Airport Bus Services) s’est expliqué sur le montage de sa société, son extension vers l’international, en partenariat avec Ibrahim Aboukhalil. Le moins que l’on puisse dire c’est que cet interrogatoire étai riche en rebondissements et révélations. M. Diassé s’est présenté comme un homme d’affaires très pointilleux mais son témoignage a en fait douter plus d’un. Ainsi la cour a découvert que M. Diassé conservait une somme de deux cent cinquante millions de francs CFA (250.000.000 FCFA) par devers lui dans son domicile. De l’origine de cet argent, il a dit que c’est le fruit de ses activités de transit en freelance, de son commerce d’encens entre le Gabon et le Sénégal et autres. Sur le lancement et la gestion de sa société ABS S.A., les déclarations de M. Diassé ont souvent porté à controverse. Ainsi, sur le rachat des parts de son premier associé Wolfgang Rohl, il a indiqué lui avoir versé trente millions de francs CFA (30.000.000 FCFA) alors que ce dernier a déclaré avoir reçu quarante millions de francs CFA (40.000.000 FCFA). A propos de Véronique Lély Manga qui portait 45% du capital d’ABS pour le compte de son associé allemand, M. Diassé a nié savoir qu’elle était la bonne de la mère du prévenu Mamadou Pouye et qu’elle lui a été présentée comme la copine de Wolfgang Rohl. Mais le plus ambigu reste à venir. Ainsi donc sur son association avec Ibrahim Aboukhalil pour créer la société ABS Corporate, M. Diassé a soutenu ignorer tout des états financiers de la société alors que c’est lui qui assurait tous les revenus de la société. C’est lui qui allait négocier les contrats de vente de bus et les contrats d’assistance technique, M. Aboukhalil ne lui fournissait que les contacts. Sur le type d’association qu’ils avaient, M. Diassé a révélé qu’ils avaient juste signé un accord entre gentlemen sous-seing privé qui précisait qu’il serait chacun actionnaire à 50% et que depuis il n’avait signé aucun document ni acte devant notaire. Il est allé plus loin : aucune réunion de direction, de conseil d’administration ou des actionnaires ne s’est jamais tenue. Le témoignage de M. Diassé a été ponctué de coups d’émotion et d’ennuis de santé. Ayant déjà obtenu du tribunal plusieurs dispenses de comparution pour raison de santé (de même que Mbaye Ndiaye), sa petite santé n’était plus une inconnue. Il a même commencé sa déclaration en signalant que souffrant d’une hernie discale, il ne devait garder la même position, assise ou debout, pendant plus de soixante minutes (60 minutes). Et pourtant tout au long de son interrogatoire qui s’est déroulé sur quatre jours, M. Diassé est resté assis. Et au deuxième jour, face au feu roulant des questions du substitut du procureur, M. Diassé a fait un malaise qui a nécessité son évacuation par les pompiers vers une clinique de la place. Cette petite santé lui a fait bénéficier d’une attention particulière de la part de la cour qui suspendait la séance dès que M. Diassé en faisait la demande. Au matin du quatrième jour d’interrogatoire, le juge l’a même renvoyé chez en voyant que M. Diassé n’était vraiment pas bien. D’un autre coté il s’est souvent laissé prendre par l’émotion et est allé au bord des larmes, lâchant même une fois « qu’on me tue ou qu’on laisse tranquille ! ». Concernant l’interrogatoire de M. Ibrahim Aboukhalil, il n’a pas pu se tenir, comme précisé plus haut dans l’article. Après l’interrogatoire des prévenus, place à l’audition des témoins. Jusqu’ici cinq des soixante dix sept (77) témoins ont été entendu (le cinquième n’a pas encore fini son audition). Et l’on pourrait les diviser en deux camps : les « chargeurs » et les « déchargeurs ». Si le chauffeur et garde du corps de Karim Wade ont tenté de blanchir leur patron, sa notaire, son ancien conseiller en communication et l’ancien président du conseil d’administration de CD Media Group n’ont pas été tendre avec lui. Victor Tendeng et Victor Kantoussan l’ont décrit comme un homme travailleur. Ils ont reconnu avoir eu à verser des sommes d’argent sur le compte de M. Wade où sur le compte de la notaire à la demande de M. Wade, mais toutefois ont tenté de faire croire ces sommes lui étaient directement par le président Abdoulaye Wade, père du prévenu. Cette précision a son importance : les Wade, en tant que père et fils ont le droit de se remettre des sommes d’argent et le père et président a un pactole mis à sa disposition et qui échappe à tout contrôle et comptabilité : les fonds politiques. La notaire Patricia Lake Diop, par ailleurs épouse du cousin germain de M. Wade, quant à elle a martelé tout le long de son témoignage avoir monté les sociétés AHS, Istar Immobilier, Istar Capital, AN Media, CD Media Group, Sengal Distribution, IDP, Tera Vision et Atlantic Holding sur instruction de son client Karim Wade. Elle reconnait également que M. Wade n’est pas actionnaire de ces sociétés. Malgré tout, on retiendra que son témoignage était ponctué de trous de mémoire et d’oubli. Ce que Mamadou Pouye signalera pendant leur confrontation : « Pour bien connaître Mme Patricia Lake, je confirme qu’elle n’a pas une bonne mémoire. Mais je suis juste étonné qu’elle ne retrouve toute sa mémoire que quand il s’agit d’AHS ». De leur coté, les deux dirigeants de la société CD Media Group, Cheikh Diallo et Me Mamdou Diop, ont tout simplement attribué la propriété de la société à Karim Wade. M. Diallo lui n’est pas allé par quater chemins : « je tombe pile dans la définition du prête-nom ». en tant que directeur général, il a révélé que M. Wade subvenait à tous les besoins financiers de l’entreprise mais qu’il n’intervenait pas dans la gestion et le fonctionnement. « Il n’intervenait que lorsqu’il fallait diffuser les communiqués du PDS ». M. Wade gagnait-il de l’argent avec cette entreprise ? « C’était plutôt un centre de coûts pour lui » a répondu M Diallo. Quand à l’ancien greffier Mamadou Diop, il a pour le moment juste déclaré que la société appartenait bel et bien à M. Wade. Son interrogatoire reprendra ce lundi. Karim Wade et Singapour Karim Wade ne rate aucune occasion de ramener sur la table les quarante sept milliards de francs CFA (47.000.000.000 FCFA) de Singapour. Pour rappel, cette somme aurait été découverte dans un compte appartenant à M. Wade. Ce dernier soutient qu’il s’agit d’une machination ourdie depuis le palais présidentiel avec la complicité d’Alboury Ndao, ancien administrateur provisoire de Dubai Port World Dakar. D’ailleurs M. Wade poursuit M. Ndao pour diffamation dans cette affaire. Mais Wade ne cesse de demander à la cour d’envoyer à Singapour une délégation dont il paierait le déplacement et composée de représentants de la cour, du parquet spécial, de la partie civile, de la défense, du ministère des finances et du ministère des affaires étrangères. « Je leur ferai un mandat pour qu’il ramène le moindre franc qu’il trouveront à mon nom à Singapour. » a-t-il conclu. Surement las de l’entendre aborder ce point à chaque fois qu’il est appelé à la barre, le président Diop a fini par lui expliquer les choses ne se passaient pas ainsi. Une commission rogatoire internationale a été envoyée à Singapour et on en attend le retour. « Si la commission rentre ou ne rentre pas, vos avocats et vous pourrez en faire tous les commentaires que vous voudrez et la cour en tirera les conclusions nécessaires » lui a expliqué le président Diop avant de lui lancer avec une pointe d’humeur que « Si vous payez le voyage de la cour à Singapour, nous serons poursuivis pour enrichissement illicite ». Papa I. Dieng

mardi 7 octobre 2014

Une entreprise britannique découvre du pétrole au large des côtés sénégalaises

L'entreprise pétrolière britannique Cairn Energy a annoncé, mardi, dans un communiqué, la découverte de pétrole à 1 427 mètres de profondeur sur le puits FAN-1, situé sur le bloc Sangomar profond ("Sangomar deep") à 100 kilomètres des côtes sénégalaises, rapporte le site de Jeune Afrique. ''Les premières estimations des réserves de ce puits vont de 250 millions de barils de pétrole (avec une probabilité de 90 %) à 2,5 milliards de barils (avec une probabilité de 10 %)’’, indique la même source. Cairn Energy a pour partenaires l'américain ConocoPhillips, l'australien FAR et la société pétrolière nationale du Sénégal Petrosen. "La découverte de pétrole dans FAN-1 est un événement important pour le Sénégal et notre co-entreprise", s'est réjouit Simon Thomson, PDG de Cairn Energy. Selon JA, son entreprise ‘’exploite trois blocs d'exploration pétrolière au Sénégal (Sangomar profond, Sangomar et Rufisque), dont il détient 40 % aux côtés de l'américain ConocoPhilips (35 %), de l'australien FAR (15 %) et de la compagnie nationale pétrolière sénégalaise Petrosen (10 %)’’. Cairn Energy a assuré dans un communiqué qu'elle ‘’ne compte pas pour l'instant procéder à la phase de test du puits pétrolier’’ et annonce que ‘’des travaux d'évaluation supplémentaires seront conduits, à partir des données sismiques récoltées afin de +calibrer le puits+ et déterminer l'étendue de la découverte’’. PaidVerts Pour le patron de Cairn Energy, Simon Thomson, cette découverte est ‘’une avancée substantielle’’ en raison du potentiel du puits FAN-1, mais aussi parce qu'elle permet de "mettre sensiblement à niveau" l'évaluation des réserves du bloc "Sangomar Profond", selon JA. Selon la même source, ‘’le groupe britannique entend d'ailleurs poursuivre, par la suite, l'exploration du puits SEN-1 sur le même bloc pétrolier, mais à une profondeur de 1 100 mètres’’ . "Cairn a hâte de travailler avec le gouvernement du Sénégal et [ses] partenaires pour réaliser pleinement le potentiel" de ces champs d'exploration qui couvrent un superficie totale de 7 490 kilomètres carrés au large du Sénégal, indique le communiqué du groupe britannique. JA rappelle que Cairn, qui opère au Sénégal à travers sa succursale Capricorn Senegal Limited, ‘’détient également des intérêts en offshore au Maroc et en Mauritanie. PETROLE-RECHERCHE: Onze compagnies à pied d'oeuvre pour la découverte de l'or noir La ministre de l’Energie, Maimouna Ndoye Seck, a révélé mercredi que 11 sociétés internationales spécialisées dans la recherche pétrolière sont à pied d’œuvre sur des blocs de recherche à terre et en mer attribués par le gouvernement sénégalais, dans l'espoir de mettre au jour des gisements de pétrole.‘’Nous avons plusieurs sociétés internationales dans des sites au Sénégal pour la recherche pétrolière. Trois compagnies sont dans la partie terrestre, c’est-à-dire en onshore et huit dans la partie maritime, que l’on appelle offshore’’, a dit Mme Seck, en présidant une rencontre de partage sur la situation du secteur de l’énergie au Sénégal. ‘’Nous avons une société basée à Sébikotane et qui évolue dans le gaz. Il y a aussi des sociétés britanniques, anglaises et australiennes qui s’activent au niveau du bloc de Rufisque sur le site où les opérations de forage en offshore se déroulent’’, a expliqué Maimouna Ndoye Seck. Selon elle, sur les 16 blocs de recherche pétrolière délimités par le Sénégal, 11 ''sont occupés par de grandes compagnies''. ‘’Nous avons d’autres grandes sociétés spécialisées dans la recherche pétrolières. Il y a un intérêt de ces grandes sociétés pour la recherche pétrolière’’, a-t-elle fait remarquer. Selon elle, aucun forage en offshore n'avait été effectué au Sénégal voilà plus de 20 ans. ‘’Ce forge qui est en cours de réalisation à Rufisque avec une profondeur de niveau de la mer de près de 1500 mètres, est le premier forage en offshore au Sénégal’’, a-t-elle souligné, avant de faire part de son optimisme sur les recherches en cours. ‘’Nous encourageons les autres compagnies internationales à venir faire de la recherche, parce que les découvertes pétrolières au niveau des pays qui nous entourent nous donnent des raisons d’être optimistes’’, a encore dit Maimouna Ndoye Seck. Outre le ministre de l'Energie, la rencontre a vu la présence des directeurs généraux de la SENELEC, de la Société africaine de raffinage (SAR), de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (ASER) et de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) , ainsi que celle du président du Conseil permanent de régulation. Des responsables d’associations consuméristes et plusieurs partenaires financiers dont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne, la Banque africaine de développement (BAD), la coopération allemande (GIZ), entre autres acteurs, ont aussi participé à cette rencontre de partage. MTN/ASG

dimanche 14 septembre 2014

Une révélation de taille Me Robert Bourgie au different Macky Karim

Me Robert Bourgi s’explique, dans un entretien avec nos confrères du Soleil sur l’affaire Karim Wade, l’avocat a déclaré que le président Macky Sall lui a demandé de dire à Karim de se rapprocher de lui et d’accepter un deal s’il a détourné ou amassé de l’argent de manière frauduleuse… Extrait d’entretien Êtes-vous en train de jouer un rôle souterrain pour faciliter le dialogue entre Macky Sall et la famille Wade ou œuvrez-vous pour faire sortir Karim Wade de prison ? Vous me permettrez d’abord de rétablir la vérité par rapport à un journal sénégalais qui disait, dans une de ses éditions, que Macky Sall m’avait envoyé voir Karim Wade pour un deal. Je vous dis tout de suite que c’est faux ! Jamais, je dis bien jamais Macky Sall lors de nos entretiens n’a formulé une telle demande encore moins eu une parole désobligeante à l’endroit du président Wade. Lors de son premier passage à Paris en tant que président de la République du Sénégal, je suis allé avec François Fillon rendre visite à Macky Sall. Il m’a dit ceci : «Dis à Karim de se rapprocher de moi et d’accepter un deal s’il a détourné ou amassé de l’argent de manière frauduleuse. Nous sommes prêts à discuter avec lui». Le jour même, Karim Wade se trouvait à Paris, je l’ai appelé et il est passé me voir dans l’après-midi. Je lui transmis le message du président Macky Sall et il m’a répondu en faisant le signe de la main «zéro plus zéro égale zéro». Je lui dis Karim, ça ce n’est pas une réponse. Dès ton retour à Dakar, demande à voir Macky Sall, il te recevra et tu parleras avec lui en toute sincérité. Il ne faut pas rompre les ponts ou fermer les portes. Depuis, Karim Wade n’a pas donné suite à cette demande et voilà où ça le mène. Je ne peux pas me mêler de ce qui ne regarde pas, la justice suit son cours de façon indépendante mais je ne pense pas sincèrement que Karim Wade est à sa place en prison. Je suis même allé jusqu’à dire au président Macky Sall qu’il y a une opération de victimisation de Karim Wade qui pourrait être un boomerang pour son gouvernement. Aujourd’hui, je crois qu’il faudrait sortir Karim de la prison et le mettre, s’il le faut, à la disposition de la justice car de toute façon, il ne fuira jamais le Sénégal. Etes-vous prêt à faire la médiation entre le président Macky Sall et la famille Wade ? Franchement, je n’ai plus vu le président Wade depuis qu’il a quitté le pouvoir. Je ne lui ai jamais rendu visite à Versailles. Mais, si les deux parties pensent que je peux faire quelque chose, je suis prêt à jouer ce rôle pour le bien être de notre pays car je suis avant tout pleinement sénégalais. Vous savez, le Sénégal est le pays phare de la démocratie et du dialogue social en Afrique. C’est un capital inestimable qui n’existe nulle part ailleurs. Je crois sincèrement en l’avenir du Sénégal et chaque fois qu’il y a une idée novatrice, comme le Plan Sénégal émergent par exemple, pour sortir le pays de la situation économique dans laquelle il se trouve, je suis pour et je la soutiendrai fortement. Ads by H12 Media

jeudi 11 septembre 2014

Le proces Karim vu de l hotel terroubi

Agréablement situé sur la corniche de la capitale sénégalaise, l'hôtel Terrou-Bi voit se croiser quotidiennement les principaux protagonistes du procès de Karim Wade, qui se déroule dans une ambiance à couper au couteau. À Dakar, jusqu'ici tout va bien… S'il se tient officiellement au Palais de justice de Dakar, à l'entrée du Plateau, le procès de Karim Wade a son annexe un peu plus au nord de la Presqu'île du Cap-Vert, sur la grande corniche, à l'hôtel Terrou-Bi. Pour suivre les péripéties de ce que le Sénégal considère comme "le procès du siècle", installez-vous confortablement à la terrasse du bar, face à l'océan, après 18 heures. Vous y verrez défiler l'aréopage judiciaire qui, depuis le matin, a rivalisé d'invectives devant la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei). >> Lire aussi : poussée de fièvre politico-militaro-judiciaire au Sénégal Après avoir remisé leur robe noire et déchargé le stress de la journée, les pénalistes y bavardent paisiblement en tenue décontractée, échangeant volontiers avec les journalistes de passage leurs impressions d'audience. Samedi, jour de relâche au tribunal, on pouvait y croiser l'un des avocats de l'État du Sénégal, l'élégant Simon Ndiaye, saluant quelques connaissances avant de prendre l'avion pour Paris le soir même. Deux jours plus tard, c'est une brochette d'avocats parisiens au service de Karim Wade, emmenés par le bâtonnier Pierre-Olivier Sur, qui y avaient pris leurs quartiers à l'heure de l'apéritif. Un mois plus tôt, un autre ténor du barreau parisien, William Bourdon, défenseur de l'État du Sénégal, y tenait conciliabule. PaidVerts Le Terrou-Bi, une résidence secondaire Au Terrou-Bi, l'un des spots pour VIP's de la capitale sénégalaise, il arrive qu'un ministre de Macky Sall qui y a ses habitudes côtoie sans le savoir un avocat de Karim Wade qui y réside à chaque passage dans la capitale. Pour un peu, l'un viendrait demander poliment à l'autre de lui prêter son coupe-cigare avant de s'en retourner à sa table délivrer diverses piques contre le camp adverse. Je rentre jeudi soir, sinon c'est le divorce. Pour les avocats français parties à la procédure, le Terrou-Bi est en passe de devenir une résidence secondaire. Quand l'un atterrit à Dakar, un autre décolle pour Paris. "Ah, c'est mon avion qui arrive ! ", s'exclame ainsi un avocat, depuis la terrasse, en désignant l'avion d'Air France en phase d'approche dans lequel il allait embarquer lundi soir. Certains de ses confrères, "terrou-bistes" depuis trois semaines, semblent l'envier. Ils ne se cachent pas de vouloir revoir Paris avant que le dossier Karim Wade ne finisse par compromettre leur vie de famille. "Je rentre jeudi soir, sinon c'est le divorce", lance l'un. "Moi, c'est déjà fait", ironise son voisin. "On nous avait indiqué que le procès durerait un mois", s'étonne une avocate, pas forcément au fait de la conception du temps qui prévaut au pays de la Teranga, où l'obsession des "toubabs" pour le respect des dates et des horaires passe pour une aimable lubie. Or au bout d'un mois, le procès Karim Wade n'a pas encore vu le moindre témoin défiler à la barre, alors que près d'une centaine sont censés s'y relayer. >> Lire aussi : ambiance empoisonnée au procès de Karim Wade Dès le premier jour, le président Henri Grégoire Diop avait annoncé la couleur : le procès durera le temps qu'il faudra, "nous sommes prêts à tout endurer". Le patriarche Jean-René Farthouat, défenseur de Karim Wade, s'était alors étonné à la barre de l'absence du moindre calendrier relatif aux interrogatoires des prévenus et témoins, a fortiori aux réquisitoire et plaidoiries. Pour un avocat parisien, le déroulement du procès de Karim Wade est nettement plus dépaysant que la terrasse du Terrou-Bi. De là à imaginer que les touristes étrangers viendront bientôt visiter la Crei, cette curiosité judiciaire sénégalaise… Une cohabitation raisonnable ? Chaque semaine ou presque, c'est également dans cet hôtel que se tiennent les conférences de presse improvisées par les deux camps après l'audience – le plus souvent par les défenseurs de Karim Wade, pour exprimer leur indignation face à la conduite du procès. Selon les jours, les avocats sénégalais ont le droit de s'exprimer ou doivent laisser la parole à leurs confrères français, leur bâtonnier étant très chatouilleux sur le sujet. En français puis en wolof, on aborde alors, selon l'actualité du jour, les exceptions de nullité, le privilège de juridiction de la Haute cour de justice ou encore les modalités de récusation du président de la Crei – comme mardi soir, où avocats de Karim Wade et de Bibo Bourgi se tenaient côte à côte, en présence de Viviane Wade, pour dénoncer dans un même élan la "partialité" de Henri Grégoire Diop. Après 18 mois de feuilleton judiciaire, la plupart des journalistes dakarois chargés de suivre l'affaire Karim Wade sont devenus des experts en procédure pénale. >> Lire aussi : Assane Dioma Ndiaye : "La CREI viole les principes élémentaires des droits de la défense" Reste à savoir s'il est raisonnable, dans le contexte d'extrême agressivité qui prévaut depuis un mois entre avocats de la défense et de l'État dans la salle n°4 du palais de justice, de laisser tout ce beau monde siroter son café ou son Mojito à quelques mètres de distance les uns des autres. Devant la Crei, la présence des forces de l'ordre et les interventions répétées du bâtonnier de l'ordre des avocats permettent d'éviter que le procès Karim Wade ne dégénère en bataille rangée. Mais au Terrou Bi, les personnels risquent de se trouver dépassés si d'aventure un avocat de Bibo Bourgi croisait, à la sortie d'un ascenseur, le très provocateur avocat El Hadji Diouf, qui a accusé lundi le complice présumé de Karim Wade, pourtant gravement malade et alité en plein tribunal, sous double perfusion, de faire "du cirque, du cinéma", s'attirant en retour le qualificatif de "fou du village" par la partie adverse. Une élémentaire exigence de maintien de l'ordre public n'exigerait-elle pas que le Terrou-Bi soit, le temps du procès, réservé à la défense tandis que l'hôtel Radisson, à quelques centaines de mètres de là, accueillerait exclusivement les magistrats de la Crei et les avocats de l'État sénégalais ? ______ Mehdi Ba, à Dakar

mardi 2 septembre 2014

Autorité spirituelle et pouvoir temporel : Harmonie ou unité ?

L’opposition des deux pouvoirs n’est pas quelque chose de vieille comme le monde comme l’affirme certains à tord. Mais ils étaient d’ailleurs, les deux pouvoirs qui ont du exister, non pas exercés par des individualités distinctes et différentes, mais au contraire contenus l’un et l’autre dans le principe commun dont ils procèdent tous deux et dont ils représentent seulement deux aspects indivisibles, indissolublement lié dans l’unité d’une synthèse à la fois supérieur et intérieur à leur distinction. C’est ce que la tradition hindoue désigne par la classe des HAMSA (classe détentrice du double pouvoir royal et sacerdotal) dont la réalisation spirituelle allait de paire avec leur réalisation corporelle. II est très important de noter qu’après cette scission qui a laissé apparaître l’Autorité spirituel et le pouvoir temporel, il devait malgré cela avoir une harmonie entre ces deux ; et donc bon de retenir que cette harmonie n’est que le reflet d’une « Unité ». Parler du rapport qui lie l’autorité spirituelle au pouvoir temporel, c’est évoquer implicitement la liaison qu’il y’a entre « intérieur » et «extérieur ». Entre ces deux entités il n’y a aucunement un parallélisme mais une dépendance du second vis-à-vis du premier. Le pouvoir temporelle, de la même matière que l’oreille puise sa raison d’être dans l’existence de l’ouie, les yeux de la vue, trouve sa raison d’être dans l’existence d’une autorité spirituelle qui est supra humain, car possédant des connaissances qui dépassent carrément le monde phénoménal et surtout confère à ces derniers sa toute puissance et son harmonie. Quand le pouvoir temporel se rattache à l’autorité spirituelle régulière il reçoit de cette dernière, l’influence spirituelle appelée dans la tradition extrême orientale « le mandat du ciel » ou encore la « barakha » dans la tradition musulmane qui donnait aux gens qui la recevaient, à l’instar des rois de France du moyen âge, la faculté de guérir par la simple imposition de main. Ceux qui fréquentent la voie mouride et ont vécu de telles expériences ne me démentiront guerre. Par cette influence donc le roi ou le gouverneur était doté d’une ouverture d’esprit qui lui donné une clairvoyance suffisante pour réussir toutes ses entreprises. L’exemple des rois de France qui avaient la faculté de guérir est une des preuves de ce que nous avançons. Encore mieux, ici au Sénégal tout prés de nous, la grande réussite de nos présidents dans l’échelle mondiale et plus particulièrement celle manifeste du président Abdoulaye Wade, n’a aucunement incité le monde actuelle et particulièrement les Sénégalais à chercher le pourquoi de cet aura de nos présidents qui relève d’une cause déterminante, insoupçonnée et non du hasard. Du premier président du Sénégal (Léopold Sédar Senghor), en passant au second, le président Abdou Diouf, jusqu’à la venue du troisième (Maître Abdoulaye Wade), tous se sont plus ou moins soumis à l’autorité spirituelle de la ville de Touba. Et ceci a commencé à partir de la rencontre de Serigne Touba avec le gouverneur à Saint Louis. C’est donc au cours de cette convocation du gouverneur qui, à ces temps était le représentant du pouvoir temporel, que Cheikh Ahmadou Bamba a entamé le comportement qui consistait, au delà de l’affirmation de sa ferme volonté à ne servir que Dieu, à restaurer l’ordre. C'est-à-dire soumettre le pouvoir temporel à l’autorité spirituelle. Jusqu’au moment donc où Cheikh Ahmadou Bamba fit son apparition, l’autorité coloniale avait parvenu à asservir ceux qui se devaient de refléter l’autorité spirituelle. Ce qui prouve cela c’est l’instauration de mosquées d’état qui, pour faciliter la compréhension, sont à l’image de la grande mosquée actuelle de Dakar. Ces mosquées d’état ont été instaurées afin de contrôler le mouvement islamique étant donné que l’Imam était choisi par les colons qui avaient donc une parfaite contrôle sur les sermons qu’il faisait devant la communauté musulmane. Avec l’apparition de Cheikh Ahmadou BAMBA au prés duquel se ruaient la masse qui exécutait ses instructions dans les moindres détails, les colons l’ont donc vu comme un élément dangereux qu’il fallait impérativement asservir au pouvoir temporel, le pouvoir colonial. C’est devant cette tentation d’intimidation et d’asservissement que Serigne Touba a fait encore preuve de l’existence des réalités transcendantales qui, de loin, sont au dessus des moyens matériels qui sont de l’apanage du temporel. L’histoire se répète pour ceux qui ne savent pas s’en souvenir. La raison d’être de cet article est une invite solennelle à méditation sur la situation actuelle du pays, le Sénégal, notre patrie, qui perd de vu cette nécessité de rapprochement du pouvoir temporel à l’autorité spirituelle. Le temps et la situation actuelle semble donner raison à Cheikh Béthio THIOUNE qui disait : « quand le pouvoir temporel et l’autorité spirituelle sont en symbiose, il a une parfaite harmonie dans ce pays » Le peuple sénégalais, par orgueil, n’a pas le droit d’être amnésique des alertes lancées en guise d’avertissement par ce noble GUIDE averti. L’aveugle qui refuse de tendre sa perche au clairvoyant dans une traversée de la route, risque toujours la catastrophe pour lui et pour tous ceux qui le suivent. Les pleurnichements et lamentations du groupe keur gui dans leur nouvel album, alors alliés de ce régime dirigeant, ne me démentiront guerre par rapport à cette assertion que je viens d’évoquer. Je rends grâce d’avoir fait parti de ceux qui ont suivi, au delà de toute intimidation, le ‘’NDIGEUL’’ (orientation éclairée) de Cheikh Béthio THIOUNE, l’investi. A suivre……… (Lire l’article ‘’ Etude analytique de l’apologue du « paralytique » et de « l’aveugle ») Babacar GAYE Administrateur Financier, de Fonction Diplômé du CESAG/ISCBF (Institut Supérieur de Banque et Finance) 13 partagesJe n’aime plusJe n’aime plus · · Partager Vous, Pretty Kals, Samuel Lopes et 8 autres personnes aimez ça. Afficher 6 autres commentaires Diagne Medastuff on en apprend tous les jours je ne s aurai répéter les dires de certains pour prétendre me frayer un chemin dans la voie qui mène vers Allah des lors que je suis incapable de me départir de ce monde temporel 22 août, 16:22 · J’aime · 2 Moussa Sant Serigne Saliou bonne vision maiscomme disait notre vénéré cheikh à ton egard 90 pourcent des gens ne comprenne pa se que tu dit car c'est basé sur un vecu et une philosophie d'un vraie erudie l'instar des grands soufis machalla.les deux pouvoirs selon moi ne peuven...Voir plus 23 août, 15:37 · J’aime · 2 Bpensif Ridial Akassa segn Moussa! Quelle analyse approfondie tu viens de nous faire bénéficier. Ta contribution montre encore une fois qu’être âgé ne rime point avec maturité. Tu es en termes d’âge, très jeune. Mais ta sobriété et ton sens de perception et de contri...Voir plus 24 août, 10:24 · Je n’aime plus · 3 Diagne Medastuff thiey Mouride kham kham ak khalat ci degre you kawe yi ma contanne ci dila lire diadieuf tawfekh!!! 28 août, 14:37 · J’aime

Etude analytique de l’apologue du « paralytique » et de « l’aveugle »

L’erreur grande est de penser que le pouvoir temporel et l’autorité spirituelle sont deux entités complémentaires sans savoir que le premier est une application du second et qu’il prend sa source du second. La notion de complémentarisme évoquée par certains se reflète dans l’enseignement occidental par rapport à l’apologue tant connu du paralytique et de l’aveugle qui évoque, dans une de ses significations, le rapport de la vie contemplative et celle active : L’action livrée à elle-même est aveugle, et l’immuabilité essentielle de la connaissance se traduit au dehors par une immobilité comparable à celle du paralytique. Le point de vue du complémentarisme est figurait par l’entre aide des deux hommes, dont chacun supplée par ses propres facultés à ce qui manque à l’autre. Si on applique cet apologue à l’occident et à l’orient, nous pouvons voir que le paralytique peut être assimilé à l’orient et l’aveugle à l’occident. Le fameux slogan mouride « Naga ligey ba melni do fi diok, te diamou yalla ba melni souba ngaye fatou » (travail avec enthousiasme et dévouement comme si tu ne quitterais point ce monde et attache toi à la dévotion comme si tu devais quitter ce monde du jour au lendemain) vient pour montrer comment il est indispensable pour l’équilibre de toute tradition d’allier la contemplation et le travail pour l’instauration de la félicité. Donc le modèle mouride est l’unique et seul modèle de société qui a reflété d’une façon claire cette harmonie. Tandis que l’occident, dans la parfaite « ignorance » volontaire des principes spirituels, tente par le travail de se créer son paradis, l’orient par contre, par une mauvaise compréhension des écrits sacrés, rejette paradoxalement tous les biens du monde pourtant émanant de Dieu, pour se lancer dans une contemplation extrémiste dans l’optique de gagner non pas un paradis sur terre, mais dans les cieux ; et à force de s’avancer dans cette optique, il se trouve, dans son inactivité envahi par la pauvreté intense, source de tous ces comportements fondamentalistes et terroristes qui ne sont aucunement en liaison avec la Grande miséricorde divine dont le proche orient par l’entremise de l’islam proclame tant. Pour ce qui concerne l’occident, elle a fini par atteindre le point de dégénérescence inconcevable laissant apparaître une civilisation sans vertu, ni respect de soi même qui s’enferme de plus en plus dans un matérialisme et individualisme fulgurant qui leur prive de ce qu’il y’a de plus indispensable dans la vie de l’humain : l’énergie spirituelle. Un corps sans esprit ne peut être voué qu’à la mort. Notons aussi que l’application cosmique de cette apologue suivant la tradition hindou renvoie à purusha et à prakriti, voir éliom et hydrogène pour ce qui est des deux éléments découlant du soleil symbole du principe unique. Cet apologue désigne le rapport qu’il y’a entre l’action et la contemplation, la première étant l’apanage du monde occidentale et la seconde celle des peuples orientales. Il désigne le rapport de complémentarité existant entre l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel qui se fonde sur un entre aide des deux entités dont chacun supplée par ses propres facultés à ce qui manque à l’autre. Si la conception du complémentarisme est une erreur, celle de l’occident qui donne au temporel, à la connaissance de l’action la suprématie sur l’autorité spirituelle est encore pire. Nous rendons grâce à Serigne Saliou Mbacké d’avoir régler cette problématique par l’instauration de ‘’KHEL-COM’’ dont l’analyse, au delà du fait qu’il soit un nom de champ, est une orientation pratique de la nécessité de joindre la connaissance à l’action pour un développement harmonieux de l’individu qui de ce fait, réussira son exaltation verticale (communion avec la réalité divine) et son expansion horizontal (réalisation de sa condition de vie sur terre pour accorder à DIEU le culte exclusif indépendamment de l’influence de toute entité profane). La réalisation des projets suivants, en est une illustration pratique de cet enseignement : - La construction de la grande mosquée de SERIGNE SALIOU MBACKE à DJANATOU MAKHWA par CHEIKH BETHIO THIOUNE - La construction de la mosquée de NDIAREME par CHEIKH ISSA DIENE - L’érection de l’extravaguant champs de KHEL-COM par SERIGNE SALIOU MBACKE (en prélude la crise alimentaire annoncée par la FAO) - La construction de la GRANDE BIBLIOTHEQUE de TOUBA par CHEIKH ABDOUL AHAD - La Construction de la GRANDE MOSQUEE DE MASSALIK AL DJINANE à Dakar sous le Ndigeul du KHALIF GENERAL DES MOURIDE SERIGNE SIDY MOCTAR, adjonction fête simultanément de l’extension de la GRANDE MOPSQUEE DE TOUBA pour le doter de deux MINARETS qui porteront les minarets de cette GRANDE MOSQUEE au nombre de 7, le chiffre de l’accomplissement. J’en passe